tfp-france.org » Crise du monde http://tfp-france.org Mon, 01 Feb 2016 17:44:14 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.2.7 Luther : non et non http://tfp-france.org/25769/luther-non-et-non http://tfp-france.org/25769/luther-non-et-non#comments Mon, 01 Feb 2016 16:09:04 +0000 http://tfp-france.org/?p=25769

  Le cinquième centenaire de la naissance de Martin Luther, le grand responsable de la révolution protestante au XVI° siècle, a donné lieu dans certains milieux catholiques à des manifestations de sympathie qu’on aurait jugé absolument inconcevables il y a cinq ans encore. A leur nombre figure la visite de Sa Sainteté Jean-Paul II à la « Christus Kirche », le temple protestant de Rome.
   Sur Martin Luther, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de l’Association Brésilienne pour la Défense de la Tradition, de la Famille et de la Propriété (TFP) et Président de son Conseil National, a écrit pour le principal quotidien de São Paulo, la grande métropole industrielle du Brésil, deux articles hautement instructifs.

    Nous sommes heureux de les mettre à la disposition de nos lecteurs.            

   J’ai eu l’honneur, en 1974, d’être le premier signataire d’un manifeste publié dans des quotidiens parmi les principaux du Brésil et reproduit dans presque tous les pays ou existaient les onze TFP d’alors. Il s’intitulait : « La politique de détente du Vatican avec les gouvernements communistes – Pour la TFP : s’abstenir ? ou résister ? » (cf. Folha de S. Paulo, 10/4/74).

   Les associations y déclaraient leur respectueux désaccord vis-à-vis de l’ « Ostpolitik » menée par Paul VI, et exposaient en détail leurs raisons pour cela. Soit dit en passant, tout y était exprimé avec tant d’orthodoxie que personne n’a soulevé la moindre objection à cet égard.

   Pour résumer en une phrase à la fois toute la vénération envers la Papauté et la fermeté avec laquelle elles déclaraient leur Résistance à l’ « Ostpolitik » vaticane, les TFP disaient au Souverain Pontife : « Notre âme est vôtre, notre vie est vôtre. Commandez-nous ce que vous voudrez. Mais ne nous demandez pas de croiser les bras devant le loup rouge qui mène l’assaut. Notre conscience s’y oppose ».

  Je me suis rappelé cette phrase avec une particulière tristesse en lisant la lettre écrite par Jean-Paul II au Cardinal Willebrands (cf. L’Osservatore Romano, 6/11/83), à propos du cinquième centenaire de la naissance de Martin Luther, et signée du 31 octobre dernier, date anniversaire du premier acte de rébellion de cet hérésiarque dans l’église du château de Wittemberg. Elle est pétrie de tant de bienveillance et d’aménité que je me suis demandé si l’auguste signataire avait oublié les terribles blasphèmes que le moine apostat avait lancés contre Dieu, contre le Christ Jésus Fils de Dieu, contre le Très Saint Sacrement, la Vierge Marie et la Papauté elle-même.

  Il est pourtant sûr qu’il ne les ignore point, car ils sont à la portée de n’importe quel catholique cultivé, dans des livres de bon aloi, qu’on trouve encore aujourd’hui sans difficulté. 

Portrait du pape Léon X - Bula

 Dans la bulle « Exsurge Domine », de 1520, le Pape Léon X, condamna les erreurs de Luther

  Deux d’entre eux me viennent à l’esprit. L’un, écrit au Brésil : c’est « L’Eglise, la Réforme et la Civilisation », du grand jésuite Leonel Franca. Sur ce livre comme sur son auteur, les silences ecclésiastiques officiels laissent la poussière retomber.

  L’autre livre est d’un historien français parmi les plus connus de ce siècle, Funck-Brentano, membre de l’Institut, et d’ailleurs protestant peu suspect.

  Commençons par citer les textes recueillis dans l’ouvrage de ce dernier : « Luther » (Grasset, Paris, 1934. 7éme éd., 352 pp).

   Et allons droit à ce blasphème sans nom : « Le Christ, dit Luther, a commis l’adultère une première fois avec la femme à la fontaine dont parle Jean. Ne murmurait-il pas autour de lui : “Qu’a-t-il donc fait avec elle? », puis avec la Madeleine, puis avec la femme adultère qu’il a tenue quitte si légèrement. Ainsi le Christ, si pieux, a dû, lui aussi, forniquer avant de mourir » (« Propos de table », n° 1472, éd. de Weimar II, 107 – cf. op. cit., p. 235).

