tfp-france.org » Révolution et Contre-Révolution http://tfp-france.org Sat, 30 Jan 2016 10:23:10 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.2.6 Un homme de foi, de pensée et d’action http://tfp-france.org/24756/un-homme-de-foi-de-pensee-et-daction http://tfp-france.org/24756/un-homme-de-foi-de-pensee-et-daction#comments Sat, 03 Oct 2015 10:09:18 +0000 http://tfp-france.org/?p=24756 Le vingtième anniversaire de la mort de
Plinio Corrêa de Oliveira, 1908 – 1995

pco   Né le 13 décembre 1908 à São Paulo (Brésil), Plinio Corrêa de Oliveira devient très jeune le chef de file du mouvement catholique. Il fonde l’Action Universitaire Catholique et, à 24 ans, est élu député à l’Assemblée constituante, à la tête de la Ligue Électorale Catholique qu’il a organisée. Journaliste, il dirige l’organe officieux de l’archidiocèse de São Paulo puis fonde la revue Catolicismo. Avocat, puis professeur universitaire, il était titulaire de la chaire d’histoire moderne et contemporaine à l’Université pontificale catholique de São Paulo. Sa grande réalisation est la société brésilienne de défense de la Tradition, Famille et Propriété, qu’il fonde en 1960, ainsi que l’inspiration des 25 autres TFP.

   Plinio Corrêa de Oliveira aura été toute sa vie un catholique militant, un catholique passionné qui consacra son ardeur à lutter contre l’ennemi de l’Eglise : la Révolution.

   Son premier livre est un cri d’alarme contre l’infiltration progressiste et gauchiste — déjà ! — dans l’Action catholique. C’est en tant que président du bureau archidiocésain de l’Action catholique de São Paulo qu’il écrit en 1943 En défense de l’Action catholique, préfacé par le nonce apostolique au Brésil, Mgr Aloisi Masella, plus tard camerlingue de la Sainte Eglise. La lettre d’éloges, adressée à l’auteur au nom du pape Pie XII par Mgr Jean-Baptiste Montini, alors Substitut du secrétaire d’Etat et futur Paul VI, constitue une appréciation éloquente, de la part de l’autorité ecclésiastique suprême, des dénonciations faites par ce livre.

Un essai magistral

Livre RCR
   En 1959, Plinio Corrêa de Oliveira écrit Révolution et Contre-Révolution qui analyse la crise multiséculaire de l’Occident née avec l’Humanisme et la Renaissance : c’est un processus qui, après le protestantisme, la Révolution française, la révolution russe de 1917 et la révolution de 1968, donne à présent les fruits amers de la société post-moderne. Ces étapes successives sont les métamorphoses d’une seule et unique Révolution, gnostique et égalitaire, démolissant la civilisation chrétienne autrefois florissante.

   Parmi les personnalités de renom international ayant manifesté leur appui à l’auteur, citons une lettre du R.P. Anastasio Gutierrez, CMF, illustre canoniste, cofondateur de l’Institutum Juridicum Claretianum à Rome et consultant pour divers dicastères du Vatican :

— « Révolution et Contre-révolution est une oeuvre magistrale, dont les enseignements devraient être diffusés jusqu’à les faire pénétrer dans la conscience de tous ceux qui se sentent véritablement catholiques (…). En somme, je me risquerai à affirmer que c’est une oeuvre prophétique, dans le meilleur sens du terme (…). Je conclus en disant que l’on est fortement impressionné par l’esprit avec lequel ce travail est rédigé : un esprit profondément chrétien et aimant passionnément l’Eglise. »

Une dénonciation au niveau mondial du socialisme autogestionnaire de Mitterrand

   Par l’ampleur de sa divulgation, l’écrit du professeur Corrêa de Oliveira ayant obtenu le plus grand impact publicitaire était intitulé : Le socialisme autogestionnaire par rapport au communisme : obstacle ou tête-de-pont ? Il dénoncait l’extrême radicalité des objectifs socialistes. Cet article de six pages de journal a été publié dans la presse de 52 pays.

   Il faut se souvenir que l’accession du PS au pouvoir avait été saluée par les médias du monde entier comme l’avènement d’un nouveau modèle de société, l’autogestion socialiste résonnant alors comme un mot talisman chargé de toutes les espérances. S’appuyant sur le prestige et l’irradiation culturelle de la France, cette conquête du pouvoir par le socialisme était conçue comme le tremplin d’une véritable action missionnaire en direction de l’étranger, notamment l’Amérique latine.

    L’impact causé par la publication dans le monde entier de cette dénonciation a certainement été un facteur décisif dans le déclin du socialisme autogestionnaire. L’expansionnisme du modèle socialiste français s’est alors éteint, ses partisans se contentant d’une permanence au pouvoir, très éloignée de leurs objectifs de 1981. En France, ce document se heurta à la censure socialiste, toute la presse ayant refusé sa publication. Un grand quotidien qui en avait tout d’abord accepté la parution rompit unilatéralement son contrat par crainte de représailles gouvernementales, alors que le prix exigé était déjà en dépôt à l’agence de publicité.

