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	<title>tfp-france.org &#187; Plinio Corrêa de Oliveira</title>
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		<title>Ils Lui lièrent les mains car elles faisaient le bien</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 22:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aperçu - Actualités]]></category>
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Plinio Corrêa de Oliveira


Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><a href="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-medium wp-image-298" title="Sem Sainte Pilate" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Sem-Sainte-Pilate-300x182.jpg" alt="Sem Sainte Pilate" width="300" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><br />
</span></h1>
<p style="text-align: right;"><strong>Plinio Corrêa de Oliveira</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p>Pourquoi le Seigneur a-t-Il été ligoté par Ses bourreaux ? Pourquoi ont-ils empêché le libre mouvement de Ses mains, en les attachant avec des cordes rigides ? Seules la haine et la crainte peuvent expliquer que l’on réduise ainsi quelqu’un à l’immobilité et à l’impuissance. Mais pourquoi haïr ces mains-là ? Pourquoi les craindre ?</p>
<p>La main est une des parties les plus expressives et les plus nobles du corps humain. Quand les pontifes et les parents bénissent, ils le font d’un geste de la main. Quand l’homme innocent et persécuté, saturé de douleurs, fait appel à la Justice divine – son dernier rempart contre la méchanceté humaine – c’est encore avec la main qu’il maudit.</p>
<p>C’est avec les mains que parents et enfants, frères, époux, se manifestent leur affection dans les moments de tendresse. Pour prier, l’homme joint les mains ou les lève vers le Ciel. Quand il veut symboliser le pouvoir, il empoigne le sceptre. Quand il veut exprimer la force, il brandit le glaive. Quand il parle aux foules, l’orateur accentue de ses mains la force du raisonnement qui convainc ou des paroles qui émeuvent. C’est avec les mains que le médecin dispense le remède et que l’homme charitable secourt les pauvres, les vieillards, les enfants.</p>
<p>Voilà pourquoi on embrasse les mains qui font le bien, et on menotte celles qui pratiquent le mal.</p>
<p>Vos mains, Seigneur, qu’ont-elles fait ? Pourquoi les a-t-on attachées ?</p>
<p>« <em>In principio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum</em> » (J. I, 1) Comment décrire Votre majesté transcendante, éternelle et ineffable quand – avant toutes choses et avant tous les siècles – Vous viviez de la vie suprêmement glorieuse et heureuse de la Très Sainte Trinité? Saint Paul a contemplé cette vie, et il n’a pu en dire qu’une chose : c’est que les paroles humaines ne permettent pas de la décrire. Du haut de ce trône, Vous êtes venu avec des desseins d’amour pour unir les hommes. Et ainsi, avec une bonté sublime, Vous avez assumé notre nature humaine. Par amour pour l’homme, Vous avez voulu avoir un corps humain. Et c’est pour faire le bien que Vos mains ont été créées.</p>
<h3><strong><span style="color: #800000;">Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur</span></strong></h3>
<p>Qui peut dire, Seigneur, la gloire que ces mains &#8211; maintenant sanglantes et défigurées &#8211; mais si belles et si dignes depuis les premiers jours de Votre enfance, ont rendue à Dieu au moment où sur elles se sont posés les premiers baisers de la Sainte Vierge et de saint Joseph? Qui peut dire avec quelle douceur elles firent à Marie leur premier câlin ? Avec quelle piété elles se sont jointes en attitude de prière ? Et avec quelle force, quelle noblesse, quelle humilité elles ont travaillé dans l’atelier de saint Joseph ?</p>
<p>Ces mains du Fils parfait, qu’ont-elles fait d’autre dans le foyer sinon le bien ?</p>
<p>Quand Votre vie publique a commencé, Vous étiez surtout le Maître qui apprenait aux hommes le chemin du Ciel. Et ainsi, quand dans le «pusillus grex», le «petit troupeau» de Vos préférés, Vous enseigniez la perfection évangélique, quand Votre voix s’élevait et s’étendait sur les multitudes pleines d’admiration et de révérence, Vos mains en mouvement désignaient la demeure céleste ou blâmaient le crime, ajoutant à la parole qu’elles venaient enrichir, tous les impondérables du geste. Alors les Apôtres et les multitudes croyaient en Vous, et Vous adoraient, Seigneur.</p>