   Quand on a lu cela, on ne s’étonne pas que Luther pense, comme le signale Funck-Brentano, que « Certes, Dieu est grand et puissant, bon et miséricordieux (…) mais il est stupide – « Deus est stultissimus » (« Propos de table », n° 963, éd. De Weimar, I, 487). C’est un tyran. Moïse agissait par sa volonté, comme son lieutenant, en maître bourreau que nul n’a dépassé, voire égalé à effrayer, terroriser, martyriser le pauvre monde » (op. cit., p. 230).

judas  Tout cela est en cohérence étroite avec cet autre blasphème, qui impute à Dieu la responsabilité de la trahison de Judas et de la révolte d’Adam : « Luther », commente Funck-Brentano, « en arrive a déclarer que Judas, en trahissant le Christ, agit sous l’impétueuse décision du Tout-Puissant. “Sa volonté (celle de Judas) était dirigée par Dieu ; Dieu le faisait mouvoir en sa toute “ puissance ”. Adam lui-même, au paradis terrestre, fut contraint d’agir comme il agit. Il se trouvait mis par Dieu dans une situation telle qu’il lui était impossible de ne pas tomber » (op. cit., p. 246)

  Non moins cohérent avec cette séquence abominable, un pamphlet de Luther intitulé « Contre le pontificat romain fondé par le diable », de mars I545, dénommait le Pape, non pas « très saint » selon l’usage, mais « très infernal », et ajoutait que la papauté s’était toujours montrées assoiffée du sang (cf. op. cit., pp. 337-338).

  On ne s’étonne pas alors que Luther, mû par de telles idées, ait écrit à Melanchthon, à propos des sanglantes persécutions d’Henri VIII contre les catholiques d’Angleterre : « Il est permis de s’abandonner à la colère quand on sait quels traîtres, voleurs, meurtriers sont les papes, leurs cardinaux et leurs légats. Plût à Dieu que l’on vît s’employer à les faire disparaître plusieurs rois d’Angleterre » (op. cit., p. 254).

  Il s’est exclamé pour la même raison : « Assez de paroles, le fer ! le feu ! ». Il ajoute : « Nous punissons les voleurs par l’épée, pourquoi ne pas empoigner pape et cardinaux et toute la séquelle de la Sodome romaine et nous laver les mains dans leur sang ? » (op. cit., p. 104).

  Cette haine a accompagné Luther jusqu’à la fin de sa vie; Funck-Brentano affirme : « Son dernier sermon public à Wittemberg est du 17 janvier 1546 : ultime cri de malédiction contre le pape, le sacrifice de la messe, le culte de la Vierge » (op.cit., p. 340).

  On comprend alors que des grands persécuteurs de l`Eglise aient célébré sa mémoire. Ainsi « Hitler a fait proclamer fête nationale en Allemagne l’anniversaire du 31 octobre 1517 où le moine augustin révolte fit afficher aux portes de l’église du château de Wittemherg ses fameuses 95 propositions contre la suprématie et les doctrines pontificales » (op.cit., p. 272).

  En dépit de tout l’athéisme officiel du régime communiste, M. Erich Honnecker, président du Conseil d’Etat et du Conseil de Défense, premier personnage de la République Démocratique Allemande, a organisé cette année enMartin_Luther l’honneur de Luther des célébrations impressionnantes (cr. « German Comments », Osnabrück, Allemagne de l’Ouest, avril 1983).

  Que le moine apostat ait éveillé de tels sentiments chez un chef nazi, et plus récemment chez un chef communiste, rien de plus naturel.

  Rien de plus déconcertant, de plus sidérant même, que ce qui s’est passé lors de la toute récente célébration du cinquième centenaire de la naissance de Luther dans un maigre temple protestant de Rome, le 11 décembre dernier.

  Cette manifestation de fête, d’amour et d’admiration pour la mémoire de l’hérésiarque a comporté la participation du prélat que le conclave de 1978 a élu Pape. Celui donc auquel incomberait la mission de défendre contre les hérésiarques et les hérétiques les saints noms de Dieu et de Jésus-Christ, la Sainte Messe, la Sainte Eucharistie et la Papauté !

  « Sidérant, ahurissant » – tel a été le gémissement de mon cœur de catholique. Qui n’en a pas moins redoublé de foi et de vénération pour la Papauté.

   Dans le prochain article, il me reste à citer « L’Eglise, la Réforme et la Civilisation » du grand P. Leonel Franca.

 

“Folha de S Paulo” , 27/12/1983 – Le texte ci-dessus a été traduit et publié par                 « Aperçu » , N° 30 – Novembre 1999. 

 

 

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Le règne social du Cœur de Jésus et du Cœur de Marie. http://tfp-france.org/4288/le-regne-social-du-coeur-de-jesus-et-du-coeur-de-marie http://tfp-france.org/4288/le-regne-social-du-coeur-de-jesus-et-du-coeur-de-marie#comments Wed, 27 Jan 2016 16:09:15 +0000 http://tfp-france.org/?p=4288
   Alors que le monde d’aujourd’hui  s’enfonce  dans un néo-paganisme violent qui renie nos racines chrétiennes et les principes sans lesquels il n’y a pas de civilisation véritable,
   le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie
veulent régner non seulement dans chaque âme individuellement, mais encore dans la société en tant que telle.

