tfp-france.org http://tfp-france.org Mon, 24 Apr 2017 22:09:08 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.2.14 Dans ce siècle de confusion, priez pour nous, o Mère du Bon Conseil http://tfp-france.org/27903/dans-ce-siecle-de-confusion-priez-pour-nous-o-mere-du-bon-conseil-2 http://tfp-france.org/27903/dans-ce-siecle-de-confusion-priez-pour-nous-o-mere-du-bon-conseil-2#comments Mon, 24 Apr 2017 17:09:15 +0000 http://tfp-france.org/?p=27903 Un peu d’histoire sur la dévotion à la Mère du Bon Conseil

  Dans une petite localité d’Italie, appelée Genazzano, la grâce a fait jaillir, en substitution à un vieux culte païen, une tendre dévotion à Notre Dame, sous l’invocation du Bon Conseil. albanais

  Des siècles plus tard, l’Albanie, royaume intrépide, se trouve en un triste déclin. Déclin politique et militaire, bien sûr, mais aussi et principalement déclin religieux. Les catholiques albanais n’offrent à l’Islam qu’une résistance inefficace d’un peuple devenu indifférent. En effet, la victoire des troupes de Mahomet apparaît comme inévitable.

  Deux hommes, fidèles a la Vierge, se sentent perplexes et se rendent au sanctuaire national de l’Albanie, a Scutari, où est vénérée une fresque de la Sainte Vierge, afin d‘implorer d’Elle un bon conseil : que doivent-ils faire ?

  Rester dans le pays dominé par les Turcs et y servir la Très Sainte Vierge, ou abandonner la patrie pour des parages dans lesquels ils pourront vivre sans grave danger pour leur foi ?

  Le bon conseil réclamé leur est alors accordé sous la forme la plus spectaculaire et la plus inattendue. La fresque se détache du mur où elle se trouvait et se met en mouvement. Elle abandonne Scutari et traverse la mer, suivie de nos deux Albanais qui marchent sur les flots sans la perdre de vue.

  Pour confirmer l’authenticité et la sagesse de ce conseil, la peinture, retraçant les effgies sacrées de la Mère et de son Enfant, s’arrête dans la petite ville de Genazzano où était honorée la Mère du Bon Conseil.

  Depuis ce temps, l’histoire de la Madone venue de Scutari a été une suite de triomphes. A Genazzano et un peu partout dans le monde où le cadre albanais a été exposé à la vénération des fidèles, les grâces de tout ordre se sont incontestablement multipliées. Et parmi elles l’assistance fréquente de personnes qui, désireuses d’un bon conseil, accourent vers la Vierge et implorent la grâce d’une lumière.

           [cliquez sur l’image pour agrandir]

Mere du Bon Conseil - detail

L’actualité de cette dévotion

  Quelle est l’actualité de cette dévotion ? Dans notre époque si affligée et si troublée, nombreux sont ceux qui certainement ont besoin, à un titre ou à un autre, d’un bon conseil. Ils ne peuvent rien faire de mieux que d’implorer l’aide de Celle que la Sainte Eglise, dans sa litanie, invoque comme Mère du Bon Conseil.

  Il faut toutefois remarquer qu’un conseil a d’autant plus de valeur que l’importance du sujet sur lequel il est donné est grande. Dans la tempête de ténèbres du XXe siècle, n’est il pas extrêmement important de connaître les desseins de la Sainte Vierge pour chacun de nous ainsi que les moyens de les réaliser ?

  Voilà de quoi affirmer l’actualité particulière de la dévotion envers Notre Dame de Genazzano, en ce siècle qui pourra passer dans l’histoire comme le siècle de la confusion.

 


 

Le Nouvel Aperçu, Paris, n° 5, mai/juin 1994 –
Extraits de l’article publié par « Catolicismo » Nº 208-209 – Avril-Mai 1968.

Source : www.pliniocorreadeoliveira.info

 

 

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Le berger atteint par la foudre http://tfp-france.org/14254/le-berger-atteint-par-la-foudre http://tfp-france.org/14254/le-berger-atteint-par-la-foudre#comments Sat, 22 Apr 2017 10:09:53 +0000 http://tfp-france.org/?p=14254   La foudre vient de tomber sur l’arbre où s’abritait le berger pendant l’orage. Les paysans qui ramassaient les foins aux alentours se pressent pour le secourir.

 Un compagnon le soutient, une femme lui prodigue des soins pour essayer de le  ranimer, une autre se désespère.

 

   Les brebis elles-mêmes expriment leur désarroi de se voir sans gardien et le chien semble vouloir réveiller son maître en le touchant de sa patte.

 

 

 

   L’incendie de l’arbre projette une lumière tragique sur la scène, alors que le ciel est encore noir de nuages.

  Drame de la vie, il nous rappelle quelques vérités essentielles.
 D’abord, que ce monde est une vallée de larmes que l’humanité traverse avec effort, ensuite que seule la foi en la vie éternelle donne un sens à notre cheminement sur terre, sous la protection maternelle si nécessaire de la Vierge Marie.

