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	<title>tfp-france.org &#187; Culture chrétienne</title>
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		<title>Ils Lui lièrent les mains car elles faisaient le bien</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 22:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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Plinio Corrêa de Oliveira


Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><a href="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-298" title="Sem Sainte Pilate" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate-300x182.jpg" alt="Sem Sainte Pilate" width="300" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><br />
</span></h1>
<p style="text-align: right;"><strong>Plinio Corrêa de Oliveira</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p>Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les craindre ?</p>
<p>La main est une des parties les plus expressives et les plus nobles du corps humain. Quand les pontifes et les parents bénissent, ils le font d’un geste de la main. Quand l’homme innocent et persécuté, saturé de douleurs, fait appel à la Justice divine – son dernier rempart contre la méchanceté humaine – c’est encore avec la main qu’il maudit.</p>
<p>C’est avec les mains que parents et enfants, frères, époux, se manifestent leur affection dans les moments de tendresse. Pour prier, l’homme joint les mains ou les lève vers le Ciel. Quand il veut symboliser le pouvoir, il empoigne le sceptre. Quand il veut exprimer la force, il brandit le glaive. Quand il parle aux foules, l’orateur accentue de ses mains la force du raisonnement qui convainc ou des paroles qui émeuvent. C’est avec les mains que le médecin dispense le remède et que l’homme charitable secourt les pauvres, les vieillards, les enfants.</p>
<p>Voilà pourquoi on embrasse les mains qui font le bien, et on menotte celles qui pratiquent le mal.</p>
<p>Vos mains, Seigneur, qu’ont-elles fait ? Pourquoi les a-t-on attachées ?</p>
<p>« <em>In principio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum</em> » (J. I, 1) Comment décrire Votre majesté transcendante, éternelle et ineffable quand – avant toutes choses et avant tous les siècles – Vous viviez de la vie suprêmement glorieuse et heureuse de la Très Sainte Trinité? Saint Paul a contemplé cette vie, et il n’a pu en dire qu’une chose : c’est que les paroles humaines ne permettent pas de la décrire. Du haut de ce trône, Vous êtes venu avec des desseins d’amour pour unir les hommes. Et ainsi, avec une bonté sublime, Vous avez assumé notre nature humaine. Par amour pour l’homme, Vous avez voulu avoir un corps humain. Et c’est pour faire le bien que Vos mains ont été créées.</p>
<h3><strong><span style="color: #800000;">Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur</span></strong></h3>
<p>Qui peut dire, Seigneur, la gloire que ces mains &#8211; maintenant sanglantes et défigurées &#8211; mais si belles et si dignes depuis les premiers jours de Votre enfance, ont rendue à Dieu au moment où sur elles se sont posés les premiers baisers de la Sainte Vierge et de saint Joseph? Qui peut dire avec quelle douceur elles firent à Marie leur premier câlin ? Avec quelle piété elles se sont jointes en attitude de prière ? Et avec quelle force, quelle noblesse, quelle humilité elles ont travaillé dans l’atelier de saint Joseph ?</p>
<p>Ces mains du Fils parfait, qu’ont-elles fait d’autre dans le foyer sinon le bien ?</p>
<p>Quand Votre vie publique a commencé, Vous étiez surtout le Maître qui apprenait aux hommes le chemin du Ciel. Et ainsi, quand dans le «pusillus grex», le «petit troupeau» de Vos préférés, Vous enseigniez la perfection évangélique, quand Votre voix s’élevait et s’étendait sur les multitudes pleines d’admiration et de révérence, Vos mains en mouvement désignaient la demeure céleste ou blâmaient le crime, ajoutant à la parole qu’elles venaient enrichir, tous les impondérables du geste. Alors les Apôtres et les multitudes croyaient en Vous, et Vous adoraient, Seigneur.</p>
<p>Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur. Vous ne vous contentiez pas d’enseigner, mais Vous conduisiez. La conduite s’exerce plus spécialement sur la volonté, de même que l’enseignement s’exerce plus précisément sur l’intelligence. Et comme c’est surtout par l’amour que l’on guide les volontés, Vos divines mains ont eu des vertus mystérieuses et surnaturelles pour combler les petits, accueillir les pénitents, guérir les malades. Amour si ardent, si généreux, si communicatif que depuis lors, quand les mains d’un chrétien – et spécialement celles d’un prêtre – se meuvent pour choyer les petits, consoler les pénitents, donner un médicament aux malades, l’amour qui les anime n’est qu’une flamme de cet amour infini, ô mon Dieu.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"><img class="alignleft size-full wp-image-299" title="Rameaux âne mains" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Rameaux-âne-mains.jpg" alt="Rameaux âne mains" width="278" height="379" />À leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute</span></strong></p>
<p>Mas ces mains si fortes surnaturellement que sous leur empire pliaient toutes les lois de la nature et qu’à leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute, ces mains avaient encore un autre rôle à jouer. N’aviez-Vous pas parlé du loup féroce ? Seriez-Vous le Pasteur si Vous ne le repoussiez pas ? Et puisque Vous faites tout avec une force irrésistible, comment ne pouvait-on pas ressentir le coup du fouet que Vous saisissiez ?</p>
<p>Le loup, oui… et avant tout le démon. Votre vie a montré clairement que le démon n’est pas un élément de fiction ou quelque chose de ce genre; un être à qui le pouvoir d’agir serait donné en si peu d’occasions que l’immense majorité des choses se passerait pratiquement comme s’il n’existait pas. Les hommes hypocrites, ceux de mœurs dissolus, qui se parent des attributs de la justice et même du sacerdoce, tout cela est désigné dans les Évangiles non seulement comme une conséquence de la dépravation humaine en raison du péché originel et de notre méchanceté, mais aussi comme une œuvre du démon, actif, diligent, embusqué ici et là, et dénonçant parfois sa présence par de spectaculaires manifestations d’obsession et de possession.</p>
<p>Vous expulsiez le démon, Seigneur, par Votre terrible puissance, et devant Votre parole grave et dominatrice comme le tonnerre, plus noble et plus solennelle qu’un cantique d’ange, les esprits impurs fuyaient épouvantés et terrassés. Tellement vaincus et si terrifiés que par la suite ils ont dû obéir à Vos apôtres avec docilité. Partout où Votre parole était prêchée et acceptée par les hommes, l’impureté, la révolte et les démons fuyaient. Et ils n’ont recommencé à étendre sur l’humanité leurs ailes ténébreuses et leur pouvoir de perdition que lorsque le monde a entrepris de  rejeter Votre Église, qui est Votre Corps Mystique. Pourtant, ils sont toujours tellement battus et impuissants qu’il suffira aux hommes d’être à nouveau fidèles à la grâce de Dieu pour que l’empire des puissances infernales s’effondre une fois encore et que les ténèbres, la luxure et l’esprit de la Révolution refluent dans les antres secrets d’où ils sont sortis depuis des siècles.</p>
<p>Pasteur, Vos divines mains ne se sont pas limitées à brandir le bâton contre les puissances spirituelles et invisibles présentes dans les airs, comme le dit saint Paul, pour perdre les hommes ; mais elles ont attaqué le démon et le mal dans ses agents tangibles et visibles.</p>
<p>Le mal, avant tout considéré en lui-même. Il n’y a pas de vice contre lequel Vous n’ayez parlé.</p>
<p>Mais aussi le mal concret, réalisé dans les hommes ; et non seulement dans les hommes en général, mais dans certaines classes – les pharisiens par exemple – ; et non seulement dans certaines classes mais dans certains hommes concrètement désignés : les vendeurs du Temple sont immortalisés dans les pages de l’Évangile par le châtiment exemplaire qu’ils ont subi.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Au service de Dieu, ne pas fustiger revient parfois à trahir</span></strong></p>
<p>Vous qui avez recommandé la mansuétude jusqu’à ses dernières extrémités lorsque seuls des droits particuliers sont en jeu, Vous qui vouliez que nous répondions à une gifle en tendant l’autre joue, Vous avez pourtant développé une accusation, ardente et sainte, pour discréditer les pharisiens, et Vous avez empoigné le fouet pour châtier les vendeurs du Temple. Car alors il ne s’agissait plus de droits purement humains, mais de la Cause de Dieu. Et au service de Dieu, il y a des moments où ne pas réprimander, ne pas fustiger équivaut à trahir.</p>
<p>Et ces mains qui ont été si douces pour les hommes droits comme Jean, l’innocent, et Madeleine, la pénitente, ces mains qui ont été si terribles envers le monde, le démon, la chair, pourquoi sont-elles à présent ligotées et  mises à vif ?</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur ?</span></strong></p>