 

 

 

En effet, comme l’enseigne le pape saint Pie X :

 

« Le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et Il les conserve dans l’existence comme Il nous soutient. Nous Lui devons donc, non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour L’honorer  [1] .

« Les lois, les coutumes, les mœurs publiques, lorsqu’elles sont conformes à la doctrine de l’Évangile, contribuent puissamment au salut des âmes et rendent à Dieu la gloire qui Lui est due et que seule peut apporter la civilisation chrétienne. »

[1] (Encyclique Vehementer Nos du 11 février 1906, condamnant la séparation de l’Église et de l’État en France.)

 

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« Servez noblement Dieu et votre pays » http://tfp-france.org/3281/servez-noblement-dieu-et-votre-pays http://tfp-france.org/3281/servez-noblement-dieu-et-votre-pays#comments Sat, 09 Jan 2016 10:09:33 +0000 http://tfp-france.org/?p=3281 « Une élite ? Vous pouvez bien l’être. Vous avez derrière vous un passé de traditions séculaires qui représentent des valeurs fondamentales pour la vie saine d’un peuple. Parmi ces traditions dont vous êtes fiers à juste titre, vous comptez, en premier lieu, l’esprit religieux, la foi catholique vive et agissante. L’histoire n’a-t-elle donc pas déjà prouvé, et cruellement, que toute société humaine sans base religieuse court fatalement à sa dissolution ou finit dans la terreur ? Emules de vos aïeux, vous devez donc resplendir devant le peuple de la lumière de votre vie spirituelle, de la splendeur de votre indéfectible fidélité au Christ et à l’Eglise.

« Parmi ces traditions, comptez également l’honneur sans tâche d’une vie conjugale et familiale profondément chrétienne. De tous les pays, de ceux au moins de la civilisation occidentale, monte le cri d’angoisse du mariage et de la famille, si déchirant qu’il est impossible de ne pas l’entendre. Ici aussi, par toute votre conduite, mettez-vous à la tête du mouvement de réforme et de restauration du foyer.

« Parmi ces mêmes traditions, comptez, en outre, celle d’être pour le peuple, dans toutes les fonctions de la vie publique auxquelles vous pourriez être appelés, des exemples vivants d’inflexible observance du devoir, des hommes impartiaux et désintéressés qui, dégagés de tout désir désordonné d’ambition ou de lucre, n’acceptent un poste que pour servir la bonne cause, des hommes courageux, intimidés ni par la perte de faveurs d’en haut, ni par les menaces d’en bas.

« Parmi ces traditions, mettez enfin celle d’une calme et constante fidélité à tout ce que l’expérience et l’histoire ont confirmé et consacré, celle d’un esprit inaccessible à l’agitation inquiète et à l’aveugle convoitise des nouveautés qui caractérisent notre temps, mais en même temps largement ouvert à toutes les nécessités sociales.

« Fermement convaincus que seule la doctrine de l’Eglise peut porter efficacement remède aux maux présents, ayez à coeur de lui ouvrir la voie, sans réserves ni méfiances égoïstes, par la parole et par l’action, particulièrement en constituant dans l’administration de vos biens de véritables modèles d’entreprises, aussi bien du point de vue économique que social. Un vrai gentilhomme ne prête jamais son concours à des opérations qui ne peuvent se maintenir et prospérer qu’au préjudice du bien commun, au détriment et par la ruine de personnes de condition modeste. Au contraire, il mettra sa fierté à être du côté des petits, des faibles, du peuple, de ceux qui, exerçant un métier honnête, gagnent leur pain à la sueur de leur front. Ainsi, vous serez réellement une élite; ainsi, vous accomplirez votre devoir religieux et chrétien; ainsi, vous servirez noblement Dieu et votre pays ».

 

 

 

Pie XII s’adressant au  

Patriciat et à la Noblesse romaine

en janvier 1946. 

 

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Confiance, confiance ! http://tfp-france.org/4579/confiance-confiance http://tfp-france.org/4579/confiance-confiance#comments Wed, 30 Dec 2015 17:09:57 +0000 http://tfp-france.org/?p=4579    Voix du Christ, voix mystérieuse de la grâce qui résonnez dans le silence des coeurs, vous murmurez au fond de nos consciences des paroles de douceur et de paix. Dans nos misères présentes, vous nous répétez le mot, que le Maître prononçait si souvent pendant sa vie mortelle : « Confiance, confiance ! »

    A l’âme coupable, oppressée par le poids de ses fautes, Jésus disait : « Confiance, mon enfant ! Tes péchés te sont remis. » « Confiance ! disait-il encore à la malade abandonnée, qui attendait de lui sa guérison ; ta foi t’a sauvée. » Quand ses apôtres tremblaient d’épouvante, en le voyant marcher la nuit sur le lac de Génézareth, il les tranquillisait par cette declaration rassurante : « Ayez confiance ! C’est moi , ne craignez rien. » Et le soir de la Cène, connaissant les fruits infinis de son Sacrifice, il poussait, en allant à la mort, ce cri de triomphe : « Confiance, confiance ! J’ai vaincu le monde. »

    Quand il tombait de ses lèvres adorables, tout vibrant de tendresse et de pitié, ce  mot divin opérait dans les âmes une transformation merveilleuse. Une rosée  surnaturelle fécondait leur aridité ; des clartés d’espoir dissipaient leurs ténèbres ;  une sereine assurance chassait leurs angoisses. Car les paroles du Seigneur « sont esprit et vie ».