<p>Mains de Maître, mais aussi mains de Pasteur. Vous ne vous contentiez pas d’enseigner, mais Vous conduisiez. La conduite s’exerce plus spécialement sur la volonté, de même que l’enseignement s’exerce plus précisément sur l’intelligence. Et comme c’est surtout par l’amour que l’on guide les volontés, Vos divines mains ont eu des vertus mystérieuses et surnaturelles pour combler les petits, accueillir les pénitents, guérir les malades. Amour si ardent, si généreux, si communicatif que depuis lors, quand les mains d’un chrétien – et spécialement celles d’un prêtre – se meuvent pour choyer les petits, consoler les pénitents, donner un médicament aux malades, l’amour qui les anime n’est qu’une flamme de cet amour infini, ô mon Dieu.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"><img class="alignleft size-full wp-image-299" title="Rameaux âne mains" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/Rameaux-âne-mains.jpg" alt="Rameaux âne mains" width="278" height="379" />À leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute</span></strong></p>
<p>Mas ces mains si fortes surnaturellement que sous leur empire pliaient toutes les lois de la nature et qu’à leur signal fuyaient la douleur, la mort et le doute, ces mains avaient encore un autre rôle à jouer. N’aviez-Vous pas parlé du loup féroce ? Seriez-Vous le Pasteur si Vous ne le repoussiez pas ? Et puisque Vous faites tout avec une force irrésistible, comment ne pouvait-on pas ressentir le coup du fouet que Vous saisissiez ?</p>
<p>Le loup, oui… et avant tout le démon. Votre vie a montré clairement que le démon n’est pas un élément de fiction ou quelque chose de ce genre; un être à qui le pouvoir d’agir serait donné en si peu d’occasions que l’immense majorité des choses se passerait pratiquement comme s’il n’existait pas. Les hommes hypocrites, ceux de mœurs dissolus, qui se parent des attributs de la justice et même du sacerdoce, tout cela est désigné dans les Évangiles non seulement comme une conséquence de la dépravation humaine en raison du péché originel et de notre méchanceté, mais aussi comme une œuvre du démon, actif, diligent, embusqué ici et là, et dénonçant parfois sa présence par de spectaculaires manifestations d’obsession et de possession.</p>
<p>Vous expulsiez le démon, Seigneur, par Votre terrible puissance, et devant Votre parole grave et dominatrice comme le tonnerre, plus noble et plus solennelle qu’un cantique d’ange, les esprits impurs fuyaient épouvantés et terrassés. Tellement vaincus et si terrifiés que par la suite ils ont dû obéir à Vos apôtres avec docilité. Partout où Votre parole était prêchée et acceptée par les hommes, l’impureté, la révolte et les démons fuyaient. Et ils n’ont recommencé à étendre sur l’humanité leurs ailes ténébreuses et leur pouvoir de perdition que lorsque le monde a entrepris de  rejeter Votre Église, qui est Votre Corps Mystique. Pourtant, ils sont toujours tellement battus et impuissants qu’il suffira aux hommes d’être à nouveau fidèles à la grâce de Dieu pour que l’empire des puissances infernales s’effondre une fois encore et que les ténèbres, la luxure et l’esprit de la Révolution refluent dans les antres secrets d’où ils sont sortis depuis des siècles.</p>
<p>Pasteur, Vos divines mains ne se sont pas limitées à brandir le bâton contre les puissances spirituelles et invisibles présentes dans les airs, comme le dit saint Paul, pour perdre les hommes ; mais elles ont attaqué le démon et le mal dans ses agents tangibles et visibles.</p>
<p>Le mal, avant tout considéré en lui-même. Il n’y a pas de vice contre lequel Vous n’ayez parlé.</p>
<p>Mais aussi le mal concret, réalisé dans les hommes ; et non seulement dans les hommes en général, mais dans certaines classes – les pharisiens par exemple – ; et non seulement dans certaines classes mais dans certains hommes concrètement désignés : les vendeurs du Temple sont immortalisés dans les pages de l’Évangile par le châtiment exemplaire qu’ils ont subi.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Au service de Dieu, ne pas fustiger revient parfois à trahir</span></strong></p>