     [cliquez sur l’image pour agrandir]

 

                                           Le berger atteint par la foudre (1844)    Jakob Becker    

 

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Le « Regina cæli » remplace l’Angelus pendant le temps pascal http://tfp-france.org/26300/le-regina-caeli-remplace-langelus-pendant-le-temps-pascal http://tfp-france.org/26300/le-regina-caeli-remplace-langelus-pendant-le-temps-pascal#comments Tue, 18 Apr 2017 17:09:21 +0000 http://tfp-france.org/?p=26300    Durant le temps pascal, en se conformant à la disposition du pape Benoît XIV (20 avril 1742), la célèbre antienne du Regina cæli remplace la prière de l’Angelus Domini.

   Le Regina cæli, dont l’origine date probablement des Xe-XIe siècles, réussit à unir le mystère de l’incarnation du Verbe (le Christ, que tu as porté dans ton sein) et l’événement pascal (il est ressuscité, comme il l’avait promis), tandis que “l’invitation à la joie” (Réjouissez-vous), que la communauté ecclésiale adresse à la Mère de Jésus pour la Résurrection de son Fils, se rattache à “l’invitation à la joie” Angelus - cover1

   “Réjouis-toi, comblée de grâce”, Lc 1, 28, que Gabriel adresse à l’humble Servante du Seigneur, appelée à devenir la mère du Messie sauveur.  

 —— EN FRANÇAIS ——

 V/. Reine du ciel, réjouissez-vous, alleluia,

R/. car Celui que vous avez mérité de porter, alleluia.

 V/. est ressuscité comme Il l’a dit, alleluia

R/. Priez Dieu pour nous, alleluia.

 V/. Soyez dans la joie et l’allégresse, Vierge Marie, alleluia.

R/. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alleluia.

 Prions. O Dieu, qui par la résurrection de votre Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, avez daigné réjouir le monde, faites que, par sa sainte Mère la Vierge Marie, nous participions aux joies de la vie éternelle. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur.

R/. Amen 

—— EN LATIN ——

 V/. Regína cæli, lætáre, allelúia.Angelus - detail1

R/. Quia quem meruísti portáre, allelúia.

V/. Resurréxit sicut díxit, allelúia.

R/. Ora pro nobis Deum, allelúia.

 V/. Gáude et Lætáre, Virgo María, allelúia.

R/. Quia surréxit Dóminus vere, allelúia.

 Orémus: Deus, qui per resurrectiónem Fílii tui Dómini nostri Jesu Christi mundum lætificáre dignátus es, præsta quæsumus, ut per ejus Genitrícem Vírginem Maríam perpétuæ capíamus gaúdia vitæ. Per eúmdem Chrístum Dóminum nóstrum.

R/. Amen. 

 

Angelus - detail

 

 Le temps pascal va de la fête de Pâques (incluse) à celle de la Trinité (excluse).

Extrait :    livret « Quand sonnent les cloches pour l’Angélus ».  

Lire aussi :
    L’angélus, ou prière de l’ange.
    « L’Angélus sonne à nos clochers, mais qui pense à réciter l’Angélus ? »  

 

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« Voici le jour d’allégresse et de joie » http://tfp-france.org/27796/voici-le-jour-dallegresse-et-de-joie http://tfp-france.org/27796/voici-le-jour-dallegresse-et-de-joie#comments Sat, 15 Apr 2017 21:09:20 +0000 http://tfp-france.org/?p=27796   Ce n’est pas un hasard, mes frères, si nous lisons aujourd’hui ce psaume où le prophète nous convie à la joie et à l’allégresse, où le saint David invite toute la création à célébrer ce jour : car aujourd’hui la résurrection du Christ a ouvert le séjour des morts, les nouveaux baptisés de l’Église ont rajeuni la terre, l’Esprit Saint a montré le ciel.

   Ouvert, l’enfer rend ses morts ; rajeunie, la terre fait éclore les ressuscités ; et le ciel s’ouvre tout grand pour accueillir ceux qui montent vers lui. Le larron est monté au paradis (Lc 23,43) ; les corps des saints entrent dans la cité sainte (Mt 27,53) 

La_résurrection_du_Christ - Le Pérugin                                                                                                    [cliquez sur l’image pour agrandir]

    À la résurrection du Christ, tous les  éléments, dans une sorte  d’élan, s’élèvent vers les hauteurs. L’enfer rend aux anges ceux qu’il gardait captifs, la terre envoie au ciel ceux qu’elle recouvrait, le ciel présente au Seigneur ceux qu’il a accueillis… 

    La résurrection du Christ est pour les défunts la vie, pour les pécheurs le pardon, pour les saints la gloire. Ainsi le grand David invite toute la création à fêter la résurrection du Christ et l’incite à tressaillir de joie et d’allégresse en ce jour que le Seigneur a fait.