            « Bienheureux qui les écoute et les met en pratique. »

   Comme jadis ses disciples, c’est nous maintenant que Notre-Seigneur invite à la confiance.

   Pourquoi refuserions-nous d’entendre sa voix ?

 

Extraits du Livre de la Confiance, de l’abbé Thomas de Saint-Laurent.

Que cette nouvelle année 2016 soit pleine de grâces.

    La Société française pour la Défense de la Tradition, Famille et Propriété –TFP, exprimant le sentiment de ses dirigeants, membres et bénévoles, vous présente ses vœux de protection abondante et continue de la part de l’Enfant-Dieu, de Marie Sa mère et de saint Joseph, le chaste époux de celle-ci.

    Qu’ils vous accordent, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, la plénitude de la santé de l’âme et du corps ainsi que l’abondance des biens spirituels et matériels. Enfin, qu’au terme de cette vie, nous puissions tous goûter de l’éternelle félicité.

    Ce sont là les souhaits que la TFP formule pour vous et pour tous ceux qui constituent la vaste famille de ses correspondants, bienfaiteurs, amis et sympathisants.

 

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Analyse géopolitique de 1947 – Une analyse qui éclaire la situation du monde actuel – suite http://tfp-france.org/10034/analyse-geopolitique-de-1947-une-analyse-qui-eclaire-la-situation-du-monde-actuel-suite http://tfp-france.org/10034/analyse-geopolitique-de-1947-une-analyse-qui-eclaire-la-situation-du-monde-actuel-suite#comments Wed, 18 Nov 2015 17:09:59 +0000 http://tfp-france.org/?p=10034 pco 1947

    Article du fondateur de la TFP brésilienne, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, publié dans l’hebdomadaire Legionario, pointait du doigt, alors que le monde sortait de la IIe guerre mondiale. Cette analyse géopolitique faite en 1947 montre une acuité de vision telle qu’aujourd’hui encore elle fournit une clé pour comprendre la situation du monde actuel.

 

LES PHÉNOMÈNES NOUVEAUX QUI SE PASSENT
SUR LES TERRES DU CORAN

  Un Occidental placé dans cette atmosphère était pleinement convaincu de l’inertie et de l’impuissance de l’Orient. La possibilité d’une résurrection du monde musulman lui aurait paru aussi irréalisable et anachronique que le retour de la mode, des méthodes de guerre et de la carte politique du Moyen-Age.
  De cette illusion, nous vivons encore aujourd’hui. Et, comme les Romains, nous fiant à la Méditerranée qui nous sépare du monde islamique, nous n’apercevons pas les phénomènes nouveaux et extrêmement importants qui se passent sur les terres du Coran.
   Il est difficile d’embrasser en une description synthétique des phénomènes aussi riches et aussi vastes. D’une façon générale, on peut dire qu’après la Grande Guerre, tout l’Orient – et par cette expression on englobe la totalité des zones de civilisation non chrétiennes de l’Asie et de l’Afrique – traverse un phénomène de réaction anti-Europe très prononcée. Cette réaction comporte deux aspects quelque peu contradictoires, mais tous deux très dangereux pour l’Occident.
   D’un côté, les nations orientales commencent à supporter avec une impatience croissante le joug économique et militaire de l’Occident, manifestant une aspiration de plus en plus prononcée pour la pleine souveraineté.       Cette aspiration comporte, il est vrai, une certaine « occidentalisation », c’est-à-dire une adaptation de la technique militaire, industrielle et agricole moderne, ainsi que du système financier et bancaire euro-américain à l’Asie.
   D’un autre côté cependant, cet élan patriotique provoque un renouveau d’enthousiasme pour les traditions nationales, les coutumes, le culte, l’histoire nationale. Il est superflu d’ajouter que le spectacle dégradant de la corruption et des divisions auquel est exposé le monde occidental contribue à stimuler l’aversion envers l’Occident.
   D’où la formation, dans tout l’Orient, d’un intérêt nouveau pour les vieilles idoles,  d’un « néo-paganisme » mille fois plus combatif, résolu et dynamique que le paganisme d’autrefois. Le Japon est un exemple typique de ce processus que nous essayons de décrire. Le groupe idéologique et politique qui l’a élevé à la catégorie de grande puissance et qui a ambitionné pour lui la domination du monde, a précisément été un de ces groupes néo-païens, obstinément attachés aux vieux concepts de divinité de l’Empereur, etc.

