tfp-france.org » enseignement des Papes http://tfp-france.org Mon, 01 Feb 2016 17:44:14 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.2.7 Luther : non et non http://tfp-france.org/25769/luther-non-et-non http://tfp-france.org/25769/luther-non-et-non#comments Mon, 01 Feb 2016 16:09:04 +0000 http://tfp-france.org/?p=25769

  Le cinquième centenaire de la naissance de Martin Luther, le grand responsable de la révolution protestante au XVI° siècle, a donné lieu dans certains milieux catholiques à des manifestations de sympathie qu’on aurait jugé absolument inconcevables il y a cinq ans encore. A leur nombre figure la visite de Sa Sainteté Jean-Paul II à la « Christus Kirche », le temple protestant de Rome.
   Sur Martin Luther, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de l’Association Brésilienne pour la Défense de la Tradition, de la Famille et de la Propriété (TFP) et Président de son Conseil National, a écrit pour le principal quotidien de São Paulo, la grande métropole industrielle du Brésil, deux articles hautement instructifs.

    Nous sommes heureux de les mettre à la disposition de nos lecteurs.            

   J’ai eu l’honneur, en 1974, d’être le premier signataire d’un manifeste publié dans des quotidiens parmi les principaux du Brésil et reproduit dans presque tous les pays ou existaient les onze TFP d’alors. Il s’intitulait : « La politique de détente du Vatican avec les gouvernements communistes – Pour la TFP : s’abstenir ? ou résister ? » (cf. Folha de S. Paulo, 10/4/74).

   Les associations y déclaraient leur respectueux désaccord vis-à-vis de l’ « Ostpolitik » menée par Paul VI, et exposaient en détail leurs raisons pour cela. Soit dit en passant, tout y était exprimé avec tant d’orthodoxie que personne n’a soulevé la moindre objection à cet égard.

   Pour résumer en une phrase à la fois toute la vénération envers la Papauté et la fermeté avec laquelle elles déclaraient leur Résistance à l’ « Ostpolitik » vaticane, les TFP disaient au Souverain Pontife : « Notre âme est vôtre, notre vie est vôtre. Commandez-nous ce que vous voudrez. Mais ne nous demandez pas de croiser les bras devant le loup rouge qui mène l’assaut. Notre conscience s’y oppose ».

  Je me suis rappelé cette phrase avec une particulière tristesse en lisant la lettre écrite par Jean-Paul II au Cardinal Willebrands (cf. L’Osservatore Romano, 6/11/83), à propos du cinquième centenaire de la naissance de Martin Luther, et signée du 31 octobre dernier, date anniversaire du premier acte de rébellion de cet hérésiarque dans l’église du château de Wittemberg. Elle est pétrie de tant de bienveillance et d’aménité que je me suis demandé si l’auguste signataire avait oublié les terribles blasphèmes que le moine apostat avait lancés contre Dieu, contre le Christ Jésus Fils de Dieu, contre le Très Saint Sacrement, la Vierge Marie et la Papauté elle-même.

  Il est pourtant sûr qu’il ne les ignore point, car ils sont à la portée de n’importe quel catholique cultivé, dans des livres de bon aloi, qu’on trouve encore aujourd’hui sans difficulté. 

Portrait du pape Léon X - Bula

 Dans la bulle « Exsurge Domine », de 1520, le Pape Léon X, condamna les erreurs de Luther

  Deux d’entre eux me viennent à l’esprit. L’un, écrit au Brésil : c’est « L’Eglise, la Réforme et la Civilisation », du grand jésuite Leonel Franca. Sur ce livre comme sur son auteur, les silences ecclésiastiques officiels laissent la poussière retomber.

  L’autre livre est d’un historien français parmi les plus connus de ce siècle, Funck-Brentano, membre de l’Institut, et d’ailleurs protestant peu suspect.

  Commençons par citer les textes recueillis dans l’ouvrage de ce dernier : « Luther » (Grasset, Paris, 1934. 7éme éd., 352 pp).

   Et allons droit à ce blasphème sans nom : « Le Christ, dit Luther, a commis l’adultère une première fois avec la femme à la fontaine dont parle Jean. Ne murmurait-il pas autour de lui : “Qu’a-t-il donc fait avec elle? », puis avec la Madeleine, puis avec la femme adultère qu’il a tenue quitte si légèrement. Ainsi le Christ, si pieux, a dû, lui aussi, forniquer avant de mourir » (« Propos de table », n° 1472, éd. de Weimar II, 107 – cf. op. cit., p. 235).