Une pétition internationale historique

   En 1990, à un moment particulièrement décisif de la crise de l’ex-URSS, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira lança la campagne Pour une Lituanie libre qui reçut l’adhésion chaleureuse de toutes les autres TFP. Il en résulta une pétition monumentale en faveur de l’indépendance de ce pays balte, qui recueillit de par le monde 5.212.580 signatures, et fut inscrite dans le livre Guiness des records. Le gouvernement lituanien de l’époque qualifia cette campagne de  » plus grand appui reçu de l’Occident  » et témoigna de l’influence qu’elle eut dans le processus de libération de la Lituanie.

Noblesse et élites traditionnelles analogues

   Dans Noblesse et élites traditionnelles analogues, dans les allocutions de Pie XII au patriciat et à la noblesse romaine (1993), le professeur Corrêa de Oliveira commente les enseignements du regretté pontife sur le rôle indispensable de la noblesse et des élites dans la société. Il souligne l’influence irremplaçable, dans le monde convulsionné d’aujourd’hui, des différentes élites traditionnelles, ainsi que les valeurs religieuses et culturelles dont elles sont porteuses au service du bien commun. Ce livre, initialement édité en France, Espagne, Etats-Unis, Italie et Portugal, a reçu plusieurs lettres d’éloges dont celles de quatre cardinaux, deux éminents théologiens et un canoniste.Livre Noblesse
Catholique, apostolique et romain

   Si le professeur Plinio Corrêa de Oliveira a été indiscutablement un homme d’action et de pensée (16 livres ou essais, plus de 2500 articles et des milliers de conférences), il a surtout été un homme de foi. Une foi profonde, soumise et enthousiaste, dans la seule véritable Eglise du seul vrai Dieu, la sainte Eglise catholique apostolique et romaine.

   Comme corollaire, transparaissait continuellement en Plinio Corrêa de Oliveira une grande dévotion envers le Souverain Pontife. Il disait lui-même que son dernier soupir serait un acte d’amour, de vénération et de fidélité envers la Papauté. C’est l’éloge que lui avait adressé le cardinal Pizzardo, alors préfet de la Sacrée Congrégation des Séminaires et Universités, pour son livre L’Eglise et l’Etat communiste, la coexistence impossible qu’il avait qualifié : « un écho très fidèle des documents du suprême magistère de l’Eglise ».

   Plinio Corrêa de Oliveira a été aussi, toute sa vie, un paladin de la dévotion à la Sainte Vierge, dans l’esprit du grand apôtre marial, saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Son exemple, ses écrits, ses paroles étaient toujours remplis d’un amour filial envers la Mère de Dieu, médiatrice de toutes les grâces.

Fondateur d’une école de pensée et d’action

   Le professeur Plinio Corrêa de Oliveira a formé une école de pensée et d’action qu’il laisse après lui. Elle se caractérise par une adhésion totale et fervente à la doctrine de la sainte Eglise catholique apostolique romaine, exprimée dans les enseignements des souverains Pontifes et du magistère ecclésiastique en général. Aujourd’hui les associations TFP existent dans 27 pays.

   Un des aspects les plus originaux de la bataille idéologique conduite par Plinio Corrêa de Oliveira est, sans aucun doute, la méthode publicitaire qu’il a idéalisée et qui est mise en pratique par toutes les TFP : des campagnes de rue, en contact direct avec le public, durant lesquelles les membres de la TFP portent leurs grands étendards rouge et or, frappés d’un lion héraldique, et sur leurs épaules une cape de même couleur qui n’est pas sans rappeler le symbolisme de la chrétienté médiévale. Aux dires d’un journaliste peu suspect de connivence, c’est dans ces occasions-là que la TFP déploie son «charme grandiose ».

   Plinio Corrêa de Oliveira, batailleur clairvoyant et infatigable au service des droits de l’Eglise et de la civilisation chrétienne, a été qualifié à juste titre de  » Croisé du XXe siècle « . Devant ses 87 ans de vie — dont 67 de luttes incessantes — la TFP française, en union avec toutes les autres TFP, exprime son admiration enthousiaste et sa profonde gratitude.pco2 A l’unisson avec ce qu’il y avait de plus profond dans l’âme de Plinio Corrêa de Oliveira, elle se tourne vers la Très Sainte Vierge car c’est à Elle que revient cette admiration fervente et cette reconnaissance émue.

  Résolue à marcher sur les traces de son fondateur, la TFP fait siennes ses paroles :

« Je suis sûr que les principes auxquels j’ai consacré ma vie sont plus actuels que jamais et qu’ils montrent le chemin que le monde suivra dans les siècles futurs. Les sceptiques pourront sourire, mais le sourire des sceptiques n’a jamais pu arrêter la marche victorieuse des hommes de foi. ».