<p>Est-ce par hasard, l’œuvre des innocents, des pénitents ? Ou est-ce plutôt l’œuvre de ceux qui ont reçu un châtiment mérité et qui se sont révoltés diaboliquement contre ce châtiment ?</p>
<p>Oui, pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur qu’il a paru nécessaire de lier Vos mains, de réduire au silence Votre voix, d’éliminer Votre vie ?</p>
<p>Est-ce parce que quelqu’un craignait d’être guéri ? Ou choyé ? Qui craint la santé ? Qui hait la tendresse ?</p>
<p>Seigneur, pour comprendre cette monstruosité il faut croire au mal. Il faut reconnaître que les hommes sont tels que leur nature se révolte facilement contre le sacrifice, et quand celle-ci prend le chemin de la révolte, il n’est pas d’infamie et de désordre dont elle ne soit capable. Il faut reconnaître que Votre Loi impose des sacrifices, qu’il est dur d’être chaste, humble, honnête et par conséquent il est dur de suivre Votre Loi. Votre joug est suave, oui, et Votre charge légère. Mais ce n’est pas parce que renoncer à ce qui existe en nous d’animal et de désordonné n’est pas amer, mais parce que Vous-même nous aidez à le faire.</p>
<p>Et quand quelqu’un Vous dit non, il commence à Vous haïr, en haïssant tout le bien, toute la vérité, toute la perfection dont Vous êtes la personnification même. Et, s’il ne Vous a pas visiblement à portée de la main pour décharger sa haine satanique, il frappe l’Église, il profane l’Eucharistie, il blasphème, il diffuse l’immoralité, il prêche la Révolution.</p>
<p>Vos mains sont liées, mon Jésus, et où donc se trouvent les boiteux et les paralytiques, les aveugles, les muets que Vous avez guéris, les morts que Vous avez ressuscités, les possédés que vous avez libérés, les pécheurs que Vous avez relevés, les justes à qui Vous avez révélé la vie éternelle ? Pourquoi ne viennent-ils pas rompre les liens qui attachent Vos mains ?</p>
<p>Curieux paradoxe ! Vos ennemis continuent à craindre Vos mains bien qu’attachées et pour cela ils Vous tueront. Vos amis semblent moins conscients de Votre pouvoir. Et comme ils ne Vous font pas confiance, ils s’enfuient effrayés devant ceux qui Vous persécutent.</p>
<p>Pourquoi ? Là encore, la force du mal se manifeste. Vos ennemis aiment tellement le mal que, malgré les humiliations des cordes qui Vous attachent, ils discernent en Vous toute la force de Votre pouvoir… et tremblent ! Pour se rassurer, ils veulent transformer en plaie votre dernière fibre de chair encore saine, ils veulent verser la dernière goutte de Votre sang, ils veulent Vous voir exhaler Votre dernier souffle. Et encore, ils ne sont pas tranquilles. Mort, Vous semez toujours la terreur. Il faut sceller votre sépulcre et entourer Votre cadavre de gardes armés. La haine du bien les rend si perspicaces qu’ils perçoivent en Vous ce qui est indestructible.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les cordes n’ont servi à rien, ni le sépulcre, ni la mort n’ont réussi à Vous retenir !</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-303" title="le baiser de Judas" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/le-baiser-de-Judas-300x243.jpg" alt="le baiser de Judas" width="300" height="243" />Par contre, les bons n’ont pas la même clarté de vue. Ils Vous considèrent vaincu, perdu… ils s’enfuient pour sauver leur propre personne. Ils n’ont d’yeux, d’oreilles que pour leur risque personnel. L’homme est perspicace seulement pour ce qu’il aime. Et s’il voit mieux le risque qu’il court que Votre pouvoir, c’est parce qu’il aime davantage sa vie que Votre gloire.</p>
<p>Oh, Seigneur, combien de fois Vos adversaires tremblent devant l’Église, pendant que moi, misérable, la voyant les mains liées, je crois que tout est perdu !</p>
<p>Mais comme Vos ennemis avaient raison ! Vous êtes ressuscité ! Non seulement les cordes et les clous n’ont servi à rien, mais ni la dalle du sépulcre, ni la geôle de la mort n’ont réussi à Vous retenir. Oui, Vous êtes ressuscité ! Alléluia !</p>
<p>Mon Seigneur, quelle leçon ! En voyant l’Église persécutée, humiliée, abandonnée par ses fils, niée par les mœurs païennes et par la science panthéiste d’aujourd’hui, menacée de l’extérieur par les hordes du communisme, et à l’intérieur par les égarements de ceux qui veulent pactiser avec le démon, j’hésite, je tremble, je juge que tout est perdu.</p>
<p>Seigneur, mille fois non ! Vous êtes ressuscité par Votre propre force et Vous avez réduit à néant les liens par lesquels Vos adversaires prétendaient Vous retenir dans les ombres de la mort.</p>
<p>Votre Église participe de cette force intérieure et à n’importe quel moment Elle peut détruire tous les obstacles qui l’encerclent.</p>
<p>Notre espérance n’est pas dans les concessions, ni dans les adaptations aux erreurs du siècle. Notre espérance est en Vous, Seigneur.</p>
<p>Exaucez les suppliques des justes, qui Vous implorent par l’intercession de la Très Sainte Vierge. Envoyez, ô Jésus, Votre Esprit et Vous renouvellerez la face de la Terre !</p>
<p>_____________________________________<br />
Cet article du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de la TFP au Brésil, a été publié par la revue <em>Catolicismo</em>, en 1952.</p>
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		<title>Peuple et multitude amorphe, inégalités légitimes et fraternité</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 21:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
La voix des Papes – Pie XII 
Dans son message radiodiffusé de Noël 1944, Pie XII éclairait par son enseignement la distinction nécessaire entre l’idée de peuple authentique et celle de masse. Il dénonçait le risque de transformer « la force élémentaire » de cette dernière en un redoutable ennemi de la liberté et du bien commun. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h3 style="margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">La voix des Papes – Pie XII </span></h3>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><img class="alignright size-full wp-image-134" style="margin: 3px 7px;" title="peuple.jpg" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/DSC9647.jpg" alt="peuple.jpg" width="196" height="239" /><span style="color: #1f1a17;">Dans son message radiodiffusé de Noël 1944, Pie XII éclai</span><span style="color: #1f1a17;">rait par son enseignement la distinction nécessaire entre l’idée de peuple authentique et celle de masse. Il dénonçait le risque de transformer « la force élémentaire » de cette dernière en un redoutable ennemi de la liberté et du bien commun. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">À notre époque de crise et de matraquage médiatique, une réflexion sur ce sujet peut être utile à ceux qui sont attachés à la défense des principes essentiels de la civilisation chrétienne. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« Peuple et multitude amorphe, ou, comme on a coutume de dire, masse, sont deux concepts différents. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>1.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Le peuple vit et se meut par sa vie propre ; la masse est d’elle-même inerte, et ne peut être mue que de l’extérieur. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>2.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Le peuple vit de la plénitude de la vie des hommes qui le composent, dont chacun – à la place et de la manière qui lui sont propres – est une personne consciente de ses propres responsabilités et de ses propres convictions. La masse au contraire, attend l’impulsion du dehors, jouet facile entre les mains de quiconque en exploite les instincts et les impressions, prompte à suivre, tour à tour, aujourd’hui ce drapeau et demain cet autre. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>3.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « De l’exubérance vitale d’un vrai peuple se diffuse une vie, abondante et riche, dans l’État et dans tous ses organes, leur infusant, avec une vigueur sans cesse renouvelée, la conscience de leur responsabilité propre, le vrai sens du bien commun. De la force élémentaire de la masse, habilement manipulée et utilisée, l’État peut aussi se servir. Aux mains d’un ou de plusieurs ambitieux, groupés artificiellement par leurs tendances égoïstes, l’État peut, en s’appuyant sur la masse devenue une pure machine, imposer arbitrairement sa volonté à la meilleure partie du peuple. L’intérêt commun en reste lésé gravement et pour longtemps, et la blessure devient rapidement difficile à guérir.» </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><img class="alignleft size-medium wp-image-135" style="margin: 3px 7px;" title="masse" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/DSC_2956-300x158.jpg" alt="masse" width="300" height="158" /><br />
