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« Mon conte de Noël se passe aujourd’hui, dans notre France… ». – partie finale

Dans la grande salle, il monta avec soins une crèche de Noël comme il n’en avait jamais réussi d’aussi grande et d’aussi belle. Au centre se trouvaient tous les personnages de leur enfance. Puis, il l’avait complétée avec d’autres santons qu’il était allé acheter pour l’occasion; un petit village se nichait sur la colline, l’étoile dorée brillait dans le ciel, le chemin de sable serpentait jusqu’à l’étable ; des bergers gardaient leur troupeau un peu plus loin. Il y avait des pierres, des écorces faisant un pont, de la mousse, ainsi que des fleurs en pots faisant office de palmiers et qui simulaient une oasis. Il ajouta quelques bougies qu’il allumerait au dernier moment.

Devant la crèche, il suspendit une grande tenture bleu nuit qui, tombant du plafond jusqu’au sol, la cachait entièrement, mais pouvait se relever sur le côté, découvrant l’ensemble un peu comme un rideau de théâtre. Dessus, il épingla en souriant une composition en polystyrène, trouvée au rayon décoration du supermarché : « Joyeuses Fêtes », pouvait-on y lire, car il y avait longtemps que le mot « Noël » était banni.

Quelle serait leur réaction, lorsqu’il dévoilerait sa crèche construite avec amour ?

*   *   *

Le moment venu, il rassembla tout le monde dans la grande salle, devant la tenture fermée.

Sur la cheminée monumentale dans laquelle brûlait un feu, des boules rouges, vertes et bleues étaient accrochées à quelques branches de sapin qui répandaient leur odeur, laquelle se mélangeait à celle de la cire chaude des bougies. Des chants de Noël s’élevaient doucement.

« Mes enfants, leur dit-il, ce soir, je vous ai préparé une surprise ». Et il ouvrit largement la tenture bleue. La scène était touchante de candeur. La flamme des petites bougies vacillait, projetant des ombres hésitantes et donnant l’illusion du mouvement. Tous les personnages étaient là, la Sainte Vierge, Saint Joseph, le boeuf et l’âne, les bergers. Surtout il y avait l’Enfant-Jésus, ses petits bras ouverts, avec son immense amour pour nous.

Chacun reconnut son mouton, le mouton de son enfance, qu’il faisait avancer chaque soir après la prière dite en commun avec leur maman.

Et puis, l’on entendit un drôle de bruit.

C’était sa dernière qui pleurait à gros sanglots.

*   *   *

Les us et coutumes de la société néo-païenne amènent la souffrance et le désespoir, mais si l’on ouvre son coeur à l’Enfant-Jésus, alors la douceur de sa miséricorde et de sa bonté inonde l’âme et lui donne la force de renverser les idoles.

Aujourd’hui comme hier, Jésus Sauveur est la solution pour le monde qui s’enfonce dans la nuit du paganisme.

 

 

 

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