Le Croisé du XXe siècle – Plinio Corrêa de Oliveira

de Roberto de Mattei

Livre Croise XXeLe livre du Pr de Mattei est une biographie passionnante, dans laquelle il a su retracer non seulement l’action et la pensée d’un homme qui a consacré sa vie au service de l’Église et de la chrétienté, mais aussi les différentes ambiances, de la Belle Epoque à l’aube du XXIe siècle, en passant par la IIe guerre mondiale et le concile. Ce livre est l’occasion idéale d’approfondir la connaissance de la TFP, mouvement de laïcs catholiques, et de son fondateur, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira. Nombreux sont ceux qui reçoivent régulièrement des échos des campagnes de dénigrement particulièrement niaises que mènent quelques individus peu reluisants. Ils trouveront dans le livre du Pr Roberto de Mattei une foule d’éléments et de détails qui leur permettront de connaître enfin en profondeur cet homme et ce mouvement qui ont été aimés ou honnis avec une égale chaleur, mais le plus souvent inconnus ou délibérément ignorés, comme le déclare l’auteur dans l’introduction. « Plinio Corrêa de Oliveira fut un croisé du XXe siècle : il affronta à visage découvert la marche destructrice de la Révolution antichrétienne, en combattant tour à tour, et souvent simultanément, le pseudo-mysticisme national-socialiste, l’hédoniste way of life américaine, l’utopie égalitaire socialiste et communiste, le progressisme catholique qui tentait de démolir l’Église de l’intérieur». (330 pages.) Préface de son Eminence le Cardinal Alfons Maria Stickler S.d.B.

 

Lire aussi :   Hommage de la TFP

– Plinio Corrêa de Oliveira: Wisdom and Discernment in the Fight

– Homenagem a Plinio Corrêa de Oliveira – O futuro do Brasil e da civilização cristã

 

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La TFP, sa nature, son combat, ses objectifs http://tfp-france.org/24581/la-tfp-sa-nature-son-combat-ses-objectifs http://tfp-france.org/24581/la-tfp-sa-nature-son-combat-ses-objectifs#comments Wed, 23 Sep 2015 17:09:48 +0000 http://tfp-france.org/?p=24581     Quarante ans d’action publique au service de la France – 1975 – 2015

TFP -  Notre-Dame de Paris -  cover   Face aux multiples crises qui se­couent et dévastent la France contemporaine, la TFP s’emploie avec persévérance et efficacité croissante à lui faire retrouver dans l’inspiration chrétienne la source de sa grandeur et de son rayonnement, le ressort de ses plus nobles éner­gies, la clé de son avenir.

  C’est cette préoccupation cen­trale qui l’anime à tous les moments de ces premières années d’exis­tence et sur les terrains variés où les circonstances l’ont amenée à com­battre.

1974. TFP — Bureau pour l’Europe

  Les Sociétés pour la Défense de la Tradition, Famille et Propriété, alors existantes dans toute l’Améri­que du Sud, aux Etats-Unis, en Es­pagne et au Portugal, se font repré­senter à Paris pour établir un échange d’idées avec les mouve­ments d’inspiration catholique et antimarxiste agissant en Europe.

  L’ou­verture de ce Bureau donne lieu à un article dans le « Monde diploma­tique » (août 1974).

     1975. Les Jeunes Français pour une Civilisation Chrétienne

   De nombreux jeunes gens s’inté­ressent à l’idéal de lutte pour la Ci­vilisation Chrétienne et aux mé­thodes d’action énoncés dans Révolution et Contre-Révolution, ouvrage de référence des TFP.

  En juillet 1975, ils constituent l’associa­tion Jeunes Français pour une Civi­lisation Chrétienne.

  Environ 200 réunions publiques sont organisées dans toute la France, avec projection de mon­tages audio-visuels et conférences. Un bulletin d’information est en­voyé aux sympathisants.pht-22

1977. Fondation de la TFP française

  Les Jeunes Français pour une Ci­vilisation Chrétienne, réunis le 21 janvier 1977, donnent à leur association le nom de « Société Française pour la Défense de la Tradition, Famille et Propriété – TFP ».

 Des activités sont proposées aux jeunes désireux d’approfondir les idéaux de la TFP : réunions hebdomadaires ou sessions pendant les vacances.

La TFP, sa nature, son combat, ses objectifs

   Face à la guerre psychologique révolutionnaire menée par le mar­xisme dans le monde entier, des hommes engagent leur vie pour dé­fendre la Civilisation Chrétienne.

   Ils agissent dans le cadre des So­ciétés pour la Défense de la Tradi­tion, Famille et Propriété – TFP. Voici les principales caractéristi­ques de la TFP française : 

Objet

   Elle a pour but de promouvoir dans l’opinion publique les valeurs fondamentales de la Civilisation Chrétienne et de combattre – par les moyens pacifiques et légaux – la pénétration socialiste et commu­niste dans la société contemporaine.

  Elle défend en particulier la Tra­dition, la Famille et la Propriété pri­vée. Ces trois valeurs, étroitement liées entre elles, constituent l’assise temporelle d’une société chrétienne. Ce sont précisément celles que l’idéologie socialo-communiste s’acharne méthodiquement à dé­truire.

   Sous le masque moins radical du socia­lisme, l’idéologie communiste ne cesse en effet de s’infiltrer dans les milieux religieux, cultu­rels, politiques et économiques. Cette infil­tration permet l’adoption de réformes qui rapprochent insensiblement la société occi­dentale d’un régime proche de celui implanté dans l’ancienne U.R.S.S.

