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	<title>tfp-france.org &#187; Contes</title>
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		<title>Le dernier Ange &#8211; Conte de Noël</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 19:47:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Contes]]></category>
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		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[De tous les anges, il était le dernier.
Des milliards et milliards de purs esprits que Dieu a créés, bien plus nombreux que l&#8217;ensemble des mortels qui existeront jusqu&#8217;à la fin du monde, répartis en une immense hiérarchie composée de neuf choeurs angéliques, il se trouvait le plus bas. Tous les anges, sans exception, lui étaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-264" style="margin: 4px 7px;" title="ange" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/12/ange.jpg" alt="ange" width="188" height="250" />De tous les anges, il était le dernier.</p>
<p>Des milliards et milliards de purs esprits que Dieu a créés, bien plus nombreux que l&#8217;ensemble des mortels qui existeront jusqu&#8217;à la fin du monde, répartis en une immense hiérarchie composée de neuf choeurs angéliques, il se trouvait le plus bas. Tous les anges, sans exception, lui étaient supérieurs. Au-dessous de lui, bien loin, il n&#8217;y avait que nous, les hommes.</p>
<p>N&#8217;allez surtout pas croire qu&#8217;il en concevait quelque amertume ou déception. Au contraire, c&#8217;était un ange particulièrement joyeux et heureux.</p>
<p>Par exemple, il n&#8217;avait rien voulu savoir de la révolte de Lucifer qui était venu lui-même le travailler en premier, pensant pouvoir susciter chez lui un sentiment d&#8217;injustice.</p>
<p>– « Suis-moi », lui avait chuchoté le Tentateur, « et de dernier des derniers tu deviendras semblable à Dieu ».</p>
<p>Il aurait éclaté de rire , et haussé les épaules s&#8217;il en avait eu , mais ce sont là deux actions qui nous appartiennent, aussi posa-t-il une simple question qui fut entendue d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la voûte céleste : – « Et qui donc est comme Dieu ? ».</p>
<p>Sa phrase fut reprise par l&#8217;archange saint Michel qui en fit son cri de guerre avec le succès que l&#8217;on sait, puisque sous sa direction les deux tiers de la milice angélique lancèrent en Enfer les démons révoltés, après un gigantesque combat.</p>
<p>Depuis, le dernier des Anges passait son éternité à faire du bien sur la Terre.</p>
<p>Étant un pur esprit, comme vous l&#8217;avez compris, il n&#8217;avait pas de corps. Mais il possédait une intelligence immensément supérieure à la nôtre, une volonté libre d&#8217;entraves, et un pouvoir sur tout le monde temporel qui n&#8217;était limité que par les desseins de la Providence. De plus, il n&#8217;avait jamais eu besoin d&#8217;apprendre, toutes ses connaissances lui avaient été données par Dieu dès l&#8217;instant de sa création. Sa science, sa force, son discernement, il les utilisait pour influencer les conditions matérielles de notre vie quotidienne.</p>
<p>Là où il passait, l&#8217;air devenait plus léger, les oiseaux chantaient plus gaiement, les fleurs embaumaient et les hommes se sentaient inclinés à être meilleurs.</p>
<p>Il était l&#8217;ange qui rétablissait la paix dans la nature après les grandes tempêtes, celui qui rendait si doux le retour du printemps, qui gardait fraîche la vaste salle de pierre où venaient se reposer les moissonneurs, qui veillait à l&#8217;abondance des fruits pour la cueillette d&#8217;automne et qui créait cette ambiance réconfortante, devant la cheminée qui crépite, lorsque la neige recouvre la campagne.</p>
<p>Il patrouillait la terre pour adoucir les effets de la nature sauvage, rendre la vie plus supportable pour les pauvres humains et les encourager à la pratique de la vertu.</p>
<p>Son intervention sur les éléments essayait de faire renaître l&#8217;espoir au coeur des hommes. C&#8217;était une action humble, qu&#8217;il effectuait avec ingéniosité et discrétion, mais il avait dans l&#8217;idée que cela ne remplissait pas la mesure de ce qu&#8217;il était appelé à réaliser.</p>
<p>Comme il aimait formuler des suppositions, il pensait qu&#8217;un jour Dieu lui confierait peut-être une mission particulière.</p>
