tfp-france.org » Moyen Âge http://tfp-france.org Thu, 28 Jan 2016 16:33:21 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.2.6 Analyse géopolitique de 1947 – Une analyse qui éclaire la situation du monde actuel – suite http://tfp-france.org/10034/analyse-geopolitique-de-1947-une-analyse-qui-eclaire-la-situation-du-monde-actuel-suite http://tfp-france.org/10034/analyse-geopolitique-de-1947-une-analyse-qui-eclaire-la-situation-du-monde-actuel-suite#comments Wed, 18 Nov 2015 17:09:59 +0000 http://tfp-france.org/?p=10034 pco 1947

    Article du fondateur de la TFP brésilienne, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, publié dans l’hebdomadaire Legionario, pointait du doigt, alors que le monde sortait de la IIe guerre mondiale. Cette analyse géopolitique faite en 1947 montre une acuité de vision telle qu’aujourd’hui encore elle fournit une clé pour comprendre la situation du monde actuel.

 

LES PHÉNOMÈNES NOUVEAUX QUI SE PASSENT
SUR LES TERRES DU CORAN

  Un Occidental placé dans cette atmosphère était pleinement convaincu de l’inertie et de l’impuissance de l’Orient. La possibilité d’une résurrection du monde musulman lui aurait paru aussi irréalisable et anachronique que le retour de la mode, des méthodes de guerre et de la carte politique du Moyen-Age.
  De cette illusion, nous vivons encore aujourd’hui. Et, comme les Romains, nous fiant à la Méditerranée qui nous sépare du monde islamique, nous n’apercevons pas les phénomènes nouveaux et extrêmement importants qui se passent sur les terres du Coran.
   Il est difficile d’embrasser en une description synthétique des phénomènes aussi riches et aussi vastes. D’une façon générale, on peut dire qu’après la Grande Guerre, tout l’Orient – et par cette expression on englobe la totalité des zones de civilisation non chrétiennes de l’Asie et de l’Afrique – traverse un phénomène de réaction anti-Europe très prononcée. Cette réaction comporte deux aspects quelque peu contradictoires, mais tous deux très dangereux pour l’Occident.
   D’un côté, les nations orientales commencent à supporter avec une impatience croissante le joug économique et militaire de l’Occident, manifestant une aspiration de plus en plus prononcée pour la pleine souveraineté.       Cette aspiration comporte, il est vrai, une certaine « occidentalisation », c’est-à-dire une adaptation de la technique militaire, industrielle et agricole moderne, ainsi que du système financier et bancaire euro-américain à l’Asie.
   D’un autre côté cependant, cet élan patriotique provoque un renouveau d’enthousiasme pour les traditions nationales, les coutumes, le culte, l’histoire nationale. Il est superflu d’ajouter que le spectacle dégradant de la corruption et des divisions auquel est exposé le monde occidental contribue à stimuler l’aversion envers l’Occident.
   D’où la formation, dans tout l’Orient, d’un intérêt nouveau pour les vieilles idoles,  d’un « néo-paganisme » mille fois plus combatif, résolu et dynamique que le paganisme d’autrefois. Le Japon est un exemple typique de ce processus que nous essayons de décrire. Le groupe idéologique et politique qui l’a élevé à la catégorie de grande puissance et qui a ambitionné pour lui la domination du monde, a précisément été un de ces groupes néo-païens, obstinément attachés aux vieux concepts de divinité de l’Empereur, etc.

TOUTES CES NATIONS, TOUTES CES PUISSANCES, SE SENTENT ORGUEILLEUSES DE LEUR PASSÉ

   Or, un phénomène plus lent, mais non moins vigoureux que celui du Japon, s’est déroulé dans le monde oriental tout entier. En vertu de ce phénomène, l’Inde va conquérir de façon imminente son indépendance, l’Égypte et la Perse occupent aujourd’hui une situation avantageuse dans la vie internationale et progressent à pas rapides. Bien avant cela, Mustapha Kemal a renouvelé la Turquie.
   Toutes ces nations, toutes ces puissances pouvons-nous dire, se sentent orgueilleuses de leur passé, de leurs traditions, de leur culture et désirent les conserver avec soin. En même temps elles se montrent fières de leurs richesses naturelles, de leurs possibilités politiques et militaires, du progrès financier dont elles jouissent.
  Jour après jour elles s’enrichissent, construisent des villes dotées d’un appareil gouvernemental efficace, d’une police bien entraînée, d’universités strictement païennes, mais très développées, d’écoles, d’hôpitaux, de musées, de tout enfin ce qui pour nous signifie d’une certaine façon pouvoir et progrès matériel.
   Dans leurs coffres, l’or s’accumule. L’or signifie la possibilité d’acheter de l’armement. Et l’armement signifie du prestige mondial.

   Il est intéressant de noter que l’exemple nazi a fortement impressionné l’Orient. Si un grand pays comme l’Allemagne a pu avoir un gouvernement qui a abandonné le Christianisme et n’a pas rougi de revenir à ses vieilles idoles, qu’y aurait-il de honteux pour un Chinois ou un Arabe de rester fidèle à sa religion traditionnelle ?

LE SOMMEIL MILLÉNAIRE EST TERMINÉ

   Tout cela a transformé le monde musulman et a déterminé chez tous les peuples, de l’Inde au Maroc, un frémissement qui signifie que le sommeil millénaire est terminé. Le Pakistan, état musulman du continent indien en voie d’indépendance, l’Iran, l’Irak, la Turquie, l’Égypte sont les points forts du mouvement de résurrection islamique. Mais en Algérie, au Maroc, en Tripolitaine, en Tunisie, l’agitation aussi est intense. Le nerf vital de l’islamisme renaît chez tous ces peuples, faisant revivre en eux le sens de l’unité, la notion des intérêts communs, la préoccupation de la solidarité, le goût pour la victoire.

   Tout cela n’est pas de la fiction. La Ligue arabe réunit aujourd’hui une vaste confédération des peuples musulmans. C’est, à l’inverse, ce qu’a été la Chrétienté au Moyen âge. La Ligue arabe agit comme un vaste bloc devant les nations non arabes et soutient l’insurrection dans tout le nord de l’Afrique. L’évasion du grand Mufti a montré clairement la force de cette Ligue. Plus encore, la libération d’Abd-el-Krim affirme la détermination de la Ligue à intervenir dans les affaires de l’Afrique septentrionale, promouvant l’indépendance de l’Algérie, de la Tunisie, de la Tripolitaine et du Maroc.

