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Chemin de Croix: Quatrième station – Jésus rencontre sa Mère

Qui, ô Notre Dame, Vous voyant tout en pleurs, oserait Vous en demander la raison ?
Ni la Terre, ni la mer, ni le firmament ne pourraient servir de termes de comparaison à votre douleur. Donnez-moi, ô ma Mère, un peu, au moins, de cette douleur.
Donnez-moi la grâce de pleurer Jésus, avec les larmes d’une componction sincère et profonde.

Vous souffrez en union avec Jésus. Donnez-moi la grâce de souffrir comme Vous et comme Lui. Votre douleur la plus grande n’a pas été de contempler les indicibles tourments corporels de votre Divin Fils. Que sont les maux du corps en comparaison de ceux de l’âme ? Si Jésus avait souffert tous ces tourments, mais qu’il y avait eu autour de lui des cœurs compatissants !

Si encore la haîne la plus stupide, la plus injuste, la plus niaise n’était pas venue blesser le Sacré Coeur, bien plus que le poids de la Croix et les mauvais traitements ne blessaient le Corps de Notre Seigneur !

Mais la manifestation tumultueuse de la haîne et de l’ingratitude de ceux qu’il avait aimés… à deux pas, un lépreux qu’il avait guéri…  plus loin, un aveugle à qui 11 avait rendu la vue… un affligé à qui II avait donné la paix.

Tous demandaient sa mort, tous Le haïssaient, tous L’injuriaient. Tout cela faisait souffrir Jésus immensément plus que les douleurs inexprimables qui accablaient son Corps.

Et il y avait pire. Le pire des maux. Il y avait le péché, le péché déclaré, le péché hurlant, le péché atroce. Si encore toutes ces ingratitudes avaient été commises contre le meilleur des hommes, mais, par absurde, n’avaient pas offensé Dieu !

Mais elles étaient commises contre l’Homme-Dieu et constituaient un péché suprême contre la Très Sainte Trinité Elle-même.

Voilà quel était le pire de cette injustice et de cette ingratitude.

Plus que de léser les droits du bienfaiteur, ce mal était d’offenser Dieu. Parmi tant de causes de douleur, celle qui Vous faisait le plus souffrir, ô Mère Très Sainte, ô Divin Rédempteur, c’était certainement le péché. 

Et moi ? Est-ce que je me souviens de mes péchés ? Est-ce que je me souviens par exemple de mon premier péché, ou de mon péché le plus récent ? De l’heure à laquelle je l’ai commis, du lieu, des personnes qui m’entouraient, des motifs qui m’ont entraîné à pécher ?  Si j’avais pensé à toute l’offense que Vous cause un péché, aurais-je osé Vous désobéir, Seigneur ?

O ma Mère, par la douleur de cette sainte Rencontre, obtenez-moi la grâce d’avoir toujours devant les yeux Jésus souffrant et couvert des blessures, précisément comme Vous L’avez vu à ce moment de la Passion.

 

Ce chemin de Croix a éte composé par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira (1908-1995), fondateur de la TFP au Brésil et inspirateur des outres TFP et associations de laïcs catholiques œuvrant en défense des principes de la civilisation chrétienne. Il a été publié dans le mensuel Catoliscismo en mars 1957 et a reçu l’imprimatur de l’évêque de Campos, le 2 janvier 1959.

 

Fond musical : chœur de la TFP brésilienne, enregistrement de 1968 –    Narrateur : Patrice Dehent

 

 

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