<p>– « Je serai sans doute l&#8217;ange gardien de quelqu&#8217;un ; étant le dernier des anges, ce sera probablement le plus faible des hommes », avait-il dit à quelques-uns des grands archanges du Paradis qui en savaient plus que lui mais se contentèrent de le regarder en silence.</p>
<p>Alors qu&#8217;il n&#8217;était au courant de rien, il nota une activité inhabituelle dans la sphère céleste.</p>
<p>Mais, comme dans leur mouvement incessant pour participer au maintien de la création, aucun de ses aînés ne s&#8217;arrêtait pour lui révéler ce qui se passait, il continuait à parcourir le monde.</p>
<p>Cela faisait déjà plusieurs milliers d&#8217;années qu&#8217;il remplissait son office, ce qui représente beaucoup de temps pour nous, mais rien qu&#8217;un tout petit peu d&#8217;éternité pour un ange, lorsqu&#8217;un soir, l&#8217;un des magnifiques séraphins qui siègent tout proche du trône de Dieu vint le voir :</p>
<p>– « Notre Souverain Créateur a une mission pour toi, lui dit-il, va vite exercer tes talents auprès de pauvres gens, à tel endroit que je t&#8217;indiquerai ».</p>
<p>S&#8217;empressant de parcourir l&#8217;immense distance qui le séparait du lieu où il était envoyé, il entra sans savoir ce qu&#8217;il allait trouver, dans un endroit bien mal éclairé.</p>
<p>Il regarda autour de lui et aperçut&#8230; le plus petit, le plus faible, le plus pauvre des enfants des hommes. Alors, une lumière merveilleuse inonda la simple grotte où il se tenait et se retournant, il vit que toute la cour céleste était présente, et que les milliers et milliers d&#8217;anges, montant et descendant, entonnaient un chant nouveau, d&#8217;une douceur extrême.</p>
<p>– « Dépêche-toi, tu vois bien qu&#8217;il a froid », lui dit encore le séraphin.</p>
<p>Ce n&#8217;est qu&#8217;à ce moment-là qu&#8217;il sut que Dieu s&#8217;était fait homme et qu&#8217;il reçut pour mission de protéger ce tout petit enfant, ainsi que sa mère, la très Sainte Vierge et son père adoptif, saint Joseph.</p>
<p>Vite, il rapproche l&#8217;âne et le boeuf qui dormaient au fond pour qu&#8217;ils réchauffent le nouveau-né de leur souffle ; il adoucit la paille pour éviter qu&#8217;un fétu ne vienne le blesser ; et il répand dans l&#8217;air un arôme de Noël, fait de résine de sapin, de cire chaude, de fleurs d&#8217;oranger et de friandises diverses.</p>
<p>L&#8217;Enfant qui le voit lui sourit. Il est le dernier, oui, mais le plus heureux des anges.</p>
<p>Depuis cette Nuit-là, tous les ans, il parcourt la Terre pour faire sentir aux âmes de bonnes volontés la suavité, le parfum, l&#8217;esprit de Noël.</p>
<p>Alors, s&#8217;il vous plaît, regardez bien autour de vous et soyez sensible à sa présence. Vous devinerez peut-être qu&#8217;il vient de passer, dans la flamme d&#8217;une bougie qui vacille devant la crèche, dans l&#8217;éclat d&#8217;une boule de Noël suspendue dans le sapin, ou dans la douceur des chants, à la messe de minuit.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>Note : ce récit n&#8217;est qu&#8217;un conte de Noël. Mais le dernier des anges existe bien. Je n&#8217;ai jamais su comment il s&#8217;appelait (s&#8217;il me l&#8217;avait dit, j&#8217;aurais fini par l&#8217;écrire ; or l&#8217;Église interdit aux hommes de nommer les anges, en dehors de ceux qui apparaissent dans la Bible). De toute façon, notre pauvre intelligence humaine aurait bien du mal à comprendre la signification et la beauté du nom d&#8217;un ange.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, c&#8217;est lui qui m&#8217;a suggéré de rédiger ce conte. Quand j&#8217;ai objecté que peut-être tout n&#8217;était pas rigoureusement exact, il a ri, haussé les épaules et a dit : « Tu n&#8217;auras qu&#8217;à mettre une note à la fin. Ceux qui ont su garder le meilleur de leur âme d&#8217;enfant se réjouiront, les autres&#8230; ».</p>
<p style="text-align: right;"><em>Benoît Bemelmans</em></p>
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		<title>« Une âme en peine » &#8211; Conte de Noël</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 15:47:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[Benoît Bemelmans
Dans son corps douloureux, l&#8217;âme était triste et meurtrie.