TOUTES CES NATIONS, TOUTES CES PUISSANCES, SE SENTENT ORGUEILLEUSES DE LEUR PASSÉ

   Or, un phénomène plus lent, mais non moins vigoureux que celui du Japon, s’est déroulé dans le monde oriental tout entier. En vertu de ce phénomène, l’Inde va conquérir de façon imminente son indépendance, l’Égypte et la Perse occupent aujourd’hui une situation avantageuse dans la vie internationale et progressent à pas rapides. Bien avant cela, Mustapha Kemal a renouvelé la Turquie.
   Toutes ces nations, toutes ces puissances pouvons-nous dire, se sentent orgueilleuses de leur passé, de leurs traditions, de leur culture et désirent les conserver avec soin. En même temps elles se montrent fières de leurs richesses naturelles, de leurs possibilités politiques et militaires, du progrès financier dont elles jouissent.
  Jour après jour elles s’enrichissent, construisent des villes dotées d’un appareil gouvernemental efficace, d’une police bien entraînée, d’universités strictement païennes, mais très développées, d’écoles, d’hôpitaux, de musées, de tout enfin ce qui pour nous signifie d’une certaine façon pouvoir et progrès matériel.
   Dans leurs coffres, l’or s’accumule. L’or signifie la possibilité d’acheter de l’armement. Et l’armement signifie du prestige mondial.

   Il est intéressant de noter que l’exemple nazi a fortement impressionné l’Orient. Si un grand pays comme l’Allemagne a pu avoir un gouvernement qui a abandonné le Christianisme et n’a pas rougi de revenir à ses vieilles idoles, qu’y aurait-il de honteux pour un Chinois ou un Arabe de rester fidèle à sa religion traditionnelle ?

LE SOMMEIL MILLÉNAIRE EST TERMINÉ

   Tout cela a transformé le monde musulman et a déterminé chez tous les peuples, de l’Inde au Maroc, un frémissement qui signifie que le sommeil millénaire est terminé. Le Pakistan, état musulman du continent indien en voie d’indépendance, l’Iran, l’Irak, la Turquie, l’Égypte sont les points forts du mouvement de résurrection islamique. Mais en Algérie, au Maroc, en Tripolitaine, en Tunisie, l’agitation aussi est intense. Le nerf vital de l’islamisme renaît chez tous ces peuples, faisant revivre en eux le sens de l’unité, la notion des intérêts communs, la préoccupation de la solidarité, le goût pour la victoire.

   Tout cela n’est pas de la fiction. La Ligue arabe réunit aujourd’hui une vaste confédération des peuples musulmans. C’est, à l’inverse, ce qu’a été la Chrétienté au Moyen âge. La Ligue arabe agit comme un vaste bloc devant les nations non arabes et soutient l’insurrection dans tout le nord de l’Afrique. L’évasion du grand Mufti a montré clairement la force de cette Ligue. Plus encore, la libération d’Abd-el-Krim affirme la détermination de la Ligue à intervenir dans les affaires de l’Afrique septentrionale, promouvant l’indépendance de l’Algérie, de la Tunisie, de la Tripolitaine et du Maroc.

Legionaro  - coverC’est ce que nous avons démontré dans la section « Sept jours en revue » de notre dernier numéro.
 Faudra-t-il beaucoup de talent, de perspicacité et des informations exceptionnelles pour percevoir ce que signifie ce danger ?

Pour lire la première partie cliquez ici Analyse géopolitique de 1947 – Une analyse qui éclaire la situation du monde actuel 

 

 

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Analyse géopolitique de 1947 – Une analyse qui éclaire la situation du monde actuel http://tfp-france.org/9976/analyse-geopolitique-de-1947-une-analyse-qui-eclaire-la-situation-du-monde-actuel http://tfp-france.org/9976/analyse-geopolitique-de-1947-une-analyse-qui-eclaire-la-situation-du-monde-actuel#comments Mon, 16 Nov 2015 17:20:37 +0000 http://tfp-france.org/?p=9976

   Il y a plus de 60 ans, un article du fondateur de la TFP, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, publié dans l’hebdomadaire Legionario, organe officieux de l’archidiocèse de São Paulo, pointait du doigt, alors que le monde sortait de la IIe guerre mondiale, l’incroyable dynamisme d’un Orient païen qui commençait à renaître, fier de sa culture et de ses racines, face à un Occident qui tournait le dos à l’héritage de la Chrétienté.
  Cette analyse géopolitique faite en 1947 montre une acuité de vision telle qu’aujourd’hui encore elle fournit une clé pour comprendre la situation du monde actuel.

 

Mahomet renaît

Plinio Corrêa de Oliveira

Legionario, 15 juin 1947

     Lorsque l’on étudie la triste histoire de la chute de l’Empire d’Occident, on a du mal à comprendre l’étroitesse de vue, l’indolence et la tranquillité des Romains devant le danger qui croissait. Rome souffrait, en plus de ses autres maux, de l’habitude invétérée de vaincre. À ses pieds se trouvaient les plus glorieuses nations de l’antiquité, l’Égypte, la Grèce, toute l’Asie.
—-La férocité des Celtes était définitivement domptée. Le Rhin et le Danube fournissaient à l’Empire une splendide défense naturelle. Comment craindre que les barbares, qui vaguaient dans les forêts vierges de l’Europe centrale, puissent exposer à un risque sérieux cet immense édifice politique ?

