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Centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima – IIe partie

La réponse du monde moderne : dépravation et sacrilège

   Cent ans se sont écoulés depuis ces apparitions. La dégradation religieuse et morale qui a occasionné l’avertissement si exceptionnel de la  Mère de Dieu n’a fait que croître. Pour s’en rendre compte, il suffit de comparer l’état des mœurs et de la  pratique religieuse en 1917 avec celui d’aujourd’hui.

   Cette décomposition à peine perceptible au début, s’est progressivement accélérée. Elle a déployé son drapeau noir en mai 1968. Depuis lors, elle a pris une tournure explosive et elle triomphe de nos jours. Sur les affiches, à la télévision, dans la presse, par tous les moyens de communication, la dépravation morale se déverse dans les âmes.

   Que devient la Religion dans tout cela? D’abord associée à l’indifférence religieuse, la dégradation des mœurs débouche maintenant sur un comportement violemment anti-religieux. On ne compte plus à la télévision ou au cinéma les productions qui tournent en dérision la Religion ou qui mettent ouvertement le diable en vedette. D’impudique, la publicité est aujourd’hui devenue en bien des occasions sacrilège et démoniaque. Ces caractéristiques se retrouvent dans la musique rock qu’écoutent la plupart des adolescents et même chez les héros d’aventure ou de bande dessinée donnés en modèle aux enfants.

   Cette haine anti-religieuse n’est pas œcuménique: elle s’adresse presque exclusivement à la Religion catholique.

   Elle a même un acharnement tout spécial contre la personne de Marie. On se souvient du film de Jean-Luc Godard « Je vous salue, Marie», vanté à la France entière par tous les grands média en 1985 et répandu ensuite dans le monde entier. Cette production misérable osait présenter une actrice nue, tenant des propos orduriers et obscènes, dans le rôle de la mère de Jésus.

  Une telle prolifération de l’impureté et du sacrilège équivaut à un rejet brutal des demandes de la Sainte Vierge.

Cent années de sang et de larmes

photos : Dorothea Lange; Robert Flaherty; AP Photo; by Anonymous.

   De ce fait, le monde attire sur lui les conséquences décrites dans le message de Fatima: « la Russie répandra ses erreurs à travers le monde, propageant les guerres et les persécutions contre l’Église: les bons seront martyrisés, le Saint Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties ».

  Pour dresser un bilan de l’expansion communiste à partir de Moscou depuis 1917, on pense tout d’abord à l’immensité des populations et des territoires tombés sous le joug du marxisme. Après la Russie, la Chine, l’Europe de l’Est, l’Indochine,  l’Afghanistan, l’Afrique en grande partie colonisée par des régimes marxistes, Cuba, Nicaragua, etc… On pense aux 72 millions de victimes tuées en Russie depuis la révolution d’Octobre, aux foyers de guérilla et de terrorisme entretenus dans le monde entier, au fameux Goulag où,  4 millions de forçats s’épuisent dans les conditions du plus terrible esclavage.

Les «erreurs de la Russie»

   Mais ces faits impressionnants ne donnent qu’une vision incomplète du péril communiste. En désignant les erreurs de la Russie comme la source des guerres et des persécutions, le Message met en évidence un aspect capital du communisme: il s’agit avant tout d’un fléau idéologique.

  Sur ce plan, la fragilité du monde occidental est grande. Un intense travail de guerre psychologique tend à y neutraliser toute forme d’opposition consciente et active à la propagation de ces erreurs. La population occidentale non communiste est peu à peu gagnée par un mystérieux facteur de corrosion et d’anesthésie. On assiste à une «chute des barrières idéologiques ».  L’anticommunisme disparaît et fait place à un simple « a-communisme ».

  D’après le principal quotidien de Madrid (ABC, 28/10/84), la Russie consacre 3 milliards de dollars par an à la « désinformation ». Elle a monté en Occident une formidable machine de guerre idéologique, relayée par d’innombrables agents, conscients ou non, qui se signalent par leur zèle à accréditer la bonne volonté des maîtres du Kremlin ou à discréditer tout ce qui s’oppose au communisme.

  Ainsi la désinformation concourt activement à cette vague suicidaire de pacifisme qui s’empare de vastes secteurs de l’opinion dans certains pays occidentaux et prône le désarmement unilatéral. Même quand la propagande présente ce désarmement sous une forme bilatérale, l’expérience montre que l’application effective des accords pris par la Russie est invérifiable.

