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Le « choc » des grandes conversions

 Tout en critiquant, comme nous l’avons fait, le schématisme en cette matière, il nous paraît pourtant qu’une adhésion pleine et consciente à la Révolution, telle qu’elle se présente in concreto constitue un péché immense, une apostasie radicale, dont on ne peut revenir que par une conversion également radicale.

La conversion de Saint Paul

La conversion de Saint Paul

 Or, selon l’Histoire, il semble que les grandes conversions aient habituellement lieu par des transformations intérieures foudroyantes, provoquées par la grâce à l’occasion de quelque fait interne ou externe. 

 Ces transformations différent selon le cas,  mais  présentent fréquemment certains traits communs.
  Concrètement, la conversion du révolutionnaire en contre-révolutionnaire, dans ses lignes générales, se passe souvent ainsi :

 * a. Dans l’âme endurcie du pécheur qui, par un processus de grande vitesse, est allé aussitôt à l’extrême de la Révolution, il reste toujours des ressources d’intelligence et de bon sens, des tendances plus ou moins définies vers le bien.
  Dieu, sans les priver jamais de la grâce suffisante, attend souvent que ces âmes arrivent au plus profond de la misère pour leur faire voir d’un seul coup, comme en un « flash » fulgurant, l’énormité de leurs erreurs et de leurs péchés.
  C’est quand il fut tombé au point de vouloir se rassasier des caroubes que mangeaient les porcs que le fils prodigue revint de l’erreur et retourna à la demeure paternelle (51).

 * b. Dans l’âme tiède et myope, qui glisse lentement le long de la pente de la Révolution, certains ferments surnaturels, non entièrement rejetés, sont encore agissants ; il y a des valeurs de tradition, d’ordre, de religion, qui crépitent encore comme des braises sous la cendre.
  Ces âmes peuvent aussi, en un sain sursaut, dans un moment d’infortune extrême, ouvrir les yeux et raviver en un instant tout ce qui en elles languissait et menaçait de mourir : c’est la mèche encore fumante qui se rallume (52).

 La plausibilité de ce « choc » de nos jours

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   Or toute l’humanité se trouve dans l’imminence d’une catastrophe. C’est là que semble résider précisément la grande occasion préparée par la miséricorde de Dieu.
   Les uns et les autres – ceux de petite ou de grande vitesse – peuvent, dans ce terrible crépuscule dans lequel nous vivons, ouvrir les yeux et se convertir à Dieu.

   Le contre-révolutionnaire doit donc profiter avec zèle de l’horrible spectacle de  nos  ténèbres pour faire comprendre aux enfants de la Révolution – sans démagogie, sans exagération, mais aussi sans faiblesse – le langage des faits et produire ainsi en eux le « flash » sauveur.


  Indiquer courageusement les périls de notre situation est un trait essentiel d’une action authentiquement contre-révolutionnaire.


(52) Cf. Mt. 12, 20.

 


Extraits du Livre Révolution et Contre-révolution
du professeur  Plinio Corrêa de Oliveira
—  Chapitre VIII  – 3. – C. – D


  

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