Inspiration doctrinale

   Aussi bien dans sa vie interne que dans ses campagnes publiques, la TFP se fonde sur les enseignements traditionnels du Magistère de l’Eglise.

  Les principes d’action de la TFP sont rassemblés dans l’ouvrage Ré­volution et Contre-Révolution, du Pr Plinio Corrêa de Oliveira. La grande crise contemporaine y est dé­crite comme la résultante d’un long processus de rupture avec les sources chrétiennes de notre civilisa­tion.

cet article continue…

 

 


  

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Deuxième édition du bestseller «Retour à l’Ordre» http://tfp-france.org/23420/deuxieme-edition-du-bestseller-retour-a-lordre http://tfp-france.org/23420/deuxieme-edition-du-bestseller-retour-a-lordre#comments Mon, 15 Jun 2015 16:20:36 +0000 http://tfp-france.org/?p=23420   Une deuxième édition de 20 mille exemplaires du livre Retour à l’Ordre: d’une économie frénétique à une société organique et chrétienne vient d’être imprimée à cause du succès de l’œuvre, dont la première édition a été complètement épuisée.RO - cover

  Le livre proposant des solutions pour faire face au chaos social et économique du monde a gagné neuf prix et vendu plus de 30.000 exemplaires à ce jour, tout en continuant à recevoir des approbations.

« C’est un acte d’accusation claire de notre course folle pour obtenir de plus en plus de choses, quel que soit le coût pour la société, les familles et même nous-mêmes. Bien que son argumentaire soit plus prenant pour quelqu’un qui a une formation en théologie chrétienne, ce livre est également utile à toute personne qui voit les problèmes inhérents à une culture dont les seules valeurs qui semblent être, ‘PLUS!’ et ‘TOUT DE SUITE!’ »

 A commenté un lecteur sur le site Amazon.com, en décembre dernier.

  Retour à l’Ordre a reçu des dizaines d’éloges d’universitaires et d’importants dirigeants politiques, militaires et religieux, avec de nombreux lecteurs décrivant l’auteur John Horvat II comme l’un des grands intellectuels des États-Unis.

 « Tous ceux qui regrettent la superficialité du débat public …  devraient étudier le livre de M. Horvat Retour à l’Ordre. Il est souhaitable que ce livre puisse avoir un large public de lecteurs et qu’il ait un impact sur les politiques publiques, ainsi que sur les débats théoriques et même sur les décisions personnelles »

  A déclaré Gregor Hochreiter, ancien directeur de l’Institut d’économie appliquée et de philosophie chrétienne occidental, à Vienne, en Autriche .

John Horvat II

John Horvat II


 Horvat puise dans le riche passé chrétien de l’occident et dans 20 ans de recherche pour expliquer dans Retour à l’Ordre la corrélation entre l’économie, la foi et les valeurs morales d’une société. Sans s’appuyer sur des statistiques froides, des formules absconses et des indicateurs économiques trompeurs, il montre comment l’actuelle obsession pour une culture laïque  et matérialiste est à l’origine du vide social et psychologique et de la ruine économique.

 « Tous ces éléments dynamiques – paroisse, commune, famille et propriété privée – forment une infrastructure humaine irremplaçable qui fournit le capital moral, la santé psychologique et la stabilité sur laquelle même nos économies modernes doivent être construites », écrit Horvat.

—–
 Retour à l’Ordre est classé numéro un sur Amazon/Kindle dans quatre pays et a également un classement  4.5 étoiles sur Amazon.

 « Je lui donne 5 étoiles et le recommander à tout le monde qui se soucie du fait que notre société est à la dérive, à la fois financièrement et moralement », écrit Lantana Al, classé parmi les 500 meilleurs critiques par Amazon.

  Horvat, qui est aussi vice-président de la Société américaine pour la défense de la Tradition, Famille et Propriété – TFP , continue de répandre la bonne parole en 2015, en s’adressant à des groupes d’auditeurs aux deux rives de l’Atlantique.  Il a donné des conférences dans plus de 60 villes américaines ainsi qu’en Irlande, Belgique et les Pays-Bas. Il a aussi accordé plus de 200 interviews aux médias depuis le lancement de Retour à l’Ordre en 2013.

  Horvat a également publié des centaines d’articles qui ont été publiés dans le monde entier, y compris dans le Wall Street Journal, FOX News, The Christian Post, The Washington Times, ABC News, C-SPAN, American Thinker, Spero News et TheBlaze.com.

  Pour ce qui lisent la langue de Shakespeare, Return to Order: From a Frenzied Economy to an Organic Christian Society — Where We’ve Been, How We Got Here, and Where We Need to Go  est disponible sur papier (ISBN: 978-0988214804; 400 pages US $ 21,95) http://www.returntoorder.org , et eBook (ASIN: B00B5HED8W US$ 4,95).

  Les deux peuvent être achetés chez www.returntoorder.org.