   Quand on a lu cela, on ne s’étonne pas que Luther pense, comme le signale Funck-Brentano, que « Certes, Dieu est grand et puissant, bon et miséricordieux (…) mais il est stupide – « Deus est stultissimus » (« Propos de table », n° 963, éd. De Weimar, I, 487). C’est un tyran. Moïse agissait par sa volonté, comme son lieutenant, en maître bourreau que nul n’a dépassé, voire égalé à effrayer, terroriser, martyriser le pauvre monde » (op. cit., p. 230).

judas  Tout cela est en cohérence étroite avec cet autre blasphème, qui impute à Dieu la responsabilité de la trahison de Judas et de la révolte d’Adam : « Luther », commente Funck-Brentano, « en arrive a déclarer que Judas, en trahissant le Christ, agit sous l’impétueuse décision du Tout-Puissant. “Sa volonté (celle de Judas) était dirigée par Dieu ; Dieu le faisait mouvoir en sa toute “ puissance ”. Adam lui-même, au paradis terrestre, fut contraint d’agir comme il agit. Il se trouvait mis par Dieu dans une situation telle qu’il lui était impossible de ne pas tomber » (op. cit., p. 246)

  Non moins cohérent avec cette séquence abominable, un pamphlet de Luther intitulé « Contre le pontificat romain fondé par le diable », de mars I545, dénommait le Pape, non pas « très saint » selon l’usage, mais « très infernal », et ajoutait que la papauté s’était toujours montrées assoiffée du sang (cf. op. cit., pp. 337-338).

  On ne s’étonne pas alors que Luther, mû par de telles idées, ait écrit à Melanchthon, à propos des sanglantes persécutions d’Henri VIII contre les catholiques d’Angleterre : « Il est permis de s’abandonner à la colère quand on sait quels traîtres, voleurs, meurtriers sont les papes, leurs cardinaux et leurs légats. Plût à Dieu que l’on vît s’employer à les faire disparaître plusieurs rois d’Angleterre » (op. cit., p. 254).

  Il s’est exclamé pour la même raison : « Assez de paroles, le fer ! le feu ! ». Il ajoute : « Nous punissons les voleurs par l’épée, pourquoi ne pas empoigner pape et cardinaux et toute la séquelle de la Sodome romaine et nous laver les mains dans leur sang ? » (op. cit., p. 104).

  Cette haine a accompagné Luther jusqu’à la fin de sa vie; Funck-Brentano affirme : « Son dernier sermon public à Wittemberg est du 17 janvier 1546 : ultime cri de malédiction contre le pape, le sacrifice de la messe, le culte de la Vierge » (op.cit., p. 340).

  On comprend alors que des grands persécuteurs de l`Eglise aient célébré sa mémoire. Ainsi « Hitler a fait proclamer fête nationale en Allemagne l’anniversaire du 31 octobre 1517 où le moine augustin révolte fit afficher aux portes de l’église du château de Wittemherg ses fameuses 95 propositions contre la suprématie et les doctrines pontificales » (op.cit., p. 272).

  En dépit de tout l’athéisme officiel du régime communiste, M. Erich Honnecker, président du Conseil d’Etat et du Conseil de Défense, premier personnage de la République Démocratique Allemande, a organisé cette année enMartin_Luther l’honneur de Luther des célébrations impressionnantes (cr. « German Comments », Osnabrück, Allemagne de l’Ouest, avril 1983).

  Que le moine apostat ait éveillé de tels sentiments chez un chef nazi, et plus récemment chez un chef communiste, rien de plus naturel.

  Rien de plus déconcertant, de plus sidérant même, que ce qui s’est passé lors de la toute récente célébration du cinquième centenaire de la naissance de Luther dans un maigre temple protestant de Rome, le 11 décembre dernier.

  Cette manifestation de fête, d’amour et d’admiration pour la mémoire de l’hérésiarque a comporté la participation du prélat que le conclave de 1978 a élu Pape. Celui donc auquel incomberait la mission de défendre contre les hérésiarques et les hérétiques les saints noms de Dieu et de Jésus-Christ, la Sainte Messe, la Sainte Eucharistie et la Papauté !

  « Sidérant, ahurissant » – tel a été le gémissement de mon cœur de catholique. Qui n’en a pas moins redoublé de foi et de vénération pour la Papauté.

   Dans le prochain article, il me reste à citer « L’Eglise, la Réforme et la Civilisation » du grand P. Leonel Franca.

 

“Folha de S Paulo” , 27/12/1983 – Le texte ci-dessus a été traduit et publié par                 « Aperçu » , N° 30 – Novembre 1999. 

 

 

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Le règne social du Cœur de Jésus et du Cœur de Marie. http://tfp-france.org/4288/le-regne-social-du-coeur-de-jesus-et-du-coeur-de-marie http://tfp-france.org/4288/le-regne-social-du-coeur-de-jesus-et-du-coeur-de-marie#comments Wed, 27 Jan 2016 16:09:15 +0000 http://tfp-france.org/?p=4288
   Alors que le monde d’aujourd’hui  s’enfonce  dans un néo-paganisme violent qui renie nos racines chrétiennes et les principes sans lesquels il n’y a pas de civilisation véritable,
   le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie
veulent régner non seulement dans chaque âme individuellement, mais encore dans la société en tant que telle.