</span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>4.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Il en résulte clairement une autre conclusion : la masse – telle que Nous venons de la définir – est la principale ennemie de la véritable démocratie et de son idéal de liberté et d’égalité. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><strong>5.</strong></span><span style="color: #1f1a17;"> « Dans un peuple digne de ce nom, le citoyen a conscience de sa propre personnalité, de ses devoirs et de ses droits ; de sa propre liberté conjuguée au respect de la liberté et de la dignité des autres. Dans un peuple digne de ce nom, toutes les inégalités, qui dérivent non du libre arbitre, mais de la nature même des choses, inégalités de culture, de biens, de position sociale – sans préjudice, bien entendu, de la justice et de la charité mutuelle – ne sont nullement un obstacle à l’existence et à la prédominance d’un authentique esprit de communauté et de fraternité. Bien plus, loin de nuire en quoi que ce soit à l’égalité civile, elles lui confèrent son sens légitime, à savoir que chacun a le droit, en face de l’État, de vivre honorablement sa propre vie personnelle, à la place et dans les conditions où l’ont mis les desseins et les dispositions de la Providence. » </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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		<title>Passion pour la Semaine Sainte</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 04:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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Séville, la capitale de l’Andalousie en Espagne, est fameuse pour sa Semaine Sainte au long de laquelle des milliers de pénitents défilent dans les rues, portant en procession de lourds pavois sur lesquels les scènes de la Passion sont reproduites avec des statues grandeur nature. Les lignes qui suivent essaient de donner au lecteur un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #800000;"><br />
</span></h1>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-272" title="pg5 - Santissimo Cristo de la Sed en la Avenida" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg5-Santissimo-Cristo-de-la-Sed-en-la-Avenida-300x153.jpg" alt="pg5 - Santissimo Cristo de la Sed en la Avenida" width="300" height="153" /></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Séville, la capitale de l’Andalousie en Espagne, est fameuse pour sa Semaine Sainte au long de laquelle des milliers de pénitents défilent dans les rues, portant en procession de lourds pavois sur lesquels les scènes de la Passion sont reproduites avec des statues grandeur nature. Les lignes qui suivent essaient de donner au lecteur un peu de la saveur de cet événement.</strong></span></p>
<p>=================================</p>
<p>Le doux parfum des orangers en fleurs qui flotte sur toute la ville surprend le visiteur arrivant pour la première fois à Séville, un dimanche des Rameaux. À certains angles de rues, ce parfum se mélange aux nuages d’encens qui s’élèvent des cortèges ainsi qu’à l’odeur de la cire chaude, abondamment versée sur le sol par les milliers de cierges des pénitents qui défilent. Cette fragrance se retrouve sur les places, dans les ruelles, les avenues et sur les quais du Guadalquivir, tout au long de ces journées et de ces nuits ; et bien qu’un dicton affirme qu’à Séville « c’est toute l’année la Semaine Sainte »,  la sensation olfactive de ces sept jours est cependant unique.</p>
<p>La Semaine Sainte non seulement se respire, mais on la touche, on la contemple, on vibre et l’on prie avec elle, on pleure et on chante. La poésie est partout : dans les patios fleuris à l’intérieur des maisons, souvent visibles depuis la rue à travers les grilles de fer forgé,  dans les chapelles où sont exposés les insignes et les bannières des confréries et surtout sur les pavois fleuris et richement ornés sur lesquels sont portées les scènes de la Passion de Notre Seigneur.</p>
<h2>Une forme originale de sacralisation de la vie temporelle<img class="alignright size-full wp-image-274" title="pg6 - Cuadro Sorolla Semana Santa Los nazarenos - CMYK" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg6-Cuadro-Sorolla-Semana-Santa-Los-nazarenos-CMYK.jpg" alt="pg6 - Cuadro Sorolla Semana Santa Los nazarenos - CMYK" width="400" height="481" /></h2>
<p>C’est pour réaliser un acte de foi public, en réaction aux erreurs du protestantisme, qu’à partir du XVIe siècle, les confréries sortent dans la rue, portant leurs statues en procession jusqu’à la cathédrale, où elles font une station de pénitence afin de proclamer publiquement leur foi et d’être une image palpable de la Passion de Notre Seigneur et de la douleur de la Sainte Vierge, co-Rédemptrice, considérant sans doute avec raison que ces actes sont plus éloquents et plus efficaces que mille sermons.</p>
<p>Aussi le pénitent qui défile pendant de longues heures, revêtu d’une tunique et d’une haute cagoule pointue qui le rend anonyme, portant un énorme cierge allumé, est appelé «<em> nazareno </em>» : il participe à sa mesure à la Passion du Christ en étant lui-même un autre Nazaréen.</p>
<p>Les confréries – elles sont plus de cinquante à défiler pendant la Semaine Sainte – non seulement veillent à la conservation de leurs statues, véritables oeuvres d’art baroque, et organisent les processions, mais elles promeuvent, par leurs actes de piété et de culture catholique, une forme d’action originale dans la société moderne, s’efforçant de développer la dévotion populaire ainsi que différentes oeuvres charitables très importantes. La partie culturelle inclut également la conservation des archives et de l’histoire de la ville à travers ces confréries. Ces dernières organisent des conférences et des réunions périodiques ainsi que des séminaires sur le thème « Foi et culture » ; tout cela centré sur le goût pour le beau et cette forme si originale de sacralisation de la vie temporelle que sont les défilés.</p>
<h2>La ville sort en procession</h2>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-280" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px; border: 0px initial initial;" title="pg3 - Ramos-Cena-CruzGuia" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg3-Ramos-Cena-CruzGuia.jpg" alt="pg3 - Ramos-Cena-CruzGuia" width="240" height="359" /></p>
<p>Dès le début de l’après-midi, le visiteur qui déambule dans les rues de Séville croise des Pénitents, déjà revêtus de leur cagoule pointue, qui se dirigent vers l’église du quartier, d’où va partir la procession de leur confrérie. Comme ce sont chaque jour sept ou huit confréries qui défilent, avec un total d’environ 10.000 pénitents, le mouvement est continu. Cela cause une impression étrange de se retrouver au passage pour piétons, attendant que le feu passe au vert,  à côté de deux ou trois de ces personnages silencieux qui semblent sortir d’une autre époque. Certains sont vêtus tout en noir, avec un énorme silice de corde par dessus la tunique, d’autres sont en blanc, d’autres encore ont le scapulaire et la cagoule de différentes couleurs. Un bon nombre va pieds nus, alors que la plupart ne chaussent que de petites sandales. Ils vont marcher pendant des heures, au rythme très lent des lourds pavois portés à dos d’hommes.</p>
<p>Devant l’église, d’où va sortir la procession, le public se rassemble avec les fanfares qui doivent l’accompagner. À l’heure dite, la grande porte s’ouvre de part en part et apparaît en premier la Croix, qui guide un impressionnant cortège de foi et d’austérité. Derrière, parmi les premiers groupes de pénitents sur deux files, vient le « senatus », petit emblème avec les initiales SPQR, symbole de la Rome antique, qui rappelle à la fois que c’est sous le pouvoir de l’empire romain que Jésus est mort crucifié et qu’à cette même date, Séville – alors nommée Hispalis – était une importante ville romaine fortifiée qui devait ses murailles à Jules César.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-277" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px; border: 0px initial initial;" title="pg4 - Simpecado sale iglesia San Roque" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg4-Simpecado-sale-iglesia-San-Roque2.jpg" alt="pg4 - Simpecado sale iglesia San Roque" width="320" height="240" />Plusieurs centaines de pénitents continuent de sortir de l’église. Chaque groupe, d’une vingtaine de personnes, est dirigé par un responsable, qui, toujours sans un mot, donne le signal de la marche ou de l’arrêt en faisant sonner sur le sol son bâton ferré. Sont portés divers insignes et bannières, le drapeau du Saint-Siège, l’étendard de la confrérie, et de petits gonfalons brodés,  avec des phrases comme celle-ci : « <em>In cruce est vita, salus et resurectio nostra</em> » [la croix est notre vie, notre salut et notre résurrection]. Le livre qui contient les règles de la confrérie, richement décoré, avec des fermoirs en argent  est porté solennellement, entouré d’une garde d’honneur.</p>
<p>Vient maintenant le lourd pavois du Christ, en bois précieux sculpté ou recouvert d’or, avec des candélabres baroques, couvert de fleurs artistiquement disposées, sur lequel est représenté un moment de la Passion : Notre Seigneur portant sa Croix, le baiser de Judas ou encore, par exemple, le Divin Corps porté pour être mis au tombeau.</p>
