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	<title>tfp-france.org &#187; Culture catholique</title>
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		<title>Ils Lui lièrent les mains car elles faisaient le bien</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 22:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Semaine Sainte]]></category>

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Plinio Corrêa de Oliveira


Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><a href="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-298" title="Sem Sainte Pilate" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate-300x182.jpg" alt="Sem Sainte Pilate" width="300" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><br />
</span></h1>
<p style="text-align: right;"><strong>Plinio Corrêa de Oliveira</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p>Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les craindre ?</p>
<p>La main est une des parties les plus expressives et les plus nobles du corps humain. Quand les pontifes et les parents bénissent, ils le font d’un geste de la main. Quand l’homme innocent et persécuté, saturé de douleurs, fait appel à la Justice divine – son dernier rempart contre la méchanceté humaine – c’est encore avec la main qu’il maudit.</p>
<p>C’est avec les mains que parents et enfants, frères, époux, se manifestent leur affection dans les moments de tendresse. Pour prier, l’homme joint les mains ou les lève vers le Ciel. Quand il veut symboliser le pouvoir, il empoigne le sceptre. Quand il veut exprimer la force, il brandit le glaive. Quand il parle aux foules, l’orateur accentue de ses mains la force du raisonnement qui convainc ou des paroles qui émeuvent. C’est avec les mains que le médecin dispense le remède et que l’homme charitable secourt les pauvres, les vieillards, les enfants.</p>
<p>Voilà pourquoi on embrasse les mains qui font le bien, et on menotte celles qui pratiquent le mal.</p>
<p>Vos mains, Seigneur, qu’ont-elles fait ? Pourquoi les a-t-on attachées ?</p>
<p>« <em>In principio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum</em> » (J. I, 1) Comment décrire Votre majesté transcendante, éternelle et ineffable quand – avant toutes choses et avant tous les siècles – Vous viviez de la vie suprêmement glorieuse et heureuse de la Très Sainte Trinité? Saint Paul a contemplé cette vie, et il n’a pu en dire qu’une chose : c’est que les paroles humaines ne permettent pas de la décrire. Du haut de ce trône, Vous êtes venu avec des desseins d’amour pour unir les hommes. Et ainsi, avec une bonté sublime, Vous avez assumé notre nature humaine. Par amour pour l’homme, Vous avez voulu avoir un corps humain. Et c’est pour faire le bien que Vos mains ont été créées.</p>
<h3><strong><span style="color: #800000;">Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur</span></strong></h3>
<p>Qui peut dire, Seigneur, la gloire que ces mains &#8211; maintenant sanglantes et défigurées &#8211; mais si belles et si dignes depuis les premiers jours de Votre enfance, ont rendue à Dieu au moment où sur elles se sont posés les premiers baisers de la Sainte Vierge et de saint Joseph? Qui peut dire avec quelle douceur elles firent à Marie leur premier câlin ? Avec quelle piété elles se sont jointes en attitude de prière ? Et avec quelle force, quelle noblesse, quelle humilité elles ont travaillé dans l’atelier de saint Joseph ?</p>
<p>Ces mains du Fils parfait, qu’ont-elles fait d’autre dans le foyer sinon le bien ?</p>
<p>Quand Votre vie publique a commencé, Vous étiez surtout le Maître qui apprenait aux hommes le chemin du Ciel. Et ainsi, quand dans le «pusillus grex», le «petit troupeau» de Vos préférés, Vous enseigniez la perfection évangélique, quand Votre voix s’élevait et s’étendait sur les multitudes pleines d’admiration et de révérence, Vos mains en mouvement désignaient la demeure céleste ou blâmaient le crime, ajoutant à la parole qu’elles venaient enrichir, tous les impondérables du geste. Alors les Apôtres et les multitudes croyaient en Vous, et Vous adoraient, Seigneur.</p>
<p>Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur. Vous ne vous contentiez pas d’enseigner, mais Vous conduisiez. La conduite s’exerce plus spécialement sur la volonté, de même que l’enseignement s’exerce plus précisément sur l’intelligence. Et comme c’est surtout par l’amour que l’on guide les volontés, Vos divines mains ont eu des vertus mystérieuses et surnaturelles pour combler les petits, accueillir les pénitents, guérir les malades. Amour si ardent, si généreux, si communicatif que depuis lors, quand les mains d’un chrétien – et spécialement celles d’un prêtre – se meuvent pour choyer les petits, consoler les pénitents, donner un médicament aux malades, l’amour qui les anime n’est qu’une flamme de cet amour infini, ô mon Dieu.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"><img class="alignleft size-full wp-image-299" title="Rameaux âne mains" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Rameaux-âne-mains.jpg" alt="Rameaux âne mains" width="278" height="379" />À leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute</span></strong></p>
<p>Mas ces mains si fortes surnaturellement que sous leur empire pliaient toutes les lois de la nature et qu’à leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute, ces mains avaient encore un autre rôle à jouer. N’aviez-Vous pas parlé du loup féroce ? Seriez-Vous le Pasteur si Vous ne le repoussiez pas ? Et puisque Vous faites tout avec une force irrésistible, comment ne pouvait-on pas ressentir le coup du fouet que Vous saisissiez ?</p>
<p>Le loup, oui… et avant tout le démon. Votre vie a montré clairement que le démon n’est pas un élément de fiction ou quelque chose de ce genre; un être à qui le pouvoir d’agir serait donné en si peu d’occasions que l’immense majorité des choses se passerait pratiquement comme s’il n’existait pas. Les hommes hypocrites, ceux de mœurs dissolus, qui se parent des attributs de la justice et même du sacerdoce, tout cela est désigné dans les Évangiles non seulement comme une conséquence de la dépravation humaine en raison du péché originel et de notre méchanceté, mais aussi comme une œuvre du démon, actif, diligent, embusqué ici et là, et dénonçant parfois sa présence par de spectaculaires manifestations d’obsession et de possession.</p>
<p>Vous expulsiez le démon, Seigneur, par Votre terrible puissance, et devant Votre parole grave et dominatrice comme le tonnerre, plus noble et plus solennelle qu’un cantique d’ange, les esprits impurs fuyaient épouvantés et terrassés. Tellement vaincus et si terrifiés que par la suite ils ont dû obéir à Vos apôtres avec docilité. Partout où Votre parole était prêchée et acceptée par les hommes, l’impureté, la révolte et les démons fuyaient. Et ils n’ont recommencé à étendre sur l’humanité leurs ailes ténébreuses et leur pouvoir de perdition que lorsque le monde a entrepris de  rejeter Votre Église, qui est Votre Corps Mystique. Pourtant, ils sont toujours tellement battus et impuissants qu’il suffira aux hommes d’être à nouveau fidèles à la grâce de Dieu pour que l’empire des puissances infernales s’effondre une fois encore et que les ténèbres, la luxure et l’esprit de la Révolution refluent dans les antres secrets d’où ils sont sortis depuis des siècles.</p>
<p>Pasteur, Vos divines mains ne se sont pas limitées à brandir le bâton contre les puissances spirituelles et invisibles présentes dans les airs, comme le dit saint Paul, pour perdre les hommes ; mais elles ont attaqué le démon et le mal dans ses agents tangibles et visibles.</p>
<p>Le mal, avant tout considéré en lui-même. Il n’y a pas de vice contre lequel Vous n’ayez parlé.</p>
<p>Mais aussi le mal concret, réalisé dans les hommes ; et non seulement dans les hommes en général, mais dans certaines classes – les pharisiens par exemple – ; et non seulement dans certaines classes mais dans certains hommes concrètement désignés : les vendeurs du Temple sont immortalisés dans les pages de l’Évangile par le châtiment exemplaire qu’ils ont subi.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Au service de Dieu, ne pas fustiger revient parfois à trahir</span></strong></p>
<p>Vous qui avez recommandé la mansuétude jusqu’à ses dernières extrémités lorsque seuls des droits particuliers sont en jeu, Vous qui vouliez que nous répondions à une gifle en tendant l’autre joue, Vous avez pourtant développé une accusation, ardente et sainte, pour discréditer les pharisiens, et Vous avez empoigné le fouet pour châtier les vendeurs du Temple. Car alors il ne s’agissait plus de droits purement humains, mais de la Cause de Dieu. Et au service de Dieu, il y a des moments où ne pas réprimander, ne pas fustiger équivaut à trahir.</p>
<p>Et ces mains qui ont été si douces pour les hommes droits comme Jean, l’innocent, et Madeleine, la pénitente, ces mains qui ont été si terribles envers le monde, le démon, la chair, pourquoi sont-elles à présent ligotées et  mises à vif ?</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur ?</span></strong></p>
<p>Est-ce par hasard, l’œuvre des innocents, des pénitents ? Ou est-ce plutôt l’œuvre de ceux qui ont reçu un châtiment mérité et qui se sont révoltés diaboliquement contre ce châtiment ?</p>
<p>Oui, pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur qu’il a paru nécessaire de lier Vos mains, de réduire au silence Votre voix, d’éliminer Votre vie ?</p>
<p>Est-ce parce que quelqu’un craignait d’être guéri ? Ou choyé ? Qui craint la santé ? Qui hait la tendresse ?</p>
<p>Seigneur, pour comprendre cette monstruosité il faut croire au mal. Il faut reconnaître que les hommes sont tels que leur nature se révolte facilement contre le sacrifice, et quand celle-ci prend le chemin de la révolte, il n’est pas d’infamie et de désordre dont elle ne soit capable. Il faut reconnaître que Votre Loi impose des sacrifices, qu’il est dur d’être chaste, humble, honnête et par conséquent il est dur de suivre Votre Loi. Votre joug est suave, oui, et Votre charge légère. Mais ce n’est pas parce que renoncer à ce qui existe en nous d’animal et de désordonné n’est pas amer, mais parce que Vous-même nous aidez à le faire.</p>
<p>Et quand quelqu’un Vous dit non, il commence à Vous haïr, en haïssant tout le bien, toute la vérité, toute la perfection dont Vous êtes la personnification même. Et, s’il ne Vous a pas visiblement à portée de la main pour décharger sa haine satanique, il frappe l’Église, il profane l’Eucharistie, il blasphème, il diffuse l’immoralité, il prêche la Révolution.</p>
<p>Vos mains sont liées, mon Jésus, et où donc se trouvent les boiteux et les paralytiques, les aveugles, les muets que Vous avez guéris, les morts que Vous avez ressuscités, les possédés que vous avez libérés, les pécheurs que Vous avez relevés, les justes à qui Vous avez révélé la vie éternelle ? Pourquoi ne viennent-ils pas rompre les liens qui attachent Vos mains ?</p>