Plus que du froid de la nuit, plus que des douleurs dans les jambes d&#8217;avoir tant marché à travers la ville, elle souffrait d&#8217;un mal sourd et profond.
En cette veille de Noël, l&#8217;âme en peine avançait par les rues, cherchant à ignorer la cause de sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong>Benoît Bemelmans</strong></p>
<p>Dans son corps douloureux, l&#8217;âme était triste et meurtrie.</p>
<p>Plus que du froid de la nuit, plus que des douleurs dans les jambes d&#8217;avoir tant marché à travers la ville, elle souffrait d&#8217;un mal sourd et profond.</p>
<p>En cette veille de Noël, l&#8217;âme en peine avançait par les rues, cherchant à ignorer la cause de sa souffrance.</p>
<p>Il y avait si longtemps qu&#8217;elle s&#8217;était établie dans l&#8217;indifférence ! Quand était-elle donc allée s&#8217;agenouiller la dernière fois dans un confessionnal pour recevoir le pardon de ses fautes ? Elle ne s&#8217;en souvenait plus, ni de la dernière fois qu&#8217;elle avait prié&#8230;</p>
<p>Ne croyez pas que c&#8217;était l&#8217;âme d&#8217;un grand criminel, non, c&#8217;était une personne ordinaire, qui menait sa petite vie, juste oublieuse de la loi de Dieu qu&#8217;elle avait substituée par son bon plaisir, par son égoïsme et par toutes sortes de bassesses qui faisaient comme un bruit de feuilles mortes poussées par les tourbillons d’un vent mauvais.</p>
<p>— Était-ce un homme, était-ce une femme, me demanderez-vous. Peu importe.</p>
<p>C&#8217;était une âme plongée dans la tristesse, fruit inévitable et amer que produit la conscience en voyant, sans même vouloir se l&#8217;avouer, tout ce qu&#8217;elle a perdu en rejetant l&#8217;amitié de Dieu.</p>
<p>Il y en a tant de ces âmes, endurcies par l’habitude du scepticisme, dans les villes de notre pauvre France qui redevient païenne.<img class="size-medium wp-image-218 alignright" style="margin: 4px 7px;" title="Bergers" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Bergers-152x300.jpg" alt="Bergers" width="152" height="300" /></p>
<p>Toute la journée, elle s&#8217;était agitée pour réunir les derniers préparatifs de Noël. Car l&#8217;âme, malgré l&#8217;abandon de sa vie spirituelle, se souvenait encore de la joie et de l&#8217;innocence de ses premiers Noëls.</p>
<p>Elle avait soif d&#8217;un bonheur qui semblait lui échapper de plus en plus et, dans la mesure du possible, elle essayait de recréer autour d&#8217;elle l&#8217;ambiance des Noëls de son enfance.</p>
<p>Elle était assez douée pour cela et réussissait malgré tout à rassembler encore quelques amis et quelques familiers autour d&#8217;un sapin bien décoré, d&#8217;une petite crèche et d&#8217;un repas de fête qui n&#8217;était pas trop mélancolique.</p>
<p>Malgré les années écoulées, l&#8217;âme immortelle gardait l&#8217;empreinte de l&#8217;enfant qu&#8217;elle avait été.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, si vous prêtez un peu d&#8217;attention aux âmes des adultes, vous verrez qu&#8217;en elles l&#8217;enfant n&#8217;est jamais très loin, même si les péchés les ont obscurcies.</p>
<p>Cet enfant finira-t-il un jour par se réveiller ?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>* * *</strong><img class="size-medium wp-image-221 aligncenter" style="margin-top: 7px; margin-bottom: 7px;" title="Nativite" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Nativite1-266x300.jpg" alt="Nativite" width="160" height="180" /></p>