<p>Ce pavois, sorte d’autel géant, repose sur les épaules de 40 hommes, cachés au public par les côtés qui retombent, complétés jusqu’au sol par d’épaisses tentures de velours. Ce sont environ 50 kilos qui pèse sur le dos de chaque porteur. Autrefois c’était les portefaix du port qui faisaient ce travail, pour lequel ils étaient payés. Mais depuis la fin des années soixante-dix et la disparition de cette profession, substituée par des machines, ce sont les membres de la confrérie qui assurent cette fonction à titre bénévole. Un tissu plié en une sorte de boudin leur recouvre la tête et amortit la zone de contact entre les premières vertèbres du cou et la poutre transversale qu’ils soulèvent. Les 40 hommes doivent agir de concert pour assurer le déplacement harmonieux de l’ensemble.<img class="alignright size-medium wp-image-283" title="pg2 - Ramos-Boriquita sale" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg2-Ramos-Boriquita-sale-300x201.jpg" alt="pg2 - Ramos-Boriquita sale" width="300" height="201" /></p>
<p>Devant, le contremaître, habillé de noir, dirige la manoeuvre par des ordres brefs et rapides, alors que les porteurs cheminent en aveugles. Une deuxième équipe attend, prête à substituer régulièrement ses compagnons, avec le tissu plié en coiffe déjà placé sur la tête.</p>
<p>La musique de la fanfare joue des marches funèbres, les tambours à grands coups font vibrer les poitrines, les clairons lancent des lamentations qui déchirent l’air, pendant que le pavois avance lentement, au-dessus des têtes du public compact. Il tourne peu à peu dans le sens de la rue où il s’engage d’un pas qui soudain s’allonge, au milieu d’une explosion d’applaudissements émus.</p>
<h2>En l’honneur de la Vierge co-Rédemptrice</h2>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-278" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="pg8 - Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg8-Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre.jpg" alt="pg8 - Martes-SanLorenzo-VirgenDulceNombre" width="320" height="478" /></p>
<p>oilà à présent que sort de l’église une autre bannière toute spéciale : le « <em>simpecado</em> » [sans péché] sur lequel est inscrit « <em>sine labe concepta</em> » [conçue sans tache], en l’honneur de l’Immaculée Conception et qui rappelle le voeu de défendre la vérité de la Conception sans tache de la Très Sainte Vierge, voeu fait par les confréries plusieurs siècles avant la proclamation du dogme par le Bienheureux pape Pie IX. Cette petite bannière annonce la sortie imminente du dais de la Vierge qui déjà apparaît, émergeant de la pénombre de l’église.</p>
<p>Le pavois de la Sainte Vierge est en argent travaillé et il est recouvert d’un dais. La dévotion filiale envers la Mère de Jésus, co-Rédemptrice, est à l’origine – en plus de la beauté majestueuse des statues qui toujours accompagnent le Christ – de cette merveille qu’est le pavois recouvert d’un dais, d’une harmonie à couper le souffle. C’est en même temps un autel, un trône, une poésie de dentelles, de filigranes, de lumière et de fleurs et un « berceau pour endormir sa douleur » : par la beauté de l’ensemble, les Sévillans veulent consoler la Sainte Vierge et lui tenir compagnie tout au long de la Passion de son Fils. Derrière Elle, touchant la longue traîne de son manteau de Reine, un petit groupe d’anonymes, dévots ayant fait une promesse, suivent pendant des heures sans jamais s’écarter.</p>
<p>Les balcons sont décorés de tentures sobres, souvent de couleur bordeaux, et les habitants de la maison ont mis leurs meilleurs habits. Les enfants, aidés par quelques parents, lancent une pluie de pétales de fleurs sur le Christ qui passe, puis, plus tard, sur le dais de la Vierge.</p>
<p>Soudain, un chant solitaire se fait entendre. C’est presque un cri de douleur, modulé à perdre haleine, en même temps prière et lamentation : c’est la «<em> saeta </em>» qui sort d’une poitrine comme une flèche, lancée en direction de la Vierge.</p>
<p>Ce chant est comme le fruit d’une grande angoisse qui sert le coeur et monte à la gorge jusqu’à éclater en un palpitant sanglot. Il est écouté dans un silence recueilli, puis le cortège reprend sa marche. Un vers, traduit librement, tiré d’une des innombrables poésies que la Semaine Sainte a inspirées à la littérature, affirme même que : « La première <em>saeta</em> est née au pied de la Croix / Enveloppée dans un soupir de la Mère de Jésus ».</p>
<p>============================</p>
<h2><span style="color: #ff0000;">Ne lisez pas cette partie&#8230;</span></h2>
<p>&#8230; si seuls les récits dorés vous attirent, si la réalité laide et crue vous effraie, si la connaissance de la misère humaine vous perturbe, alors, s’il vous plaît, ne lisez pas les lignes qui suivent.</p>
<p>Dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint, personne ne dort à Séville. Les rues sont tellement pleines de monde que par endroits on ne peut ni avancer, ni reculer. Il faut alors se laisser porter par la foule jusqu’au moment où la pression diminue et permet à nouveau de changer de direction. Accompagnant Notre Seigneur toute la nuit, dans sa Passion qui commence au moment où Il est fait prisonnier, les confréries sortent en procession sans interruption. À celles du Jeudi se succèdent celles de la nuit, puis celles du Vendredi saint. Le public se compte par centaines de milliers.</p>
<p>Alors une question se pose : est-ce que tout ce qui se passe au long de ces heures est édifiant et pieux ? Serait-il possible que dans une grande ville moderne, avec toute sa jeunesse dans la rue, les personnes ne pensent qu’à la dévotion et à la prière ?</p>
<p>Non. Non, ce n’est pas possible. Et certainement on rencontrera des scènes pouvant aller jusqu’au grotesque. Je dois dire que lorsque cela m’est arrivé, c’est là aussi que le sublime m’a touché.</p>
<p>Pressé par la foule contre le portail d’un immeuble, j’avais vu passer à peu de mètres, dans le silence respectueux de tous, le Christ du <em>Gran Poder</em>, avec sa tunique oscillant au rythme de ses pas douloureux et incertains. Sur le pont majestueux qui traverse le Guadalquivir, avec le froid coupant qui monte de l’eau et les longues cagoules pointues se découpant sur le ciel de Séville illuminé par la pleine lune, j’avais été tout à côté du pavois couvert d’or du Seigneur des Trois chutes, alors que le dais de la Vierge de l’Espérance, de Triana, qui suivait, était encore loin.</p>
<p>Mais là, déjà, j’avais croisé un groupe dont, visiblement, plusieurs étaient ivres. Ensuite, à l’entrée du pont, je suis passé devant trois adolescents qui, profitant d’un sentiment de liberté donné par la nuit, le regard furtif et un sourire niais aux lèvres, consommaient des substances illicites. Plus tard encore, sous les arches, près de la place de l’Incarnation, les bars ouverts étaient pleins, des chants très peu sacrés en sortaient, des couples lascifs ne pensaient pas un instant à la Passion du Christ et un pauvre jeune homme, prostré par terre, le dos au mur, vomissait entre ses jambes, après avoir ingurgité une grande quantité d’alcool les heures précédentes.</p>
<p>Je dois dire que la douleur que je ressentais dans les pieds, la fatigue après tant d’heures de marche dans la ville et d’attente debout, se sont jointes au doute qui m’assaillit. Après tout, est-ce que cette coutume des processions en vaut la peine ? Ne vaudrait-il pas mieux que tous ces gens soient chez eux, tranquillement endormis ? Le prix à payer pour qu’un certain nombre de personnes fasse de pieux exercices n’est-il pas trop élevé, puisque tant d’autres ne pensent qu’à se divertir et ne savent pas le faire sans pécher ? Et puis, qu’est-ce que je faisais, moi, dans cette rue, un peu avant cinq heures du matin ?</p>
<p>C’est alors que, tournant lentement à l’angle d’une ruelle, est apparu le pavois sur lequel le Christ des Gitans porte sa croix. Tout changea.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-287" title="pg6 - DSC05035" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/02/pg6-DSC050351.jpg" alt="pg6 - DSC05035" width="400" height="456" /></p>
<p>Le silence se fit complet. Tous se tournèrent pour le regarder. Même celui qui était ivre se mit debout.</p>
<p>Les tambours et les clairons explosèrent en une marche funèbre qui semblait vouloir déchirer nos poitrines et faisait vibrer l’atmosphère.</p>
<p>De son pas si particulier, hésitant, titubant sous le poids terrible, le Christ avançait peu à peu, au-dessus de la foule.</p>
<p>Là venait Jésus, avec sa Croix immense, avec sa douleur immense et avec son immense amour.</p>
<p>C’était Dieu, fait homme, qui passait au milieu des pauvres pécheurs que nous sommes tous, entassés dans la rue, hier tout comme aujourd’hui, et Il souffrait sa Passion pour nous sauver. Il s’éloignait déjà dans la pénombre quand explosa un applaudissement ému et général, en signe de notre pauvre gratitude. C’est là que je me suis mis à sangloter, profitant de la nuit, et ensuite je n’ai plus rien vu.</p>
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		<title>Le calendrier 2010 est arrivé</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 20:11:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Action de la TFP]]></category>
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		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le calendrier 2010 de &#8220;La France a besoin de la Sainte Vierge, une campagne de la TFP&#8221;, est arrivé.