Legionaro  - coverC’est ce que nous avons démontré dans la section « Sept jours en revue » de notre dernier numéro.
 Faudra-t-il beaucoup de talent, de perspicacité et des informations exceptionnelles pour percevoir ce que signifie ce danger ?

Pour lire la première partie cliquez ici Analyse géopolitique de 1947 – Une analyse qui éclaire la situation du monde actuel 

 

 

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Fête de Notre-Dame du Mont Carmel – 16 juillet http://tfp-france.org/23967/fete-de-notre-dame-du-mont-carmel-16-juillet http://tfp-france.org/23967/fete-de-notre-dame-du-mont-carmel-16-juillet#comments Wed, 15 Jul 2015 16:09:27 +0000 http://tfp-france.org/?p=23967   Pájara_Morro_Jable_-_Calle_Abubilla_-_Iglesia_de_Nuestra_Señora_la_Virgen_del_Carmen - cover 

   Notre Dame du Carmel est l’un des diverses invocations de la Bienheureuse Vierge Marie. Sa dénomination procède du Mont Carmel, en Israël, un nom qui dérive de Karmel ou Al-Karem et que l’on pourrait traduire par jardin.

  Des ordres religieux carmélites existent aujourd’hui dans les mondes, masculins et féminins, dédiés à cette figure mariale.

Historique

L’ordre du Carmel

Mont-Carmel tel qu'il est aujourd'hui.

Mont-Carmel tel qu’il est aujourd’hui.

   Au XIIe siècle, des hommes choisissent de vivre en ermites dans les grottes du Mont Carmel, à la recherche de Dieu. Ils s’inspirent du prophète Élie, et Elisée, qui selon une tradition, vécurent dans les grottes du Mont Carmel, et y fondèrent une « École des prophètes »¹.

   Les premiers ermites, menés par Saint Berthold, construisent une chapelle en l’honneur de la sainte Vierge Marie, et Lui portent une dévotion singulière. Ils la désignent rapidement comme sainte patronne. Ces ermites du Mont Carmel, reçoivent aux environs de 1209, une règle de vie élaborée par le patriarche Albert de Jérusalem.

  La prière est au centre de cette règle de vie. Suite à la conquête de la Palestine par Saladin (chute de Jérusalem en 1187 par Saladin, jusqu’à la chute de Saint-Jean-d’Acre en 1291), les ermites, au cours du XIIe siècle se réfugient progressivement en Europe car leur sécurité ne peut plus être assurée dans leur ermitage.

   Le Concile de Latran de 1215, la papauté voulant réorganiser les ordres mendiants en supprime un grand nombre, les rattachant à des ordres officiels (ordre de Saint François et ordre de Saint Dominique) menace de supprimer l’ordre des Carmes. Honorius III, en 1226, admet que l’ordre des Carmes puisse être préservé. Le Concile de Lyon de 1274 supprime 22 ordres religieux nés après 1215, mais sursoit à la suppression des Carmes et des Ermites de Saint Augustin. Le Pape Urbain VI, en1379, confirme le titre, pour le Carmel, d’Ordre de la Bienheureuse Marie, Mère de Dieu, Notre-Dame du Mont Carmel2.

La Fête de Notre-Dame du Mont Carmel

   Le vote le 17 juillet 1274 par le concile de Lyon de la préservation de l’Ordre du Carmel est vu par les moines comme une réponse de Marie à leurs prières, et sa protection toute particulière. Ils retiennent alors la date du 17 juillet pour célébrer la fête de Notre-Dame du Mont Carmel en signe de reconnaissance envers celle qui les a préservés de la disparition².

  La date du 17 juillet, étant en conflit avec la fête de saint Alexis, c’est probablement ce qui a entrainé le changement de date au 16 juillet, qui est resté la fête de Notre Dame du Mont Carmel dans l’Église³.

  La fête liturgique solennelle de Notre-Dame du Mont-Carmel a probablement été célébrée la première fois en Angleterre dans la dernière partie du XIVe siècle. Son objet était de rendre grâces à Marie, la patronne de l’Ordre du Carmel, pour les avantages et la protection qu’elle avait accordés à l’ordre durant ses débuts difficiles. L’institution de la fête est peut-être venue dans le sillage de la défense du titre de « Frères de la Bienheureuse Vierge Marie » à Cambridge en 13744.

Sainte_Marie-aux-Minesd - La remise du scapulaire

    En 1245, saint Simon Stock devient supérieur général des Carmes. Selon la légende, Simon Stock, très inquiet sur la survie de l’ordre (toujours très menacé jusqu’en1274 et la signature officiel en 1298 par le Pape Boniface VIII de l’acte d’approbation définitive de l’existence de l’Ordre2) demande à Marie dans ses ferventes prières de prendre son ordre sous sa protection. À l’aurore, Celle-ci lui apparait au milieu d’anges et cerclée de lumière.

  Elle est vêtue de l’habit de l’Ordre, et tenait dans sa main une étoffe marron qui était le scapulaire de l’Ordre. Elle le donne à Simon Stock en lui disant :

     « Ceci est un privilège pour toi et pour tous les Carmes. Quiconque mourra en portant cet habit ne souffrira pas le feu éternel ». 

 

Notes et références

  1.  Cette information est issue d’une tradition dans l’ordre du carmel, mais à ce jour, aucune trace archéologique ou bibliographique ne permet de la confirmer ou de l’infirmer. Voir La grotte d’Élie – École des Prophètes  sur le site du carmel d’Haïfa.
  2. La spiritualité mariale sur le site carmel.asso.fr
  3. (en) St. Simon Stock, Religious sur le site de l’ordre du carmel italien
  4.  Bede Edwards, OCDS. Carmel Clarion Volume XXI, pp 17–22. « St. Simon Stock—The Scapular Vision & the Brown Scapular Devotion. » juillet-aout 2005, Ordre du Carmel Séculier Déchaussé, Washington Province. (Frère Gabriel of St. Mary Magdalene de’ Pazzi est cité dans cet article)

Source

 Notre Dame du Mont-Carmel –                                                                                                                                                                               https://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_Dame_du_Mont-Carmel 

 Scapulaire de Notre Dame du Mont-Carmel –                                                                                                                                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Scapulaire_de_Notre_Dame_du_Mont-Carmel

 

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La Sainte-Chapelle en beauté http://tfp-france.org/23786/la-sainte-chapelle-en-beaute http://tfp-france.org/23786/la-sainte-chapelle-en-beaute#comments Mon, 06 Jul 2015 16:09:25 +0000 http://tfp-france.org/?p=23786 La Sainte-Chapelle est à la fois reliquaire et chapelle palatine

– W. G. S. – 

Pierre-Denis_Martin- cover

 

   Chef-d’œuvre du gothique rayonnant, la Sainte-Chapelle est à la fois reliquaire et chapelle palatine. Reliquaire parce que le roi Saint Louis l’a fait élever pour abriter les saintes reliques de la Passion, aujourd’hui malheureusement dispersées.
  Chapelle palatine, parce qu’elle a été bâtie au cœur même du palais du roi de France dans l’Île de la Cité, à Paris.