   Mais, direz-vous…, le ciel et l’enfer n’ont pas été établis dans le jour de ce monde ; peut-on donc demander à ces éléments de fêter un jour auquel ils échappent totalement ?

   Mais ce jour que le Seigneur a fait pénètre tout, contient tout, embrasse à la fois ciel, terre et enfer ! La lumière qu’est le Christ n’est pas arrêtée par des murs, ni brisée par les éléments, ni assombrie par les ténèbres. La lumière du Christ vraiment est un jour sans nuit, un jour sans fin. Partout elle resplendit, partout elle rayonne, partout elle demeure.

 

« Voici le jour que le Seigneur a fait, pour nous jour d’allégresse et de joie » – (Ps 117,24)

MaximusofTurin - detail



Saint Maxime de Turin
(?-v. 420), évêque 

    CC Sermon 53, sur le psaume 117 ; PL 57, 361 (trad. coll. Migne n°65, p. 126)

Source : levangileauquotidien.org

 

La résurrection du Christ – Le Pérugin
            L’original est exposé au Musée des beaux-arts de Rouen

 

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Méditation sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ http://tfp-france.org/5919/meditation-sur-la-passion-de-notre-seigneur-jesus-christ http://tfp-france.org/5919/meditation-sur-la-passion-de-notre-seigneur-jesus-christ#comments Thu, 13 Apr 2017 17:09:39 +0000 http://tfp-france.org/?p=5919 À l’occasion de la Semaine sainte – 2017, la TFP reproduit un extrait du Chemin de Croix écrit par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira. Il s’agit de la neuvième station, où l’auteur relève l’exemple que Notre Seigneur a voulu donner à tous les catholiques qui veulent Le servir avec organisation, sagacité et intrépidité. 

Jésus tombe pour la troisième fois

 Vous êtes, Seigneur, plus épuisé, plus  dépouillé, plus meurtri,  plus exsangue  que jamais.

   Qu’est-ce qui Vous attend ? Etes-Vous arrivé au bout ? Non. Le pire est encore devant Vous. Le crime le plus atroce doit encore être commis. Les douleurs les plus grandes sont encore à souffrir. Vous êtes à terre pour la troisième fois et, pourtant, tout ce qui s’est déjà passé n’est qu’un préambule. Et voilà qu’à nouveau vous bougez ce corps qui tout entier n’est qu’une plaie. Ce qui semblait impossible se réalise : une fois de plus, Vous Vous relevez lentement, bien que chaque mouvement soit pour Vous une nouvelle douleur. Vous voici, Seigneur, debout encore une fois… avec votre Croix. Vous avez su trouver de nouvelles forces, de nouvelles énergies, et Vous reprenez la marche. Trois chutes, autant de leçons de persévérance, chacune plus poignante et plus expressive que la précédente.

Pourquoi tant d’insistance ?

  Parce que notre lâcheté est insistante. Nous nous résolvons à prendre notre croix, mais toujours notre lâcheté revient à la charge. Pour qu’elle ne trouve pas de prétexte en notre faiblesse, Vous avez voulu nous répéter Vous-même cette triple leçon.

  Non, notre faiblesse ne peut nous servir de prétexte. La grâce que Dieu ne refuse jamais peut ce que les forces purement naturelles ne pourraient pas. Dieu veut être servi jusqu’au dernier souffle, jusqu’à l’épuisement des dernières énergies et Il multiplie notre capacité de souffrir et d’agir afin que notre dévouement atteigne les extrêmes de l’imprévisible, de l’invraisemblable, du miraculeux. « La mesure de l’amour de Dieu consiste à L’aimer sans mesure », disait saint François de Sales. La mesure de la lutte pour Dieu consiste à lutter sans mesure, dirions-nous.

  Et moi, pourtant, comme je me fatigue vite ! Dans mes œuvres d’apostolat, le moindre sacrifice m’arrête, le moindre effort me fait horreur, la moindre lutte me met en fuite. J’aime l’apostolat, oui. L’apostolat entièrement conforme à mes préférences et à mes fantaisies, que je fais quand je veux, comme je veux, parce que je le veux. J’estime alors avoir fait à Dieu une grande aumône.

  Mais Dieu ne se contente pas de cela. Pour l’Eglise, Il veut toute ma vie, Il veut de l’organisation, Il veut de la sagacité, Il veut de l’intrépidité, Il veut l’innocence de la colombe mais aussi l’astuce du serpent, Il veut la douceur de la brebis, alliée à la colère irrésistible et conquérante du lion. Si, pour servir Notre Seigneur, il faut sacrifier carrière, amitiés, liens de famille, vanités mesquines, habitudes invétérées, alors je dois le faire.

  Car cette étape de la Passion m’enseigne qu’à Dieu nous devons tout donner, absolument tout, et qu’après avoir tout donné, nous devons encore donner notre propre vie.