 

 

 

En effet, comme l’enseigne le pape saint Pie X :

 

« Le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et Il les conserve dans l’existence comme Il nous soutient. Nous Lui devons donc, non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour L’honorer  [1] .

« Les lois, les coutumes, les mœurs publiques, lorsqu’elles sont conformes à la doctrine de l’Évangile, contribuent puissamment au salut des âmes et rendent à Dieu la gloire qui Lui est due et que seule peut apporter la civilisation chrétienne. »

[1] (Encyclique Vehementer Nos du 11 février 1906, condamnant la séparation de l’Église et de l’État en France.)

 

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« L’Angélus sonne à nos clochers, mais qui pense à réciter l’Angélus ? » http://tfp-france.org/142/langelus-sonne-a-nos-clochers-mais-qui-pense-a-reciter-langelus http://tfp-france.org/142/langelus-sonne-a-nos-clochers-mais-qui-pense-a-reciter-langelus#comments Mon, 18 Jan 2016 17:09:43 +0000 http://tfp-france.org/?p=142 angelus   Suite à la suggestion, envoyée par un ecclésiastique ami de la TFP, celle-ci entreprend, dans le cadre de la campagne « La France a besoin de la culture chrétienne »,  de mettre à la portée d’un grand nombre cette prière, tellement liée à nos racines chrétiennes.

   Et d’ajouter :
   « Sur une face on pourrait avoir une belle reproduction de l’Annonciation et sur l’autre par exemple l’Angélus de Millet ou un beau clocher. À l’intérieur, un bref historique de l’Angélus d’un côté et de l’autre la prière de l’Angélus ».

  Voilà pourquoi vous trouverez sur le site, à télécharger gratuitement, un livret pour promouvoir cette pieuse habitude (cliquez sur l’image pour télécharger le document).

« Tiens ! C’est l’Angélus qui sonne ! »

   Les clochers sont un des restes visibles de la culture chrétienne qui a façonné la France. Et quoi de plus normal qu’un clocher vivant qui égrène les heures et fait tinter, trois fois par jour, la sonnerie de l’Angélus ?

   Dites-moi, est-ce que vous entendez la sonnerie de l’Angelus de chez-vous ? Ou bien est-ce une expérience rare, que vous faites seulement de temps à autre et alors vous vous dites : « Tiens ! C’est l’Angélus qui sonne ! »

  Comme le rappelle le Directoire sur la piété populaire, publié par le Saint-Siège en 2001:

   « La prière de l’Angelus est profondément enracinée dans la piété du peuple chrétien, et son usage est encouragé par l’exemple que donnent les Pontifes Romains eux-mêmes ».

   En effet, comme vous le savez sans doute, tous les dimanches à midi le Pape vient à une fenêtre de ses appartements pour réciter l’Angélus avec la foule rassemblée place Saint-Pierre.

   La récitation de l’Angélus, trois fois par jour, est d’une grande valeur, comme le rappelle aussi ce document :

   « La prière de l’Angelus par sa structure simple, son caractère biblique, son rythme quasi liturgique, qui sanctifie divers moments de la journée, son ouverture au mystère pascal, font que, à des siècles de distance, elle conserve inaltérée sa valeur et intacte sa fraîcheur ».

   Voilà pourquoi « aucun moyen ne doit être négligé pour maintenir bien vivante cette pieuse coutume, et pour encourager sa diffusion ».

Trois fois par jour, depuis un décret de Louis XI

  Composée de trois phrases qui résument le mystère de l’Incarnation, chacune intercalée de la récitation d’un Ave Maria et suivi d’une courte prière, l’Angelus tire son nom des premiers mots de la prière en latin : Angelus Domini nuntiavit Mariae, « l’Ange du Seigneur annonça à Marie ».  

  Depuis un décret du roi Louis XI en 1472, cette prière est récitée trois fois par jour, à l’aube, à midi et le soir, au son des cloches.

  Mais déjà bien avant, la coutume s’était établie de réciter trois Ave Maria après l’office du soir dans les monastères franciscains, encouragée par saint Antoine de Padoue (1195-1231).

  Puis saint Bonaventure en 1269 recommanda aux fidèles de suivre cet exemple et d’emblée la prière fut associée au tintement de la cloche, trois séries de trois coups, espacées pour laisser le temps de réciter chaque verset et chaque Ave Maria, suivies d’une sonnerie à la volée.

  Dans bien des pays de ce qui fut la Chrétienté, les cloches sonnent à 6 heures, midi et 18 heures. Mais chez nous c’est presque toujours à 7 heures, midi et 19 heures.

Un mot à propos des illustrations du livret que diffuse la TFP

les cloches  Le clocher choisi, dans sa simplicité et son austérité du XIIIe siècle, est caractéristique de tant d’autres, non seulement de L’île de France, mais aussi de notre Patrie, chacun bien sûr ayant sa personnalité propre.

  Ensuite, le tableau « L’Angelus » de Jean-François Millet (peint entre 1857 et 1859) est sans doute l’illustration la plus connue dans le monde entier de cette pratique qui fut universelle.

