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Suite de l’interview avec M. Antonio Borelli Machado

Question – Pouvez-vous préciser en quoi le 3e Secret de Fatima entre en collision avec ces objectifs ?

 Dr ABM - cover ABM – Le 3e Secret consiste en une vision dans laquelle apparaît « un ange avec une épée de feu » qui « scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ».

  Or, un monde que Dieu veut punir de cette forme est un monde qui provoque le rejet divin… et non pas un monde qui autorise « cette grande espérance de pouvoir atteindre une nouvelle relation positive entre le monde et l’Église ».

  Donc, publier en 1960 le 3e Secret serait aller à contre-courant du ralliement de l’Église avec le monde.

  J’utilise le mot ralliement en référence à la fameuse politique de Léon XIII par rapport aux États laïques installés dans le monde dans le sillage de la Révolution française, et en particulier la république laïque en vigueur en France. Comme l’on sait, ce pontife en vint à regretter dans sa vieillesse l’échec amer de son espoir.

  Pendant le Concile Vatican II, des Pères conciliaires influents étaient animés d’un optimisme semblable et voulurent promouvoir un ralliement de l’Église au monde moderne, en parfaite consonance avec celui de Léon XIII. S’ils eussent considéré avec l’attention due les deux premières parties du Secret déjà révélées, ils auraient peut-être modéré leur optimisme : il suffit de penser à la phrase « plusieurs nations seront anéanties » contenue dans la deuxième partie du Secret.

 La révélation de la troisième partie si elle avait eu lieu en 1960 avec les commentaires opportuns – on pense à « la grande ville à moitié en ruines »… – aurait pu leur ouvrir les yeux ; ou pour le moins leur faire comprendre  que l’opinion catholique ne comprendrait pas un tel ralliement, ce qui probablement les empêcherait de faire ce pas.

L’enveloppe contenant la troisième partie du Secret écrite par Soeur Lucie et qu’il enferma dans le coff re du palais épiscopal en 1944.

L’enveloppe contenant la troisième partie du Secret écrite par Soeur Lucie et qu’il enferma dans le coffre du palais épiscopal en 1944.

 Comme les hommes de l’Église étaient résolus à atteindre, à tout prix, ce rapprochement avec le monde, ils choisirent de ne pas révéler le 3e Secret. (…)

Question – Dans ce sens, les paroles de Jean XXIII à l’ouverture du Concile peuvent aujourd’hui sembler une réponse à la vision contenue dans le 3e Secret et un rejet de ce grave avertissement. Pouvez-vous nous rappeler ces paroles ?

  ABM – Lors du discours d’ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962, le Pontife fait référence à ceux qui « dans les conditions présentes de la société humaine ne sont capables que de voir ruines et calamités » et il déclare : « Mais il Nous semble juste de diverger complètement de ces prophètes de malheur qui annoncent des événements toujours néfastes comme si la fin des temps était imminente ».

  Avec la promulgation de la Constitution Pastorale Gaudium et Spes par Paul VI à la fin du Concile (1965), la politique de ralliement avec le monde moderne fut enfin décrétée et étendue à toute la Terre. La ligne pastorale préconisée par Gaudium et Spes ne constitue pas une nouveauté conçue par les Pères conciliaires de Vatican II, mais fut la mise en pratique d’une « pastorale » déjà proposée par Lammenais en 1830 !

  De cette façon, au lieu de prévenir les catholiques du châtiment annoncé par Notre-Dame de Fatima, le concile Vatican II proposa d’établir de bonnes relations entre l’Église et le monde, espérant ainsi l’avènement d’une ère de Joie et d’espoir pour l’humanité contemporaine.

  Tel est l’effet subliminal produit simplement par le titre de ce document conciliaire – Gaudium et Spes, Joie et espoir – qu’il exprimait, indépendamment de son contenu complexe, les dispositions nouvelles et bénévoles que le Concile assumait face au monde de nos jours.

  Le message de Fatima cependant allait dans un sens diamétralement opposé !

Question – On ne trouve pas souvent dans les commentaires qui sont faits autour du Message de Fatima et surtout du 3e Secret la notion de la menace d’un grand châtiment pour l’humanité.

 ABM – Cependant cette notion est bien présente dans le texte du principal commentateur qui est certainement le Cardinal Ratzinger. (…)

  La conclusion est claire : le monde d’aujourd’hui, le monde moderne, est placé devant une alternative :

a) ou bien il se convertit et cette conversion implique d’abandonner les faux principes sur lesquels il est construit et donc de cesser d’être laïc, athée… « moderne » ;

b) ou bien il ne se convertit pas et il sera réduit en ruines par le feu.La puissance du Nom de Marie

  Dans cette seconde hypothèse, sur ces ruines se dressera une nouvelle civilisation que St Louis-Marie Grignion de Montfort appelait le Règne de Marie, ce qui est en parfaite consonance avec le Message de Fatima : « à la fin mon Cœur Immaculé triomphera ».

Question – Peut-on dire que là est le point central du Message de Fatima et son actualité pour nos jours ?

  ABM – Exactement. Il annonce l’imminence d’un grand châtiment.

 


_Livre - 3

M. Antonio Borelli Machado, auteur du livre « Fatima, Message de Tragédie ou d’espérance ? », diffusé à plus de quatre millions huit cent mille exemplaires en dix-huit langues.

 

                                                                                                                                                                                  (  cliquez ici pour lire la première partie  )

 

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