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Inégalités justes et nécessaires. Rappel d’une vérité oubliée – Partie 3 – enseignement des Papes 4, 5 et 6

 

« Cette inégalité tourne au profit de tous, car la vie sociale requiert un organisme très varié et des fonctions fort diverses ; et ce qui porte les hommes à se partager ces fonctions, c’est surtout la différence de leurs conditions respectives »

 

Doctrine de l’Église : L’enseignement des  Papes  sur les  inégalités justes et nécessaires

  4. Rien ne répugne tant à la raison qu’une égalité mathématique entre les hommes

Dans l’encyclique Humanum genus (20-04-1884), Léon XIII dit encore :

« Si l’on considère que tous les hommes sont demême race et de même nature et qu’ils doivent tous atteindre la même fin dernière, et si l’on regarde les devoirs et les droits qui découlent de cette communauté d’origine et de destinée, on ne peut douter qu’ils ne soient tous égaux. Mais comme ils n’ont pas tous les mêmes ressources d’intelligence et qu’ils diffèrent les uns des autres, soit par les facultés de l’esprit, soit par les énergies physiques, comme enfin il existe entre eux mille distinctions de coutumes, de goûts, de caractères, rien ne répugne tant à la raison que de prétendre les ramener tous à la même mesure et introduire dans les institutions de la vie civile une égalité rigoureuse et mathématique4. »

4. Acta Sanctae Sedis, Ex Typographia Polyglotta, Romae, 1906, vol. XVI, p. 427.

Armoiries vase Léon_XIII

5. Les inégalités sont la condition d’une société organique

Le Pape Léon XIII poursuit :

« De même que la parfaite constitution du corps humain résulte de l’union et de l’assemblage des membres qui n’ont ni les mêmes forces ni les mêmes fonctions, mais dont l’heureuse association et le concours harmonieux donnent à tout l’organisme sa beauté plastique, sa force et son aptitude à rendre les services nécessaires, de même, au sein de la société humaine, se trouve une variété presque infinie de parties dissemblables. Si elles étaient toutes égales entre elles et libres d’agir à leur guise, chacune pour son compte, rien ne serait plus difforme qu’une telle société. Si, au contraire, par une sage hiérarchie des mérites, des goûts, des aptitudes, chacune d’elles concourt au bien général, vous voyez se dresser devant vous l’image d’une société bien ordonnée et conforme à la nature5. »

5. Ibidem.

6. L’inégalité sociale profite à tous

Dans l’encyclique Rerum novarum (15-5-1891), Léon XIII revient sur l’inégalité sociale :

« Le premier principe à mettre en avant, c’est que l’homme doit prendre en patience sa condition; il est impossible que, dans la société civile, tout le monde soit élevé au même niveau.

« C’est là ce que poursuivent bien sûr les socialistes; mais contre la nature, tous les efforts sont vains. C’est elle, en effet, qui a disposé parmi les hommes des différences aussi multiples que profondes : différences d’intelligence, de talent, d’habileté, de santé, de force; différences nécessaires, d’où naît spontanément l’inégalité des conditions.

« Cette inégalité, d’ailleurs, tourne au profit de tous, de la société comme des individus: car la vie sociale requiert un organisme très varié et des fonctions fort diverses; et ce qui porte précisément les hommes à se partager ces fonctions, c’est surtout la différence de leurs conditions respectives6. »

6. Acta Sanctae Sedis, Ex Typographia Polyglotta, Romae, 1890-91, vol. XXIII, p. 648.

 

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