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Le Christ Roi de l’Univers et la laïcité

Le devoir des fidèles catholiques est d’animer chrétiennement l’ordre temporel

Le Christ Roi

 

« Chacun pense ce qu’il veut » ; « on ne doit pas imposer sa morale aux autres » ; « il n’y a pas de vérité qui s’impose à tous » ; ces trois affirmations courantes sont fausses.

— Dans la vie de tous les jours et dans l’organisation sociale, les catholiques doivent-ils se référer aux principes immuables de la morale catholique ? Oui.

 —  Doivent-ils orienter leurs choix et leurs actions, culturels, politiques, sociaux, en fonction de la doctrine de l’Eglise ? Oui.

— Les fidèles catholiques doivent-ils s’opposer aux lois qui sont en opposition avec une norme morale édictée par le magistère de l’Eglise ? Oui.

 

   C’est ce qu’a rappelé le cardinal Joseph Ratzinger, [futur Benoît XVI] préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, dans une « Note doctrinale » très opportune, publiée à la fin de l’année dernière [2002].

  Cette note est très importante pour tous les fidèles catholiques, et elle redresse plusieurs idées erronées sur la liberté de conscience, sur la laïcité et sur le pluralisme. Idées qui sont  malheureusement courantes dans bien des milieux catholiques progressistes, comme le déplore le cardinal lui-même dans sa Note :

   « (…) Ces derniers temps, le cours rapide des événements a souvent provoqué l’émergence  d’orientations ambiguës et de positions contestables, qui rendent utile la clarification de dimensions et d’aspects importants de cette thématique. »

  D’autant plus que l’on voit s’installer dans les mentalités un véritable relativisme, érigé en norme obligatoire :

    « Il en résulte d’une part, que les citoyens revendiquent, pour leurs propres choix moraux, la plus complète autonomie, tandis que de l’autre, les législateurs se voient obligés  de respecter cette liberté de choix. Ace propos, ils formulent des lois qui font fi des principes de l’éthique naturelle plutôt soumises à des orientations culturelles ou morales transitoires, comme si toutes les conceptions possibles de la vie avaient une égale valeur.
   « En même temps, on invoque de manière trompeuse la valeur de la tolérance, et on demande à une bonne partie des citoyens – entre autres aux catholiques – de renoncer à participer à la vie sociale et politique de leur propre pays selon la conception de la personne et du bien commun qu’ils pensent humainement vraie et juste ; (…) Ils ont raison les citoyens qui jugent complètement fausse la thèse relativiste pour laquelle une norme morale enracinée dans la nature même de l’être humain n’existe pas ».

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La légitime liberté à l’intérieur de la foi et de la morale

  La Note doctrinale insiste et précise encore :

  « Cette conception relativiste du pluralisme n’a rien à voir avec la légitime liberté qu’ont les citoyens catholiques de choisir, parmi les opinions politiques compatibles avec la foi et la loi morale naturelle, celle qui correspond le mieux aux exigences du bien commun, selon leur critère propre.

   «  La liberté politique n’est pas fondée sur l’idée relativiste selon laquelle toutes les conceptions du bien de l’homme ont la même vérité et la même valeur. »  

 

Le rôle inaliénable de l’Eglise dans la société et les principes
« non négociables »

  « Il n’appartient pas à l’Eglise de formuler des solutions concrètes – et encore moins des solutions uniques – pour des questions temporelles que Dieu a laissées au jugement, libre et responsable, de chacun.

  « Par contre, quand la foi et la loi morale le requièrent, elle a le droit et le devoir d’exprimer des jugements moraux sur des réalités temporelles. Si le chrétien est tenu “d’admettre la légitime multiplicité et diversité des options temporelles”, il est aussi appelé à s’opposer à une conception du pluralisme adaptée au relativisme moral nocive à la vie démocratique elle-même.

  « La vie démocratique a besoin de fondements vrais et solides, c’est-à-dire de principes éthiques que leur nature et leur rôle de  fondement  de la vie  sociale  rendent non “négociables”. » 

 

cet article continue…

 

Extraits de la « Note doctrinale à propos de questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » publiée à Rome, au siège de  la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 24 novembre 2002, Solennité du Christ Roi de l’Univers.                                                                                                    Publié dans Bulletin d’information de la TFP – avril 2003  

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