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	<title>tfp-france.org &#187; Aperçu &#8211; Actualités</title>
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		<title>Centenaire de la naissance de Jacinthe</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 02:24:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Fatima]]></category>
		<category><![CDATA[Jacinthe]]></category>

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		<description><![CDATA[« Souffrir pour sauver les pécheurs »
Jacinthe, la plus petite des trois bergers de Fatima à qui la Très Sainte Vierge apparut en 1917, est née le 11 mars 1910. Elle mourut avant d’avoir fêté ses dix ans, le 20 février 1920. Dans notre monde paganisé, la générosité avec laquelle cette enfant accepta de souffrir pour convertir les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>« Souffrir pour sauver les pécheurs »</h1>
<p><a href="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/04/Jacinthe-de-Fatima-4.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-338" title="Jacinthe de Fatima" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/04/Jacinthe-de-Fatima-4-300x206.jpg" alt="Jacinthe de Fatima" width="300" height="206" /></a>Jacinthe, la plus petite des trois bergers de Fatima à qui la Très Sainte Vierge apparut en 1917, est née le 11 mars 1910. Elle mourut avant d’avoir fêté ses dix ans, le 20 février 1920. Dans notre monde paganisé, la générosité avec laquelle cette enfant accepta de souffrir pour convertir les pécheurs et leur éviter de tomber en Enfer est un mystère pour beaucoup.</p>
<p><strong>À l’occasion de son centenaire, la TFP publie un récit de sa vie, dont voici un court extrait.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h2><span style="font-weight: normal;">À l’hôpital de Vila Nova de Ourem</span></h2>
<p>Le 1er juillet 1919, Jacinthe bien malade depuis presque un an reprenait le chemin de Vila Nova de Ourem pour entrer à l’hôpital. Son père arrangea avec soin son petit corps amaigri et fiévreux sur le dos de l’ânesse pour parcourir les trois lieux qui séparaient leur hameau de la ville.</p>
<p>La dernière fois qu’elle y était allée, c’était il y a deux ans, avec François et Lucie, dans la charrette de l’Administrateur qui, après les avoir enlevés par traîtrise, les avait mis en prison et les avait menacés de les plonger dans un chaudron d’huile bouillante pour les forcer à dire qu’ils avaient menti et inventé les apparitions de la Dame.</p>
<p>Depuis, François était mort. Il y avait trois mois de cela. Elle y pensait souvent et ses yeux se remplissaient de larmes : « Qui me permettra de le revoir ? » répétait-elle à ceux qui l’interrogeaient en la voyant plongée dans ses souvenirs.</p>
<p>Elle savait bien qu’elle n’allait pas à l’hôpital pour y guérir, mais pour souffrir pour la conversion des pécheurs. La Dame le lui avait dit.</p>
<p>En chemin, elle se souvenait de cette visite que la Dame lui avait faite ainsi qu’à François, alors qu’elle allait un peu mieux et passait ses jours assise sur le lit de son frère.</p>
<h2>« Notre Dame est venue nous voir »</h2>
<p>Aussitôt après, elle avait fait appeler Lucie pour lui raconter :</p>
<p>– « Notre Dame est venue nous voir et Elle a dit qu’Elle allait venir chercher François très bientôt pour l’emmener au Ciel. À moi, Elle m’a demandé si je voulais convertir encore plus de pécheurs. Je lui ai dit que oui. Elle m’a dit que j’allais aller à l’hôpital, que j’y souffrirai beaucoup; que je devais souffrir pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Coeur Immaculé de Marie et pour l’amour de Jésus. Je lui ai demandé si tu viendrais avec moi. Elle m’a dit que non. C’est ce qui me coûte le plus. Elle m’a dit que ma mère m’y emmènera et qu’après j’y resterai toute seule ! »</p>
<p>La pauvre petite appréhendait tant de rester seule, dans cet endroit qu’elle craignait et qu’elle imaginait bien terrible. Elle avait alors ajouté :</p>
<p>« – Si au moins tu venais avec moi ! Ce qui me coûte le plus c’est d’y aller sans toi. Si cela se trouve, l’hôpital c’est une maison toute sombre où l’on ne voit rien; et c’est là que je vais, pour souffrir toute seule ! »</p>
<p>Et puis, aussitôt, elle revenait à la seule chose qui comptait vraiment :</p>
<p>« – Mais cela n’a pas d’importance, je souffre pour l’amour de Notre Seigneur, pour réparer les outrages au Coeur Immaculé de Marie, pour la conversion des pécheurs et pour le Saint Père ».</p>
<p>En fait, l’hôpital Saint-Augustin de Vila Nova de Ourem était tout blanc et la lumière y entrait à flots. Mais le traitement que Jacinthe y reçut pendant deux mois ne put rien faire pour améliorer sa santé et elle y souffrit beaucoup.</p>
<p>Ce qui avait commencé en octobre 1918 par une broncho-pneumonie, probablement due à la grippe, s’était transformé en tuberculose qui lui rongeait un poumon. Un abcès s’était formé, une plaie s’était ouverte du côté gauche par laquelle sortait un pus abondant dont la mauvaise odeur l’accompagnait partout.</p>
<h2>« J’offre tout pour les pécheurs »</h2>
<p>Elle recevait peu de visites, la distance et les occupations journalières ne permettant pas à sa mère d’être au côté de sa petite dernière aussi souvent qu’elle l’aurait voulu. Lorsqu’elle vint la voir, elle lui demanda si elle souhaitait quelque chose. Bien sûr ! Ce qu’elle désirait le plus c’était de revoir Lucie et de s’entretenir avec elle, la confidente de la Sainte Vierge.</p>
<p>Aussi, dès qu’elle le put, sa mère amena Lucie avec elle : ce n’était pas une petite complication pour faire l’aller-retour dans la journée, soit plus d’une vingtaine de kilomètres !</p>
<p>Dès que Jacinthe vit Lucie, elle l’embrassa avec joie et demanda à sa mère de les laisser ensemble pendant qu’elle irait faire ses courses.</p>
<p>« – Souffres-tu beaucoup ? » lui demanda Lucie.</p>
<p>« – Oui, je souffre; mais j’offre tout pour les pécheurs et pour réparer les outrages au Coeur Immaculé de Marie ».</p>
<p>Et elle se mettait à parler avec enthousiasme de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge :</p>
<p>« – J’aime tant souffrir par amour pour eux ! Pour leur faire plaisir ! Ils aiment beaucoup ceux qui souffrent pour convertir les pécheurs ».</p>
<p>Le temps de la visite passa rapidement et Lucie raconte que lorsque sa tante demanda de nouveau à sa petite fille si elle voulait quelque chose, Jacinthe lui demanda d’amener à nouveau Lucie lorsqu’elle reviendrait la voir.</p>
<h2>« C’était son idéal »</h2>
<p>La deuxième fois, sa cousine la trouva avec la même joie de souffrir pour l’amour du Bon Dieu, du Coeur Immaculé de Marie, pour les pécheurs et pour le Saint Père.</p>
<p>– « C’était son idéal, c’était ce dont elle parlait », a écrit Lucie qui ajoutait aussi bien plus tard : « C’était une enfant seulement par l’âge. Quant au reste, elle savait déjà pratiquer la vertu et montrer à Dieu et à la Très Sainte Vierge son amour, par la pratique du sacrifice ».</p>
<p>Ah ! elle avait bien changé depuis que la Dame leur était apparue.</p>
<p>Couchée sur son lit de douleur, dans cet hôpital où elle resta deux longs mois d’été, Jacinthe repassait dans sa mémoire tous les événements dont elle avait été le témoin, depuis les jours de sa petite enfance, ceux qui avaient précédé la vision qui avait transformé sa vie, jusqu’aux révélations faites par la Dame.</p>
<p>« – J’aime à penser à toutes ces choses, dira-t-elle plus tard ».</p>
<p>Elle avait ainsi une connaissance intime et minutieuse du sens profond du message qu’ils avaient reçu tous les trois, selon l’opinion même de Lucie qui ajoutera :</p>
<p>« Jacinthe a été celle, il me semble, à qui la Très Sainte Vierge a communiqué une plus grande abondance de grâce, de connaissance de Dieu et de vertu ».</p>
<p>Oui, elle avait bien changé&#8230;</p>
<p>(Extrait de : « Jacinthe de Fatima, souffrir pour sauver les pécheurs », à paraître prochainement).</p>