Les Romains continuèrent d’ignorer le danger

   Habitués à cette position, les Romains n’ont pas eu la souplesse d’esprit nécessaire pour comprendre la situation nouvelle qui se dessinait peu à peu. Les barbares traversèrent le Rhin, les invasions commencèrent, la résistance des légions était faible, indécise, insuffisante.
—-Mais les Romains continuèrent d’ignorer le danger, obsédés d’un côté par la soif dévorante des plaisirs et de l’autre illusionnés par ce que l’on pourrait appeler, selon la détestable terminologie freudienne, un « complexe » de supériorité. C’est ce qui explique la tranquillité mortelle dans laquelle ils restèrent jusqu’à la fin.

La grande inertie de l’Occident chrétien

    Si l’on considère le mystère de l’inertie romaine, même dans la description ci-dessus, le tableau semble toujours insolite, voire un peu forcé. On le comprendra de façon plus vive si l’on considère l’autre grand mystère qui se passe sous nos yeux, auquel nous participons d’une certaine manière : la grande inertie de l’Occident chrétien face à la résurrection de la gentilité afro-asiatique.
—-Le thème est trop vaste pour être traité d’une seule fois. Il suffit pour bien le comprendre que l’on considère un aspect de ce phénomène : la rénovation du monde musulman.

    C’est un thème que le « Legionario », habitué à ne pas être compris, aborde avec une insistance qui semble parfois inopportune. Mais la question mérite d’être examinée une fois de plus, avec un développement plus ample que celui des petites notes de « Sept jours en revue » où nous l’avons traitée précédemment.

La zone d’influence de l’Islam est immense

    Rappelons rapidement quelques données générales du problème. Comme l’on sait, le monde mahométan inclut un territoire qui commence en Inde, passe par l’Arabie et l’Asie mineure, atteint l’Égypte et se termine à l’océan Atlantique. La zone d’influence de l’Islam est donc immense, à tout point de vue : territoire, population, richesses naturelles.
—-Mais il y a encore peu de temps, certains facteurs immobilisaient presque complètement cette puissance. Le lien qui peut unir les musulmans du monde entier est, évidemment, la religion du Prophète. Mais jusqu’alors elle se présentait divisée, faible, et dépourvue d’hommes notables dans le domaine de la pensée, du commandement ou de l’action. Elle végétait et cela semblait convenir parfaitement au zèle des hauts dignitaires de l’Islam.
—-Ce même goût pour la stagnation et pour la vie simplement végétative était un mal qui atteignait aussi la vie économique et politique des peuples musulmans de l’Asie et de l’Afrique. Aucun homme de valeur, aucune idée neuve, aucun projet véritablement important ne pouvaient s’affirmer dans une telle ambiance. Les nations musulmanes se refermaient sur elles-mêmes, indifférentes à tout ce qui n’était pas le petit délice tranquille de la vie quotidienne. Ainsi, chacune vivait dans son monde personnel, différente des autres par ses traditions historiques profondément diverses, toutes séparées par leur indifférence réciproque, incapables de comprendre, désirer et réaliser une oeuvre commune.
—-Dans ce cadre religieux et politique si déprimé, l’utilisation avec profit des richesses naturelles qui constituent, dans leur ensemble, un des plus grands potentiels de la planète, était manifestement impossible.

Tout n’était que ruine, désagrégation et torpeur.

     L’Orient traînait ainsi ses jours, pendant que l’Occident arrivait au zénith de sa prospérité. Depuis l’ère victorienne, une atmosphère de jeunesse, d’enthousiasme et d’espoir soufflait sur l’Europe et l’Amérique. Les progrès de la science avaient renouvelé les aspects matériels de la vie occidentale.
—-Les promesses de la Révolution trouvaient crédit et, dans les dernières années du XIXe siècle, on attendait le XXe siècle comme l’âge d’or de l’humanité.

 

 

 

cet article continue…

  

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La guerre va finir, mais si l’on ne cesse pas d’offenser Dieu, il en commencera une autre sous le règne de Pie XI qui sera pire encore. http://tfp-france.org/25035/la-guerre-va-finir-mais-si-lon-ne-cesse-pas-doffenser-dieu-il-en-commencera-une-autre-sous-le-regne-de-pie-xi-qui-sera-pire-encore http://tfp-france.org/25035/la-guerre-va-finir-mais-si-lon-ne-cesse-pas-doffenser-dieu-il-en-commencera-une-autre-sous-le-regne-de-pie-xi-qui-sera-pire-encore#comments Wed, 11 Nov 2015 10:09:17 +0000 http://tfp-france.org/?p=25035 Troisième apparition de Notre-Dame de Fatima – le 13 juillet 1917


    Deuxième partie du secret : le châtiment et les moyens de l’éviter

Remplis d’effroi, et comme pour appeler au secours, les voyants levèrent les yeux vers la Sainte Vierge, qui leur dit avec douceur et tristesse :

   NOTRE-DAME : « Vous avez vu l’enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.