  Pour toucher du doigt l’étrange abîme d’ignorance et d’absurdité dans lequel la France est tombée en reniant ses racines chrétiennes, je vous indique en passant que le commentaire officiel sur le site internet du musée où se trouve ce tableau prétend que l’artiste n’aurait pas du tout voulu « exalter un quelconque sentiment religieux », mais au contraire, que son intérêt s’était porté sur le temps « de la pause » !

  Pauvres néo-païens qui tremblent à l’idée que Millet ait pu vouloir représenter autre chose que « la pause » d’un « travailleur » et d’une « travailleuse ».

  Au contraire, ces paysans qui courbent le front pour prier en réponse à l’appel des cloches dans le lointain sont le témoignage de la popularité de cette pratique de piété populaire et de l’intérêt qu’elle suscitait.

  D’ailleurs, Millet lui-même expliquait : « L’Angélus est un tableau que j’ai fait en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, ma grand-mère ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, de nous faire arrêter notre besogne pour dire l’angélus pour ces pauvres morts ».

  La reproduction qui se trouve dans le livret est une copie du fameux tableau, faite par un artiste contemporain. Les couleurs du soir évoquent tout particulièrement la paix qui descend sur la nature et sur les âmes.

  Quant au tableau de l’Annonciation de Fra Angelico, un des plus beaux qu’il a peints, c’est toute la prière de l’Angelus qu’il représente. Vous pouvez en le regardant méditer sur le mystère de l’Incarnation, source de la Civilisation chrétienne.

Récitez l’Angélus et diffusez le livret

  Alors, bien sûr, je souhaite vous encourager à réciter l’Angélus si vous ne le faites pas encore.

  Mais surtout je vous propose de vous associer à la campagne de diffusion de ce livret « Quand sonnent les cloches pour l’Angélus« .

  Pour cela, téléchargez le livret ou bien téléphonez ou écrivez pour demander les exemplaires que vous voulez pour les distribuer autour de vous.

  Une initiative de plus pour affirmer que la France a bien besoin de la culture chrétienne et qu’elle a bien besoin de la Sainte Vierge.

 

 

 

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Pourquoi défendre la Tradition, la Famille et la Propriété ? http://tfp-france.org/1664/pourquoi-defendre-la-tradition-la-famille-et-la-propriete http://tfp-france.org/1664/pourquoi-defendre-la-tradition-la-famille-et-la-propriete#comments Wed, 13 Jan 2016 17:09:39 +0000 http://tfp-france.org/?p=1664   La nécessité de défendre la Tradition et la Famille est généralement bien comprise. Mais une intense propagande révolutionnaire qui date au moins de Jean-Jacques Rousseau et de Proudhon – « la propriété, c’est le vol » – a créé, même chez les non communistes, et chez un grand nombre de catholiques, une certaine mauvaise conscience à l’égard du droit de propriété.

  Vingt siècles d’action religieuse et civilisatrice de l’Eglise ont accumulé dans nos âmes, dans notre société, des valeurs surnaturelles et naturelles, individuelles et sociales, inappréciables. Une longue continuité à travers les générations leur a donné toute la solidité propre aux grandes traditions.

 Sauvegarder, répandre, proclamer les principes qui régissent la civilisation véritable, c’est servir le coeur de notre tradition chrétienne. Comme chacun sait, la famille constitue la cellule de la société. Elevé par Jésus Christ à la dignité de sacrement, le mariage des époux chrétiens confère a la famille une stabilité, à l’autorité paternelle une dignité et une force, à l’amour maternel, à l’affection filiale et aux relations fraternelles une puissance de liaison qui élèvent l’institution familiale à sa plénitude.

  Le proclamer, le diffuser de toutes les manières, c’est augmenter la résistance individuelle et sociale vis-à-vis de l’idéologie pernicieuse qui veut éliminer le mariage, démembrer la société familiale et faire triompher l’union libre et d’autres variantes d’union dans le droit fil de la révolution sexuelle de Mai 68.

  La propriété est un droit sacré, lié à la nature humaine : à sa liberté et à sa dignité.

  En effet :

— L’homme est doté de raison et a le droit à la liberté pour agir selon sa finalité.

— Cette liberté d’agir implique le droit au travail pour subvenir à ses besoins.

— Le droit au travail implique le droit aux fruits du travail : c’est le droit de propriété ; sinon l’être humain est un esclave sans liberté que l’on prive des fruits de son travail. La propriété est donc le droit de disposer des fruits de son travail. Elle résulte de la liberté et du travail de l’homme.

  Dans le manifeste du Parti Communiste, en 1848, Marx et Engels affirment : « Les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : abolition de la propriété privée ».

  Cette abolition conduit à la négation de la personne humaine, car nier à l’individu le droit de propriété, c’est lui refuser le droit de disposer des fruits de son travail comme il l’entend, autrement dit c’est nier son autonomie et sa liberté.