<p>Vous qui avez recommandé la mansuétude jusqu’à ses dernières extrémités lorsque seuls des droits particuliers sont en jeu, Vous qui vouliez que nous répondions à une gifle en tendant l’autre joue, Vous avez pourtant développé une accusation, ardente et sainte, pour discréditer les pharisiens, et Vous avez empoigné le fouet pour châtier les vendeurs du Temple. Car alors il ne s’agissait plus de droits purement humains, mais de la Cause de Dieu. Et au service de Dieu, il y a des moments où ne pas réprimander, ne pas fustiger équivaut à trahir.</p>
<p>Et ces mains qui ont été si douces pour les hommes droits comme Jean, l’innocent, et Madeleine, la pénitente, ces mains qui ont été si terribles envers le monde, le démon, la chair, pourquoi sont-elles à présent ligotées et  mises à vif ?</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur ?</span></strong></p>
<p>Est-ce par hasard, l’œuvre des innocents, des pénitents ? Ou est-ce plutôt l’œuvre de ceux qui ont reçu un châtiment mérité et qui se sont révoltés diaboliquement contre ce châtiment ?</p>
<p>Oui, pourquoi une telle haine, pourquoi une telle peur qu’il a paru nécessaire de lier Vos mains, de réduire au silence Votre voix, d’éliminer Votre vie ?</p>
<p>Est-ce parce que quelqu’un craignait d’être guéri ? Ou choyé ? Qui craint la santé ? Qui hait la tendresse ?</p>
<p>Seigneur, pour comprendre cette monstruosité il faut croire au mal. Il faut reconnaître que les hommes sont tels que leur nature se révolte facilement contre le sacrifice, et quand celle-ci prend le chemin de la révolte, il n’est pas d’infamie et de désordre dont elle ne soit capable. Il faut reconnaître que Votre Loi impose des sacrifices, qu’il est dur d’être chaste, humble, honnête et par conséquent il est dur de suivre Votre Loi. Votre joug est suave, oui, et Votre charge légère. Mais ce n’est pas parce que renoncer à ce qui existe en nous d’animal et de désordonné n’est pas amer, mais parce que Vous-même nous aidez à le faire.</p>
<p>Et quand quelqu’un Vous dit non, il commence à Vous haïr, en haïssant tout le bien, toute la vérité, toute la perfection dont Vous êtes la personnification même. Et, s’il ne Vous a pas visiblement à portée de la main pour décharger sa haine satanique, il frappe l’Église, il profane l’Eucharistie, il blasphème, il diffuse l’immoralité, il prêche la Révolution.</p>
<p>Vos mains sont liées, mon Jésus, et où donc se trouvent les boiteux et les paralytiques, les aveugles, les muets que Vous avez guéris, les morts que Vous avez ressuscités, les possédés que vous avez libérés, les pécheurs que Vous avez relevés, les justes à qui Vous avez révélé la vie éternelle ? Pourquoi ne viennent-ils pas rompre les liens qui attachent Vos mains ?</p>
<p>Curieux paradoxe ! Vos ennemis continuent à craindre Vos mains bien qu’attachées et pour cela ils Vous tueront. Vos amis semblent moins conscients de Votre pouvoir. Et comme ils ne Vous font pas confiance, ils s’enfuient effrayés devant ceux qui Vous persécutent.</p>
<p>Pourquoi ? Là encore, la force du mal se manifeste. Vos ennemis aiment tellement le mal que, malgré les humiliations des cordes qui Vous attachent, ils discernent en Vous toute la force de Votre pouvoir… et tremblent ! Pour se rassurer, ils veulent transformer en plaie votre dernière fibre de chair encore saine, ils veulent verser la dernière goutte de Votre sang, ils veulent Vous voir exhaler Votre dernier souffle. Et encore, ils ne sont pas tranquilles. Mort, Vous semez toujours la terreur. Il faut sceller votre sépulcre et entourer Votre cadavre de gardes armés. La haine du bien les rend si perspicaces qu’ils perçoivent en Vous ce qui est indestructible.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les cordes n’ont servi à rien, ni le sépulcre, ni la mort n’ont réussi à Vous retenir !</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-303" title="le baiser de Judas" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2010/03/le-baiser-de-Judas-300x243.jpg" alt="le baiser de Judas" width="300" height="243" />Par contre, les bons n’ont pas la même clarté de vue. Ils Vous considèrent vaincu, perdu… ils s’enfuient pour sauver leur propre personne. Ils n’ont d’yeux, d’oreilles que pour leur risque personnel. L’homme est perspicace seulement pour ce qu’il aime. Et s’il voit mieux le risque qu’il court que Votre pouvoir, c’est parce qu’il aime davantage sa vie que Votre gloire.</p>