<p>Curieux paradoxe ! Vos ennemis continuent à craindre Vos mains bien qu’attachées et pour cela ils Vous tueront. Vos amis semblent moins conscients de Votre pouvoir. Et comme ils ne Vous font pas confiance, ils s’enfuient effrayés devant ceux qui Vous persécutent.</p>
<p>Pourquoi ? Là encore, la force du mal se manifeste. Vos ennemis aiment tellement le mal que, malgré les humiliations des cordes qui Vous attachent, ils discernent en Vous toute la force de Votre pouvoir… et tremblent ! Pour se rassurer, ils veulent transformer en plaie votre dernière fibre de chair encore saine, ils veulent verser la dernière goutte de Votre sang, ils veulent Vous voir exhaler Votre dernier souffle. Et encore, ils ne sont pas tranquilles. Mort, Vous semez toujours la terreur. Il faut sceller votre sépulcre et entourer Votre cadavre de gardes armés. La haine du bien les rend si perspicaces qu’ils perçoivent en Vous ce qui est indestructible.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les cordes n’ont servi à rien, ni le sépulcre, ni la mort n’ont réussi à Vous retenir !</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-303" title="le baiser de Judas" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/le-baiser-de-Judas-300x243.jpg" alt="le baiser de Judas" width="300" height="243" />Par contre, les bons n’ont pas la même clarté de vue. Ils Vous considèrent vaincu, perdu… ils s’enfuient pour sauver leur propre personne. Ils n’ont d’yeux, d’oreilles que pour leur risque personnel. L’homme est perspicace seulement pour ce qu’il aime. Et s’il voit mieux le risque qu’il court que Votre pouvoir, c’est parce qu’il aime davantage sa vie que Votre gloire.</p>
<p>Oh, Seigneur, combien de fois Vos adversaires tremblent devant l’Église, pendant que moi, misérable, la voyant les mains liées, je crois que tout est perdu !</p>
<p>Mais comme Vos ennemis avaient raison ! Vous êtes ressuscité ! Non seulement les cordes et les clous n’ont servi à rien, mais ni la dalle du sépulcre, ni la geôle de la mort n’ont réussi à Vous retenir. Oui, Vous êtes ressuscité ! Alléluia !</p>
<p>Mon Seigneur, quelle leçon ! En voyant l’Église persécutée, humiliée, abandonnée par ses fils, niée par les mœurs païennes et par la science panthéiste d’aujourd’hui, menacée de l’extérieur par les hordes du communisme, et à l’intérieur par les égarements de ceux qui veulent pactiser avec le démon, j’hésite, je tremble, je juge que tout est perdu.</p>
<p>Seigneur, mille fois non ! Vous êtes ressuscité par Votre propre force et Vous avez réduit à néant les liens par lesquels Vos adversaires prétendaient Vous retenir dans les ombres de la mort.</p>
<p>Votre Église participe de cette force intérieure et à n’importe quel moment Elle peut détruire tous les obstacles qui l’encerclent.</p>
<p>Notre espérance n’est pas dans les concessions, ni dans les adaptations aux erreurs du siècle. Notre espérance est en Vous, Seigneur.</p>
<p>Exaucez les suppliques des justes, qui Vous implorent par l’intercession de la Très Sainte Vierge. Envoyez, ô Jésus, Votre Esprit et Vous renouvellerez la face de la Terre !</p>
<p>_____________________________________<br />
Cet article du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de la TFP au Brésil, a été publié par la revue <em>Catolicismo</em>, en 1952.</p>
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		<title>Peuple et multitude amorphe, inégalités légitimes et fraternité</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 21:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
La voix des Papes – Pie XII 
Dans son message radiodiffusé de Noël 1944, Pie XII éclairait par son enseignement la distinction nécessaire entre l’idée de peuple authentique et celle de masse. Il dénonçait le risque de transformer « la force élémentaire » de cette dernière en un redoutable ennemi de la liberté et du bien commun. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h3 style="margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">La voix des Papes – Pie XII </span></h3>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><img class="alignright size-full wp-image-134" style="margin: 3px 7px;" title="peuple.jpg" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/DSC9647.jpg" alt="peuple.jpg" width="196" height="239" /><span style="color: #1f1a17;">Dans son message radiodiffusé de Noël 1944, Pie XII éclai</span><span style="color: #1f1a17;">rait par son enseignement la distinction nécessaire entre l’idée de peuple authentique et celle de masse. Il dénonçait le risque de transformer « la force élémentaire » de cette dernière en un redoutable ennemi de la liberté et du bien commun. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">À notre époque de crise et de matraquage médiatique, une réflexion sur ce sujet peut être utile à ceux qui sont attachés à la défense des principes essentiels de la civilisation chrétienne. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Peuple et multitude amorphe, ou, comme on a coutume de dire, masse, sont deux concepts différents. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>1.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Le peuple vit et se meut par sa vie propre ; la masse est d’elle-même inerte, et ne peut être mue que de l’extérieur. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>2.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Le peuple vit de la plénitude de la vie des hommes qui le composent, dont chacun – à la place et de la manière qui lui sont propres – est une personne consciente de ses propres responsabilités et de ses propres convictions. La masse au contraire, attend l’impulsion du dehors, jouet facile entre les mains de quiconque en exploite les instincts et les impressions, prompte à suivre, tour à tour, aujourd’hui ce drapeau et demain cet autre. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>3.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « De l’exubérance vitale d’un vrai peuple se diffuse une vie, abondante et riche, dans l’État et dans tous ses organes, leur infusant, avec une vigueur sans cesse renouvelée, la conscience de leur responsabilité propre, le vrai sens du bien commun. De la force élémentaire de la masse, habilement manipulée et utilisée, l’État peut aussi se servir. Aux mains d’un ou de plusieurs ambitieux, groupés artificiellement par leurs tendances égoïstes, l’État peut, en s’appuyant sur la masse devenue une pure machine, imposer arbitrairement sa volonté à la meilleure partie du peuple. L’intérêt commun en reste lésé gravement et pour longtemps, et la blessure devient rapidement difficile à guérir.» </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><img class="alignleft size-medium wp-image-135" style="margin: 3px 7px;" title="masse" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/DSC_2956-300x158.jpg" alt="masse" width="300" height="158" /><br />
</span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>4.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Il en résulte clairement une autre conclusion : la masse – telle que Nous venons de la définir – est la principale ennemie de la véritable démocratie et de son idéal de liberté et d’égalité. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>5.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Dans un peuple digne de ce nom, le citoyen a conscience de sa propre personnalité, de ses devoirs et de ses droits ; de sa propre liberté conjuguée au respect de la liberté et de la dignité des autres. Dans un peuple digne de ce nom, toutes les inégalités, qui dérivent non du libre arbitre, mais de la nature même des choses, inégalités de culture, de biens, de position sociale – sans préjudice, bien entendu, de la justice et de la charité mutuelle – ne sont nullement un obstacle à l’existence et à la prédominance d’un authentique esprit de communauté et de fraternité. Bien plus, loin de nuire en quoi que ce soit à l’égalité civile, elles lui confèrent son sens légitime, à savoir que chacun a le droit, en face de l’État, de vivre honorablement sa propre vie personnelle, à la place et dans les conditions où l’ont mis les desseins et les dispositions de la Providence. » </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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		<title>Passion pour la Semaine Sainte</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 04:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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Séville, la capitale de l’Andalousie en Espagne, est fameuse pour sa Semaine Sainte au long de laquelle des milliers de pénitents défilent dans les rues, portant en procession de lourds pavois sur lesquels les scènes de la Passion sont reproduites avec des statues grandeur nature. Les lignes qui suivent essaient de donner au lecteur un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #800000;"><br />
</span></h1>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-272" title="pg5 - Santissimo Cristo de la Sed en la Avenida" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg5-Santissimo-Cristo-de-la-Sed-en-la-Avenida-300x153.jpg" alt="pg5 - Santissimo Cristo de la Sed en la Avenida" width="300" height="153" /></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Séville, la capitale de l’Andalousie en Espagne, est fameuse pour sa Semaine Sainte au long de laquelle des milliers de pénitents défilent dans les rues, portant en procession de lourds pavois sur lesquels les scènes de la Passion sont reproduites avec des statues grandeur nature. Les lignes qui suivent essaient de donner au lecteur un peu de la saveur de cet événement.</strong></span></p>
<p>=================================</p>
<p>Le doux parfum des orangers en fleurs qui flotte sur toute la ville surprend le visiteur arrivant pour la première fois à Séville, un dimanche des Rameaux. À certains angles de rues, ce parfum se mélange aux nuages d’encens qui s’élèvent des cortèges ainsi qu’à l’odeur de la cire chaude, abondamment versée sur le sol par les milliers de cierges des pénitents qui défilent. Cette fragrance se retrouve sur les places, dans les ruelles, les avenues et sur les quais du Guadalquivir, tout au long de ces journées et de ces nuits ; et bien qu’un dicton affirme qu’à Séville « c’est toute l’année la Semaine Sainte »,  la sensation olfactive de ces sept jours est cependant unique.</p>
<p>La Semaine Sainte non seulement se respire, mais on la touche, on la contemple, on vibre et l’on prie avec elle, on pleure et on chante. La poésie est partout : dans les patios fleuris à l’intérieur des maisons, souvent visibles depuis la rue à travers les grilles de fer forgé,  dans les chapelles où sont exposés les insignes et les bannières des confréries et surtout sur les pavois fleuris et richement ornés sur lesquels sont portées les scènes de la Passion de Notre Seigneur.</p>