— La reconnaissance de la dignité personnelle de l’homme tient ferme ou croule selon qu’on lui reconnaît ou non le droit de propriété affirme Pie XII (cf. Pie XII, Allocution au Congrès de Droit privé, 1948).

  La possibilité de se constituer un patrimoine, si modeste soit-il, et de le léguer à son épouse et à ses enfants est le meilleur facteur naturel de la créativité humaine.

  Et l’héritage est l’institution dans laquelle se conjuguent la famille et la propriété ; il intègre aussi la tradition transmise à la génération suivante.

Tradition Famille Propriété : trois principes qui font un tout

  Cette transmission familiale de la propriété est comme la trace matérielle d’une transmission d’ordre supérieur, qui est celle des biens spirituels et des biens culturels. Cette transmission, où la Famille joue un rôle privilégié et irremplaçable, c’est la Tradition. Chaque génération l’enrichit d’une nouvelle expérience et l’allège de ses scories. Sans elle, il n’y a pas d’authentique progrès.

  Sans propriété pas de famille, sans famille pas de tradition, sans tradition pas de civilisation chrétienne. Sans civilisation chrétienne, l’ordre temporel n’accomplit pas la finalité que Dieu lui a fixée en créant l’homme sociable.

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Pie XII – Allocution du 8 janvier 1940 l’occasion de la nouvelle année – conclusion http://tfp-france.org/25539/pie-xii-allocution-du-8-janvier-1940-loccasion-de-la-nouvelle-annee-conclusion http://tfp-france.org/25539/pie-xii-allocution-du-8-janvier-1940-loccasion-de-la-nouvelle-annee-conclusion#comments Mon, 11 Jan 2016 17:09:35 +0000 http://tfp-france.org/?p=25539   Pourrons-Nous dissimuler à vos yeux que le nouvel an et les temps nouveaux qu’il ouvre vous apporteront l’occasion d’affrontements et d’efforts ainsi que, Nous l’espérons, de mérites et de victoires ? Ne voyez-vous pas que, dans la mesure où la Pontifical Noble Guardloi de l’amour évangélique a été ignorée, niée et outragée, certaines régions du monde sont ravagées par les guerres dont la miséricorde divine a épargné jusqu’à présent l’Italie, guerres dans lesquelles des villes entières se sont vu transformées en mines fumantes, et des plaines où mûrissaient des moissons copieuses, réduites en nécropoles de cadavres déchiquetés ? 

  La paix erre timidement comme un solitaire sur des chemins désertés, dans l’ombre d’une nébuleuse espérance; ses partisans suivent ses pas ou ses traces, dans le monde ancien comme dans le nouveau cherchant, préoccupés et soucieux, à la réintroduire parmi les hommes selon des voies justes, solides, durables et préparant, dans un effort fraternel de compréhension, la tâche ardue des reconstructions nécessaires!

  Dans ces oeuvres de reconstruction, chers fils et filles, vous pouvez avoir un rôle important. Car s’il est vrai que le siècle se dresse contre l’idée et contre le nom même d’une classe privilégiée, il n’en est pas moins vrai qu’il ne peut se passer d’avoir, comme dans les sociétés antiques, une classe laborieuse à sa tête et, pour cela même, participant aux cercles dirigeants. Il vous revient donc de montrer franchement que vous êtes et que vous prétendez constituer une catégorie de personnes entreprenantes et actives. Louis XIV receiving the Pope’s ambassador, 1664 - cover

  Vous l’avez déjà bien compris, tout comme vos enfants le verront et le comprendront encore plus clairement: nul ne peut se soustraire à la loi originelle et universelle du travail, aussi varié et multiple qu’il soit ou qu’il paraisse, sous ses formes intellectuelles et manuelles. Nous sommes certains que votre magnanime générosité saura faire sien ce devoir sacré, non moins courageusement ni moins noblement que vos autres grandes obligations de chrétiens et de gentilshommes, descendants comme vous l’êtes d’aïeux dont le zèle est exalté et révélé à notre époque par de si nombreux blasons de marbre, dans les palais de la Cité et des terres d’Italie.

  Il existe, toutefois, un privilège que ni le temps ni les hommes ne pourront vous arracher, si vous-mêmes ne consentez à le perdre en vous rendant indignes de lui: celui d’être les meilleurs, les optimates. Non pas à cause du cumul de vos richesses, du luxe de vos vêtements, du faste de vos palais, mais à cause de l’intégrité de vos moeurs, de la droiture de votre vie religieuse et civile; le privilège d’être patrices, patricii, à cause de sublimes qualités d’âme et de cœur; le privilège enfin d’être nobles, nobiles, c’est-à-dire les hommes dont le nom mérite d’être connu et les actions citées comme autant d’exemples et d’ émules.