<p>Oh, Seigneur, combien de fois Vos adversaires tremblent devant l’Église, pendant que moi, misérable, la voyant les mains liées, je crois que tout est perdu !</p>
<p>Mais comme Vos ennemis avaient raison ! Vous êtes ressuscité ! Non seulement les cordes et les clous n’ont servi à rien, mais ni la dalle du sépulcre, ni la geôle de la mort n’ont réussi à Vous retenir. Oui, Vous êtes ressuscité ! Alléluia !</p>
<p>Mon Seigneur, quelle leçon ! En voyant l’Église persécutée, humiliée, abandonnée par ses fils, niée par les mœurs païennes et par la science panthéiste d’aujourd’hui, menacée de l’extérieur par les hordes du communisme, et à l’intérieur par les égarements de ceux qui veulent pactiser avec le démon, j’hésite, je tremble, je juge que tout est perdu.</p>
<p>Seigneur, mille fois non ! Vous êtes ressuscité par Votre propre force et Vous avez réduit à néant les liens par lesquels Vos adversaires prétendaient Vous retenir dans les ombres de la mort.</p>
<p>Votre Église participe de cette force intérieure et à n’importe quel moment Elle peut détruire tous les obstacles qui l’encerclent.</p>
<p>Notre espérance n’est pas dans les concessions, ni dans les adaptations aux erreurs du siècle. Notre espérance est en Vous, Seigneur.</p>
<p>Exaucez les suppliques des justes, qui Vous implorent par l’intercession de la Très Sainte Vierge. Envoyez, ô Jésus, Votre Esprit et Vous renouvellerez la face de la Terre !</p>
<p>_____________________________________<br />
Cet article du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de la TFP au Brésil, a été publié par la revue <em>Catolicismo</em>, en 1952.</p>
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		<title>La Justice et la Miséricorde divines</title>
		<link>http://tfp-france.org/122/la-justice-et-la-misericorde-divines</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 10:04:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture catholique]]></category>
		<category><![CDATA[Crise du monde]]></category>
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		<description><![CDATA[
Le monde aujourd’hui et il y a 70 ans 
Nous offrons à nos lecteurs des extraits d’un article publié en juillet 1940 par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, dans l’hebdomadaire « Legionario », alors organe officieux du diocèse de São Paulo au Brésil. 
La situation tragique de l’Europe et du monde n’était pas sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h3 style="margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Le monde aujourd’hui et il y a 70 ans </span></h3>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">Nous offrons à nos lecteurs des extraits d’un article publié en juillet 1940 par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, dans l’hebdomadaire « </span><span style="color: #1f1a17;"><em>Legionario</em></span><span style="color: #1f1a17;"> », alors organe officieux du diocèse de São Paulo au Brésil. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">La situation tragique de l’Europe et du monde n’était pas sans offrir d’importants parallèles avec la société actuelle, tout comme l’était la solution : rappeler aux catholiques deux prérogatives de Dieu, sa Justice et sa Miséricorde. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;">
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><img class="alignright size-medium wp-image-139" style="margin: 3px 7px;" title="SCJC" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/06/SCJC-194x300.jpg" alt="SCJC" width="194" height="300" /></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« S’il y a une époque où la misère n’a qu’un espoir de remède – le Sacré Cœur – c’est bien la nôtre. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Il est inutile d’essayer d’atténuer l’énormité des crimes que l’humanité pratique de toutes parts aujourd’hui. Pie XI a dit, dans l’une de ses encycliques, que la dégradation morale du monde contemporain est telle qu’il peut se voir précipiter d’un moment à l’autre dans des conditions spirituelles plus misérables que celles où il se trouvait lorsque le Sauveur est venu au monde. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">En d’autres termes, les erreurs accumulées par les siècles qui nous ont précédés ont créé une ambiance de corruption universelle qui culmine dans les désordres, les catastrophes, les révoltes et le déchaînement de la concupiscence qui caractérise l’humanité du XXe siècle. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">La vue de tant de crimes suggère naturellement l’idée de la vengeance divine, et quand on regarde ce monde pécheur, gémissant dans les affres de mille crises et de mille angoisses, et qui, malgré cela , ne fait pas pénitence ; quand on considère les progrès effarants du néopaganisme qui est sur le point d’assumer le gouvernement de l’humanité tout entière ; quand on voit enfin la pusillanimité, l’imprévoyance, la désunion de ceux qui ne se sont pas encore ralliés au mal, notre esprit s’épouvante à la prévision des catastrophes que l’impiété obstinée de cette génération accumule sur elle-même. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Le libéralisme voudrait que tant de crimes ne méritent pas de châtiment et qu’une telle apostasie des masses ne constitue qu’une erreur intellectuelle sans grave péché de la part de l’humanité. La réalité est autre. Dieu laisse ses créatures livrées à elles- mêmes et si elles se retrouvent loin de Lui, c’est à elles qu’en incombe la faute. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">N’y aura-t-il donc d’autre issue pour le monde que de disparaître dans un déluge de boue et de feu ? </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Si Dieu laissait agir exclusivement sa Justice, sans aucun doute. Mais comme Dieu n’est pas seulement juste, mais qu’Il est aussi miséricordieux, la porte du salut n’est pas fermée. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">S’il n’est pas de catastrophes qu’un monde impénitent ne doive craindre, il n’est pas de miséricorde que ne puisse espérer une humanité repentante. Et il n’est même pas nécessaire que la repentance ait achevé son oeuvre de restauration. Il suffit que le pécheur, même au fond de l’abîme, se tourne vers Dieu avec un simple début de contrition, sérieuse, profonde et efficace pour qu’il trouve immédiatement l’aide de Dieu qui ne l’a jamais oublié. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Ces deux images essentielles de la justice et de la miséricorde divines doivent constamment être mises sous les yeux de l’homme contemporain. La Justice pour qu’il ne se suppose pas sauvé sans mérites, ce qui serait téméraire. La Miséricorde, afin qu’il ne désespère pas de son salut du moment qu’il désire changer de conduite. Et si les catastrophes de nos jours parlent déjà si clairement de la Justice de Dieu, quoi de mieux pour compléter ce tableau si ce n’est le soleil de miséricorde qu’est le Sacré Coeur de Jésus ? (…) </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;"><img class="alignleft size-medium wp-image-140" style="margin: 3px 7px;" title="ICM" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2009/06/ICM-213x300.jpg" alt="ICM" width="192" height="270" /></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Mais il y a aussi une invocation mariale que je veux rappeler ici. C’est celle de Notre Dame du Sacré Coeur. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">La Très Sainte Vierge est l’avocate des pécheurs. Notre Seigneur est juge. Et pour si grande que soit sa Miséricorde, Il ne peut s’abstenir d’exercer aussi Sa fonction de juge. La Très Sainte Vierge, quant à Elle, n’est qu’avocate. Et personne n’ignore que la fonction d’avocat ne consiste qu’à défendre l’accusé. Ainsi, rappeler que Notre Dame du Sacré Coeur est notre avocate revient à dire que nous avons au Ciel une avocate toute puissante entre les mains de qui se trouve la clé d’un océan infini de miséricorde. </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Quoi de mieux pour l’humanité pécheresse qui, si on ne lui parle pas de la Justice de Dieu s’enfonce dans le péché et si on lui en parle se désespère ? </span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">Parlons de la Justice : c’est un devoir dont l’omission a produit les fruits les plus lamentables. </span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm;"><span style="color: #1f1a17;">« </span><span style="color: #1f1a17;">À côté de la Justice qui frappe les impénitents, n’oublions jamais cependant la Miséricorde qui aide le pécheur sérieusement repenti à abandonner le péché et à se sauver. »</span></p>