<h2>Une forme originale de sacralisation de la vie temporelle<img class="alignright size-full wp-image-274" title="pg6 - Cuadro Sorolla Semana Santa Los nazarenos - CMYK" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg6-Cuadro-Sorolla-Semana-Santa-Los-nazarenos-CMYK.jpg" alt="pg6 - Cuadro Sorolla Semana Santa Los nazarenos - CMYK" width="400" height="481" /></h2>
<p>C’est pour réaliser un acte de foi public, en réaction aux erreurs du protestantisme, qu’à partir du XVIe siècle, les confréries sortent dans la rue, portant leurs statues en procession jusqu’à la cathédrale, où elles font une station de pénitence afin de proclamer publiquement leur foi et d’être une image palpable de la Passion de Notre Seigneur et de la douleur de la Sainte Vierge, co-Rédemptrice, considérant sans doute avec raison que ces actes sont plus éloquents et plus efficaces que mille sermons.</p>
<p>Aussi le pénitent qui défile pendant de longues heures, revêtu d’une tunique et d’une haute cagoule pointue qui le rend anonyme, portant un énorme cierge allumé, est appelé «<em> nazareno </em>» : il participe à sa mesure à la Passion du Christ en étant lui-même un autre Nazaréen.</p>
<p>Les confréries – elles sont plus de cinquante à défiler pendant la Semaine Sainte – non seulement veillent à la conservation de leurs statues, véritables oeuvres d’art baroque, et organisent les processions, mais elles promeuvent, par leurs actes de piété et de culture catholique, une forme d’action originale dans la société moderne, s’efforçant de développer la dévotion populaire ainsi que différentes oeuvres charitables très importantes. La partie culturelle inclut également la conservation des archives et de l’histoire de la ville à travers ces confréries. Ces dernières organisent des conférences et des réunions périodiques ainsi que des séminaires sur le thème « Foi et culture » ; tout cela centré sur le goût pour le beau et cette forme si originale de sacralisation de la vie temporelle que sont les défilés.</p>
<h2>La ville sort en procession</h2>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-280" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px; border: 0px initial initial;" title="pg3 - Ramos-Cena-CruzGuia" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg3-Ramos-Cena-CruzGuia.jpg" alt="pg3 - Ramos-Cena-CruzGuia" width="240" height="359" /></p>
<p>Dès le début de l’après-midi, le visiteur qui déambule dans les rues de Séville croise des Pénitents, déjà revêtus de leur cagoule pointue, qui se dirigent vers l’église du quartier, d’où va partir la procession de leur confrérie. Comme ce sont chaque jour sept ou huit confréries qui défilent, avec un total d’environ 10.000 pénitents, le mouvement est continu. Cela cause une impression étrange de se retrouver au passage pour piétons, attendant que le feu passe au vert,  à côté de deux ou trois de ces personnages silencieux qui semblent sortir d’une autre époque. Certains sont vêtus tout en noir, avec un énorme silice de corde par dessus la tunique, d’autres sont en blanc, d’autres encore ont le scapulaire et la cagoule de différentes couleurs. Un bon nombre va pieds nus, alors que la plupart ne chaussent que de petites sandales. Ils vont marcher pendant des heures, au rythme très lent des lourds pavois portés à dos d’hommes.</p>
<p>Devant l’église, d’où va sortir la procession, le public se rassemble avec les fanfares qui doivent l’accompagner. À l’heure dite, la grande porte s’ouvre de part en part et apparaît en premier la Croix, qui guide un impressionnant cortège de foi et d’austérité. Derrière, parmi les premiers groupes de pénitents sur deux files, vient le « senatus », petit emblème avec les initiales SPQR, symbole de la Rome antique, qui rappelle à la fois que c’est sous le pouvoir de l’empire romain que Jésus est mort crucifié et qu’à cette même date, Séville – alors nommée Hispalis – était une importante ville romaine fortifiée qui devait ses murailles à Jules César.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-277" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px; border: 0px initial initial;" title="pg4 - Simpecado sale iglesia San Roque" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg4-Simpecado-sale-iglesia-San-Roque2.jpg" alt="pg4 - Simpecado sale iglesia San Roque" width="320" height="240" />Plusieurs centaines de pénitents continuent de sortir de l’église. Chaque groupe, d’une vingtaine de personnes, est dirigé par un responsable, qui, toujours sans un mot, donne le signal de la marche ou de l’arrêt en faisant sonner sur le sol son bâton ferré. Sont portés divers insignes et bannières, le drapeau du Saint-Siège, l’étendard de la confrérie, et de petits gonfalons brodés,  avec des phrases comme celle-ci : « <em>In cruce est vita, salus et resurectio nostra</em> » [la croix est notre vie, notre salut et notre résurrection]. Le livre qui contient les règles de la confrérie, richement décoré, avec des fermoirs en argent  est porté solennellement, entouré d’une garde d’honneur.</p>
<p>Vient maintenant le lourd pavois du Christ, en bois précieux sculpté ou recouvert d’or, avec des candélabres baroques, couvert de fleurs artistiquement disposées, sur lequel est représenté un moment de la Passion : Notre Seigneur portant sa Croix, le baiser de Judas ou encore, par exemple, le Divin Corps porté pour être mis au tombeau.</p>
<p>Ce pavois, sorte d’autel géant, repose sur les épaules de 40 hommes, cachés au public par les côtés qui retombent, complétés jusqu’au sol par d’épaisses tentures de velours. Ce sont environ 50 kilos qui pèse sur le dos de chaque porteur. Autrefois c’était les portefaix du port qui faisaient ce travail, pour lequel ils étaient payés. Mais depuis la fin des années soixante-dix et la disparition de cette profession, substituée par des machines, ce sont les membres de la confrérie qui assurent cette fonction à titre bénévole. Un tissu plié en une sorte de boudin leur recouvre la tête et amortit la zone de contact entre les premières vertèbres du cou et la poutre transversale qu’ils soulèvent. Les 40 hommes doivent agir de concert pour assurer le déplacement harmonieux de l’ensemble.<img class="alignright size-medium wp-image-283" title="pg2 - Ramos-Boriquita sale" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg2-Ramos-Boriquita-sale-300x201.jpg" alt="pg2 - Ramos-Boriquita sale" width="300" height="201" /></p>
<p>Devant, le contremaître, habillé de noir, dirige la manoeuvre par des ordres brefs et rapides, alors que les porteurs cheminent en aveugles. Une deuxième équipe attend, prête à substituer régulièrement ses compagnons, avec le tissu plié en coiffe déjà placé sur la tête.</p>
<p>La musique de la fanfare joue des marches funèbres, les tambours à grands coups font vibrer les poitrines, les clairons lancent des lamentations qui déchirent l’air, pendant que le pavois avance lentement, au-dessus des têtes du public compact. Il tourne peu à peu dans le sens de la rue où il s’engage d’un pas qui soudain s’allonge, au milieu d’une explosion d’applaudissements émus.</p>
<h2>En l’honneur de la Vierge co-Rédemptrice</h2>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-278" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="pg8 - Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg8-Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre.jpg" alt="pg8 - Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre" width="320" height="478" /></p>
<p>oilà à présent que sort de l’église une autre bannière toute spéciale : le « <em>simpecado</em> » [sans péché] sur lequel est inscrit « <em>sine labe concepta</em> » [conçue sans tache], en l’honneur de l’Immaculée Conception et qui rappelle le voeu de défendre la vérité de la Conception sans tache de la Très Sainte Vierge, voeu fait par les confréries plusieurs siècles avant la proclamation du dogme par le Bienheureux pape Pie IX. Cette petite bannière annonce la sortie imminente du dais de la Vierge qui déjà apparaît, émergeant de la pénombre de l’église.</p>
<p>Le pavois de la Sainte Vierge est en argent travaillé et il est recouvert d’un dais. La dévotion filiale envers la Mère de Jésus, co-Rédemptrice, est à l’origine – en plus de la beauté majestueuse des statues qui toujours accompagnent le Christ – de cette merveille qu’est le pavois recouvert d’un dais, d’une harmonie à couper le souffle. C’est en même temps un autel, un trône, une poésie de dentelles, de filigranes, de lumière et de fleurs et un « berceau pour endormir sa douleur » : par la beauté de l’ensemble, les Sévillans veulent consoler la Sainte Vierge et lui tenir compagnie tout au long de la Passion de son Fils. Derrière Elle, touchant la longue traîne de son manteau de Reine, un petit groupe d’anonymes, dévots ayant fait une promesse, suivent pendant des heures sans jamais s’écarter.</p>
<p>Les balcons sont décorés de tentures sobres, souvent de couleur bordeaux, et les habitants de la maison ont mis leurs meilleurs habits. Les enfants, aidés par quelques parents, lancent une pluie de pétales de fleurs sur le Christ qui passe, puis, plus tard, sur le dais de la Vierge.</p>
<p>Soudain, un chant solitaire se fait entendre. C’est presque un cri de douleur, modulé à perdre haleine, en même temps prière et lamentation : c’est la «<em> saeta </em>» qui sort d’une poitrine comme une flèche, lancée en direction de la Vierge.</p>
<p>Ce chant est comme le fruit d’une grande angoisse qui sert le coeur et monte à la gorge jusqu’à éclater en un palpitant sanglot. Il est écouté dans un silence recueilli, puis le cortège reprend sa marche. Un vers, traduit librement, tiré d’une des innombrables poésies que la Semaine Sainte a inspirées à la littérature, affirme même que : « La première <em>saeta</em> est née au pied de la Croix / Enveloppée dans un soupir de la Mère de Jésus ».</p>
<p>============================</p>
<h2><span style="color: #ff0000;">Ne lisez pas cette partie&#8230;</span></h2>
<p>&#8230; si seuls les récits dorés vous attirent, si la réalité laide et crue vous effraie, si la connaissance de la misère humaine vous perturbe, alors, s’il vous plaît, ne lisez pas les lignes qui suivent.</p>
<p>Dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint, personne ne dort à Séville. Les rues sont tellement pleines de monde que par endroits on ne peut ni avancer, ni reculer. Il faut alors se laisser porter par la foule jusqu’au moment où la pression diminue et permet à nouveau de changer de direction. Accompagnant Notre Seigneur toute la nuit, dans sa Passion qui commence au moment où Il est fait prisonnier, les confréries sortent en procession sans interruption. À celles du Jeudi se succèdent celles de la nuit, puis celles du Vendredi saint. Le public se compte par centaines de milliers.</p>