Notre-Dame-de-Fatima-cover1 « Si on fait ce que Je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et on aura la paix.

 « La guerre va finir, mais si l’on ne cesse pas d’offenser Dieu, il en commencera une autre sous le règne de Pie XI qui sera pire encore.

 « Quand vous verrez une nuit illuminée par une lueur inconnue, sachez que c’est le grand signal que Dieu vous donne de ce qu’Il va punir le monde de ses crimes, au moyen de la guerre, de la faim et des persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père.

« Pour l’empêcher, Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l’on satisfait à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, propageant les guerres et les persécutions contre l’Eglise ; les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.

« A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père Me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix.

« Au Portugal, on conservera toujours le Dogme de la Foi.

« Cela ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire. »

 


Extrait  :  « Fatima – Message de tragédie ou d’espérance ? »  

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La défiance, quelles qu’en soient les causes, nous porte préjudice : elle nous prive de grands biens. http://tfp-france.org/11456/la-defiance-quelles-quen-soient-les-causes-nous-porte-prejudice http://tfp-france.org/11456/la-defiance-quelles-quen-soient-les-causes-nous-porte-prejudice#comments Sat, 07 Nov 2015 10:09:15 +0000 http://tfp-france.org/?p=11456 Cette défiance leur est préjudiciable

   La défiance, quelles qu’en soient les causes, nous porte préjudice : elle nous prive de grands biens.
  Quand saint Pierre, sautant de sa barque, s’élançait à la rencontre du Sauveur, il marchait avec assurance sur les flots. Le vent soufflait avec violence.
Les vagues tour à tour se dressaient d’un bond furieux et creusaient des gouffres profonds. L’abîme s’ouvrait devant l’Apôtre.
 Pierre trembla ; il hésita une seconde.  Aussitôt il enfonça :

     « Homme de peu de foi, lui dit Jésus,                               pourquoi as-tu douté ? (¹³) »

   Voilà notre histoire. Dans nos moments de ferveur nous nous tenons recueillis près du Maître. Vienne la tempête, le péril absorbe notre attention. Nous détournons nos regards de Notre-Seigneur pour les porter anxieusement sur nos souffrances et nos dangers. Nous hésitons ; aussitôt nous enfonçons.
 La tentation nous assaille. Le devoir nous paraît maussade ; son austérité nous rebute ; son poids nous accable. Des imaginations troublantes nous obsèdent. L’orage gronde dans notre intelligence, dans notre sensibilité, dans notre chair…
   Et nous nous affolons ; nous tombons dans le péché ; nous tombons dans le découragement, plus pernicieux que la faute. Âmes sans confiance pourquoi avons-nous douté ?

   L’épreuve nous frappe de mille manières. Nos affaires temporelles périclitent ; notre avenir matériel nous inquiète. La malveillance s’attaque à notre réputation. La mort brise les liens de nos affections les plus légitimes et les plus tendres… Et nous oublions quel soin paternel la Providence prend de nous. Nous murmurons, nous nous révoltons : nous augmentons ainsi nos difficultés et l’amertume de nos deuils.

— Âmes sans confiance pourquoi avons-nous douté ?


  Si nous nous étions attachés au Bon Maître, avec une confiance d’autant plus grande que notre situation semblait plus désespérée, nous n’aurions subi aucun dommage. Nous aurions marché paisiblement sur les flots ; nous serions arrivés sans encombre au golfe tranquille et sûr ; nous aurions bientôt retrouvé la plage ensoleillée, qu’illuminent les clartés célestes.

   Les saints ont lutté contre les mêmes difficultés que nous ; plusieurs d’entre eux ont commis les mêmes fautes. Mais du moins ils n’ont pas douté. Ils se sont relevés sans retard, plus humbles après leur chute, ne comptant désormais que sur le secours d’en-haut. Ils conservaient dans leurs cœurs cette certitude absolue, qu’appuyés sur Dieu ils pouvaient tout. Leur confiance ne les a pas confondus (14) .

  Devenez donc des âmes de confiance. Notre-Seigneur vous y invite ; votre intérêt le réclame. Vous deviendrez en même temps des âmes de paix et de lumière.

 

 Notes
13.« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Math. XIV, 31.
14.« L’espérance ne trompe point ». Rom. V, 5.

  

                Extraits du Livre de la Confiance, de l’abbé Thomas de Saint-Laurent                                                              (Chapitre premier : Confiance ! – IV. Cette défiance leur est réjudiciable)

  Parce que des millions d’âmes en France ressentent parfois un lourd fardeau sur les épaules. Et notre société qui se paganise en est bien souvent la cause. Mais vous pouvez faire quelque chose de très important pour eux : vous pouvez leur apprendre à mettre leur confiance en Notre Seigneur !