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		<title>Analyse géopolitique de 1947 : &#8220;Mahomet renait&#8221;</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Sep 2004 23:37:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sous le projecteur]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Plinio Corrêa de Oliveira]]></category>

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		<description><![CDATA[Une analyse qui éclaire la situation du monde actuel

Il y a plus de 60 ans, un article du fondateur de la TFP, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, publié dans l&#8217;hebdomadaire Legionario, organe officieux de l&#8217;archidiocèse de São Paulo, pointait du doigt, alors que le monde sortait de la IIe guerre mondiale, l&#8217;incroyable dynamisme d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Une analyse qui éclaire la situation du monde actuel</h3>
<p><img class="size-full wp-image-16 alignleft" style="margin: 4px;" title="Legionario_Plinio_DomDuarte" src="http://tfp-france.org/wp-content/uploads/2006/09/Plinio_DomDuarte_ArcebispodeSP.jpg" alt="Mgr Duarte Leopoldo e Silva, archevêque de Sao Paulo avec les collaborateurs du Legionario, dirigé par Plinio Corrêa de Oliveira (à sa gauche)." width="350" height="244" /></p>
<p><strong>Il y a plus de 60 ans, un article du fondateur de la TFP, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, publié dans l&#8217;hebdomadaire Legionario, organe officieux de l&#8217;archidiocèse de São Paulo, pointait du doigt, alors que le monde sortait de la IIe guerre mondiale, l&#8217;incroyable dynamisme d&#8217;un Orient païen qui commençait à renaître, fier de sa culture et de ses racines, face à un Occident qui tournait le dos à l&#8217;héritage de la Chrétienté. Cette analyse géopolitique faite en 1947 montre une acuité de vision telle qu&#8217;aujourd&#8217;hui encore elle fournit une clé pour comprendre la situation du monde actuel.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Mahomet renaît</h2>

<p><strong>Plinio Corrêa de Oliveira</strong></p>
<p><em>Legionario, 15 juin 1947</em></p>
<p>Lorsque l&#8217;on étudie la triste histoire de la chute de l&#8217;Empire d&#8217;Occident, on a du mal à comprendre l&#8217;étroitesse de vue, l&#8217;indolence et la tranquillité des Romains devant le danger qui croissait. Rome souffrait, en plus de ses autres maux, de l&#8217;habitude invétérée de vaincre. À ses pieds se trouvaient les plus glorieuses nations de l&#8217;antiquité, l&#8217;Égypte, la Grèce, toute l&#8217;Asie. La férocité des Celtes était définitivement domptée. Le Rhin et le Danube fournissaient à l&#8217;Empire une splendide défense naturelle. Comment craindre que les barbares, qui vaguaient dans les forêts vierges de l&#8217;Europe centrale, puissent exposer à un risque sérieux cet immense édifice politique ?</p>
<h3>Les Romains continuèrent d&#8217;ignorer le danger</h3>
<p>Habitués à cette position, les Romains n&#8217;ont pas eu la souplesse d&#8217;esprit nécessaire pour comprendre la situation nouvelle qui se dessinait peu à peu. Les barbares traversèrent le Rhin, les invasions commencèrent, la résistance des légions était faible, indécise, insuffisante. Mais les Romains continuèrent d&#8217;ignorer le danger, obsédés d&#8217;un côté par la soif dévorante des plaisirs et de l&#8217;autre illusionnés par ce que l&#8217;on pourrait appeler, selon la détestable terminologie freudienne, un « complexe » de supériorité. C&#8217;est ce qui explique la tranquillité mortelle dans laquelle ils restèrent jusqu&#8217;à la fin.</p>
<h3>La grande inertie de l&#8217;Occident chrétien</h3>
<p>Si l&#8217;on considère le mystère de l&#8217;inertie romaine, même dans la description ci-dessus, le tableau semble toujours insolite, voire un peu forcé. On le comprendra de façon plus vive si l&#8217;on considère l’autre grand mystère qui se passe sous nos yeux, auquel nous participons d&#8217;une certaine manière : la grande inertie de l&#8217;Occident chrétien face à la résurrection de la gentilité afro-asiatique. Le thème est trop vaste pour être traité d’une seule fois. Il suffit pour bien le comprendre que l&#8217;on considère un aspect de ce phénomène : la rénovation du monde musulman.</p>
