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Jésus, nous dit que si nous avons la foi d’un grain de moutarde, nous pouvons déplacer les montagnes

  Dans un recoin derrière la place de la Nativité, non loin de l’église de la Nativité qui, selon la tradition chrétienne, signale le lieu ou Jésus est né dans la crèche, se trouve la Grotte du Lait. C’est ici que, selon une autre tradition, Maria a allaité l’Enfant Jésus et que quelques gouttes de son lait étant tombées sur la roche, la pierre calcaire aurait changé sa couleur marron jaunâtre d’origine pour un ton blanc crème.
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   Suivant une tradition qui remonte à plusieurs siècles (y compris peut-être aux premiers chrétiens), les femmes et les couples confrontés à des problèmes de fertilité viennent en masse à cette grotte prier Marie, lui demandant par son intercession un enfant.

    Quatre milles cas en douze ans

Aujourd’hui, les pèlerins emmènent à la maison une petite bourse de poussière blanche de la grotte. Durant 40 jours le couple suit cette dévotion, qui inclut boire des petites quantités de poussière et réciter une prière. Les bourses se vendent à un prix symbolique, mais elles peuvent seulement s’acquérir dans la grotte, autrement les demandes seraient impossibles à satisfaire.
  Durant les 12 années que le frère Lawrence Bode, le franciscain qui veille sur la basilique, s’est chargé du registre, il a reçu environ 4000 lettres de couples qui attribuent leurs « enfants-miracle » à la « poussière de lait ».
   Le frère Lawrence calcule qu’il pourrait avoir le double d’enfants nés dont les parents ne lui ont pas écrit. Le religieux a commencé par conserver toutes les lettres et photos dans trois classeurs noires et blancs et maintenant il s’apprête à ouvrir le dixième classeur.
   Parmi les derniers bébés il y a une paire de jumeaux. « (la semaine dernière) j’ai été à la boîte aux lettres et il y avait une dizaine de photos avec des bébés », il ajoute : « Les gens prient pour guérir, pour avoir un enfant et être mère. C’est un lieu magnifique pour travailler, envoyer des enfants au monde entier. C’est une évidence tangible du miracle. Les lettres en sont le témoignage. »

   De fait, les lettres et photos des classeurs et celles qui décorent presque deux murs de son petit bureau à côté de la basilique proviennent des quatre coins du monde : Brésil, Argentine, Inde, Philippines, Mexique, États-Unis, Canada, Allemagne, Sri Lanka, Bermudes, Irlande et Espagne. Dernièrement le frère Lawrence dit qu’il a reçu également des lettres de Taïwan et de Chine.

Des cas extrêmes, d’autres moins

   Toutes les lettres relatent les difficultés des couples pour concevoir. Une femme et son mari écrivent depuis l’Inde qu’ils ont tenté de concevoir sans succès durant vingt ans. Le mari fait à présent part de son immense joie car une fille est née après que lui et sa femme ont pratiqué cette dévotion. Un pasteur épiscopalien américain témoigne que durant six ans lui et sa femme ont tenté de concevoir, maintenant qu’ils ont un enfant il joint une photo de lui-même montrant avec fierté son nouveau né sur la poitrine.

   Depuis l’Argentine, un jeune communique sa joie après la naissance de sa fille malgré dix mois pour tenter de concevoir.

Attention à «trop boire » !

    Deux couples palestiniens locaux envoient les photos de leurs bébés-miracles : un couple a eut des triplés et l’autre des quadruplés. Le frère Lawrence raconte qu’il plaisante souvent avec les couples en leur disant qu’il doivent faire attention à la quantité de poussière qu’ils boivent, car on voit ce que peut arriver… Mais, sérieusement cette fois, il précise qu’il ne demande jamais aux couples s’ils sont en train de suivre un traitement de fertilité, comme c’est parfois le cas. De toute façon, affirme-t-il, leurs prières et la foi peuvent aider ce processus.
    Quelques lettres attribuent également à la « poussière de lait » d’autres miracles, comme la guérison d’un cancer, de la cécité et de paralysies.
« C’est un sentiment merveilleux de savoir qu’il y a de l’espoir pour les couples, pour les gens malades, y compris pour ceux qui ont perdu la foi. Je prie tous les jours de ma vie pour les personnes qui suivent cette dévotion », commente le frère Lawrence : « C’est une preuve que Dieu existe. Nous parlons de miracles. Aujourd’hui, tu parles de miracles et les gens ne te croient pas. »
    Quelques personnes, comme les parents des quadruplés et les parents d’une fille d’un village du nord de la Galilée qui était dans le coma, ont emmené leurs enfants au sanctuaire en action de grâce.

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  Foi en Jésus et en Sa Mère

   Dévot de la Vierge Marie bien avant d’entrer dans la vie religieuse, le frère Lawrence dit que sa dévotion a triplé depuis qu’il a rejoint son ordre.

   « Il y a un certain nombre d’oraisons que je dois prier à la Vierge Marie tous les jours…ou je ne suis pas un homme heureux », et d’ajouter en souriant : « nous mettons notre foi en Jésus. Nous mettons notre foi en Sa Mère ».

  Il y a de la poussière pour cent ans

   Dans certains endroits de la grotte, quelques trous dans le toit de la largeur d’un doigt mettent en évidence qu’avec le temps les gens ont gratté pour emmener de la poussière à la maison. De fait, le frère Lawrence dit qu’il faut surveiller le site. Récemment, raconte-t-il, un visiteur a tenté de retirer des morceaux de la pierre avec un parapluie.

   La structure a été renouvelée il y a deux ans, en retirant la suie séculière du toit et en ajoutant, pour recevoir de plus grands groupes de pèlerins, une chapelle supérieure au-dessus de la chapelle ancienne, qui fut construite sous la grotte autour de l’année 385.

   Il relève que durant les réparations antérieures on a stocké un grand dépôt de poussière, qui est celui que l’on offre aux fidèles qui viennent à la basilique. Le frère Lawrence dit croire qu’il y a suffisamment de poussière pour « au moins cent ans ».

Foi et espérance

    « Cela donne de l’espérance aux gens. C’est bon qu’il y ait de l’espérance », dit Svetlana Rezinovski, guide touristique qui est venue deux fois en deux jours afin d’acheter de nombreux paquets pour les membres de son groupe en Moldavie : « les chrétiens orthodoxes aussi viennent demander l’aide de la Vierge »

    Ainsi comme les chrétiens célèbrent la naissance de Jésus à Noël, le frère Lawrence dit qu’il célèbre la nativité tous les jours quand naissent des enfants dans le monde entier grâce à l’intercession de Marie à travers la « poussière de lait » de la grotte.

    Le 1 janvier se célèbre une messe spéciale en l’honneur de Marie en la cathédrale Sainte Catherine adjacente à l’église de la Nativité. Plusieurs centaines de fidèles défilent en procession chantant et priant autour d’une icône de la Vierge Maria qu’ils conduisent à la Grotte du Lait, où ils sont bénis par un prêtre.

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« Jésus, nous dit que si nous avons la foi d’un grain de moutarde, nous pouvons déplacer les montagnes », ajoute le frère Lawrence, « Les miracles arrivent par la foi des gens. Ce n’est pas de la magie . Cela dépend de la foi et des croyances de la personne ».

 


Sources : Fundación Tierra Santa. Libre traduction d’un article de Judith Sudilovsky ( Our Sunday Visitor – 23 janvier 2016 )

 


  

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