<p>Alors une question se pose : est-ce que tout ce qui se passe au long de ces heures est édifiant et pieux ? Serait-il possible que dans une grande ville moderne, avec toute sa jeunesse dans la rue, les personnes ne pensent qu’à la dévotion et à la prière ?</p>
<p>Non. Non, ce n’est pas possible. Et certainement on rencontrera des scènes pouvant aller jusqu’au grotesque. Je dois dire que lorsque cela m’est arrivé, c’est là aussi que le sublime m’a touché.</p>
<p>Pressé par la foule contre le portail d’un immeuble, j’avais vu passer à peu de mètres, dans le silence respectueux de tous, le Christ du <em>Gran Poder</em>, avec sa tunique oscillant au rythme de ses pas douloureux et incertains. Sur le pont majestueux qui traverse le Guadalquivir, avec le froid coupant qui monte de l’eau et les longues cagoules pointues se découpant sur le ciel de Séville illuminé par la pleine lune, j’avais été tout à côté du pavois couvert d’or du Seigneur des Trois chutes, alors que le dais de la Vierge de l’Espérance, de Triana, qui suivait, était encore loin.</p>
<p>Mais là, déjà, j’avais croisé un groupe dont, visiblement, plusieurs étaient ivres. Ensuite, à l’entrée du pont, je suis passé devant trois adolescents qui, profitant d’un sentiment de liberté donné par la nuit, le regard furtif et un sourire niais aux lèvres, consommaient des substances illicites. Plus tard encore, sous les arches, près de la place de l’Incarnation, les bars ouverts étaient pleins, des chants très peu sacrés en sortaient, des couples lascifs ne pensaient pas un instant à la Passion du Christ et un pauvre jeune homme, prostré par terre, le dos au mur, vomissait entre ses jambes, après avoir ingurgité une grande quantité d’alcool les heures précédentes.</p>
<p>Je dois dire que la douleur que je ressentais dans les pieds, la fatigue après tant d’heures de marche dans la ville et d’attente debout, se sont jointes au doute qui m’assaillit. Après tout, est-ce que cette coutume des processions en vaut la peine ? Ne vaudrait-il pas mieux que tous ces gens soient chez eux, tranquillement endormis ? Le prix à payer pour qu’un certain nombre de personnes fasse de pieux exercices n’est-il pas trop élevé, puisque tant d’autres ne pensent qu’à se divertir et ne savent pas le faire sans pécher ? Et puis, qu’est-ce que je faisais, moi, dans cette rue, un peu avant cinq heures du matin ?</p>
<p>C’est alors que, tournant lentement à l’angle d’une ruelle, est apparu le pavois sur lequel le Christ des Gitans porte sa croix. Tout changea.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-287" title="pg6 - DSC05035" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg6-DSC050351.jpg" alt="pg6 - DSC05035" width="400" height="456" /></p>
<p>Le silence se fit complet. Tous se tournèrent pour le regarder. Même celui qui était ivre se mit debout.</p>
<p>Les tambours et les clairons explosèrent en une marche funèbre qui semblait vouloir déchirer nos poitrines et faisait vibrer l’atmosphère.</p>
<p>De son pas si particulier, hésitant, titubant sous le poids terrible, le Christ avançait peu à peu, au-dessus de la foule.</p>
<p>Là venait Jésus, avec sa Croix immense, avec sa douleur immense et avec son immense amour.</p>
<p>C’était Dieu, fait homme, qui passait au milieu des pauvres pécheurs que nous sommes tous, entassés dans la rue, hier tout comme aujourd’hui, et Il souffrait sa Passion pour nous sauver. Il s’éloignait déjà dans la pénombre quand explosa un applaudissement ému et général, en signe de notre pauvre gratitude. C’est là que je me suis mis à sangloter, profitant de la nuit, et ensuite je n’ai plus rien vu.</p>
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		<title>Le livre de la Confiance</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 17:36:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[La France a besoin de la Sainte Vierge]]></category>
		<category><![CDATA[Doctrine catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Devenez une âme de paix et de lumière »


Il vous arrive peut-être de sentir parfois un lourd fardeau sur les épaules&#8230; Comme vous, des millions d&#8217;âmes en France, ressentent aujourd&#8217;hui la même chose.
Votre vie quotidienne, celle de votre famille, vous apporte certainement son lot de préoccupations et parfois même d&#8217;angoisse&#8230;
Votre santé, celle de ceux qui vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- !  		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h3>« Devenez une âme de paix et de lumière »</h3>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img class="alignleft size-medium wp-image-131" style="margin: 3px 7px;" title="Livre de la Confiance" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/08/Livre-de-la-Confiance-211x300.jpg" alt="Livre de la Confiance" width="211" height="300" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il vous arrive peut-être de sentir parfois un lourd fardeau sur les épaules&#8230; Comme vous, des millions d&#8217;âmes en France, ressentent aujourd&#8217;hui la même chose.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Votre vie quotidienne, celle de votre famille, vous apporte certainement son lot de préoccupations et parfois même d&#8217;angoisse&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Votre santé, celle de ceux qui vous sont chers, vos problèmes financiers, vos incertitudes pour l&#8217;avenir et même votre cheminement spirituel vous arrachent sans doute de temps à autre un soupir de découragement&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ah! non, elle n&#8217;est pas facile votre vie de chrétien en ce début de XXIème siècle&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Et la société païenne dans laquelle nous vivons est la cause de nombre de vos souffrances. Vous vous doutez qu&#8217;il en va de même pour bien des personnes qui comme vous, se sont rassemblées au sein de la campagne &#8220;La France a besoin de la Sainte Vierge&#8221;.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Voilà pourquoi la TFP diffuse un petit livre très utile. Il s&#8217;agit du &#8220;Livre de la Confiance&#8221;, écrit par l&#8217;abbé Thomas de Saint Laurent, il y aura bientôt un siècle de cela. Cette édition est spécialement illustrée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Chacun des tableaux qui ornent ces pages a été peint par un grand peintre français, Philippe de Champaigne. Qui n&#8217;a pas vu dans les livres d&#8217;histoire ses portraits du cardinal de Richelieu avec sa longue cape rouge? Mais ce qui est un peu moins connu, c&#8217;est que Philippe de Champaigne a peint un très grand nombre de tableaux religieux. Et ce qui le caractérise, c&#8217;est une extraordinaire douceur alliée à la majesté des personnages, dont il résulte une tendresse émouvante et pourtant sans mièvrerie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Vous le constatez tous les jours, cette délicate tendresse chrétienne, profondément équilibrée et respectueuse des personnes, est l&#8217;une des grandes victimes du monde néo-païen d&#8217;aujourd&#8217;hui, cruel et violent.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La lumière qui émane de ses compositions éclate tout particulièrement dans les bleus, sa grande spécialité, pour lesquels il utilisait une grande quantité de pierres précieuses broyées, des lapis lazuli. L&#8217;ensemble des sept tableaux qui illustrent cette  édition du &#8220;Livre de la Confiance&#8221; peut apporter une aide précieuse pour entrer dans le texte et dans l&#8217;esprit de ce petit opuscule, &#8220;tout gonflé de la sève de l&#8217;Évangile&#8221;, comme l&#8217;a souhaité son auteur.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Chacun des tableaux est riche d&#8217;enseignement et peut vous aider à méditer sur tout ce que vous avez à gagner en devenant, vous aussi, une âme de Confiance.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pourquoi ce petit livre pourra-t-il vous aider dans votre vie chrétienne ? Écoutez, prêtez l&#8217;oreille, et vous entendrez une voix qui, tout au fond de votre âme, vous parle de confiance&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Vous en doutez ? Alors, lisez tout doucement les quelques lignes qui suivent, extraites du début du livre :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&#8220;Voix du Christ, voix mystérieuse de la grâce qui résonnez dans le silence des coeurs, vous murmurez au fond de nos consciences des paroles de douceur et de paix. Dans nos misères présentes, vous nous répétez le mot que le Maître prononçait si souvent pendant sa vie mortelle : Confiance, confiance !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&#8220;A l&#8217;âme coupable, oppressée par le poids de ses fautes, Jésus disait : Confiance mon enfant ! Tes péchés te sont remis. Confiance ! disait-il encore à la malade abandonnée, qui attendait de lui sa guérison ; ta foi t&#8217;a sauvée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&#8220;Quand ses apôtres tremblaient d&#8217;épouvante, en le voyant marcher la nuit sur le lac de Génézareth, il les tranquillisait par cette déclaration rassurante : Ayez confiance ! C&#8217;est moi; ne craignez rien.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&#8220;Et le soir de la Cène, connaissant les fruits infinis de son Sacrifice, il poussait, en allant à la mort, ce cri de triomphe :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&#8220;Confiance, confiance ! j&#8217;ai vaincu le monde.&#8221;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Écoutez les paroles que l&#8217;abbé de Saint Laurent a tracées pour vous :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&#8220;Comme jadis ses disciples, c&#8217;est nous maintenant que Notre-Seigneur invite à la confiance. Pourquoi refuserions-nous d&#8217;entendre sa voix ?&#8221;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&#8220;Devenez donc des âmes de confiance. Notre-Seigneur vous y invite; votre intérêt le réclame. Vous deviendrez en même temps des âmes de paix et de lumière.&#8221;</p>
<p style="margin-top: 0.3cm; margin-bottom: 0.3cm;">
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		<title>Vérités oubliées &#8211; Une société égalitariste est une société difforme qui répugne à la raison</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 12:19:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Sous le projecteur]]></category>
		<category><![CDATA[Doctrine catholique]]></category>
		<category><![CDATA[égalitarisme]]></category>

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		<description><![CDATA[
Certaines vérités sont facilement oubliées aujourd’hui, même dans les milieux catholiques. Il est donc utile de rappeler l’enseignement des Papes. 