<p>C&#8217;est un thème que le « Legionario », habitué à ne pas être compris, aborde avec une insistance qui semble parfois inopportune. Mais la question mérite d&#8217;être examinée une fois de plus, avec un développement plus ample que celui des petites notes de « Sept jours en revue » où nous l&#8217;avons traitée précédemment.</p>
<h3>La zone d&#8217;influence de l&#8217;Islam est immense</h3>
<p>Rappelons rapidement quelques données générales du problème. Comme l&#8217;on sait, le monde mahométan inclut un territoire qui commence en Inde, passe par l&#8217;Arabie et l&#8217;Asie mineure, atteint l&#8217;Égypte et se termine à l&#8217;océan Atlantique. La zone d&#8217;influence de l&#8217;Islam est donc immense, à tout point de vue : territoire, population, richesses naturelles. Mais il y a encore peu de temps, certains facteurs immobilisaient presque complètement cette puissance. Le lien qui peut unir les musulmans du monde entier est, évidemment, la religion du Prophète. Mais jusqu&#8217;alors elle se présentait divisée, faible, et dépourvue d&#8217;hommes notables dans le domaine de la pensée, du commandement ou de l&#8217;action. Elle végétait et cela semblait convenir parfaitement au zèle des hauts dignitaires de l&#8217;Islam. Ce même goût pour la stagnation et pour la vie simplement végétative était un mal qui atteignait aussi la vie économique et politique des peuples musulmans de l&#8217;Asie et de l&#8217;Afrique. Aucun homme de valeur, aucune idée neuve, aucun projet véritablement important ne pouvaient s&#8217;affirmer dans une telle ambiance. Les nations musulmanes se refermaient sur elles-mêmes, indifférentes à tout ce qui n&#8217;était pas le petit délice tranquille de la vie quotidienne. Ainsi, chacune vivait dans son monde personnel, différente des autres par ses traditions historiques profondément diverses, toutes séparées par leur indifférence réciproque, incapables de comprendre, désirer et réaliser une oeuvre commune. Dans ce cadre religieux et politique si déprimé, l&#8217;utilisation avec profit des richesses naturelles qui constituent, dans leur ensemble, un des plus grands potentiels de la planète, était manifestement impossible.</p>
<p>Tout n&#8217;était que ruine, désagrégation et torpeur.</p>
<p>L&#8217;Orient traînait ainsi ses jours, pendant que l&#8217;Occident arrivait au zénith de sa prospérité. Depuis l&#8217;ère victorienne, une atmosphère de jeunesse, d&#8217;enthousiasme et d&#8217;espoir soufflait sur l&#8217;Europe et l&#8217;Amérique. Les progrès de la science avaient renouvelé les aspects matériels de la vie occidentale. Les promesses de la Révolution trouvaient crédit et, dans les dernières années du XIXe siècle, on attendait le XXe siècle comme l&#8217;âge d&#8217;or de l&#8217;humanité.</p>
<h3>Les phénomènes nouveaux qui se passent sur les terres du Coran</h3>
<p>Un Occidental placé dans cette atmosphère était pleinement convaincu de l&#8217;inertie et de l&#8217;impuissance de l&#8217;Orient. La possibilité d&#8217;une résurrection du monde musulman lui aurait paru aussi irréalisable et anachronique que le retour de la mode, des méthodes de guerre et de la carte politique du Moyen-Age.</p>
<p>De cette illusion, nous vivons encore aujourd&#8217;hui. Et, comme les Romains, nous fiant à la Méditerranée qui nous sépare du monde islamique, nous n&#8217;apercevons pas les phénomènes nouveaux et extrêmement importants qui se passent sur les terres du Coran.</p>
<p>Il est difficile d&#8217;embrasser en une description synthétique des phénomènes aussi riches et aussi vastes. D&#8217;une façon générale, on peut dire qu&#8217;après la Grande Guerre, tout l&#8217;Orient – et par cette expression on englobe la totalité des zones de civilisation non chrétiennes de l&#8217;Asie et de l&#8217;Afrique – traverse un phénomène de réaction anti-Europe très prononcée. Cette réaction comporte deux aspects quelque peu contradictoires, mais tous deux très dangereux pour l&#8217;Occident. D&#8217;un côté, les nations orientales commencent à supporter avec une impatience croissante le joug économique et militaire de l&#8217;Occident, manifestant une aspiration de plus en plus prononcée pour la pleine souveraineté. Cette aspiration comporte, il est vrai, une certaine « occidentalisation », c&#8217;est-à-dire une adaptation de la technique militaire, industrielle et agricole moderne, ainsi que du système financier et bancaire euro-américain à l&#8217;Asie. D&#8217;un autre côté