   En effet, sa  partie haute était réservée au roi et sa famille, pendant que le rez-de-chaussée servait aussi de paroisse aux habitants de l’enceinte du palais.

La_Ste._Chapelle,_Paris_LACMA - detail  Dans l’ouverture d’un joli livret des éditions du Patrimoine sur la Sainte-Chapelle, le conservateur en chef Laurence de Finance  la   décrit  comme un
« véritable joyau de lumière, célèbre universellement pour sa  transparence multicolore ».

  Elle apparaît tel un écrin de pierre et de verre, dans la somptuosité de son décor et la beauté translucide de ses verrières, émerveillant déjà les contemporains de son fondateur, qui se croyaient « introduits dans une des plus belles chambres du ciel ».

 Pourquoi et comment le saint roi s’est décidé à construire cette chapelle ?

  La plupart des croisés partis en reconquête de la Terre Sainte dominé par les musulmans étaient des guerriers francs. En 1204 ils avaient pris la ville de Constantinople, capitale de l’empire byzantin. En 1237, un nouvel empereur franc monte au trône de cette ville célèbre. C’est Baudouin II de Courtenay, qui doit faire face à des énormes dépenses, surtout d’ordre militaire. Il cherche alors à vendre le trésor des reliques de la Passion du Christ. Une partie est déjà engagée avec les Vénitiens.

  Le jeune roi-croisé Louis IX, par contre, gouverne avec sagesse un royaume de France riche et puissant. En 1239 il achète les reliques pour une somme considérable à l’époque : 135 000 livres. Il s’agit surtout de la Couronne d’épines et d’une partie de la vraie Croix, emportée auparavant par Sainte Hélène à Byzance.

 

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cet article continue…

 

  W.G.S, rédacteur et photographe, ancien collaborateur de l’agence de presse ABIM et de la revue Catolicismo, est chercheur en France depuis une quinzaine d’années. 

Lire aussi :

    Saint Louis, le roi chrétien

    Une plongée dans l’Histoire de Paris – Le cœur de la France

    Une plongée dans l’Histoire de Paris – Partie 2 finale 
 

 

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Une plongée dans l’Histoire de Paris – Partie 2 finale http://tfp-france.org/22419/une-plongee-dans-lhistoire-de-paris-partie-2-finale http://tfp-france.org/22419/une-plongee-dans-lhistoire-de-paris-partie-2-finale#comments Mon, 27 Apr 2015 17:09:59 +0000 http://tfp-france.org/?p=22419 Philippe_IV_le_Bel - detail  Philippe le Bel remplaça la salle du roi, de Robert le Pieux, par un grand bâtiment, également est-ouest, contenant : au rez-de-chaussée, la salle des gens d’armes, dite actuellement, à tort, salle Saint-Louis et, à l’étage, la grand-salle ou salle haute (maintenant salle des Pas-Perdus).

  À l’est, le palais s’étendit jusqu’aux rues Saint-Barthélemy et de la Barillerie (bd du Palais) séparé par un fossé que franchissait le pont-levis commandant la porte principale encore visible dans le couloir souterrain du métropolitain qui débouche dans la cour du Mai.

  Cette porte franchie, on avait devant soi la cour d’honneur du palais bordée, à droite, par le bâtiment ci-dessus indiqué contenant, en bas, la salle des gens d’armes et, en haut, la grand-salle ; et, au fond, par la galerie des Merciers à laquelle on accédait par les grands degrés dont la dernière marche était dite pierre de marbre.

  La cour d’honneur se prolongeait sur la gauche de façon à entourer la Sainte-Chapelle. Elle était percée à la hauteur de celle-ci d’une porte secondaire, la porte Saint-Michel, ouvrant aussi sur la rue de la Barillerie à peu près à l’endroit où ouvre de nos jours sur le boulevard du Palais la porte de la cour de la Sainte-Chapelle.Paris130415 073 - detail

  En 1328, avènement des Valois, Jean le Bon (1350-1364) acheva l’aménagement du côté nord du palais en faisant construire, vers 1353, la salle des cuisines, dite actuellement, et aussi à tort, « cuisines de saint Louis », et la tour de l’Horloge.

  Le matin du 22 février 1357, le dauphin Charles (le futur Charles V) vit assassiner à ses côtés par les séides d’Etienne Marcel, le maréchal de Champagne et le maréchal de Normandie, qui furent ensuite traînés sanglants jusqu’à la pierre de marbre où ils restèrent longtemps exposés.

  Peu de mois après, le dauphin quittait définitivement ce palais pour s’installer à l’hôtel Saint-Pol et puis au Louvre. Le palais de la cité fut abandonné au Parlement par Charles VII, en 1431. Ce fut la fin du palais des rois capétiens, dont il subsiste seulement la salle des Gardes, la salle des Gens d’Armes, les cuisines et les tours en bordure de la Seine.

  Le 7 mars 1618, un incendie détruisit la grand-salle ou salle haute. Jusqu’alors, cet étage supérieur, de mêmes dimensions que le rez-de-chaussée, était formé de deux nefs en charpente séparées par une épine de huit piliers et couvertes de combles en forme de carènes renversées. Chaque roi de France avait sa statue contre ces piliers et contre ceux qui étaient engagés. Cela formait une longue suite de 58 rois de pierre, de Pharamond à Henri III, tous peints d’or et d’azur. Il ne restait plus de place pour recevoir une nouvelle statue lorsque cette salle brûla…

  On y voyait aussi, sur le côté ouest, la fameuse table de marbre (constituée par neuf pièces habilement jointes) où, au temps des rois, se dressaient les repas officiels et sur laquelle on jouait des farces et des mystères : la juridiction de la connétablie, de l’amirauté et des eaux et forêts de France y siégea plus tard.