Avec lui, vous pourrez passer &#8220;365 jours sous le regard de la Sainte Vierge&#8221;.
Les sympathisants de la TFP diffusent dans toute la France ce témoin de la culture chrétienne. Les tableaux choisispour l&#8217;illustrer et les commentaires qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-88" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="TFP calendrier 2010" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/09/TFP-calendrier-2010.jpg" alt="TFP calendrier 2010" width="350" height="247" /></p>
<p>Le calendrier 2010 de &#8220;La France a besoin de la Sainte Vierge, une campagne de la TFP&#8221;, est arrivé.</p>
<p>Avec lui, vous pourrez passer &#8220;365 jours sous le regard de la Sainte Vierge&#8221;.</p>
<p>Les sympathisants de la TFP diffusent dans toute la France ce témoin de la culture chrétienne. Les tableaux choisispour l&#8217;illustrer et les commentaires qui les accompagnent aident à toucher du doigt ce que l&#8217;on a perdu en abandonnant 2000 de civilisation et en replongeant dans un néo-paganisme. En effet, les douze tableaux qui illustrent ce calendrier évoquent l’époque, pas si lointaine, où les principes chrétiens orientaient encore en grande partie la société et la vie quotidienne.</p>
<p>– La dignité des personnes, la pudeur et l’élégance des modes vestimentaires,</p>
<p>– une certaine douceur de vivre qui a disparu,</p>
<p>– le goût de l&#8217;ouvrage bien fait et de l’effort, la légitime fierté qu&#8217;apportent les fruits du travail,</p>
<p>– des joies simples et honnêtes,</p>
<p>– l’acceptation de sa condition, l’amour du prochain,</p>
<p>– les pratiques de la piété populaire,</p>
<p>– la famille fondée sur le mariage indissoluble.</p>
<h3>Cherchez le règne de Dieu et sa justice</h3>
<p>Au dos, vous pourrez lire cette magnifique exhortation de Pie XII, adressée au Patriciat et à la Noblesse romaine, lors de son allocution de janvier 1946 :</p>
<p>« Puissiez-vous, chers fils et filles, par vos grandes traditions, par le souci de votre progrès et de votre perfection personnelle, humaine et chrétienne, par vos services empreints d’amour, par la charité et la simplicité de vos relations avec toutes les classes sociales, aider le peuple à se maintenir ferme sur le roc fondamental, à chercher le règne de Dieu et sa justice.</p>
<p>« C’est le voeu que Nous formons pour vous ; c’est la prière que Nous faisons monter, par l’intercession du Coeur Immaculé de Marie, vers le Coeur Divin du Christ-Roi, jusqu’au trône du Souverain Seigneur des peuples et des nations. »</p>
<p>Avec cette campagne de diffusion de la piété mariale et de la culture catholique, vous aussi vous pouvez répandre un peu de lumière et de bonheur dans ce triste monde paganisé.</p>
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		<title>Le dernier Ange &#8211; Conte de Noël</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 19:47:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[De tous les anges, il était le dernier.
Des milliards et milliards de purs esprits que Dieu a créés, bien plus nombreux que l&#8217;ensemble des mortels qui existeront jusqu&#8217;à la fin du monde, répartis en une immense hiérarchie composée de neuf choeurs angéliques, il se trouvait le plus bas. Tous les anges, sans exception, lui étaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-264" style="margin: 4px 7px;" title="ange" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/12/ange.jpg" alt="ange" width="188" height="250" />De tous les anges, il était le dernier.</p>
<p>Des milliards et milliards de purs esprits que Dieu a créés, bien plus nombreux que l&#8217;ensemble des mortels qui existeront jusqu&#8217;à la fin du monde, répartis en une immense hiérarchie composée de neuf choeurs angéliques, il se trouvait le plus bas. Tous les anges, sans exception, lui étaient supérieurs. Au-dessous de lui, bien loin, il n&#8217;y avait que nous, les hommes.</p>
<p>N&#8217;allez surtout pas croire qu&#8217;il en concevait quelque amertume ou déception. Au contraire, c&#8217;était un ange particulièrement joyeux et heureux.</p>
<p>Par exemple, il n&#8217;avait rien voulu savoir de la révolte de Lucifer qui était venu lui-même le travailler en premier, pensant pouvoir susciter chez lui un sentiment d&#8217;injustice.</p>
<p>– « Suis-moi », lui avait chuchoté le Tentateur, « et de dernier des derniers tu deviendras semblable à Dieu ».</p>
<p>Il aurait éclaté de rire , et haussé les épaules s&#8217;il en avait eu , mais ce sont là deux actions qui nous appartiennent, aussi posa-t-il une simple question qui fut entendue d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la voûte céleste : – « Et qui donc est comme Dieu ? ».</p>
<p>Sa phrase fut reprise par l&#8217;archange saint Michel qui en fit son cri de guerre avec le succès que l&#8217;on sait, puisque sous sa direction les deux tiers de la milice angélique lancèrent en Enfer les démons révoltés, après un gigantesque combat.</p>
<p>Depuis, le dernier des Anges passait son éternité à faire du bien sur la Terre.</p>
<p>Étant un pur esprit, comme vous l&#8217;avez compris, il n&#8217;avait pas de corps. Mais il possédait une intelligence immensément supérieure à la nôtre, une volonté libre d&#8217;entraves, et un pouvoir sur tout le monde temporel qui n&#8217;était limité que par les desseins de la Providence. De plus, il n&#8217;avait jamais eu besoin d&#8217;apprendre, toutes ses connaissances lui avaient été données par Dieu dès l&#8217;instant de sa création. Sa science, sa force, son discernement, il les utilisait pour influencer les conditions matérielles de notre vie quotidienne.</p>
<p>Là où il passait, l&#8217;air devenait plus léger, les oiseaux chantaient plus gaiement, les fleurs embaumaient et les hommes se sentaient inclinés à être meilleurs.</p>
