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Saint Benoît établit la paix du Christ dans l’Europe envahie par les barbares

   Car, dans [un]  siècle barbare et turbulent, la culture des champs, les arts mécaniques et industriels, l’étude des sciences sacrées et profanes, étaient totalement dépréciés et malheureusement délaissés de tous.
   Dans les monastères bénédictins, au contraire, alla sans cesse croissante une foule presque innombrable d’agriculteurs, d’artisans et de savants qui, chacun selon ses talents, parvinrent, non seulement à conserver intactes les productions de l’antique sagesse,
 Benedetto,_Mauro_e_Placido - detail  Mais à pacifier de nouveau, à unir et à occuper activement des peuples vieux et jeunes souvent en guerre entre eux ; et ils réussirent à les faire passer de la barbarie renaissante, des haines dévastatrices et des rapines à des habitudes de politesse humaine et chrétienne, à l’endurance dans le travail, à la lumière de la vérité et à la reprise des relations normales entre nations, s’inspirant de la sagesse et de la charité.

  Mais ce n’est pas tout ; car, dans l’Institut de la vie Bénédictine, l’essentiel est que tous, autant les travailleurs manuels qu’intellectuels, aient à cœur et s’efforcent le plus possible d’avoir l’âme continuellement tournée vers le Christ, et brûlant de sa très parfaite charité.

  En effet, les biens de ce monde, même tous rassemblés, ne peuvent rassasier l’âme humaine que Dieu a créée pour le chercher lui-même ; mais ils ont bien plutôt reçu de leur Auteur la mission de nous mouvoir et de nous convertir, comme par paliers successifs, jusqu’à sa possession.

   C’est pourquoi il est tout d’abord indispensable que « rien ne soit préféré à l’amour du Christ », « que rien ne soit estimé de plus haut prix que le Christ » ; « qu’absolument rien ne soit préféré au Christ, qui nous conduit à la vie éternelle ».

A cet ardent amour du Divin Rédempteur doit correspondre l’amour des hommes, que nous devons tous embrasser comme des frères, et aider de toute façon.

   C’est pourquoi, à l’encontre des haines et des rivalités qui dressent et opposent les hommes les uns aux autres ; des rapines, des meurtres et des innombrables maux et misères, Fra_Angelico - coverconséquences de cette trouble agitation de gens et de choses, Benoît recommande aux siens ces très saintes lois :

« Qu’on montre les soins les plus empressés dans l’hospitalité, spécialement à l’égard des pauvres et des pèlerins, car c’est le Christ que l’on accueille davantage en eux ».

« Que tous les hôtes qui nous arrivent soient accueillis comme le Christ, car c’est Lui qui dira un jour : J’ai été étranger, et vous m’avez accueilli »

 « Avant tout et par-dessus tout, que l’on ait soin des malades, afin de les servir comme le Christ lui-même, car il a dit : J’étais malade, et vous m’avez visité ».

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Extrait :

« Lettre Encyclique  – FULGENS RADIATUR de S. S. PIE XII »
–  à l’occasion du 14ème centenaire de la mort de Saint Benoît

 

http://www.vatican.va/holy_father/pius_xii/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_21031947_fulgens-radiatur_fr.html  

 

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