Dans cet extrait de l’Encyclique « Humanum Genus » du 20 avril 1884, Léon XIII rappelle que l’égalité fondamentale entre toutes les personnes découle de leur nature humaine et de leur finalité dernière commune, mais que leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><img class="size-full wp-image-158 alignleft" style="margin: 3px 7px;" title="Leon XIII" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/10/Leo_XIII.jpg" alt="Leon XIII" width="280" height="430" /></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Certaines vérités sont facilement oubliées aujourd’hui, même dans les milieux catholiques. Il est donc utile de rappeler l’enseignement des Papes. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Dans cet extrait de l’Encyclique </span><span style="color: #1f1a17;"><em>« Humanum Genus</em></span><span style="color: #1f1a17;"> » du 20 avril 1884, Léon XIII rappelle que l’égalité fondamentale entre toutes les personnes découle de leur nature humaine et de leur finalité dernière commune, mais que leurs différences légitimes doivent être la source d’une société harmonieusement hiérarchisée, à l’image du corps humain. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
<h3><span style="color: #1f1a17;">« </span>Rien ne serait plus difforme qu&#8217;une telle société<span style="color: #1f1a17;"> »</span></h3>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">De même, si l’on considère que tous les hommes sont de même race et de même nature et qu’ils doivent tous atteindre la même fin dernière et si l’on regarde aux devoirs et aux droits qui découlent de cette communauté d’origine et de destinée, il n’est pas douteux qu’ils soient tous égaux. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Mais, comme ils n’ont pas tous les mêmes ressources d’intelligence et qu’ils diffèrent les uns des autres, soit par les facultés de l’esprit, soit par les énergies physiques, comme enfin il existe entre eux mille distinctions de mœurs, de goûts, de caractères, rien ne répugne tant à la raison que de prétendre les ramener tous à la même mesure et d’introduire dans les instructions de la vie civile une égalité rigoureuse et mathématique. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« De même en effet que la parfaite constitution du corps humain résulte de l’union et de l’assemblage des membres, qui n’ont ni les mêmes forces, ni les mêmes fonctions, mais dont l’heureuse association et le concours harmonieux donnent à tout l’organisme sa beauté plastique, sa force et son aptitude à rendre les services nécessaires, de même, au sein de la société humaine, se trouve une variété presque infinie de parties dissemblables. Si elles étaient toutes égales entre elles et libres, chacune pour son compte, d’agir à leur guise, rien ne serait plus difforme qu’une telle société. Si, au contraire, par une sage hiérarchie des mérites, des goûts, des aptitudes, chacune d’elles concourt au bien général, vous voyez se dresser devant vous l’image d’une société bien ordonnée et conforme à la nature. » </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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		</item>
		<item>
		<title>Connaissez la signification de la Médaille miraculeuse</title>
		<link>http://tfp-france.org/28/connaissez-la-signification-de-la-medaille-miraculeuse</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 00:28:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Doctrine catholique]]></category>
		<category><![CDATA[médaille]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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		<description><![CDATA[La Promesse de la Sainte Vierge : «Tous ceux qui porteront cette médaille avec confiance recevront de grandes grâces&#8230;»

En 1830, lors d’apparitions rue du Bac à Paris, la Sainte Vierge donne la médaille à Ste Catherine Labouré et fait cette promesse :
– « Toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces en la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>La Promesse de la Sainte Vierge : «Tous ceux qui porteront cette médaille avec confiance recevront de grandes grâces&#8230;»</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-29" style="margin: 4px 7px;" title="Medaille recto" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/Medaille-recto1.gif" alt="Medaille recto" width="145" height="249" /></p>
<p>En 1830, lors d’apparitions rue du Bac à Paris, la Sainte Vierge donne la médaille à Ste Catherine Labouré et fait cette promesse :</p>
<p>– « Toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces en la portant au cou. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance».</p>
<p>– Porter et diffuser la médaille miraculeuse, c’est se mettre sous la protection de la Très Sainte Vierge. D’innombrables conversions, guérisons, protections extraordinaires lui ont conféré très vite sa renommée: ce sont les fidèles qui la déclarent miraculeuse.</p>
<p>Comme le rappelle le « Directoire sur la piété populaire et la liturgie » publié par la Congrégation pour le Culte divin, « la dévotion envers la Mère de Jésus exige avant tout [des fidèles] “le témoignage d’une vie chrétienne qu’on est en droit d’attendre de leur part” (&#8230;) une adhésion humble et fidèle au message chrétien, une prière persévérante et confiante, et une conduite morale cohérente » (Directoire, n° 206, décembre 2001).</p>
<h3>- Connaissez la signification de la Médaille :</h3>
<p>La Sainte Vierge est debout sur le globe terrestre. Cela veut dire qu’Elle est non seulement notre Mère du Ciel mais aussi qu’Elle est la Reine de la Terre et de tout l’Univers.</p>
<p>Elle écrase sous son pied un serpent. Le serpent représente le Diable qui essaye de faire du mal aux hommes et de les emmener en Enfer. La Sainte Vierge est beaucoup plus puissante que le Diable et l’écrase facilement. Elle protège tous ses enfants qui La prient avec confiance.</p>
<p>De Ses mains sortent des rayons de lumière. Ces rayons représentent les grâces que la Sainte Vierge obtient aux personnes qui les Lui demandent. Les grâces sont des aides que nous recevons gratuitement de Dieu et qui nous rendent Ses amis en nous faisant participer de Sa vie.</p>
<p>La date de 1830 est celle de l’apparition au cours de laquelle la Sainte Vierge a révélé la Médaille à sainte Catherine. C’était le 27 novembre en fin d’après-midi.</p>
<p>Tout autour de la Médaille, on lit la phrase : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». C’est la courte prière que la Sainte Vierge Elle-même a voulu mettre sur sa Médaille et que l’on doit répéter souvent.</p>
<h3>Au dos de la Médaille :</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-32" style="margin: 4px 7px;" title="Medaille verso" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/Medaille-verso1.gif" alt="Medaille verso" width="147" height="249" /></p>
<p>Le grand « M » surmonté d’une croix est l&#8217;initiale du nom de Marie, la Très Sainte Vierge, notre Mère du Ciel. La croix, c’est la Croix de Jésus qui est mort pour nous ; au pied de la Croix, se trouve donc Marie qui souffre et nous aime en union complète avec Jésus.</p>
<p>Tout autour sont dessinées douze étoiles : c’est la couronne de la Sainte Vierge. En effet, en tant que Reine du Ciel et de la Terre, la Sainte Vierge a une couronne de douze étoiles qui représentent son pouvoir sur toute la Création. Tout ce qu’Elle demande au Bon Dieu, Elle l’obtient.</p>
<p>Côte à côte, il y a le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie. Deux petites flammes s&#8217;en élèvent pour indiquer qu’ils brûlent d’amour pour nous.</p>
<p>A gauche, le Cœur de Jésus est entouré d’une couronne d’épines et, d&#8217;une plaie ouverte, il saigne. Ce sont nos péchés, nos mauvaises actions qui Le font tant souffrir : pour racheter nos péchés, Il a été couronné d’épines, Il est mort sur la Croix et Son Cœur a été transpercé par une lance.</p>
<p>A droite, le Cœur de Marie est traversé par une épée qui représente toute la douleur qu’Elle a ressentie en assistant à la Passion de son Fils pour nous. Elle a offert ses souffrances en union avec celles de Jésus pour que nous soyons sauvés et allions au Ciel.</p>
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		<title>Marie, la plus terrible des ennemies du diable</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2009 09:48:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Doctrine catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>
		<category><![CDATA[satanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les grands textes sur la Très Sainte Vierge Marie 
Ci-dessous un extrait du Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge du grand apôtre marial, saint Louis-Marie Grignion de Montfort. 