  Pour plus de renseignements ou pour demander une interview avec John Horvat, veuillez-vous adresses : 

—–return-to-order-ebook - detail

à Linda F. Radke au  001 480-940-8182 (États-Unis) ,
ou par courriel fivestarpublications@gmail.com .

 

 

 

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Orgueil et égalitarisme – partie II http://tfp-france.org/23013/orgueil-et-egalitarisme-partie-ii http://tfp-france.org/23013/orgueil-et-egalitarisme-partie-ii#comments Mon, 25 May 2015 16:09:07 +0000 http://tfp-france.org/?p=23013    La personne orgueilleuse soumise à l’autorité d’une autre  hait tout d’abord le joug qui pèse concrètement sur elle.
  Dans un deuxième temps, elle hait d’une façon générale toute autorité, tout joug et, plus encore, le principe même d’autorité considéré de manière abstraite.
  Haïssant toute autorité, elle hait également toute supériorité, quelle qu’elle soit.
  Dans tout cela réside une véritable haine de Dieu.

  L’orgueil peut ainsi conduire à l’égalitarisme le plus radical et le plus complet. Cet égalitarisme radical et métaphysique prend divers aspects  

g) Egalité économique : rien n’appartient à personne, tout appartient à la collectivité. Suppression de la propriété privée, du droit de chacun au fruit intégral de son propre travail et au choix de sa profession.  

h) Egalité dans les aspects extérieurs de l’existence : la variété tourne facilement à l’inégalité. Le corollaire en est la diminution autant que possible de la diversité dans les vêtements, les habitations, les meubles, les habitudes, etc.  la propagande uniformise -

i) Egalité des âmes : la propagande uniformise pour ainsi dire toutes les âmes, leur enlevant leurs caractéristiques et presque leur propre vie. Les différences de psychologie et de comportement entre les sexes tendent elles-mêmes à s’atténuer le plus possible. Disparaît ainsi le peuple qui est essentiellement une grande famille d’âmes harmonieusement diversifiées, et réunies autour de ce qui leur est commun. Et surgit la masse, avec sa grande âme vide, collective, esclave (29) 

j) Egalité dans toutes les façons de se traiter en société : entre plus âgés et plus jeunes, patrons et employés, professeurs et élèves, mari et femme, parents et enfants, etc.  

k) Egalité dans l’ordre international : l’Etat est constitué d’un peuple indépendant exerçant sa souveraineté sur un territoire. La souveraineté est, dans le droit public, l’image de la propriété.
  Une fois admise l’idée de peuple, avec les caractéristiques qui le différencient des autres, et celle de la souveraineté, nous nous trouvons forcément en présence d’inégalités: inégalité de capacité, de vertu, de nombre, etc.
  Une fois admise l’idée de territoire, surgit l’inégalité quantitative et qualitative des différents espaces territoriaux. L’on comprend donc que la Révolution, fondamentalement égalitaire, rêve de fondre toutes les races, tous les peuples et tous les Etats en une seule race, un seul peuple et un seul Etat (30) 

Maerlant_rijmbijbel - detail1l) Egalité entre les diverses parties d’un même pays : pour les mêmes raisons et par un mécanisme analogue, la Révolution tend à abolir, à l’intérieur des nations actuellement existantes, tout le sain régionalisme politique, culturel, etc.  

m) Egalitarisme et haine de Dieu : saint Thomas enseigne (31) que la diversité des créatures et leur échelonnement hiérarchique sont un bien en soi, car les perfections du Créateur resplendissent mieux dans la Création de cette manière. Il ajoute que, parmi les anges (32), comme parmi les hommes, dans le Paradis terrestre  comme sur cette terre d’exil (*), la Providence institua l’inégalité.   [(*) cf. op. cit., I, q. 96, a. 3 et 4.]
  C’est pourquoi un univers de créatures égales éliminerait dans toute la mesure du possible la ressemblance des créatures avec leur Créateur.
  Haïr par principe toute espèce d’inégalité revient donc à s’opposer métaphysiquement aux meilleurs éléments de ressemblance entre le Créateur et la création: c’est haïr Dieu.  

n) Les limites de l’inégalité : de cette exposition doctrinale, on ne peut évidemment conclure que l’inégalité soit toujours et nécessairement un bien.

  Les hommes sont tous égaux par leur nature et diffèrent seulement par leurs accidents. Les droits qui leur viennent du simple fait d’être hommes sont égaux pour tous: droit à la vie, à l’honneur, à des conditions d’existence suffisantes et donc au travail, à la propriété et à la pratique de la vraie religion.

Fête de l’Esprit Saint

    « A Folia do Divino Espírito Santo » – Fête de l’Esprit Saint / Rio de Janeiro – Brésil – Jean-Baptiste Debret

    Les inégalités qui portent atteinte à ces droits se dressent contre l’ordre instauré par la Providence. 

  Toutefois, si elles respectent ces limites, les inégalités provenant d’accidents comme la vertu, le talent, la beauté, la force, la famille, la tradition, etc. sont justes et conformes à l’ordre de l’univers (33).