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		<title>Ils Lui lièrent les mains car elles faisaient le bien</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 22:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Doctrine catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Plinio Corrêa de Oliveira]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine Sainte]]></category>

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		<description><![CDATA[

Plinio Corrêa de Oliveira


Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><a href="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-298" title="Sem Sainte Pilate" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate-300x182.jpg" alt="Sem Sainte Pilate" width="300" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><br />
</span></h1>
<p style="text-align: right;"><strong>Plinio Corrêa de Oliveira</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p>Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les craindre ?</p>
<p>La main est une des parties les plus expressives et les plus nobles du corps humain. Quand les pontifes et les parents bénissent, ils le font d’un geste de la main. Quand l’homme innocent et persécuté, saturé de douleurs, fait appel à la Justice divine – son dernier rempart contre la méchanceté humaine – c’est encore avec la main qu’il maudit.</p>
<p>C’est avec les mains que parents et enfants, frères, époux, se manifestent leur affection dans les moments de tendresse. Pour prier, l’homme joint les mains ou les lève vers le Ciel. Quand il veut symboliser le pouvoir, il empoigne le sceptre. Quand il veut exprimer la force, il brandit le glaive. Quand il parle aux foules, l’orateur accentue de ses mains la force du raisonnement qui convainc ou des paroles qui émeuvent. C’est avec les mains que le médecin dispense le remède et que l’homme charitable secourt les pauvres, les vieillards, les enfants.</p>
<p>Voilà pourquoi on embrasse les mains qui font le bien, et on menotte celles qui pratiquent le mal.</p>
<p>Vos mains, Seigneur, qu’ont-elles fait ? Pourquoi les a-t-on attachées ?</p>
<p>« <em>In principio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum</em> » (J. I, 1) Comment décrire Votre majesté transcendante, éternelle et ineffable quand – avant toutes choses et avant tous les siècles – Vous viviez de la vie suprêmement glorieuse et heureuse de la Très Sainte Trinité? Saint Paul a contemplé cette vie, et il n’a pu en dire qu’une chose : c’est que les paroles humaines ne permettent pas de la décrire. Du haut de ce trône, Vous êtes venu avec des desseins d’amour pour unir les hommes. Et ainsi, avec une bonté sublime, Vous avez assumé notre nature humaine. Par amour pour l’homme, Vous avez voulu avoir un corps humain. Et c’est pour faire le bien que Vos mains ont été créées.</p>
<h3><strong><span style="color: #800000;">Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur</span></strong></h3>
<p>Qui peut dire, Seigneur, la gloire que ces mains &#8211; maintenant sanglantes et défigurées &#8211; mais si belles et si dignes depuis les premiers jours de Votre enfance, ont rendue à Dieu au moment où sur elles se sont posés les premiers baisers de la Sainte Vierge et de saint Joseph? Qui peut dire avec quelle douceur elles firent à Marie leur premier câlin ? Avec quelle piété elles se sont jointes en attitude de prière ? Et avec quelle force, quelle noblesse, quelle humilité elles ont travaillé dans l’atelier de saint Joseph ?</p>
<p>Ces mains du Fils parfait, qu’ont-elles fait d’autre dans le foyer sinon le bien ?</p>
<p>Quand Votre vie publique a commencé, Vous étiez surtout le Maître qui apprenait aux hommes le chemin du Ciel. Et ainsi, quand dans le «pusillus grex», le «petit troupeau» de Vos préférés, Vous enseigniez la perfection évangélique, quand Votre voix s’élevait et s’étendait sur les multitudes pleines d’admiration et de révérence, Vos mains en mouvement désignaient la demeure céleste ou blâmaient le crime, ajoutant à la parole qu’elles venaient enrichir, tous les impondérables du geste. Alors les Apôtres et les multitudes croyaient en Vous, et Vous adoraient, Seigneur.</p>
<p>Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur. Vous ne vous contentiez pas d’enseigner, mais Vous conduisiez. La conduite s’exerce plus spécialement sur la volonté, de même que l’enseignement s’exerce plus précisément sur l’intelligence. Et comme c’est surtout par l’amour que l’on guide les volontés, Vos divines mains ont eu des vertus mystérieuses et surnaturelles pour combler les petits, accueillir les pénitents, guérir les malades. Amour si ardent, si généreux, si communicatif que depuis lors, quand les mains d’un chrétien – et spécialement celles d’un prêtre – se meuvent pour choyer les petits, consoler les pénitents, donner un médicament aux malades, l’amour qui les anime n’est qu’une flamme de cet amour infini, ô mon Dieu.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"><img class="alignleft size-full wp-image-299" title="Rameaux âne mains" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Rameaux-âne-mains.jpg" alt="Rameaux âne mains" width="278" height="379" />À leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute</span></strong></p>
<p>Mas ces mains si fortes surnaturellement que sous leur empire pliaient toutes les lois de la nature et qu’à leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute, ces mains avaient encore un autre rôle à jouer. N’aviez-Vous pas parlé du loup féroce ? Seriez-Vous le Pasteur si Vous ne le repoussiez pas ? Et puisque Vous faites tout avec une force irrésistible, comment ne pouvait-on pas ressentir le coup du fouet que Vous saisissiez ?</p>
<p>Le loup, oui… et avant tout le démon. Votre vie a montré clairement que le démon n’est pas un élément de fiction ou quelque chose de ce genre; un être à qui le pouvoir d’agir serait donné en si peu d’occasions que l’immense majorité des choses se passerait pratiquement comme s’il n’existait pas. Les hommes hypocrites, ceux de mœurs dissolus, qui se parent des attributs de la justice et même du sacerdoce, tout cela est désigné dans les Évangiles non seulement comme une conséquence de la dépravation humaine en raison du péché originel et de notre méchanceté, mais aussi comme une œuvre du démon, actif, diligent, embusqué ici et là, et dénonçant parfois sa présence par de spectaculaires manifestations d’obsession et de possession.</p>
<p>Vous expulsiez le démon, Seigneur, par Votre terrible puissance, et devant Votre parole grave et dominatrice comme le tonnerre, plus noble et plus solennelle qu’un cantique d’ange, les esprits impurs fuyaient épouvantés et terrassés. Tellement vaincus et si terrifiés que par la suite ils ont dû obéir à Vos apôtres avec docilité. Partout où Votre parole était prêchée et acceptée par les hommes, l’impureté, la révolte et les démons fuyaient. Et ils n’ont recommencé à étendre sur l’humanité leurs ailes ténébreuses et leur pouvoir de perdition que lorsque le monde a entrepris de  rejeter Votre Église, qui est Votre Corps Mystique. Pourtant, ils sont toujours tellement battus et impuissants qu’il suffira aux hommes d’être à nouveau fidèles à la grâce de Dieu pour que l’empire des puissances infernales s’effondre une fois encore et que les ténèbres, la luxure et l’esprit de la Révolution refluent dans les antres secrets d’où ils sont sortis depuis des siècles.</p>
<p>Pasteur, Vos divines mains ne se sont pas limitées à brandir le bâton contre les puissances spirituelles et invisibles présentes dans les airs, comme le dit saint Paul, pour perdre les hommes ; mais elles ont attaqué le démon et le mal dans ses agents tangibles et visibles.</p>
<p>Le mal, avant tout considéré en lui-même. Il n’y a pas de vice contre lequel Vous n’ayez parlé.</p>