  Pour cela, téléchargez le livret ou bien téléphonez ou écrivez pour demander les exemplaires que vous voulez pour les distribuer autour de vous.

Pour nous écrire :

Mentionnez le code  –   13863 / Livre de la Confiance

6 av. Chauvard – 92600 Asnières s/Seine
 
Par téléphoner :  01 45 55 61 88
 
(Les livres sont distribués gratuitement)

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« Dé-monarchisation » des autorités ecclésiastiques http://tfp-france.org/10832/de-monarchisation-des-autorites-ecclesiastiques http://tfp-france.org/10832/de-monarchisation-des-autorites-ecclesiastiques#comments Wed, 04 Nov 2015 17:09:09 +0000 http://tfp-france.org/?p=10832 Tribalisme ecclésiastique – Pentecôtisme

     La sphère spirituelle vient d’être évoquée : bien entendu, la IVe Révolution veut la réduire elle aussi au tribalisme.
   On peut déjà noter sa façon de le faire dans les courants théologiques et canoniques qui visent à transformer la noble et osseuse rigidité de la structure ecclésiastique – telle que Notre Seigneur Jésus-Christ l’a instituée et que vingt siècles de vie religieuse l’ont modelée – en un tissu cartilagineux, mou et amorphe : des diocèses et des paroisses sans territoire; des groupes religieux où la ferme autorité canonique se voit peu à peu substituée par l’ascendant de « prophètes » plus ou moins pentecôtistes, congénères des sorciers du structuralisme tribal avec lesquels ils finiront par se confondre… comme la paroisse, ou le diocèse progressisto-pentecôtiste s’identifiera forcément à la tribu-cellule structuraliste .


*    *    *

« Dé-monarchisation »                                                                            des autorités ecclésiastiques

   Dans cette perspective, qui tient à la fois de l’histoire et de la conjecture, certaines modifications en soi étrangères à ce processus peuvent apparaître comme des étapes entre le « statu quo » pré-conciliaire et l’extrême opposé indiqué ici.

   Ainsi en est-il, par exemple, de la tendance à la collégialité considérée comme une obligation pour tout pouvoir à l’intérieur de l’Eglise et comme l’expression d’une certaine « démonarchisation » de l’autorité ecclésiastique, qui, à chacun de ses degrés, serait ipso facto beaucoup plus conditionnée qu’auparavant par l’échelon immédiatement inférieur.
   Poussé jusqu’à ses extrêmes conséquences, cela pourrait conduire à l’instauration stable et universelle du suffrage populaire dans l’Eglise, qui a été adopté quelquefois par Elle, en d’autres temps, pour remplir certaines charges hiérarchiques.
   En dernier lieu, dans le cadre rêvé par les tribalistes, cela conduirait à une dépendance insoutenable de toute la hiérarchie par rapport au laïcat, considéré comme le nécessaire porte-voix de la volonté de Dieu: « volonté de Dieu » que ce laïcat tribaliste connaîtrait à travers les révélations « mystiques » de quelque sorcier, gourou pentecôtiste ou mage, de sorte que, obéissant au laïcat, la hiérarchie accomplirait sa mission d’obéir à la volonté de Dieu Lui-même.

 

 Plinio Corrêa de Oliveira – 

Révolution et Contre-Révolution – Premiere Partie  – Chapitre III – 2. E.

 

 

 

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Le mariage – in extremis http://tfp-france.org/12808/le-mariage-in-extremis http://tfp-france.org/12808/le-mariage-in-extremis#comments Sat, 31 Oct 2015 10:09:13 +0000 http://tfp-france.org/?p=12808

        Cette scène est triste, mais grande.
    Un homme encore jeune, qui vivait jusque-là avec une femme dont il avait eu un enfant, se sentant sur le point de mourir, met de l’ordre dans sa situation.

    Le maire, debout sur la gauche du tableau, a ceint son écharpe ; il s’est déplacé pour procéder au mariage civil qui, selon la loi, doit précéder la cérémonie religieuse.

 

  L’enfant de chœur porte à la main le plateau sur lequel reposaient les alliances et le goupillon qui a servi à les bénir.

 

  Le prêtre donne la bénédiction aux nouveaux mariés au moment où le mourant, du fond de son lit à baldaquin, passe l’anneau au doigt de son épouse.

 

 Assis à une petite table, le notaire tient le testament qui va être signé, car le maître de maison veut partir en ayant aussi déterminé la destination de ses biens. 

 

 Scène éminemment morale qui rappelle deux vérités essentielles. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et le salut de notre âme constitue le but de la vie sur cette terre.

    [cliquez sur l’image pour agrandir]

                            Le mariage – in extremis   —  Marie François Firmin-Girard (1838-1921   

 

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