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Une lumière d’espérance, ce grand cadeau – Partie 2 finale

  Ce que font toujours les hommes lorsque la nuit tombe. Les uns courent vers les orgies, les autres s’effondrent dans le sommeil. D’autres enfin – et combien peu nombreux – font comme les bergers. 512px-Govert_Flinck_-_Angels_Announcing_the_Birth_of_Christ_to_the_Shepherds - detailIls veillent, se tenant aux aguets des ennemis qui peuvent sauter dès l’ombre pour les attaquer. Ils sont prêts à livrer de rudes combats. Ils prient, ayant les yeux tournés vers le ciel obscur, et l’âme réconfortée par la certitude que le soleil à la fin se lèvera à nouveau, battant tous les ténèbres et éliminant ou faisant retourner à leurs antres tous les ennemis que l’obscurité couvre et incite au crime.

  Dans le Monde antique, parmi les millions d’hommes accablés sous le poids d’une culture et d’une opulence inutiles, il y avait des hommes d’élite qui percevaient toute la densité des ténèbres, toute la corruption des mœurs, toute le manque d’authenticité de leur ordre, tous les risques qui rodaient autour de l’homme, et surtout le non-sens où les conduisaient les civilisations basées sur l’idolâtrie.

  Ces âmes d’élite n’étaient point nécessairement des personnes d’une instruction ou d’une intelligence privilégiées – car la lucidité pour discerner les grands horizons, les grandes crises et les grandes solutions, provient moins de la pénétration de l’intelligence que de la rectitude de l’âme. Seuls prenaient conscience de la situation, les hommes droits, pour lesquels la vérité est la vérité, et l’erreur est l’erreur; le bien est le bien, et le mal est le mal. Les âmes qui ne pactisent pas avec les dérèglements de leur temps, qui ne se laissent pas décourager par les moqueries ou par l’isolement dont le monde entoure ceux qui lui résistent. C’étaient des âmes de cette trempe, rares mais disséminées ça et là parmi les seigneurs et les serviteurs, les vieillards et les enfants, les savants et les ignorants, qui veillaient durant la nuit, qui priaient, luttaient, et attendaient le Salut.

©Photo. R.M.N. / R.-G. Oj?da  Il est venu d’abord pour les bergers fidèles. Mais une fois accompli tout ce que nous raconte l’Evangile, celui-ci déborda les confins exigus d’Israël, et se présenta comme une grande lumière pour tous ceux qui dans le monde entier refusaient comme solution la fuite dans l’orgie où dans un sommeil lâche et stupide.
  Lorsque des vierges, des enfants et des vieillards, des centurions, des sénateurs et des philosophes, lorsque des esclaves, des veuves et des potentats commencèrent à se convertir, le cycle des persécutions s’abattit sur eux. Pourtant, aucune violence ne les fit se courber. Et quand, sur l’arène, ils regardaient sereins et fiers les césars, les foules huantes et les bêtes fauves, les anges du Ciel chantaient «gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté».

    Ce chant angélique, nulle oreille ne l’entendait. Mais il émouvait les âmes.
  Le sang de ces héros sereins et infatigables devenait ainsi une semence de nouveaux chrétiens.
  L’Ancien Monde, adorateur de la chair, de l’or et des idoles, mourrait. Un monde nouveau était en train de naître, basé sur la foi, la pureté, l’ascèse et l’espérance du Ciel. 
    Notre Seigneur Jésus-Christ ira tout résoudre.

  Est-ce qu’il y a encore de nos jours de vrais hommes de bonne volonté, qui veillent au milieu des ténèbres, qui luttent dans l’anonymat, qui regardent vers le Ciel, en attendant avec une certitude inébranlable la lumière qui reviendra ? – Oui, tout comme au temps des bergers. Nous de la TFP les rencontrons partout. Dans les rues, les places, les avions, les gratte-ciel, les caves, et même dans les endroits de luxe où, à côté de quelques scintillements de la tradition, la bourgeoisie de gauche se développe et domine. Nous les voyons qui accueillent avec un sourire franc les jeunes hérauts d’un idéal qui ne meurt jamais, parce que fondé sur Jésus-Christ Notre Seigneur.

  Nous les voyons qui attendent une intervention de Dieu dans l’Histoire, laquelle, tout en soumettant éventuellement les hommes à une épreuve afin de les purifier, viendra clore un cycle de ténèbres et ouvrir une autre ère de lumière.

  A ces authentiques hommes de bonne volonté, à ces vrais continuateurs des bergers de Bethléem, je leur suggère de considérer comme adressées à eux les paroles de l’ange: «ne craignez pas, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple»

 Paroles prophétiques qui ont leur écho dans la promesse mariale de Fatima. Le communisme pourra bien répandre ses erreurs partout. Il pourra faire souffrir les justes. Mais, à la fin – la Sainte Vierge l’a prédit à la Cova da lria – son Cœur Immaculé triomphera.

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 Voilà la grande lumière que, tel un précieux cadeau de Noël, je souhaite à tous mes lecteurs, et plus spécialement aux véritables hommes de bonne volonté

 

                                                                                                                    
Article du fondateur de la TFP brésilienne, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, publié dans le          Journal Folha de São Paulo (Brésil) le 26 Décembre 1971                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            (  cliquez ici pour lire la première partie  )    

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