<p>Il était l&#8217;ange qui rétablissait la paix dans la nature après les grandes tempêtes, celui qui rendait si doux le retour du printemps, qui gardait fraîche la vaste salle de pierre où venaient se reposer les moissonneurs, qui veillait à l&#8217;abondance des fruits pour la cueillette d&#8217;automne et qui créait cette ambiance réconfortante, devant la cheminée qui crépite, lorsque la neige recouvre la campagne.</p>
<p>Il patrouillait la terre pour adoucir les effets de la nature sauvage, rendre la vie plus supportable pour les pauvres humains et les encourager à la pratique de la vertu.</p>
<p>Son intervention sur les éléments essayait de faire renaître l&#8217;espoir au coeur des hommes. C&#8217;était une action humble, qu&#8217;il effectuait avec ingéniosité et discrétion, mais il avait dans l&#8217;idée que cela ne remplissait pas la mesure de ce qu&#8217;il était appelé à réaliser.</p>
<p>Comme il aimait formuler des suppositions, il pensait qu&#8217;un jour Dieu lui confierait peut-être une mission particulière.</p>
<p>– « Je serai sans doute l&#8217;ange gardien de quelqu&#8217;un ; étant le dernier des anges, ce sera probablement le plus faible des hommes », avait-il dit à quelques-uns des grands archanges du Paradis qui en savaient plus que lui mais se contentèrent de le regarder en silence.</p>
<p>Alors qu&#8217;il n&#8217;était au courant de rien, il nota une activité inhabituelle dans la sphère céleste.</p>
<p>Mais, comme dans leur mouvement incessant pour participer au maintien de la création, aucun de ses aînés ne s&#8217;arrêtait pour lui révéler ce qui se passait, il continuait à parcourir le monde.</p>
<p>Cela faisait déjà plusieurs milliers d&#8217;années qu&#8217;il remplissait son office, ce qui représente beaucoup de temps pour nous, mais rien qu&#8217;un tout petit peu d&#8217;éternité pour un ange, lorsqu&#8217;un soir, l&#8217;un des magnifiques séraphins qui siègent tout proche du trône de Dieu vint le voir :</p>
<p>– « Notre Souverain Créateur a une mission pour toi, lui dit-il, va vite exercer tes talents auprès de pauvres gens, à tel endroit que je t&#8217;indiquerai ».</p>
<p>S&#8217;empressant de parcourir l&#8217;immense distance qui le séparait du lieu où il était envoyé, il entra sans savoir ce qu&#8217;il allait trouver, dans un endroit bien mal éclairé.</p>
<p>Il regarda autour de lui et aperçut&#8230; le plus petit, le plus faible, le plus pauvre des enfants des hommes. Alors, une lumière merveilleuse inonda la simple grotte où il se tenait et se retournant, il vit que toute la cour céleste était présente, et que les milliers et milliers d&#8217;anges, montant et descendant, entonnaient un chant nouveau, d&#8217;une douceur extrême.</p>
<p>– « Dépêche-toi, tu vois bien qu&#8217;il a froid », lui dit encore le séraphin.</p>
<p>Ce n&#8217;est qu&#8217;à ce moment-là qu&#8217;il sut que Dieu s&#8217;était fait homme et qu&#8217;il reçut pour mission de protéger ce tout petit enfant, ainsi que sa mère, la très Sainte Vierge et son père adoptif, saint Joseph.</p>
<p>Vite, il rapproche l&#8217;âne et le boeuf qui dormaient au fond pour qu&#8217;ils réchauffent le nouveau-né de leur souffle ; il adoucit la paille pour éviter qu&#8217;un fétu ne vienne le blesser ; et il répand dans l&#8217;air un arôme de Noël, fait de résine de sapin, de cire chaude, de fleurs d&#8217;oranger et de friandises diverses.</p>
<p>L&#8217;Enfant qui le voit lui sourit. Il est le dernier, oui, mais le plus heureux des anges.</p>
<p>Depuis cette Nuit-là, tous les ans, il parcourt la Terre pour faire sentir aux âmes de bonnes volontés la suavité, le parfum, l&#8217;esprit de Noël.</p>
<p>Alors, s&#8217;il vous plaît, regardez bien autour de vous et soyez sensible à sa présence. Vous devinerez peut-être qu&#8217;il vient de passer, dans la flamme d&#8217;une bougie qui vacille devant la crèche, dans l&#8217;éclat d&#8217;une boule de Noël suspendue dans le sapin, ou dans la douceur des chants, à la messe de minuit.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>Note : ce récit n&#8217;est qu&#8217;un conte de Noël. Mais le dernier des anges existe bien. Je n&#8217;ai jamais su comment il s&#8217;appelait (s&#8217;il me l&#8217;avait dit, j&#8217;aurais fini par l&#8217;écrire ; or l&#8217;Église interdit aux hommes de nommer les anges, en dehors de ceux qui apparaissent dans la Bible). De toute façon, notre pauvre intelligence humaine aurait bien du mal à comprendre la signification et la beauté du nom d&#8217;un ange.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, c&#8217;est lui qui m&#8217;a suggéré de rédiger ce conte. Quand j&#8217;ai objecté que peut-être tout n&#8217;était pas rigoureusement exact, il a ri, haussé les épaules et a dit : « Tu n&#8217;auras qu&#8217;à mettre une note à la fin. Ceux qui ont su garder le meilleur de leur âme d&#8217;enfant se réjouiront, les autres&#8230; ».</p>
<p style="text-align: right;"><em>Benoît Bemelmans</em></p>
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		<title>&#8220;L&#8217;Angélus sonne à nos clochers, mais qui pense à réciter l&#8217;Angélus ?&#8221;</title>
		<link>http://tfp-france.org/142/langelus-sonne-a-nos-clochers-mais-qui-pense-a-reciter-langelus</link>
		<comments>http://tfp-france.org/142/langelus-sonne-a-nos-clochers-mais-qui-pense-a-reciter-langelus#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 12:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[La France a besoin de la Sainte Vierge]]></category>
		<category><![CDATA[Action de la TFP]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Vierge]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à la suggestion, envoyée par un ecclésiastique ami de la TFP, celle-ci entreprend, dans le cadre de la campagne &#8220;La France a besoin de la Sainte Vierge&#8221;, de mettre à la portée d&#8217;un grand nombre cette prière, tellement liée à nos racines chrétiennes.