<p>Mais aussi le mal concret, réalisé dans les hommes ; et non seulement dans les hommes en général, mais dans certaines classes – les pharisiens par exemple – ; et non seulement dans certaines classes mais dans certains hommes concrètement désignés : les vendeurs du Temple sont immortalisés dans les pages de l’Évangile par le châtiment exemplaire qu’ils ont subi.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Au service de Dieu, ne pas fustiger revient parfois à trahir</span></strong></p>
<p>Vous qui avez recommandé la mansuétude jusqu’à ses dernières extrémités lorsque seuls des droits particuliers sont en jeu, Vous qui vouliez que nous répondions à une gifle en tendant l’autre joue, Vous avez pourtant développé une accusation, ardente et sainte, pour discréditer les pharisiens, et Vous avez empoigné le fouet pour châtier les vendeurs du Temple. Car alors il ne s’agissait plus de droits purement humains, mais de la Cause de Dieu. Et au service de Dieu, il y a des moments où ne pas réprimander, ne pas fustiger équivaut à trahir.</p>
<p>Et ces mains qui ont été si douces pour les hommes droits comme Jean, l’innocent, et Madeleine, la pénitente, ces mains qui ont été si terribles envers le monde, le démon, la chair, pourquoi sont-elles à présent ligotées et  mises à vif ?</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur ?</span></strong></p>
<p>Est-ce par hasard, l’œuvre des innocents, des pénitents ? Ou est-ce plutôt l’œuvre de ceux qui ont reçu un châtiment mérité et qui se sont révoltés diaboliquement contre ce châtiment ?</p>
<p>Oui, pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur qu’il a paru nécessaire de lier Vos mains, de réduire au silence Votre voix, d’éliminer Votre vie ?</p>
<p>Est-ce parce que quelqu’un craignait d’être guéri ? Ou choyé ? Qui craint la santé ? Qui hait la tendresse ?</p>
<p>Seigneur, pour comprendre cette monstruosité il faut croire au mal. Il faut reconnaître que les hommes sont tels que leur nature se révolte facilement contre le sacrifice, et quand celle-ci prend le chemin de la révolte, il n’est pas d’infamie et de désordre dont elle ne soit capable. Il faut reconnaître que Votre Loi impose des sacrifices, qu’il est dur d’être chaste, humble, honnête et par conséquent il est dur de suivre Votre Loi. Votre joug est suave, oui, et Votre charge légère. Mais ce n’est pas parce que renoncer à ce qui existe en nous d’animal et de désordonné n’est pas amer, mais parce que Vous-même nous aidez à le faire.</p>
<p>Et quand quelqu’un Vous dit non, il commence à Vous haïr, en haïssant tout le bien, toute la vérité, toute la perfection dont Vous êtes la personnification même. Et, s’il ne Vous a pas visiblement à portée de la main pour décharger sa haine satanique, il frappe l’Église, il profane l’Eucharistie, il blasphème, il diffuse l’immoralité, il prêche la Révolution.</p>
<p>Vos mains sont liées, mon Jésus, et où donc se trouvent les boiteux et les paralytiques, les aveugles, les muets que Vous avez guéris, les morts que Vous avez ressuscités, les possédés que vous avez libérés, les pécheurs que Vous avez relevés, les justes à qui Vous avez révélé la vie éternelle ? Pourquoi ne viennent-ils pas rompre les liens qui attachent Vos mains ?</p>
<p>Curieux paradoxe ! Vos ennemis continuent à craindre Vos mains bien qu’attachées et pour cela ils Vous tueront. Vos amis semblent moins conscients de Votre pouvoir. Et comme ils ne Vous font pas confiance, ils s’enfuient effrayés devant ceux qui Vous persécutent.</p>
<p>Pourquoi ? Là encore, la force du mal se manifeste. Vos ennemis aiment tellement le mal que, malgré les humiliations des cordes qui Vous attachent, ils discernent en Vous toute la force de Votre pouvoir… et tremblent ! Pour se rassurer, ils veulent transformer en plaie votre dernière fibre de chair encore saine, ils veulent verser la dernière goutte de Votre sang, ils veulent Vous voir exhaler Votre dernier souffle. Et encore, ils ne sont pas tranquilles. Mort, Vous semez toujours la terreur. Il faut sceller votre sépulcre et entourer Votre cadavre de gardes armés. La haine du bien les rend si perspicaces qu’ils perçoivent en Vous ce qui est indestructible.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les cordes n’ont servi à rien, ni le sépulcre, ni la mort n’ont réussi à Vous retenir !</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-303" title="le baiser de Judas" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/le-baiser-de-Judas-300x243.jpg" alt="le baiser de Judas" width="300" height="243" />Par contre, les bons n’ont pas la même clarté de vue. Ils Vous considèrent vaincu, perdu… ils s’enfuient pour sauver leur propre personne. Ils n’ont d’yeux, d’oreilles que pour leur risque personnel. L’homme est perspicace seulement pour ce qu’il aime. Et s’il voit mieux le risque qu’il court que Votre pouvoir, c’est parce qu’il aime davantage sa vie que Votre gloire.</p>
<p>Oh, Seigneur, combien de fois Vos adversaires tremblent devant l’Église, pendant que moi, misérable, la voyant les mains liées, je crois que tout est perdu !</p>
<p>Mais comme Vos ennemis avaient raison ! Vous êtes ressuscité ! Non seulement les cordes et les clous n’ont servi à rien, mais ni la dalle du sépulcre, ni la geôle de la mort n’ont réussi à Vous retenir. Oui, Vous êtes ressuscité ! Alléluia !</p>
<p>Mon Seigneur, quelle leçon ! En voyant l’Église persécutée, humiliée, abandonnée par ses fils, niée par les mœurs païennes et par la science panthéiste d’aujourd’hui, menacée de l’extérieur par les hordes du communisme, et à l’intérieur par les égarements de ceux qui veulent pactiser avec le démon, j’hésite, je tremble, je juge que tout est perdu.</p>
<p>Seigneur, mille fois non ! Vous êtes ressuscité par Votre propre force et Vous avez réduit à néant les liens par lesquels Vos adversaires prétendaient Vous retenir dans les ombres de la mort.</p>
<p>Votre Église participe de cette force intérieure et à n’importe quel moment Elle peut détruire tous les obstacles qui l’encerclent.</p>
<p>Notre espérance n’est pas dans les concessions, ni dans les adaptations aux erreurs du siècle. Notre espérance est en Vous, Seigneur.</p>
<p>Exaucez les suppliques des justes, qui Vous implorent par l’intercession de la Très Sainte Vierge. Envoyez, ô Jésus, Votre Esprit et Vous renouvellerez la face de la Terre !</p>
<p>_____________________________________<br />
Cet article du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de la TFP au Brésil, a été publié par la revue <em>Catolicismo</em>, en 1952.</p>
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		<title>Passion pour la Semaine Sainte</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 04:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
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Séville, la capitale de l’Andalousie en Espagne, est fameuse pour sa Semaine Sainte au long de laquelle des milliers de pénitents défilent dans les rues, portant en procession de lourds pavois sur lesquels les scènes de la Passion sont reproduites avec des statues grandeur nature. Les lignes qui suivent essaient de donner au lecteur un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #800000;"><br />
</span></h1>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-272" title="pg5 - Santissimo Cristo de la Sed en la Avenida" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg5-Santissimo-Cristo-de-la-Sed-en-la-Avenida-300x153.jpg" alt="pg5 - Santissimo Cristo de la Sed en la Avenida" width="300" height="153" /></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Séville, la capitale de l’Andalousie en Espagne, est fameuse pour sa Semaine Sainte au long de laquelle des milliers de pénitents défilent dans les rues, portant en procession de lourds pavois sur lesquels les scènes de la Passion sont reproduites avec des statues grandeur nature. Les lignes qui suivent essaient de donner au lecteur un peu de la saveur de cet événement.</strong></span></p>
<p>=================================</p>