 

 

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Ils Lui lièrent les mains car elles faisaient le bien – suite http://tfp-france.org/14826/ils-lui-lierent-les-mains-car-elles-faisaient-le-bien-suite http://tfp-france.org/14826/ils-lui-lierent-les-mains-car-elles-faisaient-le-bien-suite#comments Mon, 10 Apr 2017 17:20:30 +0000 http://tfp-france.org/?p=14826 Au service de Dieu, ne pas fustiger revient parfois à trahir

  Vous qui avez recommandé la mansuétude jusqu’à ses dernières extrémités lorsque seuls des droits particuliers sont en jeu, Vous qui vouliez que nous répondions à une gifle en tendant l’autre joue, Vous avez pourtant développé une accusation, ardente et sainte, pour discréditer les pharisiens, et Vous avez empoigné le fouet pour châtier les vendeurs du Temple. Car alors il ne s’agissait plus de droits purement humains, mais de la Cause de Dieu. Et au service de Dieu, il y a des moments où ne pas réprimander, ne pas fustiger équivaut à trahir.

  Et ces mains qui ont été si douces pour les hommes droits comme Jean, l’innocent, et Madeleine, la pénitente, ces mains qui ont été si terribles envers le monde, le démon, la chair, pourquoi sont-elles à présent ligotées et  mises à vif ?

Pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur ?

  Est-ce par hasard, l’œuvre des innocents, des pénitents ? Ou est-ce plutôt l’œuvre de ceux qui ont reçu un châtiment mérité et qui se sont révoltés diaboliquement contre ce châtiment ?

  Oui, pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur qu’il a paru nécessaire de lier Vos mains, de réduire au silence Votre voix, d’éliminer Votre vie ?

  Est-ce parce que quelqu’un craignait d’être guéri ? Ou choyé ? Qui craint la santé ? Qui hait la tendresse ?

  Seigneur, pour comprendre cette monstruosité il faut croire au mal. Il faut reconnaître que les hommes sont tels que leur nature se révolte facilement contre le sacrifice, et quand celle-ci prend le chemin de la révolte, il n’est pas d’infamie et de désordre dont elle ne soit capable. Il faut reconnaître que Votre Loi impose des sacrifices, qu’il est dur d’être chaste, humble, honnête et par conséquent il est dur de suivre Votre Loi. Votre joug est suave, oui, et Votre charge légère. Mais ce n’est pas parce que renoncer à ce qui existe en nous d’animal et de désordonné n’est pas amer, mais parce que Vous-même nous aidez à le faire.

  Et quand quelqu’un Vous dit non, il commence à Vous haïr, en haïssant tout le bien, toute la vérité, toute la perfection dont Vous êtes la personnification même. Et, s’il ne Vous a pas visiblement à portée de la main pour décharger sa haine satanique, il frappe l’Église, il profane l’Eucharistie, il blasphème, il diffuse l’immoralité, il prêche la Révolution.

  Vos mains sont liées, mon Jésus, et où donc se trouvent les boiteux et les paralytiques, les aveugles, les muets que Vous avez guéris, les morts que Vous avez ressuscités, les possédés que vous avez libérés, les pécheurs que Vous avez relevés, les justes à qui Vous avez révélé la vie éternelle ? Pourquoi ne viennent-ils pas rompre les liens qui attachent Vos mains ?

  Curieux paradoxe ! Vos ennemis continuent à craindre Vos mains bien qu’attachées et pour cela ils Vous tueront. Vos amis semblent moins conscients de Votre pouvoir. Et comme ils ne Vous font pas confiance, ils s’enfuient effrayés devant ceux qui Vous persécutent.

  Pourquoi ? Là encore, la force du mal se manifeste. Vos ennemis aiment tellement le mal que, malgré les humiliations des cordes qui Vous attachent, ils discernent en Vous toute la force de Votre pouvoir… et tremblent ! Pour se rassurer, ils veulent transformer en plaie votre dernière fibre de chair encore saine, ils veulent verser la dernière goutte de Votre sang, ils veulent Vous voir exhaler Votre dernier souffle. Et encore, ils ne sont pas tranquilles. Mort, Vous semez toujours la terreur. Il faut sceller votre sépulcre et entourer Votre cadavre de gardes armés. La haine du bien les rend si perspicaces qu’ils perçoivent en Vous ce qui est indestructible.

Les cordes n’ont servi à rien, ni le sépulcre, ni la mort n’ont réussi à Vous retenir !

le baiser de Judas  Par contre, les bons n’ont pas la même clarté de vue. Ils Vous considèrent vaincu, perdu… ils s’enfuient pour sauver leur propre personne. Ils n’ont d’yeux, d’oreilles que pour leur risque personnel. L’homme est perspicace seulement pour ce qu’il aime. Et s’il voit mieux le risque qu’il court que Votre pouvoir, c’est parce qu’il aime davantage sa vie que Votre gloire.

  Oh, Seigneur, combien de fois Vos adversaires tremblent devant l’Église, pendant que moi, misérable, la voyant les mains liées, je crois que tout est perdu !