  Des peaux d’animaux exotiques, un crocodile, un énorme serpent ramené par Godefroy de Bouillon, étaient suspendus à la voûte de la grand-salle ; ses murs étaient polychromes comme les statues et le sol formé de carreaux noirs et blancs comme un échiquier.

Le_Louvre_sous_Louis_XIII,_1622 - detail

  Nous avons vu que la grand-salle, incendiée en 1618, fut reconstruite en 1622 para Salomon de Brosse. Réparée en 1683, incendiée à nouveau par la Commune en 1871, elle a été refaite, de 1872 à 1878, par Duc et Daumet, dans l’esprit de la précédente ; c’est la salle des Pas-Perdus actuelle. Elle communiquait avec la Sainte-Chapelle par la galerie des Merciers (galerie Marchande) garnie de nombreuses boutiques, dont les dernières ont disparu en 1840.

  Dans cette grand-salle ouvrait la grand-chambre du Parlement, celle où se tenaient les lits de justice, celle où Louis XIV, âgé de 16 ans, vint, en tenue de chasse, imposer ses ordres au Parlement, et où celui-ci cassa le testament du roi.

  Située au-dessus de la salle des gardes, elle avait été construite, comme elle, sous Philippe le Bel ; reconstruite sous Louis XII, en 1502, et dotée d’un célèbre plafond à caissons, décoré par Fra Giovanni Giocondo, qui disparut à la Révolution lorsqu’y siégea le Tribunal révolutionnaire, à partir du 6 avril 1793.

  Siège de la chambre criminelle de la Cour de cassation sous Louis-Philippe, restaurée en 1866, incendiée en 1871 par la Commune, la grand-chambre a été reconstituée dans son style primitif par Duc et Daumet, mais sur une surface réduite ; c’est actuellement la première chambre du Tribunal civil.

Paris-palais-de-justice- detail

 

  On arrête ici l’histoire du palais de la cité, en réservant pour un autre article d’autres éléments avec tout ce qui touche son plus précieux joyau : la Sainte Chapelle.

 


 

 

  W.G.S, rédacteur et photographe, ancien collaborateur de l’agence de presse ABIM et de la revue Catolicismo, est chercheur en France depuis une quinzaine d’années.

                              ( cliquez ici pour lire la première partie de l’article ) 

  

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Une plongée dans l’Histoire de Paris http://tfp-france.org/22349/une-plongee-dans-lhistoire-de-paris http://tfp-france.org/22349/une-plongee-dans-lhistoire-de-paris#comments Wed, 22 Apr 2015 17:20:27 +0000 http://tfp-france.org/?p=22349 Le cœur de la France

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA W.G.S.

   Si la France a un cœur, il est dans la région qui lui donne son nom : l’Île de France ; au cœur de cette région, nous retrouverons la ville de Paris ; et au cœur de Paris l’île de la Cité. En effet, dans cette petite île siègent depuis presque deux mil ans les deux pouvoirs : le pouvoir civil, dans le palais de la cité ; le pouvoir religieux, dans la cathédrale de Notre-Dame.

 Commençons par le palais de la cité. Il se trouvait autrefois à l’endroit occupé aujourd’hui par le palais de Justice. Celui-ci se trouve justement sur l’emplacement du premier palais des rois de France, dont des débris ont été retrouvés lors de fouilles effectuées en 1784 et 1849, d’après Jacques Hillairet [1].

   Dès l’époque de l’empire romain on y trouvait la demeure fortifié des autorités romaines, siège des magistratures principales et résidence officielle des autorités de passage. Julien, nommé gouverneur des Gaules vers 355, y habita et fut proclamé empereur par ses soldats en 360. On ne sait si Clovis y logea, mais ses successeurs  y résidaient lorsqu’ils étaient à Paris : Childebert 1er, Chilpéric 1er et sa femme Frédégonde, Clotaire II, Dagobert 1er et son fils Clovis II (sixième et septième siècle). Plus tard l’habitèrent Pépin le Bref, Charlemagne, Louis le Pieux et Charles le Chauve (huitième et neuvième siècle).

   Ce palais a souffert des invasions des Normands. Ce qui a amené le fils d’Hugues Capet, Robert le Pieux (996-1031), à reconstruire, sur l’emplacement de l’ancien prétoire gallo-romain, la salle du roi et le logis du roi. Louis VI Le Gros (1108-1137) construisit la grosse tour et Louis VII (1137-1180) ajouta l’oratoire et l’église St-Michel. La Sainte Chapelle n’existait pas encore. Les logis du roi et de la reine ont disparu en 1871 lors de l’incendie provoqué par la Commune.

   Le logis du roi donnait : à l’est, sur un petit jardin (emplacement de la cour des femmes de la Conciergerie) ; au nord : sur un plus grand, le jardin du roi, où saint Louis rendit la justice comme sous le chêne de Vincennes, où le roi d’Angleterre Henri III, son grand vassal pour la Guyenne, lui rendit hommage et où se déroulèrent des fêtes de chevalerie ; à l’ouest, ©Photo. R.M.N. / R.-G. Ojédahors de l’enceinte, dans le verger du roi, étaient plantées des treilles qui s’étendaient jusqu’à la maison de la Pointe (aujourd’hui place Dauphine).

   Ce palais fut habité par Philippe Auguste, qui y était né et s’y maria. Il était alors limité au nord par un mur d’enceinte parallèle à la Seine, dont le séparaient, du côté du débouché du pont au Change, des maisons particulières appartenant à des ascendants d’Etienne Marcel et, plus à l’ouest, l’hôtel des comtes de Bretagne.

   Sous son règne, le palais subit une inondation qui y causa de grands ravages, au point d’obliger le roi à l’évacuer et à résider provisoirement dans l’abbaye de Sainte-Geneviève.

    Philippe Auguste se plaignit aussi de la puanteur de son palais, due à l’odeur infecte des boues soulevées par les charrois circulant dans la rue Saint-Barthélemy (bd du Palais) ; ce fut la raison du premier pavage des rues de Paris. 

Palais.des.rois.Paris - detail

  Saint Louis (1226-1270) fut un grand bâtisseur puisqu’il éleva, dans l’enclos du palais, la Sainte-Chapelle et la galerie des Merciers, qui la raccordait à son palais et, à l’extérieur de l’enclos, en bordure du bras nord de la Seine, la tour Bonbec et une salle, dite la salle sur l’eau, dont les derniers vestiges ont disparu en 1865, lors de la construction du bâtiment affecté à la Cour de cassation. Cette salle, située hors du palais, servait à certaines cérémonies solennelles.