<p>Le doux parfum des orangers en fleurs qui flotte sur toute la ville surprend le visiteur arrivant pour la première fois à Séville, un dimanche des Rameaux. À certains angles de rues, ce parfum se mélange aux nuages d’encens qui s’élèvent des cortèges ainsi qu’à l’odeur de la cire chaude, abondamment versée sur le sol par les milliers de cierges des pénitents qui défilent. Cette fragrance se retrouve sur les places, dans les ruelles, les avenues et sur les quais du Guadalquivir, tout au long de ces journées et de ces nuits ; et bien qu’un dicton affirme qu’à Séville « c’est toute l’année la Semaine Sainte »,  la sensation olfactive de ces sept jours est cependant unique.</p>
<p>La Semaine Sainte non seulement se respire, mais on la touche, on la contemple, on vibre et l’on prie avec elle, on pleure et on chante. La poésie est partout : dans les patios fleuris à l’intérieur des maisons, souvent visibles depuis la rue à travers les grilles de fer forgé,  dans les chapelles où sont exposés les insignes et les bannières des confréries et surtout sur les pavois fleuris et richement ornés sur lesquels sont portées les scènes de la Passion de Notre Seigneur.</p>
<h2>Une forme originale de sacralisation de la vie temporelle<img class="alignright size-full wp-image-274" title="pg6 - Cuadro Sorolla Semana Santa Los nazarenos - CMYK" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg6-Cuadro-Sorolla-Semana-Santa-Los-nazarenos-CMYK.jpg" alt="pg6 - Cuadro Sorolla Semana Santa Los nazarenos - CMYK" width="400" height="481" /></h2>
<p>C’est pour réaliser un acte de foi public, en réaction aux erreurs du protestantisme, qu’à partir du XVIe siècle, les confréries sortent dans la rue, portant leurs statues en procession jusqu’à la cathédrale, où elles font une station de pénitence afin de proclamer publiquement leur foi et d’être une image palpable de la Passion de Notre Seigneur et de la douleur de la Sainte Vierge, co-Rédemptrice, considérant sans doute avec raison que ces actes sont plus éloquents et plus efficaces que mille sermons.</p>
<p>Aussi le pénitent qui défile pendant de longues heures, revêtu d’une tunique et d’une haute cagoule pointue qui le rend anonyme, portant un énorme cierge allumé, est appelé «<em> nazareno </em>» : il participe à sa mesure à la Passion du Christ en étant lui-même un autre Nazaréen.</p>
<p>Les confréries – elles sont plus de cinquante à défiler pendant la Semaine Sainte – non seulement veillent à la conservation de leurs statues, véritables oeuvres d’art baroque, et organisent les processions, mais elles promeuvent, par leurs actes de piété et de culture catholique, une forme d’action originale dans la société moderne, s’efforçant de développer la dévotion populaire ainsi que différentes oeuvres charitables très importantes. La partie culturelle inclut également la conservation des archives et de l’histoire de la ville à travers ces confréries. Ces dernières organisent des conférences et des réunions périodiques ainsi que des séminaires sur le thème « Foi et culture » ; tout cela centré sur le goût pour le beau et cette forme si originale de sacralisation de la vie temporelle que sont les défilés.</p>
<h2>La ville sort en procession</h2>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-280" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px; border: 0px initial initial;" title="pg3 - Ramos-Cena-CruzGuia" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg3-Ramos-Cena-CruzGuia.jpg" alt="pg3 - Ramos-Cena-CruzGuia" width="240" height="359" /></p>
<p>Dès le début de l’après-midi, le visiteur qui déambule dans les rues de Séville croise des Pénitents, déjà revêtus de leur cagoule pointue, qui se dirigent vers l’église du quartier, d’où va partir la procession de leur confrérie. Comme ce sont chaque jour sept ou huit confréries qui défilent, avec un total d’environ 10.000 pénitents, le mouvement est continu. Cela cause une impression étrange de se retrouver au passage pour piétons, attendant que le feu passe au vert,  à côté de deux ou trois de ces personnages silencieux qui semblent sortir d’une autre époque. Certains sont vêtus tout en noir, avec un énorme silice de corde par dessus la tunique, d’autres sont en blanc, d’autres encore ont le scapulaire et la cagoule de différentes couleurs. Un bon nombre va pieds nus, alors que la plupart ne chaussent que de petites sandales. Ils vont marcher pendant des heures, au rythme très lent des lourds pavois portés à dos d’hommes.</p>
<p>Devant l’église, d’où va sortir la procession, le public se rassemble avec les fanfares qui doivent l’accompagner. À l’heure dite, la grande porte s’ouvre de part en part et apparaît en premier la Croix, qui guide un impressionnant cortège de foi et d’austérité. Derrière, parmi les premiers groupes de pénitents sur deux files, vient le « senatus », petit emblème avec les initiales SPQR, symbole de la Rome antique, qui rappelle à la fois que c’est sous le pouvoir de l’empire romain que Jésus est mort crucifié et qu’à cette même date, Séville – alors nommée Hispalis – était une importante ville romaine fortifiée qui devait ses murailles à Jules César.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-277" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px; border: 0px initial initial;" title="pg4 - Simpecado sale iglesia San Roque" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg4-Simpecado-sale-iglesia-San-Roque2.jpg" alt="pg4 - Simpecado sale iglesia San Roque" width="320" height="240" />Plusieurs centaines de pénitents continuent de sortir de l’église. Chaque groupe, d’une vingtaine de personnes, est dirigé par un responsable, qui, toujours sans un mot, donne le signal de la marche ou de l’arrêt en faisant sonner sur le sol son bâton ferré. Sont portés divers insignes et bannières, le drapeau du Saint-Siège, l’étendard de la confrérie, et de petits gonfalons brodés,  avec des phrases comme celle-ci : « <em>In cruce est vita, salus et resurectio nostra</em> » [la croix est notre vie, notre salut et notre résurrection]. Le livre qui contient les règles de la confrérie, richement décoré, avec des fermoirs en argent  est porté solennellement, entouré d’une garde d’honneur.</p>
<p>Vient maintenant le lourd pavois du Christ, en bois précieux sculpté ou recouvert d’or, avec des candélabres baroques, couvert de fleurs artistiquement disposées, sur lequel est représenté un moment de la Passion : Notre Seigneur portant sa Croix, le baiser de Judas ou encore, par exemple, le Divin Corps porté pour être mis au tombeau.</p>
<p>Ce pavois, sorte d’autel géant, repose sur les épaules de 40 hommes, cachés au public par les côtés qui retombent, complétés jusqu’au sol par d’épaisses tentures de velours. Ce sont environ 50 kilos qui pèse sur le dos de chaque porteur. Autrefois c’était les portefaix du port qui faisaient ce travail, pour lequel ils étaient payés. Mais depuis la fin des années soixante-dix et la disparition de cette profession, substituée par des machines, ce sont les membres de la confrérie qui assurent cette fonction à titre bénévole. Un tissu plié en une sorte de boudin leur recouvre la tête et amortit la zone de contact entre les premières vertèbres du cou et la poutre transversale qu’ils soulèvent. Les 40 hommes doivent agir de concert pour assurer le déplacement harmonieux de l’ensemble.<img class="alignright size-medium wp-image-283" title="pg2 - Ramos-Boriquita sale" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg2-Ramos-Boriquita-sale-300x201.jpg" alt="pg2 - Ramos-Boriquita sale" width="300" height="201" /></p>
<p>Devant, le contremaître, habillé de noir, dirige la manoeuvre par des ordres brefs et rapides, alors que les porteurs cheminent en aveugles. Une deuxième équipe attend, prête à substituer régulièrement ses compagnons, avec le tissu plié en coiffe déjà placé sur la tête.</p>
<p>La musique de la fanfare joue des marches funèbres, les tambours à grands coups font vibrer les poitrines, les clairons lancent des lamentations qui déchirent l’air, pendant que le pavois avance lentement, au-dessus des têtes du public compact. Il tourne peu à peu dans le sens de la rue où il s’engage d’un pas qui soudain s’allonge, au milieu d’une explosion d’applaudissements émus.</p>