  Si votre comportement suit continuellement cette ligne, la noblesse dont vous avez hérité resplendira davantage et se transmettra à travers vous; les mains fatiguées des anciens passeront le flambeau de la vertu et de l’action aux mains vigoureuses des jeunes et, comme la lumière silencieuse et tranquille des crépuscules nimbés d’or revit dans les nouvelles aurores, une flamme étincelante d’aspirations généreuses et fécondes se retrouvera à chaque nouvelle génération.

  Voici, cher fils et filles, les voeux comblés d’espoir et de confiance que Nous élevons pour vous vers Dieu, en même temps qu’en gage des grâces célestes les mieux choisies, Nous vous concédons à tous et à chacun, à tous ceux qui vous sont chers, à toutes les personnes que vous gardez dans votre souvenir et dans votre coeur, Notre paternelle Bénédiction Apostolique (¹).

200px-Signature_of_Pope_Pius_XII.svg_

 


 

(1) Discorsi e Radiomessaggi di Sua Santità Pio XII, Tipografia Poliglotta Vaticana, 8-1-1940, p. 471-474.

 

                                   ( cliquez ici pour lire la première partie de l’article ) 

 

Extrait : Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine

 

 

 

 

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« Servez noblement Dieu et votre pays » http://tfp-france.org/3281/servez-noblement-dieu-et-votre-pays http://tfp-france.org/3281/servez-noblement-dieu-et-votre-pays#comments Sat, 09 Jan 2016 10:09:33 +0000 http://tfp-france.org/?p=3281 « Une élite ? Vous pouvez bien l’être. Vous avez derrière vous un passé de traditions séculaires qui représentent des valeurs fondamentales pour la vie saine d’un peuple. Parmi ces traditions dont vous êtes fiers à juste titre, vous comptez, en premier lieu, l’esprit religieux, la foi catholique vive et agissante. L’histoire n’a-t-elle donc pas déjà prouvé, et cruellement, que toute société humaine sans base religieuse court fatalement à sa dissolution ou finit dans la terreur ? Emules de vos aïeux, vous devez donc resplendir devant le peuple de la lumière de votre vie spirituelle, de la splendeur de votre indéfectible fidélité au Christ et à l’Eglise.

« Parmi ces traditions, comptez également l’honneur sans tâche d’une vie conjugale et familiale profondément chrétienne. De tous les pays, de ceux au moins de la civilisation occidentale, monte le cri d’angoisse du mariage et de la famille, si déchirant qu’il est impossible de ne pas l’entendre. Ici aussi, par toute votre conduite, mettez-vous à la tête du mouvement de réforme et de restauration du foyer.

« Parmi ces mêmes traditions, comptez, en outre, celle d’être pour le peuple, dans toutes les fonctions de la vie publique auxquelles vous pourriez être appelés, des exemples vivants d’inflexible observance du devoir, des hommes impartiaux et désintéressés qui, dégagés de tout désir désordonné d’ambition ou de lucre, n’acceptent un poste que pour servir la bonne cause, des hommes courageux, intimidés ni par la perte de faveurs d’en haut, ni par les menaces d’en bas.

« Parmi ces traditions, mettez enfin celle d’une calme et constante fidélité à tout ce que l’expérience et l’histoire ont confirmé et consacré, celle d’un esprit inaccessible à l’agitation inquiète et à l’aveugle convoitise des nouveautés qui caractérisent notre temps, mais en même temps largement ouvert à toutes les nécessités sociales.

« Fermement convaincus que seule la doctrine de l’Eglise peut porter efficacement remède aux maux présents, ayez à coeur de lui ouvrir la voie, sans réserves ni méfiances égoïstes, par la parole et par l’action, particulièrement en constituant dans l’administration de vos biens de véritables modèles d’entreprises, aussi bien du point de vue économique que social. Un vrai gentilhomme ne prête jamais son concours à des opérations qui ne peuvent se maintenir et prospérer qu’au préjudice du bien commun, au détriment et par la ruine de personnes de condition modeste. Au contraire, il mettra sa fierté à être du côté des petits, des faibles, du peuple, de ceux qui, exerçant un métier honnête, gagnent leur pain à la sueur de leur front. Ainsi, vous serez réellement une élite; ainsi, vous accomplirez votre devoir religieux et chrétien; ainsi, vous servirez noblement Dieu et votre pays ».

 

 

 

Pie XII s’adressant au  

Patriciat et à la Noblesse romaine

en janvier 1946. 

 

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Pie XII – Allocution du 8 janvier 1940 l’occasion de la nouvelle année http://tfp-france.org/25507/allocution-du-8-janvier-1940-pie-xii http://tfp-france.org/25507/allocution-du-8-janvier-1940-pie-xii#comments Wed, 06 Jan 2016 13:02:15 +0000 http://tfp-france.org/?p=25507    En Nous rendant visite à l’occasion de la nouvelle année, le Patriciat et la Noblesse romaine ont voulu Nous accorder une double faveur: l’authentique agrément de votre présence et celui de vos voeux filiaux, ornés comme d’une offrande de fleurs par le témoignage de votre traditionnelle fidélité au Saint Siège; les pieuses et éloquentes paroles qui viennent d’être adressées par votre insigne interprète, chers fils et filles, Nous offrent l’occasion, longuement souhaitée, d’affermir et d’accroître, de Notre part, la haute estime que ce Siège Apostolique a toujours entretenue à l’égard de votre illustre classe, sans jamais cesser d’en donner une évidente démonstration.

