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La force de propulsion de la Contre-Révolution

Il existe une force de propulsion de la Contre-Révolution, comme il en existe une pour la Révolution.

1. Vertu et Contre-Révolution

   Nous avons signalé comme la plus puissante force de propulsion de la Révolution, le dynamisme des passions humaines déchaînées dans une haine métaphysique contre Dieu, contre la vertu, contre le bien et, tout spécialement, contre la hiérarchie et contre la pureté.

   Symétriquement il existe aussi une dynamique contre-révolutionnaire, mais de nature complètement différente. Les passions, en tant que telles – entendues ici au sens technique du mot – sont moralement indifférentes ; c’est leur dérèglement qui les rend mauvaises. Toutefois, ordonnées, elles sont bonnes et obéissent fidèlement à la volonté et à la raison.

Clovis recevant la fleur de lys

Clovis recevant la fleur de lys

   Et c’est dans la vigueur de l’âme – que l’homme obtient lorsque Dieu dirige en lui la raison, que la raison domine la volonté et cette dernière la sensibilité – qu’il faut chercher la force propulsive sereine, noble et extrêmement efficace de la Contre-Révolution.

2. Vie surnaturelle et Contre-Révolution

  Une telle vigueur d’âme ne peut être conçue sans tenir compte de la vie surnaturelle. Le rôle de la grâce consiste précisément à illuminer l’intelligence, à fortifier la volonté et à modérer la sensibilité, de manière qu’elles se tournent toutes les trois vers le bien.

  L’âme retire ainsi un avantage incommensurable de la vie surnaturelle qui l’élève au-dessus des misères de la nature déchue et du niveau même de la nature humaine.

   C’est dans cette force d’âme chrétienne que se réside le dynamisme de la Contre-Révolution.

3. Invincibilité de la Contre-Révolution 

Conversion de Saint Paul

Conversion de Saint Paul

   On peut se demander quelle est la valeur de ce dynamisme. Nous répondons que, en thèse, il est incalculable et certainement supérieur à celui de la Révolution :
        Omnia possum in eo qui me confortat (54).

   Quand les hommes se décident à coopérer avec la grâce de Dieu, les merveilles de l’Histoire s’édifient : c’est la conversion de l’Empire romain, c’est la formation du Moyen-Âge, c’est la reconquête de l’Espagne à partir de Covadonga, ce sont tous ces évènements qui se produisent comme le fruit des grandes résurrections de l’âme dont les peuples eux-aussi sont capables.

   Résurrections invincibles, parce que rien ne peut vaincre un peuple vertueux qui aime vraiment Dieu.

 

 

 

 


Note :

(54) Phil. 4, 13.

Le terme “Révolution” dans le sens que lui donne le prof. Plinio Corrêa de Oliveria dans son essai « Révolution et Contre-Révolution » .
Voir : Révolution et Contre-Révolution

 Révolution et Contre-Révolution – Partie II  – Chapitre IX – 1, 2 – 3

 

 

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