  ( cliquez ICI pour lire la première partie de l’article ) 

Notes :

(29) cf. Pie XII, Message radiodiffusé de Noël, 1944, Discorsi e Radiomessaggi, vol. VI, p. 239.
(30) cf. Première Partie, chap. XI, 3.
(31) cf. Contre les Gentils, II, 45; Somme Théologique, I, q. 47, a. 2.
(32) cf. Somme Théologique, I, qq. 50, a. 4.
(33) cf. Pie XII, Message radiodiffusé de Noël, 1944, Discorsi e Radiomessaggi, vol. VI, p. 239.


 

 

Extraits du Livre Révolution et Contre-révolution                                                                         du professeur  Plinio Corrêa de Oliveira
                                                —  Chapitre VII  – A 

  

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Orgueil et égalitarisme http://tfp-france.org/22904/orgueil-et-egalitarisme http://tfp-france.org/22904/orgueil-et-egalitarisme#comments Wed, 20 May 2015 17:09:45 +0000 http://tfp-france.org/?p=22904    La personne orgueilleuse soumise à l’autorité d’une autre hait  tout d’abord le joug qui pèse concrètement sur elle.
   Dans un deuxième temps, elle hait d’une façon générale toute autorité, tout joug et, plus encore, le principe même d’autorité considéré de manière abstraite.
  Haïssant toute autorité, elle hait également toute supériorité, quelle qu’elle soit.
  Dans tout cela réside une véritable haine de Dieu (27).

  Cette haine de toute inégalité va si loin que certains, jouissant d’une situation hautement privilégiée, ont gravement exposé celle-ci et l’ont même perdue, uniquement pour ne pas avoir accepté la supériorité de celui qui se trouvait à un rang plus élevé.

  Plus encore: l’orgueil, au comble de la virulence, pourrait conduire une personne à lutter en faveur de l’anarchie et à refuser le pouvoir suprême qui lui serait offert, parce que la simple existence de ce pouvoir affirme implicitement le principe d’autorité auquel tout homme en tant que tel – l’orgueilleux y compris – peut être soumis.
  L’orgueil peut ainsi conduire à l’égalitarisme le plus radical et le plus complet.

  Cet égalitarisme radical et métaphysique prend divers aspects.  

a) Egalité entre les hommes et Dieu : de là proviennent le panthéisme, l’immanentisme et toutes les formes ésotériques de religion qui visent à établir entre Dieu et les hommes des rapports d’égalité, et à doter l’humanité des propriétés divines.

Atheist_sistine_chaple  L’athée est un égalitaire qui veut éviter l’affirmation absurde selon laquelle l’homme est Dieu, et qui admet pour cela un autre concept absurde en affirmant que Dieu n’existe pas.
 Le laïcisme est une forme  d’athéisme et,  par conséquent, d’égalitarisme.
  Il proclame qu’il est impossible de  certifier l’existence  de Dieu et donc que l’homme, dans la sphère temporelle, doit agir comme si Dieu n’existait pas, c’est-à-dire comme une personne ayant détrôné Dieu.  

b) Egalité dans le domaine ecclésiastique :selon les cas, suppression du sacerdoce muni des pouvoirs d’ordre, de magistère et de gouvernement, ou tout au moins d’un sacerdoce doté de degrés hiérarchiques.  

Les_trois_ordres - detailc) Egalité entre les diverses religions :toute discrimination religieuse est antipathique parce qu’elle porte atteinte à l’égalité fondamentale entre les hommes. C’est pourquoi les différentes religions doivent recevoir un traitement rigoureusement égal.

  Se prétendre une véritable religion, à l’exclusion des autres, c’est affirmer une supériorité contraire à la douceur évangélique et, au surplus, faire preuve d’inhabileté politique puisque cela ferme l’accès des cœurs.  

d) Egalité dans le domaine politique :suppression ou tout au moins atténuation de l’inégalité entre gouvernants et gouvernés. Le pouvoir ne vient pas de Dieu, mais de la masse qui commande et à laquelle le gouvernement doit obéir.

  S’y rattache la proscription de la monarchie et de l’aristocratie comme régimes intrinsèquement mauvais, parce qu’antiégalitaires. Seule la démocratie est légitime, juste et conforme à l’esprit des Evangiles (28) 

e) Egalité dans la structure de la société :suppression des classes, spécialement de celles qui se perpétuent par voie héréditaire. Abolition de toute influence aristocratique dans la direction de la société et dans le ton général que cette classe donne à la culture et aux mœurs.

  La hiérarchie naturelle constituée par la supériorité du travail intellectuel sur le travail manuel disparaîtra par le dépassement de la distinction entre l’un et l’autre.  

f) Abolition des corps intermédiaires entre les individus et l’Etat ainsi que des privilèges, éléments inhérents à chaque corps social. Quelle que soit la haine que la Révolution porte à l’absolutisme monarchique, elle hait encore davantage les corps intermédiaires et la monarchie organique médiévale.

  Car l’absolutisme monarchique tend à placer les sujets, y compris ceux qui occupent les rangs les plus élevés, sur un pied d’égalité, dans une position inférieure, annonçant déjà l’anéantissement de l’individu et l’anonymat qui atteignent leur paroxysme dans les grandes concentrations urbaines de la société socialiste.