  Mais comme Vos ennemis avaient raison ! Vous êtes ressuscité ! Non seulement les cordes et les clous n’ont servi à rien, mais ni la dalle du sépulcre, ni la geôle de la mort n’ont réussi à Vous retenir. Oui, Vous êtes ressuscité ! Alléluia !

  Mon Seigneur, quelle leçon ! En voyant l’Église persécutée, humiliée, abandonnée par ses fils, niée par les mœurs païennes et par la science panthéiste d’aujourd’hui, menacée de l’extérieur par les hordes du communisme, et à l’intérieur par les égarements de ceux qui veulent pactiser avec le démon, j’hésite, je tremble, je juge que tout est perdu.

  Seigneur, mille fois non ! Vous êtes ressuscité par Votre propre force et Vous avez réduit à néant les liens par lesquels Vos adversaires prétendaient Vous retenir dans les ombres de la mort.

  Votre Église participe de cette force intérieure et à n’importe quel moment Elle peut détruire tous les obstacles qui l’encerclent.

  Notre espérance n’est pas dans les concessions, ni dans les adaptations aux erreurs du siècle. Notre espérance est en Vous, Seigneur.

  Exaucez les suppliques des justes, qui Vous implorent par l’intercession de la Très Sainte Vierge. Envoyez, ô Jésus, Votre Esprit et Vous renouvellerez la face de la Terre !

 

Cet article du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de la TFP au Brésil, a été publié par la revue Catolicismo, en 1952.

 

 

  (cliquez ici pour lire la première partie de l’article )

 

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Ils Lui lièrent les mains car elles faisaient le bien http://tfp-france.org/14822/ils-lui-lierent-les-mains-car-elles-faisaient-le-bien http://tfp-france.org/14822/ils-lui-lierent-les-mains-car-elles-faisaient-le-bien#comments Sat, 08 Apr 2017 10:20:35 +0000 http://tfp-france.org/?p=14822 Sem-Sainte-Pilate - detail

  Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les craindre ?

  La main est une des parties les plus expressives et les plus nobles du corps humain. Quand les pontifes et les parents bénissent, ils le font d’un geste de la main. Quand l’homme innocent et persécuté, saturé de douleurs, fait appel à la Justice divine – son dernier rempart contre la méchanceté humaine – c’est encore avec la main qu’il maudit.

  C’est avec les mains que parents et enfants, frères, époux, se manifestent leur affection dans les moments de tendresse. Pour prier, l’homme joint les mains ou les lève vers le Ciel. Quand il veut symboliser le pouvoir, il empoigne le sceptre. Quand il veut exprimer la force, il brandit le glaive. Quand il parle aux foules, l’orateur accentue de ses mains la force du raisonnement qui convainc ou des paroles qui émeuvent. C’est avec les mains que le médecin dispense le remède et que l’homme charitable secourt les pauvres, les vieillards, les enfants.

  Voilà pourquoi on embrasse les mains qui font le bien, et on menotte celles qui pratiquent le mal.

  Vos mains, Seigneur, qu’ont-elles fait ? Pourquoi les a-t-on attachées ?

  « In principio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum » (J. I, 1) Comment décrire Votre majesté transcendante, éternelle et ineffable quand – avant toutes choses et avant tous les siècles – Vous viviez de la vie suprêmement glorieuse et heureuse de la Très Sainte Trinité? Saint Paul a contemplé cette vie, et il n’a pu en dire qu’une chose : c’est que les paroles humaines ne permettent pas de la décrire. Du haut de ce trône, Vous êtes venu avec des desseins d’amour pour unir les hommes. Et ainsi, avec une bonté sublime, Vous avez assumé notre nature humaine. Par amour pour l’homme, Vous avez voulu avoir un corps humain. Et c’est pour faire le bien que Vos mains ont été créées.

Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur

  Qui peut dire, Seigneur, la gloire que ces mains – maintenant sanglantes et défigurées – mais si belles et si dignes depuis les premiers jours de Votre enfance, ont rendue à Dieu au moment où sur elles se sont posés les premiers baisers de la Sainte Vierge et de saint Joseph? Qui peut dire avec quelle douceur elles firent à Marie leur premier câlin ? Avec quelle piété elles se sont jointes en attitude de prière ? Et avec quelle force, quelle noblesse, quelle humilité elles ont travaillé dans l’atelier de saint Joseph ?

  Ces mains du Fils parfait, qu’ont-elles fait d’autre dans le foyer sinon le bien ?

  Quand Votre vie publique a commencé, Vous étiez surtout le Maître qui apprenait aux hommes le chemin du Ciel. Et ainsi, quand dans le «pusillus grex», le «petit troupeau» de Vos préférés, Vous enseigniez la perfection évangélique, quand Votre voix s’élevait et s’étendait sur les multitudes pleines d’admiration et de révérence, Vos mains en mouvement désignaient la demeure céleste ou blâmaient le crime, ajoutant à la parole qu’elles venaient enrichir, tous les impondérables du geste. Alors les Apôtres et les multitudes croyaient en Vous, et Vous adoraient, Seigneur.

  Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur. Vous ne vous contentiez pas d’enseigner, mais Vous conduisiez. La conduite s’exerce plus spécialement sur la volonté, de même que l’enseignement s’exerce plus précisément sur l’intelligence. Et comme c’est surtout par l’amour que l’on guide les volontés, Vos divines mains ont eu des vertus mystérieuses et surnaturelles pour combler les petits, accueillir les pénitents, guérir les malades. Amour si ardent, si généreux, si communicatif que depuis lors, quand les mains d’un chrétien – et spécialement celles d’un prêtre – se meuvent pour choyer les petits, consoler les pénitents, donner un médicament aux malades, l’amour qui les anime n’est qu’une flamme de cet amour infini, ô mon Dieu.

cover1À leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute

  Mas ces mains si fortes surnaturellement que sous leur empire pliaient toutes les lois de la nature et qu’à leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute, ces mains avaient encore un autre rôle à jouer. N’aviez-Vous pas parlé du loup féroce ? Seriez-Vous le Pasteur si Vous ne le repoussiez pas ? Et puisque Vous faites tout avec une force irrésistible, comment ne pouvait-on pas ressentir le coup du fouet que Vous saisissiez ?

  Le loup, oui… et avant tout le démon. Votre vie a montré clairement que le démon n’est pas un élément de fiction ou quelque chose de ce genre; un être à qui le pouvoir d’agir serait donné en si peu d’occasions que l’immense majorité des choses se passerait pratiquement comme s’il n’existait pas. Les hommes hypocrites, ceux de mœurs dissolus, qui se parent des attributs de la justice et même du sacerdoce, tout cela est désigné dans les Évangiles non seulement comme une conséquence de la dépravation humaine en raison du péché originel et de notre méchanceté, mais aussi comme une œuvre du démon, actif, diligent, embusqué ici et là, et dénonçant parfois sa présence par de spectaculaires manifestations d’obsession et de possession.

  Vous expulsiez le démon, Seigneur, par Votre terrible puissance, et devant Votre parole grave et dominatrice comme le tonnerre, plus noble et plus solennelle qu’un cantique d’ange, les esprits impurs fuyaient épouvantés et terrassés. Tellement vaincus et si terrifiés que par la suite ils ont dû obéir à Vos apôtres avec docilité. Partout où Votre parole était prêchée et acceptée par les hommes, l’impureté, la révolte et les démons fuyaient. Et ils n’ont recommencé à étendre sur l’humanité leurs ailes ténébreuses et leur pouvoir de perdition que lorsque le monde a entrepris de  rejeter Votre Église, qui est Votre Corps Mystique. Pourtant, ils sont toujours tellement battus et impuissants qu’il suffira aux hommes d’être à nouveau fidèles à la grâce de Dieu pour que l’empire des puissances infernales s’effondre une fois encore et que les ténèbres, la luxure et l’esprit de la Révolution refluent dans les antres secrets d’où ils sont sortis depuis des siècles.

  Pasteur, Vos divines mains ne se sont pas limitées à brandir le bâton contre les puissances spirituelles et invisibles présentes dans les airs, comme le dit saint Paul, pour perdre les hommes ; mais elles ont attaqué le démon et le mal dans ses agents tangibles et visibles.

  Le mal, avant tout considéré en lui-même. Il n’y a pas de vice contre lequel Vous n’ayez parlé.

  Mais aussi le mal concret, réalisé dans les hommes ; et non seulement dans les hommes en général, mais dans certaines classes – les pharisiens par exemple – ; et non seulement dans certaines classes mais dans certains hommes concrètement désignés : les vendeurs du Temple sont immortalisés dans les pages de l’Évangile par le châtiment exemplaire qu’ils ont subi.

 

Cet article du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de la TFP au Brésil, a été publié par la revue Catolicismo, en 1952.

  

cet article continue…

  

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Aucun exemple de vertu ne manque à la croix http://tfp-france.org/21141/aucun-exemple-de-vertu-ne-manque-a-la-croix http://tfp-france.org/21141/aucun-exemple-de-vertu-ne-manque-a-la-croix#comments Tue, 04 Apr 2017 17:20:32 +0000 http://tfp-france.org/?p=21141 SanMiguelChurchj - cover   La Passion du Christ suffit à régler totalement notre vie. Quiconque, en effet, veut vivre parfaitement, ne doit rien faire d’autre, que de mépriser ce que le Christ, en croix, a méprisé; et de désirer ce que le Christ a désiré.

   Aucun exemple de vertu ne manque à la croix.

  Si vous cherchez un modèle de charité, personne ne peut avoir un plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Joan. 15, 13). Et cela, Jésus en croix, l’a fait. Et c’est pourquoi il a donné sa vie pour nous; nous ne devons donc pas trouver trop lourds les maux, quels qu’ils soient, que nous avons à supporter pour lui. Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens qu’il m’a faits. (Ps. 115, 12.)  