  Autre exemple, l’actuelle évolution du régime soviétique, présentée comme une certaine libéralisation économique, est couramment interprétée comme une atténuation du communisme. En réalité, elle apparaît beaucoup plus comme la marche vers un communisme encore plus radical et égalitaire : le socialisme autogestionnaire.

  Celui-ci est désigné comme « l’objectif suprême de l’Etat Soviétique» dans le préambule de la Constitution russe.

   A considérer la situation d’un point de vue strictement naturel, une question saute aux yeux : si d’un côté on voit une telle volonté de conquête et de l’autre une si faible disposition à réagir, vers qui penchera la victoire?

Pénétration dans l’Eglise

  Les Papes ont traditionnellement exercé une grande vigilance face à la propagation de ces erreurs. Dans son encyclique Divini Redemptoris, Pie XI mettait les catholiques solennellement en garde : « le communisme est intrinsèquement pervers ».

  L’Église était généralement reconnue comme la grande force intellectuelle et spirituelle anticommuniste dans le monde. Mais depuis 55 ans, un mystérieux processus d’« autodémolition » est à l’oeuvre dans l’Église, comme le déclarait Paul VI (allocution Séminaire Lombard, 7/12/68). « La fumée de Satan semble avoir pénétré dans le temple de Dieu », disait-il (allocution du 29/6/72).

  De ce fait, la pénétration des erreurs de la Russie se manifeste aujourd’hui jusque dans les milieux catholiques. Au point d’inquiéter gravement la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Ainsi, le Cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, a vivement dénoncé les errements de la Théologie de la Libération, soi-disant relecture marxiste de l’Évangile, largement répandue dans les milieux ecclésiastiques. Dans son Instruction sur la Théologie de la Libération, le Prélat qualifie la situation de misère engendrée par le communisme comme la «honte de notre temps». N’est-ce pas là encore une confirmation du message de Fatima?

Un message anticommuniste?

  Certains, habitués à confiner la religion à la petite sphère des opinions privées et à lui refuser tout rôle dans la vie publique, seront étonnés, voire scandalisés, de ce que la Sainte Vierge vienne s’immiscer dans une question temporelle en désignant aussi clairement le communisme comme le grand fléau de ce siècle.

  En réalité, il est fréquent que des questions temporelles aient une influence grave sur le salut des âmes. D’ailleurs, de nombreux   Saints ont eu des révélations à transmettre aux autorités temporelles. Ainsi Louis XIV a été le destinataire d’un message du Sacré-Cœur confié à Sainte Marguerite-Marie.

  L’empereur François-Joseph a reçu une lettre inspirée par Dieu à Don Bosco. Ces faits ne relèvent pas d’une confusion entre le spirituel et le temporel, mais au contraire de l’harmonie qui doit exister entre ces deux ordres.

Tragédie ou espérance?

   La tragédie dans laquelle sombre le monde contemporain a quelque chose d’immense et d’incompréhensible. Aussi la plupart des hommes préfèrent ne pas la regarder en face, se nourrir de toutes les illusions possibles pour se croire dans une situation normale.

  Mais ne pas voir la tragédie dans toute son ampleur, c’est se priver de l’espérance magnifique qui en est la contrepartie. Au fur et à mesure que les fondements sataniques du chaos contemporain se manifestent, les fondements divins d’une espérance grandiose et victorieuse se font jour.

  C’est ce que vous découvrirez en lisant Fatima : message de tragédie ou d’espérance d’Antonio A. Borelli. Ce petit ouvrage,  clair et attrayant, expose tout ce qui constitue le message de Fatima. Ecrit dans la langue d’origine de cette apparition, le portugais. De façon générale, le message de Fatima a été largement occulté en France. N’est-ce pas une raison de penser que sa diffusion pourra y porter des fruits de grâce exceptionnels ? C’est dans cette perspective que nous vous proposons non seulement d’acquérir ce livre, mais de nous aider à le diffuser largement


 (cliquez ici pour lire la première partie de l’article )

 

Lire aussi :

 « Peut-on encore parler de Fatima ? »     

 « Peut-on encore parler de Fatima ? » – 2e partie

Pourquoi le 3e Secret de Fatima n’a-t-il pas été révélé en 1960 ?

 


  

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