  Parmi les groupes intermédiaires qui doivent être abolis, la famille occupe la première place. Tant que la Révolution n’aura pas réussi à la supprimer, elle cherchera à la rabaisser, la mutiler et la discréditer de toutes les manières.  

Chaumont_de_La_Galaizière

  cet article continue…

Notes :

(27): cf. plus loin, paragraphe « m ».
(28) cf. Saint Pie X, Lettre apostolique Notre Charge Apostolique, du 25.08.1910 – A.A.S., vol. II, p. 615 à 619.

 

 

Extraits du Livre Révolution et Contre-révolution                                                                         du professeur  Plinio Corrêa de Oliveira
                                                —  Chapitre VII  – A 

  

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Ambiances, coutumes, civilisation http://tfp-france.org/22284/ambiances-coutumes-civilisation http://tfp-france.org/22284/ambiances-coutumes-civilisation#comments Wed, 15 Apr 2015 16:09:48 +0000 http://tfp-france.org/?p=22284 Chambord - ACC
    Plinio Corrêa de Oliveira écrit dans Révolution et Contre-Révolution que

 “Dieu a établi de mystérieuses et admirables relations entre certaines formes, couleurs, sons, parfums, saveurs et certains états d’âme ; il est clair que par ces moyens l’on peut influer  profondément sur les mentalités et conduire les personnes, les familles et les peuples à se former un état d’esprit profondément révolutionnaire . (1)  

   Ce passage est fondamental pour comprendre la singulière contribution de Plinio Corrêa de Oliveira a la revue “Catolicismo” (*) dans la rubrique Ambiances, coutumes, civilisation, dont beaucoup n’ont pas saisi l’extraordinaire portée.

   L’ambiance est l’harmonie qui résulte des êtres divers réunis en un même lieu et qui exerce une profonde influence sur les hommes.

“ Les hommes se forment des milieux à leur image où les mœurs et les civilisations se développent. Mais l’inverse, en général, est aussi vrai : les milieux forment à leur image les hommes, les mœurs, les civilisations  (2).  

  Une preuve de l’importance de l’ambiance pour le développement équilibré de la vie naturelle et surnaturelle est fournie par la sagesse avec laquelle Dieu a ordonné la grande ambiance du créé en laquelle nous sommes immergés, formée par les êtres vivants qui nous entourent : plantes, animaux, et qui à au sommet de la création l’homme, image et ressemblance de Dieu.  

  L’interprétation et les commentaires des physionomies d’hommes exceptionnels, de saints ou de révolutionnaires, furent en ce sens une note constante de la pensée de Plinio Corrêa de Oliveira. La façon d’être d’un homme s’exprime de fait dans la physionomie, l’allure, les traits, et même dans les vêtements dont les mutations sont liées au cours de l’histoire à celles des personnalités et des types humains (3). “ La société parle, pour ainsi dire, — affirme Pie XII — par le vêtement qu’elle porte ; par le vêtement, elle révèle ses aspirations secrètes et elle se sert de lui, au moins en partie, pour édifier  ou détruire son avenir ” (4).  

SantaTeresinha_canonizacao - detail  “ Puisqu’un vêtement doit être en accord avec la circonstance et la personne qui le porte — note quant à lui le penseur brésilien — chez un homme éminent il doit s’accorder avec sa distinction. Mais Dieu n’a pas, comme enfants, que des hommes éminents.
  “ Tout homme, si modeste soit-il, a une dignité propre, naturelle, inaliénable ; mais la dignité du dernier et du plus effacé des enfants do l’Eglise est incomparablement plus grande que celle-là, puisqu’il est chrétien, baptisé et donc membre du Corps Mystique de Notre Seigneur Jésus- Christ ”  (5).  

  Ainsi, c’est par l’art, par l’urbanisme, par l’architecture, que s’expriment un ensemble d’idées, de tendances, d’aspirations et d’attitudes psychologiques (6). Au vieil ordre médiéval, qui exprimait dans l’architecture gothique l’harmonie de la philosophie scolastique (7), il confronte la Babel moderne.  

  “ Le grouillement spécifique des immenses villes modernes, le bruit des machines, le brouhaha des voix des hommes en quête d’or et de plaisirs — de ces hommes qui ne savent plus marcher mais seulement courir ; qui ne savent travailler sans s’exténuer ; qui n’arrivent pas à dormir sans somnifères, ni à se divertir sans excitants ; dont le rire est un gloussement frénétique et triste; qui ne savent plus apprécier les harmonies et la vraie musique à cause des cacophonies du jazz — tout cela est de l’excitation, au milieu du désordre de cette société qui ne retrouvera la vraie paix que lorsqu’elle aura retrouvé le vrai Dieu ” (8).  

  Comme les vêtements, le langage, les gestes, les rites, sont aussi des éléments d’une grande importance culturelle et pédagogique pour le bien commun des peuples (9). Il y a une “liturgie” sociale naturelle qui s’exprime dans l’ordre et le faste.  