Et d&#8217;ajouter : &#8220;Sur une face on pourrait avoir une belle reproduction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://tfp-france.org/doc/Angelus.pdf" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-146" style="margin: 3px 7px;" title="angelus" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/10/angelus1.jpg" alt="angelus" width="350" height="301" /></a>Suite à la suggestion, envoyée par un ecclésiastique ami de la TFP, celle-ci entreprend, dans le cadre de la campagne &#8220;La France a besoin de la Sainte Vierge&#8221;, de mettre à la portée d&#8217;un grand nombre cette prière, tellement liée à nos racines chrétiennes.</p>
<p>Et d&#8217;ajouter : &#8220;Sur une face on pourrait avoir une belle reproduction de l&#8217;Annonciation et sur l&#8217;autre par exemple l&#8217;Angélus de Millet ou un beau clocher. À l&#8217;intérieur, un bref historique de l&#8217;Angélus d&#8217;un côté et de l&#8217;autre la prière de l&#8217;Angélus&#8221;.</p>
<p>Voilà pourquoi vous trouverez sur le site, à télécharger gratuitement, un livret pour promouvoir cette pieuse habitude (cliquez sur l&#8217;image pour télécharger le document).</p>
<h3>« Tiens ! C&#8217;est l&#8217;Angélus qui sonne ! »</h3>
<p>Les clochers sont un des restes visibles de la culture chrétienne qui a façonné la France. Et quoi de plus normal qu&#8217;un clocher vivant qui égrène les heures et fait tinter, trois fois par jour, la sonnerie de l&#8217;Angélus ?</p>
<p>Dites-moi, est-ce que vous entendez la sonnerie de l&#8217;Angelus de chez-vous ? Ou bien est-ce une expérience rare, que vous faites seulement de temps à autre et alors vous vous dites : &#8220;Tiens ! C&#8217;est l&#8217;Angélus qui sonne !&#8221;</p>
<p>Comme le rappelle le Directoire sur la piété populaire, publié par le Saint-Siège en 2001:</p>
<p>&#8220;La prière de l’Angelus est profondément enracinée dans la piété du peuple chrétien, et son usage est encouragé par l’exemple que donnent les Pontifes Romains eux-mêmes&#8221;.</p>
<p>En effet, comme vous le savez sans doute, tous les dimanches à midi le Pape vient à une fenêtre de ses appartements pour réciter l&#8217;Angélus avec la foule rassemblée place Saint-Pierre.</p>
<p>La récitation de l&#8217;Angélus, trois fois par jour, est d&#8217;une grande valeur, comme le rappelle aussi ce document :</p>
<p>&#8220;La prière de l’Angelus par sa structure simple, son caractère biblique, son rythme quasi liturgique, qui sanctifie divers moments de la journée, son ouverture au mystère pascal, font que, à des siècles de distance, elle conserve inaltérée sa valeur et intacte sa fraîcheur&#8221;.</p>
<p>Voilà pourquoi &#8220;aucun moyen ne doit être négligé pour maintenir bien vivante cette pieuse coutume, et pour encourager sa diffusion&#8221;.</p>
<h3>Trois fois par jour, depuis un décret de Louis XI</h3>
<p>Composée de trois phrases qui résument le mystère de l&#8217;Incarnation, chacune intercalée de la récitation d&#8217;un Ave Maria et suivi d&#8217;une courte prière, l&#8217;Angelus tire son nom des premiers mots de la prière en latin : Angelus Domini nuntiavit Mariae, &#8220;l&#8217;Ange du Seigneur annonça à Marie&#8221;.</p>
<p>Depuis un décret du roi Louis XI en 1472, cette prière est récitée trois fois par jour, à l&#8217;aube, à midi et le soir, au son des cloches.</p>
<p>Mais déjà bien avant, la coutume s&#8217;était établie de réciter trois Ave Maria après l&#8217;office du soir dans les monastères franciscains, encouragée par saint Antoine de Padoue (1195-1231).</p>
<p>Puis saint Bonaventure en 1269 recommanda aux fidèles de suivre cet exemple et d&#8217;emblée la prière fut associée au tintement de la cloche, trois séries de trois coups, espacées pour laisser le temps de réciter chaque verset et chaque Ave Maria, suivies d&#8217;une sonnerie à la volée.</p>
<p>Dans bien des pays de ce qui fut la Chrétienté, les cloches sonnent à 6 heures, midi et 18 heures. Mais chez nous c&#8217;est presque toujours à 7 heures, midi et 19 heures.</p>
<h3>Un mot à propos des illustrations du livret que diffuse la TFP</h3>
<p>Le clocher choisi, dans sa simplicité et son austérité du XIIIe siècle, est caractéristique de tant d&#8217;autres, non seulement de L&#8217;île de France, mais aussi de notre Patrie, chacun bien sûr ayant sa personnalité propre.</p>
<p>Ensuite, le tableau &#8220;L&#8217;Angelus&#8221; de Jean-François Millet (peint entre 1857 et 1859) est sans doute l&#8217;illustration la plus connue dans le monde entier de cette pratique qui fut universelle.</p>
<p>Pour toucher du doigt l&#8217;étrange abîme d&#8217;ignorance et d&#8217;absurdité dans lequel la France est tombée en reniant ses racines chrétiennes, je vous indique en passant que le commentaire officiel sur le site internet du musée où se trouve ce tableau prétend que l&#8217;artiste n&#8217;aurait pas du tout voulu &#8220;exalter un quelconque sentiment religieux&#8221;, mais au contraire, que son intérêt s&#8217;était porté sur le temps &#8220;de la pause&#8221; !</p>
<p>Pauvres néo-païens qui tremblent à l&#8217;idée que Millet ait pu vouloir représenter autre chose que &#8220;la pause&#8221; d&#8217;un &#8220;travailleur&#8221; et d&#8217;une &#8220;travailleuse&#8221;.</p>
<p>Au contraire, ces paysans qui courbent le front pour prier en réponse à l&#8217;appel des cloches dans le lointain sont le témoignage de la popularité de cette pratique de piété populaire et de l&#8217;intérêt qu&#8217;elle suscitait.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, Millet lui-même expliquait : &#8220;L&#8217;Angélus est un tableau que j&#8217;ai fait en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, ma grand-mère ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, de nous faire arrêter notre besogne pour dire l&#8217;angélus pour ces pauvres morts&#8221;.</p>
<p>La reproduction qui se trouve dans le livret est une copie du fameux tableau, faite par un artiste contemporain. Les couleurs du soir évoquent tout particulièrement la paix qui descend sur la nature et sur les âmes.</p>
<p>Quant au tableau de l&#8217;Annonciation de Fra Angelico, un des plus beaux qu&#8217;il a peints, c&#8217;est toute la prière de l&#8217;Angelus qu&#8217;il représente. Vous pouvez en le regardant méditer sur le mystère de l&#8217;Incarnation, source de la Civilisation chrétienne.</p>
<h3>Récitez l&#8217;Angélus et diffusez le livret</h3>
<p>Alors, bien sûr, je souhaite vous encourager à réciter l&#8217;Angélus si vous ne le faites pas encore.</p>
<p>Mais surtout je vous propose de vous associer à la campagne de diffusion de ce livret &#8220;Quand sonnent les cloches pour l&#8217;Angélus&#8221;.</p>
<p>Pour cela, téléchargez le livret ou bien téléphonez ou écrivez pour demander les exemplaires que vous voulez pour les distribuer autour de vous.</p>
<p>Une initiative de plus pour affirmer que la France a bien besoin de la culture chrétienne et qu&#8217;elle a bien besoin de la Sainte Vierge.</p>
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		<title>« Une âme en peine » &#8211; Conte de Noël</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2005 15:47:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<category><![CDATA[Culture chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[Benoît Bemelmans
Dans son corps douloureux, l&#8217;âme était triste et meurtrie.
Plus que du froid de la nuit, plus que des douleurs dans les jambes d&#8217;avoir tant marché à travers la ville, elle souffrait d&#8217;un mal sourd et profond.
En cette veille de Noël, l&#8217;âme en peine avançait par les rues, cherchant à ignorer la cause de sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong>Benoît Bemelmans</strong></p>
<p>Dans son corps douloureux, l&#8217;âme était triste et meurtrie.</p>
<p>Plus que du froid de la nuit, plus que des douleurs dans les jambes d&#8217;avoir tant marché à travers la ville, elle souffrait d&#8217;un mal sourd et profond.</p>
<p>En cette veille de Noël, l&#8217;âme en peine avançait par les rues, cherchant à ignorer la cause de sa souffrance.</p>
<p>Il y avait si longtemps qu&#8217;elle s&#8217;était établie dans l&#8217;indifférence ! Quand était-elle donc allée s&#8217;agenouiller la dernière fois dans un confessionnal pour recevoir le pardon de ses fautes ? Elle ne s&#8217;en souvenait plus, ni de la dernière fois qu&#8217;elle avait prié&#8230;</p>
<p>Ne croyez pas que c&#8217;était l&#8217;âme d&#8217;un grand criminel, non, c&#8217;était une personne ordinaire, qui menait sa petite vie, juste oublieuse de la loi de Dieu qu&#8217;elle avait substituée par son bon plaisir, par son égoïsme et par toutes sortes de bassesses qui faisaient comme un bruit de feuilles mortes poussées par les tourbillons d’un vent mauvais.</p>
