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Enfin révélé : LE secret des techniques de rédaction du « Da Vinci Code » – Partie II

Cornelis_Cornelisz._van_Haarlem_-_The_Fall_of_Man_- cover Savez-vous pourquoi le « Da Vinci Code », comme d’autres livres à succès lus par des millions de lecteurs dans le monde (Harry Potter par exemple), harponnent le lecteur et lui en font dévorer les pages pratiquement sans s’arrêter ?
Voulez-vous connaître le secret qui se cache (codé) dans les pages des livres ? Ce n’est qu’une « recette de cuisine » et je vais vous la révéler,  vous verrez sans peine que ce sont des    « trucs » qui sont repris à chaque page du « Da Vinci Code ».

(cliquez ICI pour lire la première partie de l’article )

 

Transportez votre lecteur The_Garden_Reader

  Lorsqu’il est transporté, votre lecteur se trouve dans une bulle, plongé dans le monde de votre fiction, au point que le monde réel s’est évaporé.

  C’est votre but en tant que rédacteur de fiction : obtenir que votre lecteur soit complètement absorbé par vos personnages et par l’histoire.

  Pour amener votre lecteur à cet état, après la sympathie, l’identification et l’empathie vous allez utiliser les conflits internes.

Fabriquez des conflits intérieurs

  Le conflit interne est une tempête rugissante à l’intérieur de votre personnage : doutes, erreurs, fautes, culpabilité, indécision, remords.

  Votre lecteur va ressentir les doutes de votre personnage, partager ses remords, osciller avec ses hésitations.

  Plus que tout, il va prendre parti dans les décisions que le personnage va être forcé de prendre. Ces décisions sont la plupart du temps de caractère moral et ont de graves conséquences pour votre personnage.

  C’est la participation dans ce processus de prise de décision qui transporte votre lecteur : lorsqu’il sent les doutes, la culpabilité, les remords, les hésitations, les erreurs du personnage et qu’il incline avec lui pour telle solution plutôt que pour telle autre.

  Votre personnage est devant un dilemme, c’est là que vous vouliez l’amener. Pour maintenir votre lecteur transporté, il ne suffit plus que de faire grandir le suspense.

Le suspense – soulevez un problème et la curiosité

  Vous faites votre possible pour que votre lecteur soit paralysé, pris dans la lecture. Votre lecteur est maintenu en suspens parce qu’il y a quelque chose dans l’histoire qui est encore indéterminé ou non encore décidé.

  Soulevez une puissante question dès le début de votre histoire et harponnez votre lecteur de façon qu’il ne puisse plus s’arrêter de lire. La curiosité engendre le suspense.

Déclenchez l’anxiété

Red_House_School_English_ detail  Mais l’anxiété et l’appréhension engendrent un suspense encore plus fort.

  La première condition pour créer l’anxiété est d’avoir suscité la sympathie et la deuxième de faire se profiler une menace, pas nécessairement physique. Cela vaut tout au long de la fiction, pas seulement en ouverture.

  La plus grande erreur que vous pouvez commettre : ne pas plonger votre héros, dès le début et tout au long de l’histoire, dans les pires ennuis. Menacez votre personnage et mettez-le dans les problèmes s’il est sympathique et menacé, vous avez créé de l’anxiété chez le lecteur.

Allumez le détonateur

  Quelque chose de terrible va arriver, à un moment déjà fixé, et le personnage doit l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

  Le suspense consiste donc à soulever des questions qui fondent votre histoire, mettre le sympathique personnage dans des situations de menace et allumer la mèche. Cela fait que votre lecteur va s’inquiéter et s’émerveiller du sort des personnages.

  Il va s’identifier à eux et adopter leur façon de penser et d’agir.

Dernier conseil

  Votre fable littéraire doit être écrite pour une certaine élite intellectuelle qui attend une rédaction fine et des situations philosophiques et existentielles. Soyez au courant de ce qui est en vogue : complots, secrets, dangers planétaires, religions ésotériques, dénigrement de l’Église catholique.Red_ boy -  1

  Bravo, vous venez d’écrire le « Da Vinci Code ».

  Lorsque vous entendez quelqu’un qui est impressionné par le « Da Vinci Code », révélez-lui la recette de cuisine qui a permis son élaboration, il retrouvera une distance critique salutaire. 

 


  Publié dans Bulletin d’information de la TFP – mars 2006 

 

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