  Si vous cherchez un exemple de patiencevous l’avez au plus haut degré, à la croix. La patience est grande, en deux cas : ou bien, on souffre patiemment de grands maux; ou bien, on supporte patiemment ce qu’on pourrait éviter, et que l’on n’évite pas. Or, le Christ a souffert de grands maux à la croix.

   C’est de lui que Jérémie a dit : O vous qui passez par le chemin, considérez et voyez s’il y a une douleur comme la mienne. (Thren. 1, 12.) Et il a souffert patiemment, car quand on l’a maltraité, il n’a point fait de menaces (1 Pet. 2, 23)Semblable à l’agneau qu’on mène à la tuerie, et à la brebis, muette devant ceux qui la tondent, il n’ouvre pas la bouche(Is. 53, 7). De même, il pouvait éviter et il n’a point évité. Pensez-vous, dit-il en saint Matthieu (26, 53), que je ne puisse pas prier mon Père, et qu’il ne m’enverrait pas aussitôt plus de douze légions d’Anges? 

   Ainsi, la patience du Christ en croix fut extrême, comme dit saint Paul (Heb. 12, 1) :  Accomplissons avec patience la course qui nous est imposée. Christ_in_the_garden_of_Gethsemane_and_Christ_on_the_cross_inside_Strasbourg_Cathedral - detail

  Gardons les yeux fixés sur l’auteur et le consommateur de notre foi, Jésus; lui qui, délaissant la joie qui était devant lui, a souffert la croix, en méprisant la honte.

   Si vous cherchez un modèle d’humilitéregardez le crucifié; car, Dieu a voulu être jugé sous Ponce-Pilate, et mourir : Votre cause a été jugée comme celle d’un impie, dit Job (36, 17). Oui vraiment d’un impie, parce que nous le condamnerons, à une mort infâme (Sagesse 2, 20)Le maître a voulu mourir pour l’esclave, et celui qui est la vie des Anges, a voulu mourir pour l’homme.

  Si vous cherchez un modèle d’obéissance, suivez celui qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort. Saint Paul disait aux Romains (5, 19) : Par la désobéissance d’un seul homme, tous ont été constitués pécheurs. Pareillement, par l’obéissance d’un seul, tous ont été constitués justes

  Si vous cherchez un exemple du mépris des choses terrestressuivez celui qui est le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs, en qui sont les trésors de la Sagesse. En la croix cependant, le voici dépouillé, moqué, conspué, frappé, couronné d’épines, abreuvé de fiel et de vinaigre, mort enfin.

  Quelle erreur de vous attacher aux vêtements et aux richesses: Ils se sont partagés mes vêtements.

  Quelle erreur de s’attacher aux hommes, car j’ai subi leurs moqueries et leurs coups.

  Quelle erreur de s’attacher aux dignités, car ils ont tressé une couronne d’épines qu’ils posèrent sur ma tête (Matth. 27, 29).

  Quelle erreur de chercher les délices, car, pour apaiser ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre. (Ps. 68, 22). 

St_Thomas_Before_The_Cross - detail

 

 

 Saint Thomas d’Aquin, Sermon, Carême 1273                                    – Collatio six super-Credo in Deum  – La croix incarne toutes les vertus

 

 

 


 

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Saint Josse et les barques miraculeuses http://tfp-france.org/19556/saint-josse-et-les-barques-miraculeuses http://tfp-france.org/19556/saint-josse-et-les-barques-miraculeuses#comments Sat, 01 Apr 2017 10:09:36 +0000 http://tfp-france.org/?p=19556 la châsse contenant les reliques de saint Josse
  Tous les ans, la châsse contenant les reliques de saint Josse est portée en procession.

  Ermite du VIIe siècle, il mourut sur la côte d’Opale, dans le Pas-de-Calais.

  Un monastère fut élevé à cet endroit qui devint un centre de pèlerinage très fréquenté, puis fut détruit par la Révolution française.

 

  Alors qu’il ne restait à l’ermite qu’une miche à partager avec son disciple, le Christ s’était présenté quatre fois de suite sous la forme d’un mendiant et Josse lui avait donné chaque fois un quart du pain dont il disposait.

  Aussitôt après, quatre grandes barques remplies de vivres étaient arrivées par la mer.

Saint Josse et les barques miraculeuses

[cliquez sur l’image pour agrandir]

 

                           Saint Josse et les barques miraculeusesEugène Chigot  
L’original est exposé au Musée des Beaux-Arts d’Arras.   