   Philippe le Bel trouva ce palais trop petit et chargea, en 1298, Enguerrand de Marigny de le remplacer par une résidence plus vaste, s’étendant jusqu’au bras nord de la Seine, construite au goût du jour et permettant d’abriter ses services administratifs, judiciaires et financiers.

    Dès lors, le palais s’étendit, au nord, en bordure de la Seine depuis la salle sur l’eau et la tour Bonbec jusqu’à la rue de la Barillerie. 

   Les nouveaux bâtiments comportèrent, entre les tours d’Argent et de César, qui furent alors construites, la salle des gardes, édifiée sur l’ancien hôtel des comtes de Bretagne et, à la suite, le long du fleuve, jusqu’à la rue de la Barillerie, des communs : plomberie, fruiterie, échansonnerie, paneterie. Les approvisionnements, arrivés par la rivière, étaient emmagasinés au rez-de-chaussée, les logements étant situés au-dessus.

 


[1] Dictionnaire historique des rues de Paris, v. Palais (boulevard du). Nous devons à cette  précieuse source toutes les informations puisées pour cet article.


                                                                                                        cet article continue…

W.G.S, rédacteur et photographe, ancien collaborateur de l’agence de presse ABIM et de la revue Catolicismo, est chercheur en France depuis une quinzaine d’années.  

 

  

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Aucun exemple de vertu ne manque à la croix http://tfp-france.org/21141/aucun-exemple-de-vertu-ne-manque-a-la-croix http://tfp-france.org/21141/aucun-exemple-de-vertu-ne-manque-a-la-croix#comments Wed, 04 Feb 2015 17:20:32 +0000 http://tfp-france.org/?p=21141 SanMiguelChurchj - cover   La Passion du Christ suffit à régler totalement notre vie. Quiconque, en effet, veut vivre parfaitement, ne doit rien faire d’autre, que de mépriser ce que le Christ, en croix, a méprisé; et de désirer ce que le Christ a désiré.

   Aucun exemple de vertu ne manque à la croix.

  Si vous cherchez un modèle de charité, personne ne peut avoir un plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Joan. 15, 13). Et cela, Jésus en croix, l’a fait. Et c’est pourquoi il a donné sa vie pour nous; nous ne devons donc pas trouver trop lourds les maux, quels qu’ils soient, que nous avons à supporter pour lui. Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens qu’il m’a faits. (Ps. 115, 12.)  

  Si vous cherchez un exemple de patiencevous l’avez au plus haut degré, à la croix. La patience est grande, en deux cas : ou bien, on souffre patiemment de grands maux; ou bien, on supporte patiemment ce qu’on pourrait éviter, et que l’on n’évite pas. Or, le Christ a souffert de grands maux à la croix.

   C’est de lui que Jérémie a dit : O vous qui passez par le chemin, considérez et voyez s’il y a une douleur comme la mienne. (Thren. 1, 12.) Et il a souffert patiemment, car quand on l’a maltraité, il n’a point fait de menaces (1 Pet. 2, 23)Semblable à l’agneau qu’on mène à la tuerie, et à la brebis, muette devant ceux qui la tondent, il n’ouvre pas la bouche(Is. 53, 7). De même, il pouvait éviter et il n’a point évité. Pensez-vous, dit-il en saint Matthieu (26, 53), que je ne puisse pas prier mon Père, et qu’il ne m’enverrait pas aussitôt plus de douze légions d’Anges? 

   Ainsi, la patience du Christ en croix fut extrême, comme dit saint Paul (Heb. 12, 1) :  Accomplissons avec patience la course qui nous est imposée. Christ_in_the_garden_of_Gethsemane_and_Christ_on_the_cross_inside_Strasbourg_Cathedral - detail

  Gardons les yeux fixés sur l’auteur et le consommateur de notre foi, Jésus; lui qui, délaissant la joie qui était devant lui, a souffert la croix, en méprisant la honte.

   Si vous cherchez un modèle d’humilitéregardez le crucifié; car, Dieu a voulu être jugé sous Ponce-Pilate, et mourir : Votre cause a été jugée comme celle d’un impie, dit Job (36, 17). Oui vraiment d’un impie, parce que nous le condamnerons, à une mort infâme (Sagesse 2, 20)Le maître a voulu mourir pour l’esclave, et celui qui est la vie des Anges, a voulu mourir pour l’homme.

  Si vous cherchez un modèle d’obéissance, suivez celui qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort. Saint Paul disait aux Romains (5, 19) : Par la désobéissance d’un seul homme, tous ont été constitués pécheurs. Pareillement, par l’obéissance d’un seul, tous ont été constitués justes

  Si vous cherchez un exemple du mépris des choses terrestressuivez celui qui est le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs, en qui sont les trésors de la Sagesse. En la croix cependant, le voici dépouillé, moqué, conspué, frappé, couronné d’épines, abreuvé de fiel et de vinaigre, mort enfin.

  Quelle erreur de vous attacher aux vêtements et aux richesses: Ils se sont partagés mes vêtements.

  Quelle erreur de s’attacher aux hommes, car j’ai subi leurs moqueries et leurs coups.

  Quelle erreur de s’attacher aux dignités, car ils ont tressé une couronne d’épines qu’ils posèrent sur ma tête (Matth. 27, 29).

  Quelle erreur de chercher les délices, car, pour apaiser ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre. (Ps. 68, 22). 