« Jamais Dieu n’a fait et formé qu’une inimitié, mais irréconciliable, qui durera et augmentera même jusqu’à la fin : c’est entre Marie, sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h3 style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Les grands textes sur la Très Sainte Vierge Marie </span></h3>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Ci-dessous un extrait du Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge du grand apôtre marial, saint Louis-Marie Grignion de Montfort. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><img class="alignleft size-medium wp-image-118" title="stLouisMarieGdMontfort" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/stLouisMarieGdMontfort1-167x300.jpg" alt="stLouisMarieGdMontfort" width="167" height="300" /></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Jamais Dieu n’a fait et formé qu’une inimitié, mais irréconciliable, qui durera et augmentera même jusqu’à la fin : c’est entre Marie, sa digne Mère, et le diable, entre les enfants et serviteurs de la Sainte Vierge, et les enfants et suppôts de Lucifer. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« En sorte que la plus terrible des ennemies que Dieu ait faite contre le diable, c’est Marie, sa sainte Mère. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Il lui a même donné, dès le paradis terrestre, quoiqu’elle ne fût encore que dans Son idée, tant de haine contre ce maudit ennemi de Dieu, tant d’industrie pour découvrir la malice de cet ancien serpent, tant de force pour vaincre, terrasser et écraser cet orgueilleux impie, que celui-ci la craint plus, non seulement que tous les anges et les hommes, mais, en un sens, que Dieu lui-même. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Ce n’est pas que la colère, la haine et la puissance de Dieu ne soient infiniment plus grandes que celles de la très Sainte Vierge, puisque les perfections de Marie sont limitées, mais c’est premièrement parce que Satan, étant orgueilleux, souffre infiniment plus d’être vaincu et puni par une petite et humble servante de Dieu, et son humilité l’humilie plus que le pouvoir divin. Secondement parce que Dieu a donné à Marie un si grand pouvoir contre les diables, qu’ils craignent plus, comme ils ont été souvent obligés de l’avouer, malgré eux, par la bouche des possédés, un seul de ses soupirs pour quelque âme, que les prières de tous les saints, et une seule de ses menaces contre eux que tous les autres tourments. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Ce que Lucifer a perdu par orgueil, Marie l’a gagné par humilité. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Ce qu’Ève a damné et perdu par désobéissance, Marie l’a sauvé par obéissance. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Ève, en obéissant au serpent, a perdu tous ses enfants avec elle, et les lui a livrés. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Marie, s’étant rendue parfaitement fidèle à Dieu, a sauvé tous ses enfants et serviteurs avec elle, et les a consacrés à sa Majesté. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Non seulement Dieu a mis une inimitié, mais des inimitiés entre Marie et le démon, et entre la race de la Sainte Vierge et la race du démon : c’est-à-dire que Dieu a mis des inimitiés, antipathies et haines secrètes entre les vrais enfants et serviteurs de la Sainte Vierge et les enfants et esclaves du diable. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Ils ne s’aiment point mutuellement, ils n’ont point de correspondance intérieure les uns avec les autres. Les enfants de Bélial, les esclaves de Satan, les amis du monde (car c’est la même chose), ont toujours persécuté jusqu’ici et persécuteront plus que jamais ceux et celles qui appartiennent à la très Sainte Vierge, comme autrefois Caïn persécuta son frère Abel, et Ésaü son frère Jacob, qui sont les figures des réprouvés et des prédestinés. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Mais l’humble Marie aura toujours la victoire sur cet orgueilleux, et si grande, qu’elle ira jusqu’à lui écraser la tête où réside son orgueil. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Elle découvrira toujours sa malice de serpent. Elle éventera ses pièges infernaux, elle dissipera ses conseils diaboliques, et garantira jusqu’à la fin des temps ses fidèles serviteurs de sa patte cruelle. Mais le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon, c’est-à-dire à ses humbles esclaves et à ses pauvres enfants. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Ils seront petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon, foulés et persécutés comme le talon l’est à l’égard des autres membres du corps. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Mais, en échange, ils seront riches en grâces de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment : grands et relevés en sainteté devant Dieu, supérieurs à toute créature par leur zèle animé, et si fortement appuyés du secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ. » </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
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		<title>La Justice et la Miséricorde divines</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 10:04:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Crise du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Doctrine catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Plinio Corrêa de Oliveira]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le monde aujourd’hui et il y a 70 ans 
Nous offrons à nos lecteurs des extraits d’un article publié en juillet 1940 par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, dans l’hebdomadaire « Legionario », alors organe officieux du diocèse de São Paulo au Brésil. 
La situation tragique de l’Europe et du monde n’était pas sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h3 style="margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Le monde aujourd’hui et il y a 70 ans </span></h3>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Nous offrons à nos lecteurs des extraits d’un article publié en juillet 1940 par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, dans l’hebdomadaire « </span><span style="color: #1f1a17;"><em>Legionario</em></span><span style="color: #1f1a17;"> », alors organe officieux du diocèse de São Paulo au Brésil. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">La situation tragique de l’Europe et du monde n’était pas sans offrir d’importants parallèles avec la société actuelle, tout comme l’était la solution : rappeler aux catholiques deux prérogatives de Dieu, sa Justice et sa Miséricorde. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><img class="alignright size-medium wp-image-139" style="margin: 3px 7px;" title="SCJC" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/06/SCJC-194x300.jpg" alt="SCJC" width="194" height="300" /></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« S’il y a une époque où la misère n’a qu’un espoir de remède – le Sacré Cœur – c’est bien la nôtre. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Il est inutile d’essayer d’atténuer l’énormité des crimes que l’humanité pratique de toutes parts aujourd’hui. Pie XI a dit, dans l’une de ses encycliques, que la dégradation morale du monde contemporain est telle qu’il peut se voir précipiter d’un moment à l’autre dans des conditions spirituelles plus misérables que celles où il se trouvait lorsque le Sauveur est venu au monde. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">En d’autres termes, les erreurs accumulées par les siècles qui nous ont précédés ont créé une ambiance de corruption universelle qui culmine dans les désordres, les catastrophes, les révoltes et le déchaînement de la concupiscence qui caractérise l’humanité du XXe siècle. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">La vue de tant de crimes suggère naturellement l’idée de la vengeance divine, et quand on regarde ce monde pécheur, gémissant dans les affres de mille crises et de mille angoisses, et qui, malgré cela , ne fait pas pénitence ; quand on considère les progrès effarants du néopaganisme qui est sur le point d’assumer le gouvernement de l’humanité tout entière ; quand on voit enfin la pusillanimité, l’imprévoyance, la désunion de ceux qui ne se sont pas encore ralliés au mal, notre esprit s’épouvante à la prévision des catastrophes que l’impiété obstinée de cette génération accumule sur elle-même. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Le libéralisme voudrait que tant de crimes ne méritent pas de châtiment et qu’une telle apostasie des masses ne constitue qu’une erreur intellectuelle sans grave péché de la part de l’humanité. La réalité est autre. Dieu laisse ses créatures livrées à elles- mêmes et si elles se retrouvent loin de Lui, c’est à elles qu’en incombe la faute. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">N’y aura-t-il donc d’autre issue pour le monde que de disparaître dans un déluge de boue et de feu ? </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Si Dieu laissait agir exclusivement sa Justice, sans aucun doute. Mais comme Dieu n’est pas seulement juste, mais qu’Il est aussi miséricordieux, la porte du salut n’est pas fermée. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">S’il n’est pas de catastrophes qu’un monde impénitent ne doive craindre, il n’est pas de miséricorde que ne puisse espérer une humanité repentante. Et il n’est même pas nécessaire que la repentance ait achevé son oeuvre de restauration. Il suffit que le pécheur, même au fond de l’abîme, se tourne vers Dieu avec un simple début de contrition, sérieuse, profonde et efficace pour qu’il trouve immédiatement l’aide de Dieu qui ne l’a jamais oublié. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Ces deux images essentielles de la justice et de la miséricorde divines doivent constamment être mises sous les yeux de l’homme contemporain. La Justice pour qu’il ne se suppose pas sauvé sans mérites, ce qui serait téméraire. La Miséricorde, afin qu’il ne désespère pas de son salut du moment qu’il désire changer de conduite. Et si les catastrophes de nos jours parlent déjà si clairement de la Justice de Dieu, quoi de mieux pour compléter ce tableau si ce n’est le soleil de miséricorde qu’est le Sacré Coeur de Jésus ? (…) </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><img class="alignleft size-medium wp-image-140" style="margin: 3px 7px;" title="ICM" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/06/ICM-213x300.jpg" alt="ICM" width="192" height="270" /></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Mais il y a aussi une invocation mariale que je veux rappeler ici. C’est celle de Notre Dame du Sacré Coeur. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">La Très Sainte Vierge est l’avocate des pécheurs. Notre Seigneur est juge. Et pour si grande que soit sa Miséricorde, Il ne peut s’abstenir d’exercer aussi Sa fonction de juge. La Très Sainte Vierge, quant à Elle, n’est qu’avocate. Et personne n’ignore que la fonction d’avocat ne consiste qu’à défendre l’accusé. Ainsi, rappeler que Notre Dame du Sacré Coeur est notre avocate revient à dire que nous avons au Ciel une avocate toute puissante entre les mains de qui se trouve la clé d’un océan infini de miséricorde. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Quoi de mieux pour l’humanité pécheresse qui, si on ne lui parle pas de la Justice de Dieu s’enfonce dans le péché et si on lui en parle se désespère ? </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Parlons de la Justice : c’est un devoir dont l’omission a produit les fruits les plus lamentables. </span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">À côté de la Justice qui frappe les impénitents, n’oublions jamais cependant la Miséricorde qui aide le pécheur sérieusement repenti à abandonner le péché et à se sauver. »</span></p>
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		<title>« Une âme en peine » &#8211; Conte de Noël</title>
		<link>http://tfp-france.org/217/%c2%ab-une-ame-en-peine-%c2%bb-conte-de-noel</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 15:47:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[Benoît Bemelmans
Dans son corps douloureux, l&#8217;âme était triste et meurtrie.