 

 

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La croix – Rien de si nécessaire – Partie 3 finale http://tfp-france.org/21786/rien-de-si-necessaire-partie-3-finale http://tfp-france.org/21786/rien-de-si-necessaire-partie-3-finale#comments Tue, 28 Mar 2017 17:09:48 +0000 http://tfp-france.org/?p=21786 Le Saint-Esprit compare la croix :

Église_de_Montarcher-Christ_de_la_Croix_de_Parvis- detail– tantôt à un van qui purifie le bon grain de la paille et des ordures : laissez-vous donc, sans résistance, comme le grain du van, ballotter et remuer ; vous êtes dans le van du Père de famille, et bientôt vous serez dans son grenier ;

– tantôt à un feu qui ôte  la rouille du fer  par la vivacité  de ses flammes : notre Dieu est un feu consumant qui demeure par la croix dans une âme pour la purifier, sans la consumer, comme autrefois dans le buisson ardent ;

– tantôt à un creuset d’une forge, où le bon or se raffine, et  où le  faux s’évanouit  en fumée : le bon en souffrant patiemment l’épreuve du feu, le faux en s’élevant en fumée contre ses flammes ; c’est dans le creuset de la tribulation et de la tentation que les vrais amis de la Croix se purifient par leur patience, tandis que ses ennemis s’en vont en fumée par leur impatience et leurs murmures.

Il faut souffrir comme les saints…

  Regardez, mes chers Amis de la Croix, regardez devant vous une grande nuée de témoins, qui prouvent, sans dire un mot, ce que je dis. Voyez, comme en passant, un Abel juste et tué par son frère ; un Abraham juste et étranger sur la terre ; un Loth juste et chassé de son pays ; un Jacob juste et persécuté par son frère ; un Tobie juste et frappé d’aveuglement ; un Job juste et appauvri, humilié et frappé d’une plaie depuis les pieds jusqu’à la tête.sacchi-stpaul

  Regardez tant d’Apôtres et de Martyrs empourprés de leur sang ; tant de Vierges et de Confesseurs appauvris, humiliés, chassés et rebutés, qui tous s’écrient avec saint Paul : « Regardez notre bon Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi » que nous avons en lui et en la Croix ; il a fallut qu’il ait souffert pour entrer par la Croix dans sa gloire.

  Voyez, à côté de Jésus-Christ, un glaive perçant qui pénètre jusqu’au fond le cœur tendre et innocent de Marie, qui n’avait jamais eu aucun péché, ni originel ni actuel.

  Que ne puis-je m’étendre ici sur la Passion de l’un et de l’autre, pour montrer que ce que nous souffrons n’est rien en comparaison de ce qu’ils ont souffert ! Après cela, qui de nous pourra s’exempter de porter sa croix ? Qui de nous ne volera pas avec rapidité dans les lieux où il sait que la croix l’attend ?

  Qui ne s’écriera avec saint Ignace martyr :

 « Que le feu, que la potence, que les bêtes et tous les tourments du démon viennent fondre sur moi, afin que je jouisse de Jésus-Christ ! » 

…sinon comme les réprouvés.

  Mais enfin, si vous ne voulez pas souffrir patiemment, et porter votre croix avec résignation comme les prédestinés, vous la porterez avec murmure et impatience comme les réprouvés.Wignehies_(Nord,_Fr)_chemin_de_Croix,_station_05 - detail

  Vous serez semblables à ces deux animaux qui traînaient l’Arche d’alliance en mugissant.

  Vous imiterez Simon de Cyrène, qui mit la main à la Croix même de Jésus- Christ malgré lui, et qui ne faisait que murmurer en la portant. Il vous arrivera enfin ce qui est arrivé au mauvais larron, qui du haut de sa croix tomba dans le fond des abîmes.

  Non, non, cette terre maudite où nous vivons ne fait point de bienheureux ; on ne voit pas bien clair en ce pays de ténèbres ; on n’est point dans une parfaite tranquillité sur cette mer orageuse ; on n’est point sans combats dans ce lieu de tentation et ce champ de bataille ; on n’est point sans piqûres sur cette terre couverte d’épines.

  Il faut que les prédestinés et les réprouvés y portent leur croix, bon gré mal gré.

  Retenez ces quatre vers :

Choisis une des croix que tu vois au Calvaire,
Choisis bien sagement ; car il nécessaire
De souffrir comme un saint, ou comme un pénitent,
Ou comme un réprouvé qui n’est jamais content.  

  C’est-à-dire, que si vous ne voulez pas souffrir avec joie comme Jésus-Christ, ou avec patience comme le bon larron, il faudra que vous souffriez malgré vous comme le mauvais larron ; il faudra que vous buviez jusqu’à la lie du calice le plus amer, sans aucune consolation de la grâce, et que vous portiez le poids tout entier de votre croix, sans aucune aide puissante de Jésus-Christ.

  Il faudra même que vous portiez le poids fatal que le démon ajoutera à votre croix, par l’impatience où elle vous jettera, et qu’après avoir été malheureux avec le mauvais larron sur la terre, vous alliez le trouver dans les flammes.

 


 

 Extrait :
   Lettre circulaire aux Amis de la Croix du grand apôtre marial, saint Louis-Marie Grignion de Montfort ( II. PRATIQUES DE LA PERFECTION CHRETIENNE – C. 29 – 33)
.

Lire aussi :

– La croix – Rien de si nécessaire 
– La croix – Rien de si nécessaire – Partie 2 

 Qu’il porte sa croix

  

 

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