St_Thomas_Before_The_Cross - detail

 

 

 Saint Thomas d’Aquin, Sermon, Carême 1273                                    – Collatio six super-Credo in Deum  – La croix incarne toutes les vertus

 

 

 


 

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Comment écrire une fable qui transporte le lecteur ? http://tfp-france.org/20196/comment-ecrire-une-fable-qui-transporte-le-lecteur http://tfp-france.org/20196/comment-ecrire-une-fable-qui-transporte-le-lecteur#comments Mon, 24 Nov 2014 17:20:19 +0000 http://tfp-france.org/?p=20196 Enfin révélé : LE secret des techniques de rédaction du « Da Vinci Code » 

« Le Tentateur »  Savez-vous pourquoi le « Da Vinci Code », comme d’autres livres à succès lus par des millions de lecteurs dans le monde (Harry Potter par exemple), harponnent le lecteur et lui en font dévorer les pages pratiquement sans s’arrêter ? Et cela, même s’il n’a pas l’habitude de lire ?
  Cette capacité à induire une lecture compulsive est souvent mise au crédit du livre : ce serait un bon livre puisqu’il fait lire. La lecture « passionnante » serait une preuve de sa valeur et de celle des idées qu’il véhicule.
  Voulez-vous connaître le secret qui se cache (codé) dans les pages des livres les plus vendus, tel le « Da Vinci Code » ?
  Ce n’est qu’une « recette de cuisine » et je vais vous la révéler.
  Elle ne se trouve pas décrite dans un manuscrit secret appartenant au trésor des Templiers, Léonard de Vinci ne l’a pas peinte dans ses tableaux sous la forme d’une déesse grecque déguisée en vieillard barbu et F. Mitterrand n’a pas construit la pyramide du Louvre pour en marquer l’emplacement.
  Non, la « recette de cuisine » littéraire qui fait lire se trouve décrite dans un très grand nombre d’ouvrages… qui sont bien peu lus ! Je vous ai collecté ci-dessous les principales règles (tirées principalement de How to write a damn good fiction de James Frey), vous verrez sans peine que ce sont des « trucs » qui sont repris à chaque page du « Da Vinci Code ». Vous aussi vous pourriez sans peine écrire un livre à succès en suivant cette recette ! 

Créez un rêve-fiction

  Votre lecteur doit être transporté dans un rêve-fiction. Le rêve-fiction est créé par le pouvoir de la suggestion. Vous devez présenter des scènes qui créent une image sur l’écran mental de votre lecteur.

  Vous devez montrer plus que dire. Montrer par des détails sensibles plus que par un raisonnement. Le raisonnement tire le lecteur du rêve-fiction.

  Vous allez créer une image faite de mots qui va se projeter sur l’écran mental de votre lecteur. Puis vous allez obtenir que votre lecteur s’engage émotionnellement, pour cela il faut que vous gagniez la sympathie du lecteur.

Gagnez la sympathie du lecteur

  Gagner la sympathie de votre lecteur est crucial pour induire le rêve-fiction.

  Pour que votre lecteur ait de la sympathie pour votre personnage, faites-lui ressentir de la peine pour lui. Toutes les situations dans lesquelles votre personnage souffre, physiquement, mentalement, spirituellement, attirent la sympathie de votre lecteur.

  La sympathie est la porte cochère par où votre lecteur s’engage émotionnellement dans l’histoire. Sans sympathie, pas d’émotion.

  Une fois la sympathie acquise, vous amenez votre lecteur plus loin dans le rêve-fiction en le faisant s’identifier au personnage.

Identification avec le personnage

  Vous ne confondrez pas sympathie avec identification. La sympathie vient parce que le personnage souffre et que votre lecteur ressent de la peine pour lui.

  L’identification vient lorsqu’en plus de la sympathie, votre lecteur soutient comme un supporter les objectifs et les aspirations du personnage et qu’il a un fort désir que celui-ci atteigne ses buts.

  Donnez à votre personnage un but qui soit noble et votre lecteur s’identifiera à lui, même si, dans le passé, il a été un horrible criminel. Dans le pire des cas, donnez-lui un code d’honneur personnel et la défense annexe d’une noble cause.

Créez l’empathie

  Utilisez des détails sensibles et qui provoquent l’émotion de votre lecteur afin qu’il sente ce que sent votre personnage. Votre lecteur va se mettre à la place du personnage.

  Par l’utilisation de détails sensibles qui provoquent l’émotion, vous amenez votre lecteur à l’intérieur de l’expérience de votre personnage. Décrivez de cette manière les informations que lui apportent ses sens, ce qu’il voit, ce qu’il pense, ce qu’il ressent physiquement.

  Ne le dites pas, faites-le sentir en utilisant le pouvoir de la suggestion.

 Sympathie, identification, empathie aident à créer une liaison entre votre lecteur et le personnage. Il ne vous reste plus qu’à le transporter. 

Cathédrale_de_Strasbourg,_façade,_tentateur_et_vierges_folles - detail

PHOTO –
« Le Tentateur », statue médiévale de la cathédrale de Strasbourg. Cet esprit du mal, vêtu d’un beau costume, présente la pomme pour séduire les vierges folles tandis que dans son dos se cachent crapeaux et lézards, symboles du vice.

                                                                                                                   cet article continue…  

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Cartes de Noël de la TFP http://tfp-france.org/19919/cartes-de-noel-de-la-tfp http://tfp-france.org/19919/cartes-de-noel-de-la-tfp#comments Wed, 05 Nov 2014 17:20:38 +0000 http://tfp-france.org/?p=19919   Ne déplorez-vous pas que l’atmosphère si spéciale qui entourait Noël autrefois se soit effacée ?

  Hélas ! Il y a des sans-Dieu qui, sous prétexte de laïcité, essayent de détruire ce qui donne sa signification à cette date.
Adoration des bergers – vitrail d’Antoine Bernard, 1905; église de Chirens, Isère.

 Vous le savez, « ils » menacent toutes les fêtes chrétiennes et veulent soit les supprimer, soit les dénaturerVous ne devez pas les laisser faire ! Il est vraiment très important de défendre ces fêtes. C’est pour cela que je vous écris aujourd’hui. 

  Grâce aux cartes de Noël, vous pourrez répandre autour de vous, avec vos vœux, un peu de l’authentique esprit de Noël.

 En les utilisant, vous accomplirez un acte militant pour défendre Noël et vous affirmerez que la France a besoin de la culture chrétienne.

 C’est important et j’ai besoin de votre aide pour faire circuler ce message d’espoir, devenu essentiel et urgent :

« Noël est comme une de ces lumières qui par les nuits obscures scintillent au bord de l’horizon, pour nous rappeler qu’un monde que l’on croyait à jamais perdu reste présent, et va peut-être revenir… »

  Mais le problème c’est que l’on écrit de moins en moins de cartes de Noël. Elles sont bien mal remplacées par les messages électroniques que l’on s’envoie à la volée par internet ou par téléphone… Et il devient si difficile de trouver de belles cartes de Noël !

  Voilà pourquoi j’ai fait préparer ces trois modèles. Je les ai choisies en pensant qu’elles pourraient vous plaire.  Il vous suffit de les plier avec soin, vous pourrez les glisser ensuite dans vos enveloppes habituelles.