Plus que du froid de la nuit, plus que des douleurs dans les jambes d&#8217;avoir tant marché à travers la ville, elle souffrait d&#8217;un mal sourd et profond.
En cette veille de Noël, l&#8217;âme en peine avançait par les rues, cherchant à ignorer la cause de sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong>Benoît Bemelmans</strong></p>
<p>Dans son corps douloureux, l&#8217;âme était triste et meurtrie.</p>
<p>Plus que du froid de la nuit, plus que des douleurs dans les jambes d&#8217;avoir tant marché à travers la ville, elle souffrait d&#8217;un mal sourd et profond.</p>
<p>En cette veille de Noël, l&#8217;âme en peine avançait par les rues, cherchant à ignorer la cause de sa souffrance.</p>
<p>Il y avait si longtemps qu&#8217;elle s&#8217;était établie dans l&#8217;indifférence ! Quand était-elle donc allée s&#8217;agenouiller la dernière fois dans un confessionnal pour recevoir le pardon de ses fautes ? Elle ne s&#8217;en souvenait plus, ni de la dernière fois qu&#8217;elle avait prié&#8230;</p>
<p>Ne croyez pas que c&#8217;était l&#8217;âme d&#8217;un grand criminel, non, c&#8217;était une personne ordinaire, qui menait sa petite vie, juste oublieuse de la loi de Dieu qu&#8217;elle avait substituée par son bon plaisir, par son égoïsme et par toutes sortes de bassesses qui faisaient comme un bruit de feuilles mortes poussées par les tourbillons d’un vent mauvais.</p>
<p>— Était-ce un homme, était-ce une femme, me demanderez-vous. Peu importe.</p>
<p>C&#8217;était une âme plongée dans la tristesse, fruit inévitable et amer que produit la conscience en voyant, sans même vouloir se l&#8217;avouer, tout ce qu&#8217;elle a perdu en rejetant l&#8217;amitié de Dieu.</p>
<p>Il y en a tant de ces âmes, endurcies par l’habitude du scepticisme, dans les villes de notre pauvre France qui redevient païenne.<img class="size-medium wp-image-218 alignright" style="margin: 4px 7px;" title="Bergers" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Bergers-152x300.jpg" alt="Bergers" width="152" height="300" /></p>
<p>Toute la journée, elle s&#8217;était agitée pour réunir les derniers préparatifs de Noël. Car l&#8217;âme, malgré l&#8217;abandon de sa vie spirituelle, se souvenait encore de la joie et de l&#8217;innocence de ses premiers Noëls.</p>
<p>Elle avait soif d&#8217;un bonheur qui semblait lui échapper de plus en plus et, dans la mesure du possible, elle essayait de recréer autour d&#8217;elle l&#8217;ambiance des Noëls de son enfance.</p>
<p>Elle était assez douée pour cela et réussissait malgré tout à rassembler encore quelques amis et quelques familiers autour d&#8217;un sapin bien décoré, d&#8217;une petite crèche et d&#8217;un repas de fête qui n&#8217;était pas trop mélancolique.</p>
<p>Malgré les années écoulées, l&#8217;âme immortelle gardait l&#8217;empreinte de l&#8217;enfant qu&#8217;elle avait été.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, si vous prêtez un peu d&#8217;attention aux âmes des adultes, vous verrez qu&#8217;en elles l&#8217;enfant n&#8217;est jamais très loin, même si les péchés les ont obscurcies.</p>
<p>Cet enfant finira-t-il un jour par se réveiller ?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>* * *</strong><img class="size-medium wp-image-221 aligncenter" style="margin-top: 7px; margin-bottom: 7px;" title="Nativite" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Nativite1-266x300.jpg" alt="Nativite" width="160" height="180" /></p>
<p>Depuis plusieurs jours déjà, l&#8217;arbre brillait de toutes ses boules et la crèche sur la cheminée n&#8217;attendait plus que l&#8217;Enfant-Jésus.</p>
<p style="text-align: left;">Chaque soir, l&#8217;âme alors innocente se réjouissait de faire avancer son mouton après la prière que sa maman lui faisait dire devant la crèche. Comme il était parti du haut de la colline en papier, l&#8217;âme s&#8217;inquiétait un peu de savoir s&#8217;il arriverait à temps le soir de Noël, tout près de la mangeoire.</p>
<p>Son mouton lui rappelait qu&#8217;elle devait aussi se présenter à la grotte, toute blanche, pour adresser une fervente prière à l&#8217;Enfant-Jésus par l&#8217;intermédiaire de la Sainte Vierge. C&#8217;était là le meilleur cadeau qu&#8217;elle pouvait faire à l&#8217;Enfant- Dieu, venu pour nous sauver.</p>
<p>— « Me sauver de quoi ? » avait-elle demandé.</p>
<p>La sauver du péché, lui ouvrir les portes du Ciel, la faire enfant de Dieu, la racheter de l&#8217;emprise du démon en mourant pour elle sur la Croix&#8230;</p>
<p>Au catéchisme, l&#8217;âme avait bien compris qu&#8217;à cause de la faute commise par nos premiers parents qui ont désobéi à Dieu, l&#8217;humanité tout entière est devenue pécheresse, inclinée au mal, privée de la vie divine, la vie de la grâce. C&#8217;est pour nous donner cette vie, pour nous libérer de l&#8217;esclavage du péché que Jésus est venu et qu&#8217;Il est mort.</p>
<p>Aussi l&#8217;Enfant, couché dans la mangeoire entre le boeuf et l&#8217;âne, ouvre ses petits bras qui nous accueillent, et déjà s&#8217;étendent en forme de croix.</p>
<p>Lorsque l&#8217;âme eut fait sa première communion, Noël devint encore plus beau.</p>
<p>Comme la messe de minuit était lumineuse, à l&#8217;église paroissiale ! Les cierges brillaient sur l&#8217;autel, les chants de Noël montaient dans la nuit et surtout, à la communion, l&#8217;âme recevait Jésus, son Sauveur. Elle L&#8217;adorait comme les bergers l&#8217;avaient fait à la grotte de Bethléem, s&#8217;offrait à Lui et en retour un flot d&#8217;amour miséricordieux l&#8217;inondait.</p>
<p>Elle s&#8217;était préparée à cette rencontre merveilleuse. Plusieurs jours auparavant, elle était allée confesser ses fautes, humblement, avec une vraie contrition, auprès d&#8217;un vieux prêtre qui ne manquait jamais de l&#8217;encourager avec bonté sur le chemin du bien. « Priez aussi pour moi, mon enfant », lui demandait-il, « un jour prochain viendra où vous ne me trouverez plus là pour vous conseiller ».</p>
<p>L&#8217;âme ressortait si légère du confessionnal, pleine du bonheur tranquille de se savoir dans l&#8217;amitié de Dieu.</p>
<p>Et tous les soirs, pour se préparer à Noël, elle récitait sa prière devant la crèche. C&#8217;était une si belle prière qui s&#8217;adressait à la Sainte Vierge, Elle qui nous obtient tout de son Enfant.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><strong>* * *</strong></strong></p>
<p>— « Comment était-ce, déjà, cette prière ? » se demanda l&#8217;âme en peine.</p>
<p>Du fond des années d&#8217;indifférence, les mots oubliés depuis si longtemps revinrent peu à peu à la surface.</p>
<p>« Souvenez-vous, très douce Vierge Marie, qu&#8217;on n&#8217;a jamais entendu dire, qu&#8217;aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection&#8230; ait été abandonné ».</p>
<p>« &#8230; Animé d&#8217;une pareille confiance, je viens vers vous ».</p>
<p>&#8230; Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.</p>
<p>&#8230; Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.</p>
<p>Dans un premier mouvement d&#8217;orgueil amer, l&#8217;âme se demanda : « Serais-je donc la première à pouvoir dire que la Sainte Vierge n&#8217;est pas venue à mon secours ? » Puis elle se rendit bien compte qu&#8217;elle n&#8217;avait même pas pris la peine de réclamer ce secours.</p>
<p>Tout en marchant dans les rues vides et froides, l&#8217;âme répétait les paroles de la prière de son enfance.</p>
<p>« Gémissant sous le poids de mes péchés&#8230; On n’a jamais entendu dire, qu&#8217;aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection&#8230; ait été abandonné. &#8230;Animé d&#8217;une pareille confiance, je viens vers vous ».</p>
<p>Une grande douleur envahit l&#8217;âme en peine, qui prenait conscience de l&#8217;état lamentable dans lequel elle se trouvait.</p>
<p>Du plus profond d&#8217;elle-même, montait le désir de regagner l&#8217;amitié de Dieu, de retrouver les parfums du printemps de sa vie spirituelle, de restaurer l&#8217;innocence perdue.</p>
<p>— « Est-ce encore possible ? » s&#8217;interrogea-elle. On n’a jamais entendu dire&#8230;</p>
<p>Alors, l&#8217;âme se décida. Du plus sincère qu&#8217;elle put, elle répéta les paroles du Souvenez-vous et demanda à la Sainte Vierge de venir à son secours.</p>
<p>— « On verra bien » pensa-t-elle, avec son peu de foi. Et elle tourna le coin de la rue.</p>
<p>La lumière à l&#8217;intérieur de l&#8217;église illuminait les vitraux. La porte était ouverte. Hésitante et surprise, elle entra. C&#8217;était la veillée de Noël qui allait commencer.</p>
<p>Par le bas-côté, elle avança jusqu&#8217;à l&#8217;autel de la Vierge. Une mélodie nataline s&#8217;éleva de l&#8217;orgue. L&#8217;âme éclata en pleurs. Après tant d&#8217;années desséchées par l&#8217;égoïsme, elle était inondée par les flots du repentir.</p>
<p>Les larmes ruisselaient sur son visage et sa poitrine se soulevait par saccades, comme sanglote un enfant&#8230;</p>
<p>Un prêtre était là, pour entendre les confessions. Et par les temps qui courent, ce ne fut pas le moindre des miracles que fit la Sainte Vierge cette nuit-là. L&#8217;âme alla s&#8217;accuser de sa triste vie éloignée de Dieu et reçut l&#8217;absolution de ses fautes.</p>