<h2>En l’honneur de la Vierge co-Rédemptrice</h2>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-278" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="pg8 - Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg8-Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre.jpg" alt="pg8 - Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre" width="320" height="478" /></p>
<p>oilà à présent que sort de l’église une autre bannière toute spéciale : le « <em>simpecado</em> » [sans péché] sur lequel est inscrit « <em>sine labe concepta</em> » [conçue sans tache], en l’honneur de l’Immaculée Conception et qui rappelle le voeu de défendre la vérité de la Conception sans tache de la Très Sainte Vierge, voeu fait par les confréries plusieurs siècles avant la proclamation du dogme par le Bienheureux pape Pie IX. Cette petite bannière annonce la sortie imminente du dais de la Vierge qui déjà apparaît, émergeant de la pénombre de l’église.</p>
<p>Le pavois de la Sainte Vierge est en argent travaillé et il est recouvert d’un dais. La dévotion filiale envers la Mère de Jésus, co-Rédemptrice, est à l’origine – en plus de la beauté majestueuse des statues qui toujours accompagnent le Christ – de cette merveille qu’est le pavois recouvert d’un dais, d’une harmonie à couper le souffle. C’est en même temps un autel, un trône, une poésie de dentelles, de filigranes, de lumière et de fleurs et un « berceau pour endormir sa douleur » : par la beauté de l’ensemble, les Sévillans veulent consoler la Sainte Vierge et lui tenir compagnie tout au long de la Passion de son Fils. Derrière Elle, touchant la longue traîne de son manteau de Reine, un petit groupe d’anonymes, dévots ayant fait une promesse, suivent pendant des heures sans jamais s’écarter.</p>
<p>Les balcons sont décorés de tentures sobres, souvent de couleur bordeaux, et les habitants de la maison ont mis leurs meilleurs habits. Les enfants, aidés par quelques parents, lancent une pluie de pétales de fleurs sur le Christ qui passe, puis, plus tard, sur le dais de la Vierge.</p>
<p>Soudain, un chant solitaire se fait entendre. C’est presque un cri de douleur, modulé à perdre haleine, en même temps prière et lamentation : c’est la «<em> saeta </em>» qui sort d’une poitrine comme une flèche, lancée en direction de la Vierge.</p>
<p>Ce chant est comme le fruit d’une grande angoisse qui sert le coeur et monte à la gorge jusqu’à éclater en un palpitant sanglot. Il est écouté dans un silence recueilli, puis le cortège reprend sa marche. Un vers, traduit librement, tiré d’une des innombrables poésies que la Semaine Sainte a inspirées à la littérature, affirme même que : « La première <em>saeta</em> est née au pied de la Croix / Enveloppée dans un soupir de la Mère de Jésus ».</p>
<p>============================</p>
<h2><span style="color: #ff0000;">Ne lisez pas cette partie&#8230;</span></h2>
<p>&#8230; si seuls les récits dorés vous attirent, si la réalité laide et crue vous effraie, si la connaissance de la misère humaine vous perturbe, alors, s’il vous plaît, ne lisez pas les lignes qui suivent.</p>
<p>Dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint, personne ne dort à Séville. Les rues sont tellement pleines de monde que par endroits on ne peut ni avancer, ni reculer. Il faut alors se laisser porter par la foule jusqu’au moment où la pression diminue et permet à nouveau de changer de direction. Accompagnant Notre Seigneur toute la nuit, dans sa Passion qui commence au moment où Il est fait prisonnier, les confréries sortent en procession sans interruption. À celles du Jeudi se succèdent celles de la nuit, puis celles du Vendredi saint. Le public se compte par centaines de milliers.</p>
<p>Alors une question se pose : est-ce que tout ce qui se passe au long de ces heures est édifiant et pieux ? Serait-il possible que dans une grande ville moderne, avec toute sa jeunesse dans la rue, les personnes ne pensent qu’à la dévotion et à la prière ?</p>
<p>Non. Non, ce n’est pas possible. Et certainement on rencontrera des scènes pouvant aller jusqu’au grotesque. Je dois dire que lorsque cela m’est arrivé, c’est là aussi que le sublime m’a touché.</p>
<p>Pressé par la foule contre le portail d’un immeuble, j’avais vu passer à peu de mètres, dans le silence respectueux de tous, le Christ du <em>Gran Poder</em>, avec sa tunique oscillant au rythme de ses pas douloureux et incertains. Sur le pont majestueux qui traverse le Guadalquivir, avec le froid coupant qui monte de l’eau et les longues cagoules pointues se découpant sur le ciel de Séville illuminé par la pleine lune, j’avais été tout à côté du pavois couvert d’or du Seigneur des Trois chutes, alors que le dais de la Vierge de l’Espérance, de Triana, qui suivait, était encore loin.</p>
<p>Mais là, déjà, j’avais croisé un groupe dont, visiblement, plusieurs étaient ivres. Ensuite, à l’entrée du pont, je suis passé devant trois adolescents qui, profitant d’un sentiment de liberté donné par la nuit, le regard furtif et un sourire niais aux lèvres, consommaient des substances illicites. Plus tard encore, sous les arches, près de la place de l’Incarnation, les bars ouverts étaient pleins, des chants très peu sacrés en sortaient, des couples lascifs ne pensaient pas un instant à la Passion du Christ et un pauvre jeune homme, prostré par terre, le dos au mur, vomissait entre ses jambes, après avoir ingurgité une grande quantité d’alcool les heures précédentes.</p>
<p>Je dois dire que la douleur que je ressentais dans les pieds, la fatigue après tant d’heures de marche dans la ville et d’attente debout, se sont jointes au doute qui m’assaillit. Après tout, est-ce que cette coutume des processions en vaut la peine ? Ne vaudrait-il pas mieux que tous ces gens soient chez eux, tranquillement endormis ? Le prix à payer pour qu’un certain nombre de personnes fasse de pieux exercices n’est-il pas trop élevé, puisque tant d’autres ne pensent qu’à se divertir et ne savent pas le faire sans pécher ? Et puis, qu’est-ce que je faisais, moi, dans cette rue, un peu avant cinq heures du matin ?</p>
<p>C’est alors que, tournant lentement à l’angle d’une ruelle, est apparu le pavois sur lequel le Christ des Gitans porte sa croix. Tout changea.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-287" title="pg6 - DSC05035" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg6-DSC050351.jpg" alt="pg6 - DSC05035" width="400" height="456" /></p>
<p>Le silence se fit complet. Tous se tournèrent pour le regarder. Même celui qui était ivre se mit debout.</p>
<p>Les tambours et les clairons explosèrent en une marche funèbre qui semblait vouloir déchirer nos poitrines et faisait vibrer l’atmosphère.</p>
<p>De son pas si particulier, hésitant, titubant sous le poids terrible, le Christ avançait peu à peu, au-dessus de la foule.</p>
<p>Là venait Jésus, avec sa Croix immense, avec sa douleur immense et avec son immense amour.</p>
<p>C’était Dieu, fait homme, qui passait au milieu des pauvres pécheurs que nous sommes tous, entassés dans la rue, hier tout comme aujourd’hui, et Il souffrait sa Passion pour nous sauver. Il s’éloignait déjà dans la pénombre quand explosa un applaudissement ému et général, en signe de notre pauvre gratitude. C’est là que je me suis mis à sangloter, profitant de la nuit, et ensuite je n’ai plus rien vu.</p>
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		<title>Le calendrier 2010 est arrivé</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 20:11:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Action de la TFP]]></category>
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		<description><![CDATA[
Le calendrier 2010 de &#8220;La France a besoin de la Sainte Vierge, une campagne de la TFP&#8221;, est arrivé.
