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« Mon conte de Noël se passe aujourd’hui, dans notre France… ». – Première partie

— « Mais y a-t-il encore des contes de Noël aujourd’hui », me demanderez-vous ?

Y a-t-il des contes de Noël dans les banlieues, au pied des barres grises, dans les galeries des centres commerciaux où clignotent des lumières factices et où flottent des odeurs douceâtres de confiseries industrielles ?

Est-ce que l’on trouve l’esprit de Noël dans les matins des gares glaciales, dans les couloirs sordides du métro ou le long des voies express dont les panneaux annoncent « bouchon, ralentir » ?

Interior Donaucitykirche Vienna

Et puis, tenez, au milieu des immeubles de bureaux, il y a un bloc de béton et de verre que l’on peine à distinguer : c’est une nouvelle église, ouverte depuis peu. À l’intérieur, la Vierge est une silhouette de bronze sale, sans visage, à la forme grotesque. D’ailleurs, l’architecte choisi était athée et pour toute référence religieuse n’avaient que de vagues notions de bouddhisme, apprises au cinéma, alors…

— « Est-ce que c’est de là que va sortir un conte de Noël ? »

Oh, bien sûr, la présence chrétienne existe encore dans notre pauvre pays. Mais elle n’est plus la matrice de la civilisation. Non, hélas, la force qui dirige les âmes aujourd’hui, qui modèle la façon de vivre, qui imprègne la vie quotidienne, c’est le néo-paganisme.

*   *   *

Pour la première fois depuis de nombreuses années, les enfants viendraient passer Noël à la maison.

Son aîné s’était cassé la cheville en descendant d’un trottoir et avait dû annuler son habituel séjour au ski. Du coup, ils avaient tous décidé, un peu au dernier moment, de se retrouver dans la grande maison. Oui, tous; même la dernière, qu’il ne voyait plus depuis plusieurs années.

Non, la vie n’avait pas été facile. Depuis la mort de sa femme, il voyait avec tristesse ses enfants mener une vie insouciante, si loin de l’éducation chrétienne qu’ils leur avaient donnée.

La facilité des moeurs actuelles l’écoeurait. Les familles « recomposées » c’était devenu la norme…. lui, il appelait cela des familles décomposées. La nouvelle « morale » lui rappelait irrésistiblement la loi du poulailler de son enfance. C’était un autre monde par rapport à celui qu’il avait encore connu.

L’égoïsme, le chacun-pour-soi, et une vraie dureté de coeur allant parfois jusqu’à la méchanceté gratuite étaient ce qui le faisait le plus souffrir. Que voulez-vous, si le monde redevenait païen…

Ses enfants l’avaient prévenu quelques jours auparavant. Il n’avait à se soucier de rien, ils apporteraient tout. Comment seraient ces retrouvailles ? Il s’inquiétait bien un peu de ce qu’il allait voir, tout en se réjouissant de ce cadeau inespéré.

…ça se termine demain !

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