<p>Je vous laisse à penser la joie du Coeur de l&#8217;Enfant-Jésus lorsqu&#8217;Il vit, en cette nuit de Noël, son petit mouton blanc qui était revenu.</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-219" style="margin: 4px 7px;" title="Ange" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Ange-150x150.jpg" alt="Ange" width="150" height="150" />L&#8217;Enfant-Jésus est surtout venu pour les pécheurs. Il ne refuse jamais son pardon. Il accueille avec bonté et miséricorde l&#8217;humble contrition.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui comme hier, Jésus est la solution pour le monde qui s&#8217;enfonce dans la nuit du paganisme. Dans le plus grand drame de notre vie, ayons recours avec confiance à notre Sauveur, par l&#8217;intermédiaire de la Sainte Vierge à qui Il ne refuse rien.</p>
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		<title>« Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé »</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Mar 2005 13:17:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Doctrine catholique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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		<description><![CDATA[Sœur Lucie, la dernière des trois voyants à qui la Sainte Vierge est apparue à Fatima, en 1917 est décédée le 13 février 2005. Elle allait avoir 98 ans. Alors que ses deux cousins,
les bienheureux François et Jacinthe, sont allés au Ciel peu de temps après les apparitions, Lucie est restée à cause d’une mission [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sœur Lucie, la dernière des trois voyants à qui la Sainte Vierge est apparue à Fatima, en 1917 est décédée le 13 février 2005. Elle allait avoir 98 ans. Alors que ses deux cousins,</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-172" style="margin: 4px 7px;" title="Notre Dame de Fatima" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/G002_D9D-140x300.jpg" alt="Notre Dame de Fatima" width="140" height="300" />les bienheureux François et Jacinthe, sont allés au Ciel peu de temps après les apparitions, Lucie est restée à cause d’une mission que la Sainte Vierge a voulu lui confier.</p>
<p>La richesse et l’actualité du message de Fatima sont loin d’être épuisées. Cependant, un grand nombre de catholiques les ignorent, se contentant de vagues idées reçues, véhiculées souvent par des médias peu catholiques. Vous trouverez ci-dessous le rappel d’un point essentiel du message de Marie : la dévotion à son Coeur Immaculé et la pratique de la communion réparatrice des cinq premiers samedis.</p>
<h3>« Tu resteras là encore quelque temps »</h3>
<p>Lors de la première apparition, le 13 mai 1917, Lucie demande à la Sainte Vierge : — « Et moi, est-ce que j’irai au Ciel aussi ? »</p>
<p>— « Oui, tu iras », lui répondit-Elle.</p>
<p>Lucie : — « Et Jacinthe ? »</p>
<p>Notre-Dame : — « Aussi ».</p>
<p>Lucie : — « Et François ? »</p>
<p>Notre-Dame  : — « Aussi, mais il doit dire beaucoup de chapelets ».</p>
<p>Un mois plus tard, lors de la deuxième apparition, Lucie insiste sur sa demande d’aller au Ciel, mais la Sainte Vierge lui précise qu’elle devra encore rester « quelque temps » :</p>
<p>Lucie : — « Je voudrais Vous demander de nous emmener au Ciel. »</p>
<p>Notre-Dame : — « Oui, Jacinthe et François, Je les y amènerai bientôt. Mais toi, tu resteras là encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour Me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À ceux qui l’embrasseront, Je promets le salut ; et ces âmes seront aimées de Dieu, comme des fleurs disposées par Moi pour orner son trône ».</p>
<p>Lucie  : — « Est-ce que je vais rester ici toute seule ? »</p>
<p>Notre-Dame : — « Non, ma fille. Souffres-tu beaucoup ? Ne te décourage pas. Jamais Je ne t’abandonnerai. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu ».</p>
<h3>Le Coeur Immaculé de Marie outragé par les péchés demande réparation</h3>
<p>Dès ce 13 juin 1917, la mission de Lucie est annoncée : faire connaître dans le monde entier la dévotion au Coeur Immaculé de Marie.</p>
<p>« Au moment où Elle disait ces dernières paroles – raconte sœur Lucie – Elle ouvrit les mains et nous communiqua pour la deuxième fois le reflet de cette lumière immense. En elle, nous nous vîmes comme immergés en Dieu. Jacinthe et François semblaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel, et moi dans celle qui se répandait sur la terre. Devant la paume de la main droite de la Sainte Vierge, se trouvait un Cœur entouré d’épines qui semblaient y être enfoncées. Nous avons compris que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation ».</p>
<p>Le 13 juillet suivant, la Sainte Vierge montra l’Enfer aux trois enfants, âgés alors de sept, neuf et dix ans. Après cette terrible vision, Elle leur déclara :</p>
<p>— « Vous avez vu l’enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé ». Puis, sans expliquer davantage : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis ». <img class="alignright size-medium wp-image-174" style="margin: 4px 7px;" title="Capa-fr" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2005/03/Capa-fr-212x300.jpg" alt="Capa-fr" width="212" height="300" /></p>
<h3>« Toi tu vas rester ici-bas »</h3>
<p>Pendant la maladie qui précéda la mort de ses deux cousins, Lucie leur faisait de fréquentes visites. Ils s’entretenaient alors longuement des événements auxquels ils avaient été associés. Jacinthe lui rappelait qu’elle avait une mission :</p>
<p>— « Dans peu de temps, je m’en vais au Ciel. Toi, tu vas rester ici-bas afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas, dis à tout le monde que Dieu nous accorde les grâces par l’entremise du Cœur Immaculé de Marie. Qu’on les Lui demande à Elle, car le Cœur de Jésus veut qu’à Son côté soit vénéré le Cœur de Marie. Qu’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car Dieu la Lui a confiée. Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j’ai dans ma poitrine qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie ! »</p>
<h3>« Je leur promets de les assister à l’heure de la mort »</h3>
<p>Ce n’est que quelques années plus tard que la Sainte Vierge va révéler à soeur Lucie la pratique de la communion réparatrice des cinq premiers samedis.</p>
<p>Le 10 décembre 1925, la Très Sainte Vierge et, à côté d’Elle, l’Enfant Jésus sur une nuée lumineuse apparurent à sœur Lucie dans sa cellule à la maison Sainte-Dorothée de Pontevedra. Lui posant une main sur l’épaule, Elle lui montra dans l’autre un Cœur entouré d’épines. L’Enfant-Jésus, en le désignant, exhorta la voyante par ces paroles : « Aie pitié du Cœur de ta Très Sainte Mère, couvert d’épines que les hommes ingrats Lui enfoncent à chaque instant, sans qu’il n&#8217;y ait personne pour les en retirer par un acte de réparation. »</p>
<p>La Sainte Vierge ajouta : « Vois, ma fille, mon Cœur couronné d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par des blasphèmes et des ingratitudes. Toi au moins, tâche de Me consoler, et dis à tous ceux qui, cinq mois de suite, chaque premier samedi, se confesseront et recevront la sainte Communion, diront un chapelet et Me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire dans un esprit de réparation à mon égard, que Je leur promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires au salut de leurs âmes ».</p>
<p>Le 15 février 1926, l’Enfant Jésus apparaît de nouveau à sœur Lucie à Pontevedra, en lui demandant si elle a déjà propagé la dévotion à sa Très Sainte Mère. La voyante Lui fait part de difficultés présentées par son confesseur. Elle explique que sa supérieure est prête à la propager, mais que ce prêtre lui a dit que, seule, la Révérende Mère ne pourrait rien faire. Jésus répond : « Il est vrai que ta supérieure ne peut rien seule, mais avec ma grâce elle peut tout. »</p>
<p>Sœur Lucie expose la difficulté qu’auront certaines personnes à se confesser le samedi et Lui demande que soit valide la confession dans les huit jours. Jésus répond : — « Oui, elle peut remonter à beaucoup plus encore, pourvu qu’en Me recevant on soit en état de grâce et qu’on ait l’intention de réparer les offenses faites au Cœur Immaculé de Marie. » Sœur Lucie soulève aussi l’hypothèse de quelqu’un qui oublierait de formuler l’intention au moment de se confesser, ce à quoi Notre Seigneur répond : — « On peut alors le faire à la confession suivante, en profitant de la première occasion venue de se confesser ».</p>
<h3>Les cinq sortes d’offenses contre le Coeur Immaculé de Marie</h3>
<p>Au cours d’une veille entre le 29 et le 30 mai 1930, Notre-Seigneur, parlant intérieurement à sœur Lucie, résoud une autre difficulté : « La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche qui suit le premier samedi, lorsque mes Prêtres, pour de justes raisons, l’accorderont aux âmes. »</p>
<p>En cette même occasion, Notre- Seigneur communique à sœur Lucie la réponse à cette autre consultation : « Pourquoi cinq samedis et non neuf, ou sept en l’honneur des douleurs de Notre-Dame ? »</p>
<p>— « Ma fille, le motif est simple : il y a cinq sortes d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie.</p>
<p>« 1. Les blasphèmes contre l’Immaculée Conception ;</p>
<p>« 2. Contre sa virginité ;</p>
<p>« 3. Contre la maternité divine, refusant en même temps de La reconnaître comme Mère des hommes ;</p>
<p>« 4. Ceux qui cherchent publiquement à inculquer dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris et même la haine envers cette Mère Immaculée ;</p>
<p>« 5. Ceux qui L’outragent directement dans ses images sacrées ».</p>
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