Avec lui, vous pourrez passer &#8220;365 jours sous le regard de la Sainte Vierge&#8221;.
Les sympathisants de la TFP diffusent dans toute la France ce témoin de la culture chrétienne. Les tableaux choisispour l&#8217;illustrer et les commentaires qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-88" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="TFP calendrier 2010" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/TFP-calendrier-2010.jpg" alt="TFP calendrier 2010" width="350" height="247" /></p>
<p>Le calendrier 2010 de &#8220;La France a besoin de la Sainte Vierge, une campagne de la TFP&#8221;, est arrivé.</p>
<p>Avec lui, vous pourrez passer &#8220;365 jours sous le regard de la Sainte Vierge&#8221;.</p>
<p>Les sympathisants de la TFP diffusent dans toute la France ce témoin de la culture chrétienne. Les tableaux choisispour l&#8217;illustrer et les commentaires qui les accompagnent aident à toucher du doigt ce que l&#8217;on a perdu en abandonnant 2000 de civilisation et en replongeant dans un néo-paganisme. En effet, les douze tableaux qui illustrent ce calendrier évoquent l’époque, pas si lointaine, où les principes chrétiens orientaient encore en grande partie la société et la vie quotidienne.</p>
<p>– La dignité des personnes, la pudeur et l’élégance des modes vestimentaires,</p>
<p>– une certaine douceur de vivre qui a disparu,</p>
<p>– le goût de l&#8217;ouvrage bien fait et de l’effort, la légitime fierté qu&#8217;apportent les fruits du travail,</p>
<p>– des joies simples et honnêtes,</p>
<p>– l’acceptation de sa condition, l’amour du prochain,</p>
<p>– les pratiques de la piété populaire,</p>
<p>– la famille fondée sur le mariage indissoluble.</p>
<h3>Cherchez le règne de Dieu et sa justice</h3>
<p>Au dos, vous pourrez lire cette magnifique exhortation de Pie XII, adressée au Patriciat et à la Noblesse romaine, lors de son allocution de janvier 1946 :</p>
<p>« Puissiez-vous, chers fils et filles, par vos grandes traditions, par le souci de votre progrès et de votre perfection personnelle, humaine et chrétienne, par vos services empreints d’amour, par la charité et la simplicité de vos relations avec toutes les classes sociales, aider le peuple à se maintenir ferme sur le roc fondamental, à chercher le règne de Dieu et sa justice.</p>
<p>« C’est le voeu que Nous formons pour vous ; c’est la prière que Nous faisons monter, par l’intercession du Coeur Immaculé de Marie, vers le Coeur Divin du Christ-Roi, jusqu’au trône du Souverain Seigneur des peuples et des nations. »</p>
<p>Avec cette campagne de diffusion de la piété mariale et de la culture catholique, vous aussi vous pouvez répandre un peu de lumière et de bonheur dans ce triste monde paganisé.</p>
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		<title>Le dernier Ange &#8211; Conte de Noël</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 19:47:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[De tous les anges, il était le dernier.
Des milliards et milliards de purs esprits que Dieu a créés, bien plus nombreux que l&#8217;ensemble des mortels qui existeront jusqu&#8217;à la fin du monde, répartis en une immense hiérarchie composée de neuf choeurs angéliques, il se trouvait le plus bas. Tous les anges, sans exception, lui étaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-264" style="margin: 4px 7px;" title="ange" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/12/ange.jpg" alt="ange" width="188" height="250" />De tous les anges, il était le dernier.</p>
<p>Des milliards et milliards de purs esprits que Dieu a créés, bien plus nombreux que l&#8217;ensemble des mortels qui existeront jusqu&#8217;à la fin du monde, répartis en une immense hiérarchie composée de neuf choeurs angéliques, il se trouvait le plus bas. Tous les anges, sans exception, lui étaient supérieurs. Au-dessous de lui, bien loin, il n&#8217;y avait que nous, les hommes.</p>
<p>N&#8217;allez surtout pas croire qu&#8217;il en concevait quelque amertume ou déception. Au contraire, c&#8217;était un ange particulièrement joyeux et heureux.</p>
<p>Par exemple, il n&#8217;avait rien voulu savoir de la révolte de Lucifer qui était venu lui-même le travailler en premier, pensant pouvoir susciter chez lui un sentiment d&#8217;injustice.</p>
<p>– « Suis-moi », lui avait chuchoté le Tentateur, « et de dernier des derniers tu deviendras semblable à Dieu ».</p>
<p>Il aurait éclaté de rire , et haussé les épaules s&#8217;il en avait eu , mais ce sont là deux actions qui nous appartiennent, aussi posa-t-il une simple question qui fut entendue d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la voûte céleste : – « Et qui donc est comme Dieu ? ».</p>
<p>Sa phrase fut reprise par l&#8217;archange saint Michel qui en fit son cri de guerre avec le succès que l&#8217;on sait, puisque sous sa direction les deux tiers de la milice angélique lancèrent en Enfer les démons révoltés, après un gigantesque combat.</p>
<p>Depuis, le dernier des Anges passait son éternité à faire du bien sur la Terre.</p>
<p>Étant un pur esprit, comme vous l&#8217;avez compris, il n&#8217;avait pas de corps. Mais il possédait une intelligence immensément supérieure à la nôtre, une volonté libre d&#8217;entraves, et un pouvoir sur tout le monde temporel qui n&#8217;était limité que par les desseins de la Providence. De plus, il n&#8217;avait jamais eu besoin d&#8217;apprendre, toutes ses connaissances lui avaient été données par Dieu dès l&#8217;instant de sa création. Sa science, sa force, son discernement, il les utilisait pour influencer les conditions matérielles de notre vie quotidienne.</p>
<p>Là où il passait, l&#8217;air devenait plus léger, les oiseaux chantaient plus gaiement, les fleurs embaumaient et les hommes se sentaient inclinés à être meilleurs.</p>
<p>Il était l&#8217;ange qui rétablissait la paix dans la nature après les grandes tempêtes, celui qui rendait si doux le retour du printemps, qui gardait fraîche la vaste salle de pierre où venaient se reposer les moissonneurs, qui veillait à l&#8217;abondance des fruits pour la cueillette d&#8217;automne et qui créait cette ambiance réconfortante, devant la cheminée qui crépite, lorsque la neige recouvre la campagne.</p>
<p>Il patrouillait la terre pour adoucir les effets de la nature sauvage, rendre la vie plus supportable pour les pauvres humains et les encourager à la pratique de la vertu.</p>
<p>Son intervention sur les éléments essayait de faire renaître l&#8217;espoir au coeur des hommes. C&#8217;était une action humble, qu&#8217;il effectuait avec ingéniosité et discrétion, mais il avait dans l&#8217;idée que cela ne remplissait pas la mesure de ce qu&#8217;il était appelé à réaliser.</p>
<p>Comme il aimait formuler des suppositions, il pensait qu&#8217;un jour Dieu lui confierait peut-être une mission particulière.</p>
<p>– « Je serai sans doute l&#8217;ange gardien de quelqu&#8217;un ; étant le dernier des anges, ce sera probablement le plus faible des hommes », avait-il dit à quelques-uns des grands archanges du Paradis qui en savaient plus que lui mais se contentèrent de le regarder en silence.</p>
<p>Alors qu&#8217;il n&#8217;était au courant de rien, il nota une activité inhabituelle dans la sphère céleste.</p>
<p>Mais, comme dans leur mouvement incessant pour participer au maintien de la création, aucun de ses aînés ne s&#8217;arrêtait pour lui révéler ce qui se passait, il continuait à parcourir le monde.</p>