Mariage du prince Léopold de Bavière, 1923

Mariage du prince Léopold de Bavière, 1923

  Dans cette estime, voilà l’histoire des siècles passés qui retentit. Parmi ceux qui, en ce moment même, Nous entourent comme une couronne, beaucoup portent des noms enchevêtrés depuis des siècles avec l’histoire de Rome et de la Papauté, dans les jours lumineux ou obscurs, dans la joie ou la douleur, dans la gloire ou l’humiliation, soutenus par cet intime sentiment jailli des profondeurs d’une foi héritée avec le sang de leurs aïeux, qui survit à toutes les épreuves et à toutes les tempêtes, toujours prête à reprendre, après quelques égarements passagers, le chemin de la maison paternelle. La Ville Eternelle reflète et renvoie les rayons de sa splendeur et de sa grandeur sur les familles du Patriciat et de la Noblesse romaine.

  Les noms de vos ancêtres se trouvent inscrits, de façon indélébile, dans les annales d’une histoire dont les événements ont pris une part importante, à plus d’un titre, dans les origines et le développement de tant de peuples du monde moderne, de sorte que, sans le nom de Rome et de ses nobles lignées, on ne pourrait point écrire l’histoire profane de diverses nations, de royaumes et de couronnes impériales. Les noms du Patriciat et de la Noblesse romaine marquent davantage leur présence dans l’histoire de l’Eglise du Christ qui s’élève encore en grandeur et dépasse toute gloire naturelle et politique dans son Chef visible qui, par un bénin dessein de la Providence, a érigé son siège sur les bords du Tibre.  

  Dans cette assemblée toute choisie, en présence de trois générations, Nous voyons de Nos yeux, autour de Nous, une image vivante de votre fidélité au Pontificat romain et de cette continuité qui vous Ato de obediencia dos cardeais ao novo Papahonorent en tant qu’apanage glorieux de vos familles. En ceux d’entre vous dont le front est couronné de neige et d’argent, Nous saluons les nombreux mérites acquis au long de l’accomplissement du devoir et que vous êtes ici venus déposer comme des trophées de victoire en hommage au seul vrai Seigneur, Maître invisible et éternel. Mais, pour la plupart, vous vous tenez devant Nous fiers de la hardiesse conférée par la fleur de la jeunesse ou la splendeur de la virilité, par la vigueur d’énergies physiques et morales qui vous rendent prêts et désireux de consacrer vos forces au progrès et à la défense de toute bonne cause. Notre prédilection, toutefois, se penche vers l’innocence sereine et souriante des petits, les derniers à venir en ce monde, en qui l’esprit de l’Evangile Nous fait reconnaître les premiers fortunés du Royaume de Dieu; en qui Nous apprécions l’ingénue candeur, l’éclat vif et pur des regards, reflet angélique de la limpidité de leurs âmes. Ils sont innocents, apparemment sans défense, mais dans le charme de leur ingénuité qui plaît à Dieu pas moins qu’aux hommes, ils cachent une arme dont ils savent déjà user, comme le jeune David maniait sa fronde: la tendre amie de la prière. En même temps, dans le carquois de leur volonté, fragile mais déjà libre, ils gardent une flèche merveilleuse, instrument sûr de leur future victoire: le sacrifice. 

  A cette exubérance d’âges différents, dans laquelle Nous Nous réjouissons de reconnaître les fidèles dépositaires des traditions chevaleresques, Nous n’en doutons pas, Nous en sommes même certain, le nouvel an sera bon et chrétiennement heureux. Car, malgré le voile obscur jeté sur lui par l’avenir, vous le recevez avec empressement des mains de la Providence, telle une enveloppe scellée renfermant un ordre de route pour de saintes et vertueuses luttes, que l’officier appelé à une mission de confiance reçoit de son chef pour ne l’ouvrir qu’en chemin. Dieu qui vous a permis de commencer ce nouvel an à Son service, vous dévoilera jour après jour Son secret; dans toute cette succession encore mystérieuse d’heures, de jours et de mois, rien n’arrivera, vous ne l’ignorez point, hors la volonté ou la permission du Père céleste, dont la Providence et le gouvernement du monde n’errent ni ne défaillent jamais dans l’accomplissement de Ses desseins.