<p>— Était-ce un homme, était-ce une femme, me demanderez-vous. Peu importe.</p>
<p>C&#8217;était une âme plongée dans la tristesse, fruit inévitable et amer que produit la conscience en voyant, sans même vouloir se l&#8217;avouer, tout ce qu&#8217;elle a perdu en rejetant l&#8217;amitié de Dieu.</p>
<p>Il y en a tant de ces âmes, endurcies par l’habitude du scepticisme, dans les villes de notre pauvre France qui redevient païenne.<img class="size-medium wp-image-218 alignright" style="margin: 4px 7px;" title="Bergers" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Bergers-152x300.jpg" alt="Bergers" width="152" height="300" /></p>
<p>Toute la journée, elle s&#8217;était agitée pour réunir les derniers préparatifs de Noël. Car l&#8217;âme, malgré l&#8217;abandon de sa vie spirituelle, se souvenait encore de la joie et de l&#8217;innocence de ses premiers Noëls.</p>
<p>Elle avait soif d&#8217;un bonheur qui semblait lui échapper de plus en plus et, dans la mesure du possible, elle essayait de recréer autour d&#8217;elle l&#8217;ambiance des Noëls de son enfance.</p>
<p>Elle était assez douée pour cela et réussissait malgré tout à rassembler encore quelques amis et quelques familiers autour d&#8217;un sapin bien décoré, d&#8217;une petite crèche et d&#8217;un repas de fête qui n&#8217;était pas trop mélancolique.</p>
<p>Malgré les années écoulées, l&#8217;âme immortelle gardait l&#8217;empreinte de l&#8217;enfant qu&#8217;elle avait été.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, si vous prêtez un peu d&#8217;attention aux âmes des adultes, vous verrez qu&#8217;en elles l&#8217;enfant n&#8217;est jamais très loin, même si les péchés les ont obscurcies.</p>
<p>Cet enfant finira-t-il un jour par se réveiller ?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>* * *</strong><img class="size-medium wp-image-221 aligncenter" style="margin-top: 7px; margin-bottom: 7px;" title="Nativite" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Nativite1-266x300.jpg" alt="Nativite" width="160" height="180" /></p>
<p>Depuis plusieurs jours déjà, l&#8217;arbre brillait de toutes ses boules et la crèche sur la cheminée n&#8217;attendait plus que l&#8217;Enfant-Jésus.</p>
<p style="text-align: left;">Chaque soir, l&#8217;âme alors innocente se réjouissait de faire avancer son mouton après la prière que sa maman lui faisait dire devant la crèche. Comme il était parti du haut de la colline en papier, l&#8217;âme s&#8217;inquiétait un peu de savoir s&#8217;il arriverait à temps le soir de Noël, tout près de la mangeoire.</p>
<p>Son mouton lui rappelait qu&#8217;elle devait aussi se présenter à la grotte, toute blanche, pour adresser une fervente prière à l&#8217;Enfant-Jésus par l&#8217;intermédiaire de la Sainte Vierge. C&#8217;était là le meilleur cadeau qu&#8217;elle pouvait faire à l&#8217;Enfant- Dieu, venu pour nous sauver.</p>
<p>— « Me sauver de quoi ? » avait-elle demandé.</p>
<p>La sauver du péché, lui ouvrir les portes du Ciel, la faire enfant de Dieu, la racheter de l&#8217;emprise du démon en mourant pour elle sur la Croix&#8230;</p>
<p>Au catéchisme, l&#8217;âme avait bien compris qu&#8217;à cause de la faute commise par nos premiers parents qui ont désobéi à Dieu, l&#8217;humanité tout entière est devenue pécheresse, inclinée au mal, privée de la vie divine, la vie de la grâce. C&#8217;est pour nous donner cette vie, pour nous libérer de l&#8217;esclavage du péché que Jésus est venu et qu&#8217;Il est mort.</p>
<p>Aussi l&#8217;Enfant, couché dans la mangeoire entre le boeuf et l&#8217;âne, ouvre ses petits bras qui nous accueillent, et déjà s&#8217;étendent en forme de croix.</p>
<p>Lorsque l&#8217;âme eut fait sa première communion, Noël devint encore plus beau.</p>
<p>Comme la messe de minuit était lumineuse, à l&#8217;église paroissiale ! Les cierges brillaient sur l&#8217;autel, les chants de Noël montaient dans la nuit et surtout, à la communion, l&#8217;âme recevait Jésus, son Sauveur. Elle L&#8217;adorait comme les bergers l&#8217;avaient fait à la grotte de Bethléem, s&#8217;offrait à Lui et en retour un flot d&#8217;amour miséricordieux l&#8217;inondait.</p>
<p>Elle s&#8217;était préparée à cette rencontre merveilleuse. Plusieurs jours auparavant, elle était allée confesser ses fautes, humblement, avec une vraie contrition, auprès d&#8217;un vieux prêtre qui ne manquait jamais de l&#8217;encourager avec bonté sur le chemin du bien. « Priez aussi pour moi, mon enfant », lui demandait-il, « un jour prochain viendra où vous ne me trouverez plus là pour vous conseiller ».</p>
<p>L&#8217;âme ressortait si légère du confessionnal, pleine du bonheur tranquille de se savoir dans l&#8217;amitié de Dieu.</p>
<p>Et tous les soirs, pour se préparer à Noël, elle récitait sa prière devant la crèche. C&#8217;était une si belle prière qui s&#8217;adressait à la Sainte Vierge, Elle qui nous obtient tout de son Enfant.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><strong>* * *</strong></strong></p>
<p>— « Comment était-ce, déjà, cette prière ? » se demanda l&#8217;âme en peine.</p>
<p>Du fond des années d&#8217;indifférence, les mots oubliés depuis si longtemps revinrent peu à peu à la surface.</p>
<p>« Souvenez-vous, très douce Vierge Marie, qu&#8217;on n&#8217;a jamais entendu dire, qu&#8217;aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection&#8230; ait été abandonné ».</p>
<p>« &#8230; Animé d&#8217;une pareille confiance, je viens vers vous ».</p>
<p>&#8230; Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.</p>
<p>&#8230; Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.</p>
<p>Dans un premier mouvement d&#8217;orgueil amer, l&#8217;âme se demanda : « Serais-je donc la première à pouvoir dire que la Sainte Vierge n&#8217;est pas venue à mon secours ? » Puis elle se rendit bien compte qu&#8217;elle n&#8217;avait même pas pris la peine de réclamer ce secours.</p>
<p>Tout en marchant dans les rues vides et froides, l&#8217;âme répétait les paroles de la prière de son enfance.</p>
<p>« Gémissant sous le poids de mes péchés&#8230; On n’a jamais entendu dire, qu&#8217;aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection&#8230; ait été abandonné. &#8230;Animé d&#8217;une pareille confiance, je viens vers vous ».</p>
<p>Une grande douleur envahit l&#8217;âme en peine, qui prenait conscience de l&#8217;état lamentable dans lequel elle se trouvait.</p>
<p>Du plus profond d&#8217;elle-même, montait le désir de regagner l&#8217;amitié de Dieu, de retrouver les parfums du printemps de sa vie spirituelle, de restaurer l&#8217;innocence perdue.</p>
<p>— « Est-ce encore possible ? » s&#8217;interrogea-elle. On n’a jamais entendu dire&#8230;</p>
<p>Alors, l&#8217;âme se décida. Du plus sincère qu&#8217;elle put, elle répéta les paroles du Souvenez-vous et demanda à la Sainte Vierge de venir à son secours.</p>
<p>— « On verra bien » pensa-t-elle, avec son peu de foi. Et elle tourna le coin de la rue.</p>
<p>La lumière à l&#8217;intérieur de l&#8217;église illuminait les vitraux. La porte était ouverte. Hésitante et surprise, elle entra. C&#8217;était la veillée de Noël qui allait commencer.</p>
<p>Par le bas-côté, elle avança jusqu&#8217;à l&#8217;autel de la Vierge. Une mélodie nataline s&#8217;éleva de l&#8217;orgue. L&#8217;âme éclata en pleurs. Après tant d&#8217;années desséchées par l&#8217;égoïsme, elle était inondée par les flots du repentir.</p>
<p>Les larmes ruisselaient sur son visage et sa poitrine se soulevait par saccades, comme sanglote un enfant&#8230;</p>
<p>Un prêtre était là, pour entendre les confessions. Et par les temps qui courent, ce ne fut pas le moindre des miracles que fit la Sainte Vierge cette nuit-là. L&#8217;âme alla s&#8217;accuser de sa triste vie éloignée de Dieu et reçut l&#8217;absolution de ses fautes.</p>
<p>Je vous laisse à penser la joie du Coeur de l&#8217;Enfant-Jésus lorsqu&#8217;Il vit, en cette nuit de Noël, son petit mouton blanc qui était revenu.</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-219" style="margin: 4px 7px;" title="Ange" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/11/Ange-150x150.jpg" alt="Ange" width="150" height="150" />L&#8217;Enfant-Jésus est surtout venu pour les pécheurs. Il ne refuse jamais son pardon. Il accueille avec bonté et miséricorde l&#8217;humble contrition.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui comme hier, Jésus est la solution pour le monde qui s&#8217;enfonce dans la nuit du paganisme. Dans le plus grand drame de notre vie, ayons recours avec confiance à notre Sauveur, par l&#8217;intermédiaire de la Sainte Vierge à qui Il ne refuse rien.</p>
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