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La conception matérialiste de l’égalité nie la nature humaine

 512px-A_family_in_a_drawing_room_19c La deuxième conception de l’égalité est l’exact opposé de la précédente. Cette égalité-là, barbare et dangereuse, nie au fond qu’il y ait une nature humaine stable et que des droits découlent du fait d’y appartenir.

  Cette conception de l’égalité renoue avec le vieux paganisme tout en trouvant sa pleine affirmation dans le matérialisme évolutionniste marxiste et elle infecte de larges secteurs de nos concitoyens à la mentalité socialiste, y compris, hélas ! dans les milieux catholiques.

  Niant la réalité de la nature humaine, les adeptes de cette théorie se convaincront que les droits fondamentaux ne sont pas égaux pour tous. Voilà pourquoi l’enfant dans le ventre de sa mère n’est pas pour eux une personne humaine et n’a pas droit à la vie. Voilà pourquoi le vieillard, le malade ou l’infirme n’a pas, pour eux, le même droit à la vie que le bien portant.

   Ils nient la dignité inhérente de la personne humaine et, pour cela, ne voient aucune raison de faire obstacle aux manipulations de l’ingénierie génétique qui pourrait aller jusqu’à « créer » un nouvel être humain.

  S’ils sont prompts à accepter le libertinage, ils rejettent l’authentique liberté de la personne humaine, maintenue en une sorte de minorité perpétuelle, incapable d’assumer son destin et que le « Big Brother » de l’État doit prendre en charge toute sa vie.

  En conséquence, ils refusent aussi à celle-ci la pleine disposition des fruits de son travail qui doivent retourner, dans leur plus grande partie, à la « collectivité » au moyen d’impôts confiscatoires.

  Par contre, les fanatiques de la jalousie égalitariste voudraient un monde où toutes les inégalités « circonstancielles » soient supprimées.

  Ainsi, ils souhaitent que tous aient le même savoir, utopie irréalisable et nocive. Ils brûlent du désir que personne ne soit plus riche que l’autre, que personne n’ait un statut social plus important qu’un autre et, si c’était possible, ils feraient en sorte que tous aient les mêmes caractéristiques physiques, y compris d’ailleurs en effaçant la différence – nécessaire et légitime – entre l’homme et la femme, les remplaçant par des « individus » au sexe changeant et incertain.

  Le moteur de cette conception de l’égalité est l’envie, la jalousie. C’est la passion égalitaire dévorante qui fait que l’on préfère la misère généralisée, pourvu qu’il n’y ait personne au-dessus qui ne possède plus que soi-même. Elle produit la ruine et le désespoir chaque fois que l’on essaye de l’implanter dans une société et dans la mesure où elle s’y enracine.

  Le monde ne sortira pas de la crise, profonde dans tous les domaines, où il est plongé tant que la conception héritée de la Civilisation chrétienne ne l’aura emporté sur l’envie égalitariste dévorante et que l’on ne sera pas revenu à l’idéal catholique d’une société fraternelle, parce qu’harmonieusement inégalitaire.

José-Benlliure-y-Gil

La sortie de La Madeleine – [cliquez sur la photo pour lire l’article]

 

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