 

                                                                                                 cet article continue…

 

  Extrait :  Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine

 

 

 

 

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Jésus-Christ a voulu naître noble; Il a Lui-même aimé l’aristocratie http://tfp-france.org/5624/jesus-christ-a-voulu-naitre-noble-il-a-lui-meme-aime-laristocratie http://tfp-france.org/5624/jesus-christ-a-voulu-naitre-noble-il-a-lui-meme-aime-laristocratie#comments Mon, 28 Dec 2015 17:09:23 +0000 http://tfp-france.org/?p=5624

« Jésus-Christ Lui-même a aimé l’aristocratie. Et, si je ne me trompe, je vous ai déjà fait part une fois de cette idée qu’Il a aussi voulu naître noble, de la lignée de David. Son Evangile nous expose son arbre généalogique jusqu’à Joseph, jusqu’à Marie, « de qua natus est Jesus ».

« L’aristocratie, la noblesse est ainsi un don de Dieu. Conservez-la donc diligemment, usez-en dignement. Vous le faites déjà par les oeuvres chrétiennes, les oeuvres de charité, auxquelles vous vous dévouez continuellement à la plus grande édification du prochain et au plus grand avantage de vos âmes (²)

 

(2) Discorsi del Sommo Pontefice Pio IX,
Tipografia di G. Aureli, Rome, 1872, vol. 
II, p. 148.

Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de   Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine                                                                                                                        –  écrit par le Professeur Plinio Corrêa de Oliveira

Document IV – Une ascendance noble est un précieux don de Dieu

La noblesse et les élites traditionnelles : une idée très moderne en somme !

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« Il fut un temps où la philosophie de l’Évangile gouvernait les États…». http://tfp-france.org/4732/il-fut-un-temps-ou-la-philosophie-de-levangile-gouvernait-les-etats http://tfp-france.org/4732/il-fut-un-temps-ou-la-philosophie-de-levangile-gouvernait-les-etats#comments Mon, 14 Dec 2015 17:09:40 +0000 http://tfp-france.org/?p=4732 « Il fut un temps où la philosophie de l’Évangile gouvernait les États. A cette époque l’influence de la sagesse chrétienne et sa divine vertu pénétraient les lois, les institutions, les moeurs publiques, toutes les classes et toutes les relations de la société civile.

« Alors, la religion instituée par Jésus-Christ, solidement établie dans le degré de dignité qui lui est dû, était partout florissante grâce à la faveur des princes et à la protection légitime des magistrats.

 

Philippe_de_Champaigne_-_Le_Prévôt_des_marchands_et_les_échevins_de_la_ville_de_Paris_(1648)

           Le Prévôt des Marchands et les échevins de la Ville de Paris                                           (le maire et le conseil municipal de l’époque)   – Philippe de Champaigne

«  Alors, le Sacerdoce et l’Empire étaient unis par une heureuse concorde et l’amical échange de bons offices. Organisée de la sorte, la société civile donna des fruits supérieurs à toute attente, dont la mémoire subsiste et subsistera, consignée qu’elle est dans d’innombrables documents que nul artifice des adversaires ne pourra détruire ou obscurcir ».

 

 Léon XIII, Encyclique Immortale Dei, du 1er novembre 1885

 

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La noblesse et les élites traditionnelles : une idée très moderne en somme ! http://tfp-france.org/797/la-noblesse-et-les-elites-traditionnelles-une-idee-tres-moderne-en-somme-3 http://tfp-france.org/797/la-noblesse-et-les-elites-traditionnelles-une-idee-tres-moderne-en-somme-3#comments Sat, 12 Dec 2015 10:09:28 +0000 http://tfp-france.org/?p=797

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Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de   Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine  

                                                                                    écrit par le Professeur Plinio Corrêa de Oliveira

La noblesse, pourquoi pas ?

  Pour certains, la noblesse n’est que le souvenir folklorique d’un passé que l’on veut révolu, ou bien un sujet d’étude pour spécialistes de vieux grimoires poussiéreux… Et pourtant ce mot, « noblesse », a été prononcé pendant des siècles avec admiration et respect par des générations de Français, jusqu’au jour où il devint l’objet d’une haine qui fit couler des flots de sang.

  Depuis, l’importance de la noblesse n’a cessé de varier dans l’esprit du public. Cette idée, qui éveille des évocations grandioses sur le plan moral et culturel, peut-elle être chargée de valeurs utiles pour la France contemporaine ? Ce mot possède-t-il des germes d’espoir pour le futur ? Que faire de la noblesse ?

  Le pape Pie XII s’est prononcé sur ce sujet dans quatorze allocutions célèbres au Patriciat et à la Noblesse romaine. L’auteur les commente avec soin et part de ces réflexions pour étudier le rôle actuel de la noblesse.

  Il montre que la mission de la noblesse ne constitue pas un exclusivisme, surtout depuis les transformations politiques, sociales et économiques qui ont suivi 1789.

  Au contraire, il s’agit d’une classe qui favorise largement la diffusion des valeurs dont elle est détentrice. Aussi doit-elle former à présent le noyau autour duquel s’articulent et s’ordonnent les diverses élites sociales. Dans cette perspective, le présent essai analyse la situation et la fonction qui reviennent actuellement aux élites complémentaires de la noblesse.

   La noblesse et les élites traditionnelles : une idée très moderne en somme !

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