<p>Depuis plusieurs jours déjà, l&#8217;arbre brillait de toutes ses boules et la crèche sur la cheminée n&#8217;attendait plus que l&#8217;Enfant-Jésus.</p>
<p style="text-align: left;">Chaque soir, l&#8217;âme alors innocente se réjouissait de faire avancer son mouton après la prière que sa maman lui faisait dire devant la crèche. Comme il était parti du haut de la colline en papier, l&#8217;âme s&#8217;inquiétait un peu de savoir s&#8217;il arriverait à temps le soir de Noël, tout près de la mangeoire.</p>
<p>Son mouton lui rappelait qu&#8217;elle devait aussi se présenter à la grotte, toute blanche, pour adresser une fervente prière à l&#8217;Enfant-Jésus par l&#8217;intermédiaire de la Sainte Vierge. C&#8217;était là le meilleur cadeau qu&#8217;elle pouvait faire à l&#8217;Enfant- Dieu, venu pour nous sauver.</p>
<p>— « Me sauver de quoi ? » avait-elle demandé.</p>
<p>La sauver du péché, lui ouvrir les portes du Ciel, la faire enfant de Dieu, la racheter de l&#8217;emprise du démon en mourant pour elle sur la Croix&#8230;</p>
<p>Au catéchisme, l&#8217;âme avait bien compris qu&#8217;à cause de la faute commise par nos premiers parents qui ont désobéi à Dieu, l&#8217;humanité tout entière est devenue pécheresse, inclinée au mal, privée de la vie divine, la vie de la grâce. C&#8217;est pour nous donner cette vie, pour nous libérer de l&#8217;esclavage du péché que Jésus est venu et qu&#8217;Il est mort.</p>
<p>Aussi l&#8217;Enfant, couché dans la mangeoire entre le boeuf et l&#8217;âne, ouvre ses petits bras qui nous accueillent, et déjà s&#8217;étendent en forme de croix.</p>
<p>Lorsque l&#8217;âme eut fait sa première communion, Noël devint encore plus beau.</p>
<p>Comme la messe de minuit était lumineuse, à l&#8217;église paroissiale ! Les cierges brillaient sur l&#8217;autel, les chants de Noël montaient dans la nuit et surtout, à la communion, l&#8217;âme recevait Jésus, son Sauveur. Elle L&#8217;adorait comme les bergers l&#8217;avaient fait à la grotte de Bethléem, s&#8217;offrait à Lui et en retour un flot d&#8217;amour miséricordieux l&#8217;inondait.</p>
<p>Elle s&#8217;était préparée à cette rencontre merveilleuse. Plusieurs jours auparavant, elle était allée confesser ses fautes, humblement, avec une vraie contrition, auprès d&#8217;un vieux prêtre qui ne manquait jamais de l&#8217;encourager avec bonté sur le chemin du bien. « Priez aussi pour moi, mon enfant », lui demandait-il, « un jour prochain viendra où vous ne me trouverez plus là pour vous conseiller ».</p>
<p>L&#8217;âme ressortait si légère du confessionnal, pleine du bonheur tranquille de se savoir dans l&#8217;amitié de Dieu.</p>
<p>Et tous les soirs, pour se préparer à Noël, elle récitait sa prière devant la crèche. C&#8217;était une si belle prière qui s&#8217;adressait à la Sainte Vierge, Elle qui nous obtient tout de son Enfant.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><strong>* * *</strong></strong></p>
<p>— « Comment était-ce, déjà, cette prière ? » se demanda l&#8217;âme en peine.</p>
<p>Du fond des années d&#8217;indifférence, les mots oubliés depuis si longtemps revinrent peu à peu à la surface.</p>
<p>« Souvenez-vous, très douce Vierge Marie, qu&#8217;on n&#8217;a jamais entendu dire, qu&#8217;aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection&#8230; ait été abandonné ».</p>