<p>Cela faisait déjà plusieurs milliers d&#8217;années qu&#8217;il remplissait son office, ce qui représente beaucoup de temps pour nous, mais rien qu&#8217;un tout petit peu d&#8217;éternité pour un ange, lorsqu&#8217;un soir, l&#8217;un des magnifiques séraphins qui siègent tout proche du trône de Dieu vint le voir :</p>
<p>– « Notre Souverain Créateur a une mission pour toi, lui dit-il, va vite exercer tes talents auprès de pauvres gens, à tel endroit que je t&#8217;indiquerai ».</p>
<p>S&#8217;empressant de parcourir l&#8217;immense distance qui le séparait du lieu où il était envoyé, il entra sans savoir ce qu&#8217;il allait trouver, dans un endroit bien mal éclairé.</p>
<p>Il regarda autour de lui et aperçut&#8230; le plus petit, le plus faible, le plus pauvre des enfants des hommes. Alors, une lumière merveilleuse inonda la simple grotte où il se tenait et se retournant, il vit que toute la cour céleste était présente, et que les milliers et milliers d&#8217;anges, montant et descendant, entonnaient un chant nouveau, d&#8217;une douceur extrême.</p>
<p>– « Dépêche-toi, tu vois bien qu&#8217;il a froid », lui dit encore le séraphin.</p>
<p>Ce n&#8217;est qu&#8217;à ce moment-là qu&#8217;il sut que Dieu s&#8217;était fait homme et qu&#8217;il reçut pour mission de protéger ce tout petit enfant, ainsi que sa mère, la très Sainte Vierge et son père adoptif, saint Joseph.</p>
<p>Vite, il rapproche l&#8217;âne et le boeuf qui dormaient au fond pour qu&#8217;ils réchauffent le nouveau-né de leur souffle ; il adoucit la paille pour éviter qu&#8217;un fétu ne vienne le blesser ; et il répand dans l&#8217;air un arôme de Noël, fait de résine de sapin, de cire chaude, de fleurs d&#8217;oranger et de friandises diverses.</p>
<p>L&#8217;Enfant qui le voit lui sourit. Il est le dernier, oui, mais le plus heureux des anges.</p>
<p>Depuis cette Nuit-là, tous les ans, il parcourt la Terre pour faire sentir aux âmes de bonnes volontés la suavité, le parfum, l&#8217;esprit de Noël.</p>
<p>Alors, s&#8217;il vous plaît, regardez bien autour de vous et soyez sensible à sa présence. Vous devinerez peut-être qu&#8217;il vient de passer, dans la flamme d&#8217;une bougie qui vacille devant la crèche, dans l&#8217;éclat d&#8217;une boule de Noël suspendue dans le sapin, ou dans la douceur des chants, à la messe de minuit.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>Note : ce récit n&#8217;est qu&#8217;un conte de Noël. Mais le dernier des anges existe bien. Je n&#8217;ai jamais su comment il s&#8217;appelait (s&#8217;il me l&#8217;avait dit, j&#8217;aurais fini par l&#8217;écrire ; or l&#8217;Église interdit aux hommes de nommer les anges, en dehors de ceux qui apparaissent dans la Bible). De toute façon, notre pauvre intelligence humaine aurait bien du mal à comprendre la signification et la beauté du nom d&#8217;un ange.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, c&#8217;est lui qui m&#8217;a suggéré de rédiger ce conte. Quand j&#8217;ai objecté que peut-être tout n&#8217;était pas rigoureusement exact, il a ri, haussé les épaules et a dit : « Tu n&#8217;auras qu&#8217;à mettre une note à la fin. Ceux qui ont su garder le meilleur de leur âme d&#8217;enfant se réjouiront, les autres&#8230; ».</p>
<p style="text-align: right;"><em>Benoît Bemelmans</em></p>
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		<title>Profanation de l’Hostie et satanisme</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 09:41:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Blasphèmes et Profanation]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[satanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[En Italie, le cardinal Caffarra, archevêque de Bologne a interdit la communion dans la main dans certaines églises pour éviter la profanation de l’Eucharistie. 
« On doit constater – écrit le cardinal Caffarra – que malheureusement les cas de profanation de l’Eucharistie se sont répétés, en profitant de la possibilité d’accueillir le Pain consacré dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><span style="color: #1f1a17;">En Italie, le cardinal Caffarra, archevêque de Bologne a interdit la communion dans la main dans certaines églises pour éviter la profanation de l’Eucharistie. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« On doit constater – écrit le cardinal Caffarra – que malheureusement les cas de profanation de l’Eucharistie se sont répétés, en profitant de la possibilité d’accueillir le Pain consacré dans la paume de la main, surtout, mais pas seulement, à l’occasion de grandes célébrations ou dans de grandes églises où passent de nombreux fidèles ». </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">L’autorisation à recevoir l’Hostie consacrée dans la main peut donner origine à de « graves abus », car il arrive que l’on prenne les Espèces Sacrées pour les garder comme « souvenir », ou « pour les vendre » ou, encore pire, « pour les profaner avec des rites sataniques ». C’est ce qui a écrit Mgr Gabriele Cavina, provicaire général du diocèse de Bologne (Italie), dans la lettre aux prêtres qui accompagne les dispositions du cardinal Caffarra, et qui cite un écrit de Mgr Malcom Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin et de la Discipline des Sacrements, tout récemment nommé archevêque de Colombo, au Sri Lanka. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Pour cette raison, il faut un contrôle pendant la distribution de la sainte Communion, à partir de l’observance des règles communes connues par tout le monde ». « Pendant la Communion – lit-on encore dans le décret du Cardinal – les servants assistent le ministre, pour ce qui est possible, en contrôlant que tout fidèle, après avoir reçu le Pain consacré, le consomme immédiatement devant le ministre et qu’en aucun cas il ne le rapporte à sa place ou ne le mette dans sa poche, dans son sac ou ailleurs ; il ne doit pas le laisser tomber, encore moins marcher dessus ». </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">En plus de recommander la vigilance à tous les prêtres, le cardinal a publié ces dispositions pour trois églises importantes du diocèse : « considérée la fréquence avec laquelle on a signalé des cas de comportement irrévérent dans l’acte de recevoir l’Eucharistie – écrit le Cardinal – nous décrétons que dans l’Église Métropolitaine de Saint Pierre, dans la Basilique de Saint Pétrone et dans le Sanctuaire de la Bienheureuse Vierge de Saint Luc à Bologne, les fidèles reçoivent le Pain consacré seulement par les mains du ministre directement sur la langue ». </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><em>(CE du 20 juin 2009)</em></span><span style="color: #1f1a17;"> </span></p>
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		<title>En Angleterre, les agences catholiques doivent faciliter l’adoption d’enfants par des homosexuels ou fermer</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 09:33:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualisme]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Persécution religieuse]]></category>

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		<description><![CDATA[Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster a déclaré le 18 juin dernier que l’organisation caritative Catholic Children’s Society qu’il préside se voyait forcée d’arrêter ses activités d’aide aux enfants ayant besoin d’adoption. 