  Je vous encourage à les utiliser pour adresser vos vœux à tous ceux qui vous sont chers. Vous pouvez bien sûr y écrire à l’intérieur vos souhaits de joyeux Noël et de bonne année. Adoration des bergers – M. Feuerstein, 1891; église Saint-Maurice, Mommenheim, Alsace.

– Mais permettez-moi de vous raconter en quelques mots l’histoire de ces cartes et du choix qui a été fait.

  Il y a quelques semaines, un correspondant et ami de la TFP qui vit en Alsace a pris la peine de nous écrire une longue lettre pour envoyer ses suggestions en préparation de cette campagne de Noël.

 Son idée est simple et émouvante. Avec votre aide elle va se réaliser. Il recommandait d’éviter les reproductions des tableaux comme ceux que l’on peut trouver dans les catalogues de musées, sans doute très beaux, et de préférer au contraire ceux qui sont l’expression de la piété et de la culture chrétienne des provinces de France, venue du fond de nos villages.

  Surtout s’ils sont inconnus du grand public, insistait notre ami, ces vitraux, ces tableaux, ces sculptures, ces crèches contribueront à répondre aux tenants de la laïcité agressive qui cherchent à occulter le vrai sens de cette fête.

  Bien sûr, cette suggestion allait nous donner plus de travail pour découvrir les bonnes images, mais cela en valait bien la peine, comme vous pouvez maintenant le constater par vous-même.

En suivant cette idée, voici les trois sujets qui ont été choisis :

 

Adoration des Rois Mages – atelier Lorin, XIXe; église Saint-Aignan, Chartres. Photo J. Pina.

 

– Un vitrail d’une adoration des Rois Mages, réalisé au XIXe siècle par l’atelier Lorin de Chartres, et qui se trouve dans l’église Saint-Aignan de cette même ville.  ( Carte de Noël 1 )

Adoration des bergers – vitrail d’Antoine Bernard, 1905; église de Chirens, Isère.

 

 

 

– Un autre vitrail d’une adoration des bergers, création du Maître verrier Antoine Bernard, de Grenoble, en 1905, et qui orne l’église de Chirens, en Isère.
( Carte de Noël 2 )

 

Adoration des bergers – M. Feuerstein, 1891; église Saint-Maurice, Mommenheim, Alsace.

 

Le tableau du maître-autel de l’église Saint-Maurice de Mommenheim, en Alsace. Il a été peint par Martin Feuerstein en 1891, un fervent catholique, professeur d’art religieux, qui ne craint pas d’attribuer à son œuvre une fonction édifiante, continuant en cela l’idée médiévale du catéchisme en images.
( Carte de Noël 3 )

 

  En utilisant ces cartes de Noël, vous pouvez remplir une mission essentielle.

  Si vous êtes comme moi, vous déplorez qu’en effaçant l’atmosphère si spéciale qui entourait Noël autrefois, c’est en fait la présence chrétienne qui disparaît de la vie quotidienne.

 D’un côté, un climat de paganisme s’installe et apporte l’oubli des bienfaits de 2000 ans de civilisation.

 Et d’un autre côté, il y a l’action délibérée de ceux qui veulent à toute force rayer du calendrier les fêtes catholiques parce qu’ils savent  qu’elles ont encore l’importance malgré tout, pour structurer la vie en société.

 On pourrait d’ailleurs dresser la liste des fêtes chrétiennes qui ont véritablement construit la France…

 Je vous invite donc à agir pour défendre toutes les fêtes chrétiennes, et tout particulièrement Noël plus que jamais menacé.

 Malheureusement notre pays revient au paganisme d’autrefois, la famille est détruite, la moralité disparue, l’égoïsme et la dureté de cœur allant jusqu’à la cruauté. Et c’est même l’Europe tout entière qui tourne le dos à la civilisation chrétienne, rejette l’Enfant-Dieu, sa loi, la morale qu’Il est venu enseigner.

 Avec cela, certains chrétiens sont devenus honteux et se cachent. Vous le voyez, c’est bien là une des sources de nos malheurs présents.

 D’ailleurs, on ne souhaite plus un « joyeux Noël » mais de « bonnes fêtes ». Et les enfants connaissent de moins en moins celui dont on célèbre la Nativité.

 Et pourtant, vous le savez bien, la France a besoin de la culture chrétienne…

 … Cette culture chrétienne, elle naît avec l’Enfant-Jésus, dans la Grotte de Bethléem, là où Dieu fait homme vint au monde pour racheter chacun de nous de l’emprise du péché et nous ouvrir les portes du Ciel.

 Oui, c’est de cet immense acte d’amour du Roi de l’Univers qui se fait tout petit que naît la civilisation qui va faire reculer les ténèbres du paganisme.

 Si vous aussi agissez pour défendre et ranimer l’authentique esprit de Noël autour de vous, il se peut même que votre vie en soit changée…

 En tout cas, ce que je vous propose c’est une action simple pour influencer l’ambiance de notre société qui se paganise.

 Ensemble, avec tous les correspondants de la TFP, je vous recommande d’agir pour semer autour de vous le message de Noël

 Voilà pourquoi je vous encourage à envoyer autant de cartes de Noël que vous le pourrez. N’hésitez pas pour cela à m’en demander. Et pourquoi ne feriez-vous pas un geste d’apostolat en ce Noël pour toucher encore plus de personnes ?

Adoration des Rois Mages – atelier Lorin, XIXe; église Saint-Aignan, Chartres. Photo J. Pina.

 Réfléchissez, vous pouvez aussi envoyer vos vœux avec une de ces cartes à quelqu’un à qui vous ne le faites pas d’habitude :

— votre médecin, votre député, votre maire, votre évêque, la rédaction du journal que vous achetez, un fournisseur, votre boulanger, une connaissance plus lointaine…

 Merci, si vous le pouvez, de soutenir cette action de défense de la fête de Noël par un don, de la valeur de votre choix.

 Par votre don vous participez à cette mission si nécessaire : défendre les fêtes chrétiennes contre ceux qui veulent les rayer du calendrier. Vous affirmez ainsi la présence de la culture chrétienne dans la société. Et c’est une bénédiction de le faire !

 En attendant de vous souhaiter un joyeux et saint Noël plus près du 25 décembre, ce que je vous souhaite aujourd’hui c’est beaucoup de succès pour répandre la culture chrétienne autour de vous avec les cartes de Noël de la TFP. 

