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La cathédrale engloutie – conclusion

   La cathédrale engloutie

 Gabriel J. Wilson

  […] Et nous nous trouverons dans un monde où la raison de vivre sera engloutie et ensevelie par la mer de nos crimes ou de notre vie dans la banalité sans Dieu !

  Sur ce thème si délicat, quelques confusions sont possibles. Essayons donc d’éclaircir quelques points. D’abord, qu’est-ce précisément que l’innocence?

  Ne se confond-elle pas avec la vertu de chasteté?   Sous certains points de vue, il est vrai que l’innocence peut se confondre avec la chasteté.
 Ainsi pour l’enfant, qui ne connaît pas le mal. Nocent vient du latin nocens, entis = le coupable, le criminel, celui qui fait le mal. In-nocent, donc, c’est celui qui n’a jamais pratiqué le mal ou n’a jamais commis de crime.

  Cependant, dans la conception de Plinio Corrêa de Oliveira, il ne s’agit pas seulement d’une vertu négative : ne pas pratiquer le mal ou le crime. Pour ce penseur, l’innocent est la personne qui adhère à un état d’esprit premier d’équilibre et de tempérance dans lequel l’âme a été créée, et pour cela elle se conserve ouverte à toutes formes de rectitude et d’émerveillement.

   L’innocence alors est  « l’harmonie de toutes choses ou de toutes les puissances de l’âme entre elles. Et à cause de cette harmonie, la personne a une idée facile et immédiate des choses comme elles doivent être et, donc, du modèle idéal de toutes choses » [4].

   Alors l’innocence est sœur de la chasteté, oui, mais elle va au-delà, plus profond.

  Si on a perdu l’innocence, comment la récupérer ?
 Bien sûr par la pratique des vertus et l’observance des Commandements.  On a déjà souligné l’importance de la prière. Tout cela est bon, mais la faiblesse humaine devant le péché est déconcertante. 

   Et quand l’homme obtient quelques victoires, il se fait facilement des illusions à propos de ses propres forces et vertus. Or, la fausse vertu peut être plus malfaisante à l’homme que le péché lui-même…

   Le moyen le plus efficace de récupérer l’innocence de façon sûre, c’est d’avoir une véritable dévotion envers la très Sainte Vierge, l’Immaculée, l’Innocente par excellence.
  Fille du Père Eternel, Mère du Fils Unique de Dieu, Épouse du Saint Esprit, Elle est la Mère de bonté que la Sainte Trinité a voulu nous laisser pour notre secours, en toutes circonstances.

  Le serpent de l’orgueil et de la sensualité sera écrasé par Elle comme il est promis dans l’Apocalypse. Livrons-nous tout à Elle.

 


[4]    Op. cit., 1ère partie, chap. 2, p. 35 s.

 

  [stextbox id=”stb_style_682692″ image=”null”]Gabriel J. Wilson, rédacteur et photographe, ancien collaborateur de l’agence de presse ABIM et de la revue Catolicismo, est chercheur en France depuis une quinzaine d’années.[/stextbox]

 

Articles dans la série:

– La cathédrale engloutie 

– La cathédrale engloutie – suite

 

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