<p>« &#8230; Animé d&#8217;une pareille confiance, je viens vers vous ».</p>
<p>&#8230; Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.</p>
<p>&#8230; Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.</p>
<p>Dans un premier mouvement d&#8217;orgueil amer, l&#8217;âme se demanda : « Serais-je donc la première à pouvoir dire que la Sainte Vierge n&#8217;est pas venue à mon secours ? » Puis elle se rendit bien compte qu&#8217;elle n&#8217;avait même pas pris la peine de réclamer ce secours.</p>
<p>Tout en marchant dans les rues vides et froides, l&#8217;âme répétait les paroles de la prière de son enfance.</p>
<p>« Gémissant sous le poids de mes péchés&#8230; On n’a jamais entendu dire, qu&#8217;aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection&#8230; ait été abandonné. &#8230;Animé d&#8217;une pareille confiance, je viens vers vous ».</p>
<p>Une grande douleur envahit l&#8217;âme en peine, qui prenait conscience de l&#8217;état lamentable dans lequel elle se trouvait.</p>
<p>Du plus profond d&#8217;elle-même, montait le désir de regagner l&#8217;amitié de Dieu, de retrouver les parfums du printemps de sa vie spirituelle, de restaurer l&#8217;innocence perdue.</p>
<p>— « Est-ce encore possible ? » s&#8217;interrogea-elle. On n’a jamais entendu dire&#8230;</p>
<p>Alors, l&#8217;âme se décida. Du plus sincère qu&#8217;elle put, elle répéta les paroles du Souvenez-vous et demanda à la Sainte Vierge de venir à son secours.</p>
<p>— « On verra bien » pensa-t-elle, avec son peu de foi. Et elle tourna le coin de la rue.</p>
<p>La lumière à l&#8217;intérieur de l&#8217;église illuminait les vitraux. La porte était ouverte. Hésitante et surprise, elle entra. C&#8217;était la veillée de Noël qui allait commencer.</p>
<p>Par le bas-côté, elle avança jusqu&#8217;à l&#8217;autel de la Vierge. Une mélodie nataline s&#8217;éleva de l&#8217;orgue. L&#8217;âme éclata en pleurs. Après tant d&#8217;années desséchées par l&#8217;égoïsme, elle était inondée par les flots du repentir.</p>
<p>Les larmes ruisselaient sur son visage et sa poitrine se soulevait par saccades, comme sanglote un enfant&#8230;</p>
<p>Un prêtre était là, pour entendre les confessions. Et par les temps qui courent, ce ne fut pas le moindre des miracles que fit la Sainte Vierge cette nuit-là. L&#8217;âme alla s&#8217;accuser de sa triste vie éloignée de Dieu et reçut l&#8217;absolution de ses fautes.</p>
<p>Je vous laisse à penser la joie du Coeur de l&#8217;Enfant-Jésus lorsqu&#8217;Il vit, en cette nuit de Noël, son petit mouton blanc qui était revenu.</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-219" style="margin: 4px 7px;" title="Ange" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Ange-150x150.jpg" alt="Ange" width="150" height="150" />L&#8217;Enfant-Jésus est surtout venu pour les pécheurs. Il ne refuse jamais son pardon. Il accueille avec bonté et miséricorde l&#8217;humble contrition.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui comme hier, Jésus est la solution pour le monde qui s&#8217;enfonce dans la nuit du paganisme. Dans le plus grand drame de notre vie, ayons recours avec confiance à notre Sauveur, par l&#8217;intermédiaire de la Sainte Vierge à qui Il ne refuse rien.</p>
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