 

 Pour nous écrire :

Mentionnez le code  –

13863 / Carte de Noël   1 ;
13863 / Carte de Noël   2   ou
13863 / Carte de Noël  3

6 av. Chauvard – 92600 Asnières s/Seine
 
Par téléphoner :  01 45 55 61 88  

Faire un don

 (Hors-commerce. Ne peut être vendue.)

 

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Le nom de la Vierge était Marie http://tfp-france.org/19001/le-nom-de-la-vierge-etait-marie http://tfp-france.org/19001/le-nom-de-la-vierge-etait-marie#comments Wed, 10 Sep 2014 16:20:31 +0000 http://tfp-france.org/?p=19001  « Et le nom de la vierge était Marie« . (Lc 1, 27)
  Disons quelque chose aussi sur ce nom, qui est interprété : « étoile de la mer » et qui convient à merveille à la Vierge Mère.
  Elle est cette brillante et merveilleuse étoile qui se lève, glorieuse et nécessaire au-dessus de cet océan immense, dans la splendeur de ses mérites et de ses exemples.
La vierge a saint bernard - detail
  Dans la tempête, regarde l’étoile, invoque Marie !
  O tu, qui que tu sois, qui dans cette marée du monde, te sens emporté à la dérive parmi orages et tempêtes, plutôt que sur la terre ferme, ne quitte pas les feux de cet astre, si tu ne veux pas sombrer dans la bourrasque.
  Quand se déchaînent les rafales des tentations, quand tu vas droit sur les récifs de l’adversité, regarde l’étoile, appelle Marie !
  Si l’orgueil, l’ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues, regarde l’étoile, crie vers Marie !
  Si la colère ou l’avarice, si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme, regarde vers Marie ! 
  Quand, tourmenté par l’énormité de tes fautes, honteux des souillures de ta conscience, terrorisé par la menace du jugement, tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse, par l’abîme du désespoir, pense à Marie.
  Dans les dangers, dans les angoisses, dans les situations critiques, pense à Marie, crie vers Marie !

  Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur, et pour obtenir la faveur de ses prières, ne cesse d’imiter sa vie.

A-ultima-onda-Emilio-Ocon-y-Rivas  Fais ta propre expérience de Marie !
       Si tu la suis, point ne t’égares.
       Si tu la pries, point ne désespère.
       Si tu la gardes en pensée, point de faux pas.
       Qu’elle te tienne, plus de chute.
       Qu’elle te protège, plus de crainte.
       Sous sa conduite, plus de fatigue.
       Grâce à sa faveur, tu touches au port.

 

  Et voilà comment ta propre expérience te montre combien se justifie la parole :        Le nom de la Vierge était Marie .

 

Saint Bernard (Homilia II, n° 17)
L’Apparition de la Vierge à saint Bernard (Filippino Lippi)

 

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Saint Benoît établit la paix du Christ dans l’Europe envahie par les barbares http://tfp-france.org/18467/saint-benoit-etablit-la-paix-du-christ-dans-leurope-envahie-par-les-barbares http://tfp-france.org/18467/saint-benoit-etablit-la-paix-du-christ-dans-leurope-envahie-par-les-barbares#comments Mon, 11 Aug 2014 16:20:07 +0000 http://tfp-france.org/?p=18467    Car, dans [un]  siècle barbare et turbulent, la culture des champs, les arts mécaniques et industriels, l’étude des sciences sacrées et profanes, étaient totalement dépréciés et malheureusement délaissés de tous.
   Dans les monastères bénédictins, au contraire, alla sans cesse croissante une foule presque innombrable d’agriculteurs, d’artisans et de savants qui, chacun selon ses talents, parvinrent, non seulement à conserver intactes les productions de l’antique sagesse,
 Benedetto,_Mauro_e_Placido - detail  Mais à pacifier de nouveau, à unir et à occuper activement des peuples vieux et jeunes souvent en guerre entre eux ; et ils réussirent à les faire passer de la barbarie renaissante, des haines dévastatrices et des rapines à des habitudes de politesse humaine et chrétienne, à l’endurance dans le travail, à la lumière de la vérité et à la reprise des relations normales entre nations, s’inspirant de la sagesse et de la charité.

  Mais ce n’est pas tout ; car, dans l’Institut de la vie Bénédictine, l’essentiel est que tous, autant les travailleurs manuels qu’intellectuels, aient à cœur et s’efforcent le plus possible d’avoir l’âme continuellement tournée vers le Christ, et brûlant de sa très parfaite charité.

  En effet, les biens de ce monde, même tous rassemblés, ne peuvent rassasier l’âme humaine que Dieu a créée pour le chercher lui-même ; mais ils ont bien plutôt reçu de leur Auteur la mission de nous mouvoir et de nous convertir, comme par paliers successifs, jusqu’à sa possession.

   C’est pourquoi il est tout d’abord indispensable que « rien ne soit préféré à l’amour du Christ », « que rien ne soit estimé de plus haut prix que le Christ » ; « qu’absolument rien ne soit préféré au Christ, qui nous conduit à la vie éternelle ».

A cet ardent amour du Divin Rédempteur doit correspondre l’amour des hommes, que nous devons tous embrasser comme des frères, et aider de toute façon.

   C’est pourquoi, à l’encontre des haines et des rivalités qui dressent et opposent les hommes les uns aux autres ; des rapines, des meurtres et des innombrables maux et misères, Fra_Angelico - coverconséquences de cette trouble agitation de gens et de choses, Benoît recommande aux siens ces très saintes lois :

« Qu’on montre les soins les plus empressés dans l’hospitalité, spécialement à l’égard des pauvres et des pèlerins, car c’est le Christ que l’on accueille davantage en eux ».

« Que tous les hôtes qui nous arrivent soient accueillis comme le Christ, car c’est Lui qui dira un jour : J’ai été étranger, et vous m’avez accueilli »

 « Avant tout et par-dessus tout, que l’on ait soin des malades, afin de les servir comme le Christ lui-même, car il a dit : J’étais malade, et vous m’avez visité ».

Pie_XII,_ detail1


Extrait :

« Lettre Encyclique  – FULGENS RADIATUR de S. S. PIE XII »
–  à l’occasion du 14ème centenaire de la mort de Saint Benoît

 

http://www.vatican.va/holy_father/pius_xii/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_21031947_fulgens-radiatur_fr.html  

 

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