La raison qu’il a indiquée est que la loi sur « l’égalité des droits homosexuels » l’obligeait à proposer l’adoption aux couples de même sexe, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><span style="color: #1f1a17;">Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster a déclaré le 18 juin dernier que l’organisation caritative </span><span style="color: #1f1a17;"><em>Catholic Children’s Society</em></span><span style="color: #1f1a17;"> qu’il préside se voyait forcée d’arrêter ses activités d’aide aux enfants ayant besoin d’adoption. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">La raison qu’il a indiquée est que la loi sur « l’égalité des droits homosexuels » l’obligeait à proposer l’adoption aux couples de même sexe, en violation des enseignements de la morale chrétienne sur la famille et le mariage. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Du fait de cette loi sur « l’orientation sexuelle », l’Église catholique en Angleterre cesse de chercher des foyers potentiels pour les enfants abandonnés. Cette agence d’adoption avait été fondée en 1859 et était une des plus anciennes du pays. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Il s’agit bien là d’une nouvelle « morale » et d’une nouvelle « religion » qui impose sa loi de façon persécutoire, au nom du « dogme » selon lequel « l’orientation sexuelle » serait source de droits. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Déjà, des pasteurs anglais se sont vus menacés de poursuites s’ils refusaient de célébrer des mariages religieux entre personnes du même sexe. N’en doutons pas, la même exigence sera demain imposée à l’Église catholique. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Le fondement pour ces lois se trouve dans les règlements européens déjà en vigueur qui vont être prochainement encore renforcés par la valeur normative obligatoire accordée à la Charte des droits par le traité de Lisbonne. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">La persécution n’est pas une fatalité. L’alternative est la résistance, pacifique et légale. </span></p>
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		<title>Election de Benoit XVI</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2005 14:06:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Action de la TFP]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres]]></category>

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		<description><![CDATA[Le jour même de l&#8217;élection de Sa Sainteté Benoit XVI au Trône de Pierre, la TFP a envoyé une lettre de félicitation au Souverain Pontife.
Elle est reproduite ci-dessous.

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le jour même de l&#8217;élection de Sa Sainteté Benoit XVI au Trône de Pierre, la TFP a envoyé une lettre de félicitation au Souverain Pontife.</p>
<p>Elle est reproduite ci-dessous.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-184" title="lettre benoit XVI" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/lettre-benoit-XVI.jpg" alt="lettre benoit XVI" width="600" height="836" /></p>
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		<title>Les catholiques dans le monde &#8211; mars 2005</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Mar 2005 13:46:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blasphèmes et Profanation]]></category>
		<category><![CDATA[Crise du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Persécution religieuse]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand les catholiques étaient hors la loi
Jean Sévillia, historien et auteur de talent, vient de publier chez Perrin un livre intitulé « Quand les catholiques étaient hors la loi ». Il y retrace la période de 1879 à 1914 où les catholiques ont été écartés des instances dirigeantes du pays et où régnait une volonté de déchristianiser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<h3>Quand les catholiques étaient hors la loi</h3>
<p>Jean Sévillia, historien et auteur de talent, vient de publier chez Perrin un livre intitulé « Quand les catholiques étaient hors la loi ». Il y retrace la période de 1879 à 1914 où les catholiques ont été écartés des instances dirigeantes du pays et où régnait une volonté de déchristianiser la France. Pourquoi ces faits accablants sont-ils oubliés aujourd’hui ? Ce retour aux sources historiques révèle l’anticatholicisme militant d’où provient la « laïcité à la française ». La conclusion est lucide et pleine d’espoir : bien que « notre monde vit, selon le diagnostic angoissé de Jean-Paul II comme si Dieu n’existait pas », « cent ans après, le petit Père Combes a perdu son pari : les catholiques, en France, n’ont pas dit leur dernier mot ».</p>
<h3>Noël à HongKong</h3>
<p>À l’occasion de Noël, le diocèse catholique de Hong Kong a organisé une exposition de crèches dans les centres commerciaux de la ville.</p>
<p>Il a voulu par là sensibiliser tous les Hongkongais, dont seulement 5 % sont catholiques, sur le véritable sens chrétien de Noël. Elles ont été l&#8217;objet d’un concours entre différentes écoles.</p>
<h3>Ignoble attaque contre la Sainte Vierge</h3>
<p>Une exposition « d’art moderne » au centre Pompidou s’en prend à la Sainte Vierge. L’une des « oeuvres » de cette exposition occupe tout un mur d’une salle, dégoulinant de peinture comme s’il s’agissait de graffiti. Il s’agit de l’image dédoublée d’une femme nue dans une attitude obscène et pornographique. Le titre est : « La Sainte Vierge ». Cette horreur a été réalisée par un certain Kendell Geers. Le journal Libération du 26/27 février 2005 l’a reproduite.</p>
<p>Pour exprimer son indignation, de façon toujours correcte, on peut écrire au Président : M. Bruno Racine, Président du Centre Pompidou, Centre Pompidou, 75191 Paris Cedex 04</p>
<h3>Persécutions</h3>
<p>« Aidez-nous, ils nous massacrent ! Nous sommes persécutés ! » – Le 5 octobre 2004, la famille Sako, famille chrétienne en Irak, appelle à l’aide. On vient de les menacer de mort et de tuer leur fils.</p>
<p>En Irak, à Ninive près de Mossoul, la famille Sako a été attaquée par une bande de  fanatiques. Ces personnes ont fait irruption dans leur maison en s’écriant : « Nous sommes venus vous exterminer. Cela sera la fin pour vous, chrétiens ». Voulant défendre sa famille, le père, Mazen, opposa sa résistance et pour le punir, ils tuèrent son fils Mage, âgé de 10 ans. (Cette information a été divulguée par l’agence Fides, du Vatican).</p>
<h3>Une directive secrète du parti communiste chinois pour faire triompher l’athéisme</h3>
<p>En Chine, les catholiques fidèles à Rome sont persécutés. À la fin de l’année dernière, le département de propagande du Parti a élaboré une série de normes pour promouvoir l’athéisme et détruire la religion, spécialement auprès des jeunes. Ce document rappelle l’importance d’intégrer le marxisme et le matérialisme au système éducatif afin de combattre “ les superstitions ” et de les remplacer par la “ pensée scientifique ”. Le parti réaffirme sa domination exclusive sur l’éducation et encourage ses membres à “ diffuser la culture matérialiste et athée ”. Mais, en France, est-on si loin de cette situation ?</p>
<h3>Sept femmes ont été tondues en Inde, pour s’être converties au christianisme</h3>
<p>En février 2004, dans le village de Kilipala, un commando de 35 hommes, membres du Sangh Parivar, groupe radical hindou, a occupé pendant quatre jours, les maisons de plusieurs familles converties au christianisme. Les habitants ont été brutalisés, plusieurs femmes ont eu la tête rasée et des bibles ont été brûlées.</p>
<h3>Une parodie de la dernière Cène</h3>
<p>Une marque de vêtements a trouvé judicieux de réaliser une parodie de la Cène du Christ pour son affiche publicitaire, publiée dans la presse. Le cliché représente une femme à la place de Jésus, entourée de onze « apôtres » femmes également, et d’un douzième, un homme au dos nu. L’association Croyances et libertés proche de l’épiscopat a attaqué cette campagne en justice.</p>
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