cependant, cet élan patriotique provoque un renouveau d&#8217;enthousiasme pour les traditions nationales, les coutumes, le culte, l&#8217;histoire nationale. Il est superflu d&#8217;ajouter que le spectacle dégradant de la corruption et des divisions auquel est exposé le monde occidental contribue à stimuler l&#8217;aversion envers l&#8217;Occident. D&#8217;où la formation, dans tout l&#8217;Orient, d&#8217;un intérêt nouveau pour les vieilles idoles, d&#8217;un « néo-paganisme » mille fois plus combatif, résolu et dynamique que le paganisme d&#8217;autrefois. Le Japon est un exemple typique de ce processus que nous essayons de décrire. Le groupe idéologique et politique qui l&#8217;a élevé à la catégorie de grande puissance et qui a ambitionné pour lui la domination du monde, a précisément été un de ces groupes néo-païens, obstinément attachés aux vieux concepts de divinité de l&#8217;Empereur, etc.</p>
<h3>Toutes ces nations, toutes ces puissances, se sentent orgueilleuses de leur passé</h3>
<p>Or, un phénomène plus lent, mais non moins vigoureux que celui du Japon, s&#8217;est déroulé dans le monde oriental tout entier. En vertu de ce phénomène, l&#8217;Inde va conquérir de façon imminente son indépendance, l&#8217;Égypte et la Perse occupent aujourd&#8217;hui une situation avantageuse dans la vie internationale et progressent à pas rapides. Bien avant cela, Mustapha Kemal a renouvelé la Turquie. Toutes ces nations, toutes ces puissances pouvons-nous dire, se sentent orgueilleuses de leur passé, de leurs traditions, de leur culture et désirent les conserver avec soin. En même temps elles se montrent fières de leurs richesses naturelles, de leurs possibilités politiques et militaires, du progrès financier dont elles jouissent. Jour après jour elles s&#8217;enrichissent, construisent des villes dotées d&#8217;un appareil gouvernemental efficace, d&#8217;une police bien entraînée, d&#8217;universités strictement païennes, mais très développées, d&#8217;écoles, d&#8217;hôpitaux, de musées, de tout enfin ce qui pour nous signifie d&#8217;une certaine façon pouvoir et progrès matériel. Dans leurs coffres, l&#8217;or s&#8217;accumule. L&#8217;or signifie la possibilité d&#8217;acheter de l&#8217;armement. Et l&#8217;armement signifie du prestige mondial.</p>
<p>Il est intéressant de noter que l&#8217;exemple nazi a fortement impressionné l&#8217;Orient. Si un grand pays comme l&#8217;Allemagne a pu avoir un gouvernement qui a abandonné le Christianisme et  n’a pas rougi de revenir à ses vieilles idoles, qu&#8217;y aurait-il de honteux pour un Chinois ou un Arabe de rester fidèle à sa religion traditionnelle ?</p>
<h3>Le sommeil millénaire est terminé</h3>
<p>Tout cela a transformé le monde musulman et a déterminé chez tous les peuples, de l&#8217;Inde au Maroc, un frémissement qui signifie que le sommeil millénaire est terminé. Le Pakistan, état musulman du continent indien en voie d&#8217;indépendance, l&#8217;Iran, l&#8217;Irak, la Turquie, l&#8217;Égypte sont les points forts du mouvement de résurrection islamique. Mais en Algérie, au Maroc, en Tripolitaine, en Tunisie, l&#8217;agitation aussi est intense. Le nerf vital de l&#8217;islamisme renaît chez tous ces peuples, faisant revivre en eux le sens de l&#8217;unité, la notion des intérêts communs, la préoccupation de la solidarité, le goût pour la victoire.</p>
<p>Tout cela n’est pas de la fiction. La Ligue arabe réunit aujourd&#8217;hui une vaste confédération des peuples musulmans. C&#8217;est, à l&#8217;inverse, ce qu&#8217;a été la Chrétienté au Moyen âge. La Ligue arabe agit comme un vaste bloc devant les nations non arabes et soutient l&#8217;insurrection dans tout le nord de l&#8217;Afrique. L&#8217;évasion du grand Mufti a montré clairement la force de cette Ligue. Plus encore, la libération d&#8217;Abd-el-Krim affirme la détermination de la Ligue à intervenir dans les affaires de l&#8217;Afrique septentrionale, promouvant l&#8217;indépendance de l&#8217;Algérie, de la Tunisie, de la Tripolitaine et du Maroc. C&#8217;est ce que nous avons démontré dans la section « Sept jours en revue » de notre dernier numéro.</p>
<p>Faudra-t-il beaucoup de talent, de perspicacité et des informations exceptionnelles pour percevoir ce que signifie ce danger ?</p>
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