  Sur le firmament de l’Eglise se concilient harmonieusement des extrêmes apparemment contradictoires comme la vocation solitaire du moine, inspirée par un total renoncement au monde, et la splendeur des cérémonies pontificales qui manifestaient autrefois le plus grand faste dont le monde fût capable.  ACC_1958_096_11

“ Non, entre un ordre de valeurs et un autre il n’y a de contradiction que dans l’esprit égalitaire soumis à la Révolution. L’Eglise, quant à elle, est sainte et se présente comme telle.

“ Elle est parfaite, parce qu’elle sait organiser et stimuler, de son génie surnaturel, les vertus du moine qui rayonnent de sa vie vouée à l’obscurité, et celles qui scintillent dans le cérémonial sublime de la papauté. Plus encore. Ces deux ordres s’équilibrent.

“ Nous pourrions peut-être dire qu’un extrême (dans le bon sens du mot) compense l’autre et que les deux s’harmonisent entre eux. Le fond doctrinal sur lequel ces deux extrêmes se touchent et s’harmonisent est très clair.  

“ Dieu Notre Seigneur nous a donné les créatures afin qu’elles nous servent d’intermédiaires pour arriver à sa connaissance. Aussi, il faut que l’art et la culture, inspires par la foi, mettent en évidence toutes les beautés de la création irrationnelle, ainsi que les splendeurs du talent et de la vertu de l’âme humaine. Nous appelons cela culture et civilisation chrétiennes.

“ Elles forment les hommes dans la vérité et dans la beauté, dans l’amour du sublime, de la hiérarchie et de l’ordre qui reflètent la perfection de Celui qui créa l’univers. Par conséquent, les créatures nous servent réellement d’aides pour notre salut et concourent à la gloire divine.  

“ Mais, par contre, elles sont contingentes, éphémères : Dieu seul est absolu et eternel. Rappelons-le, parce qu’il est bon de s’éloigner des êtres crées, avec mépris, pour ne penser qu’au Seigneur. Considérer tout ce que sont les créatures, nous fait monter jusqu’à Dieu.

“ Considérer tout ce que les créatures ne sont pas, nous fait arriver aussi à Dieu. L’Eglise invite ses enfants à emprunter simultanément l’une et l’autre de ces voies.

“ Considérons donc à la fois le spectacle sublime des pompes ecclésiastiques et les admirables renonciations qu’elle seule sait inspirer et mener à sa réalisation ” (10).


Notes :

   (1) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Révolution et Contre-Révolution, cit., p. 72. 
   (2) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Sede prudentes como as serpentes e simples como as pombas, dans “Catolicismo”, n. 37 (janvier 1954). 
   (3) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Indumentária, hierarquia e igualitarismo, dans “Catolicismo”, n. 133 (janvier 1962) ; ID., O hábito e o monge, dans “Catolicismo », n. 62 (février 1956).
   (4) PIE XII Discours De tout Cœur du 8 novembre 1957, dans DP (1957), p. 664. 
   (5) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Dignidade e distinção para grandes e pequenos, dans “Catolicismo”, n. 33 (septembre 1953).
   (6) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, O espírito cristão e O espírito pagão manifestados pela arquitetura, dans “Catolicismo”, n. 7 (juillet 1951).
   (7) Cf. ERWIN PANOFSKY, Architecture gothique et pensée scolastique, tr. fr. Editions de Minuit, Paris 1967.
   (8) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Tranquilidade da ordem, excitação  na desordem, dans “Catolicismo”, n. 110 (février 1960).
   (9) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Têm os símbolos, a pompa e a riqueza uma função na vida humana , dans “Catolicismo”, n. 82 (octobre 1957). Sur le thème du cérimonial du pouvoir pontifical, cf. aussi les deux études Por que o nosso mundo pobre e igualitario se empolgou com o fausto e a majestade da coroação , dans “Catolicismo”, n. 27 (mars 1953) et n. 31 (juillet 1953).
  (10) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Pobreza e fausto : extremos harmônicos no rmamento da Igreja, dans “Catolicismo”, n. 96 (décembre 1958).

  * ‘Catolicismo’, revue  rassemblant autour  d’elle ceux qui constituèrent plus tard  la  TFP brésilienne  sous la direction  du professeur  Plinio Corrêa de Oliveira.

Croisé du XXème siècle - couverture
.

Extrait de l’ouvrage :                                                                                « Le croisé du XXe siècle – Plinio Corrêa de Oliveira » .
par Roberto de Mattei, avec Préface de S.Em. Alfons Maria card. Stickler S.d.B. – L’Age d’Homme, 1997, Chap. IV, pages 169-172

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]]> http://tfp-france.org/22284/ambiances-coutumes-civilisation/feed 0 Pourquoi défendre la Tradition, la Famille et la Propriété ? http://tfp-france.org/20616/pourquoi-defendre-la-tradition-la-famille-et-la-propriete-2 http://tfp-france.org/20616/pourquoi-defendre-la-tradition-la-famille-et-la-propriete-2#comments Mon, 29 Dec 2014 16:20:22 +0000 http://tfp-france.org/?p=20616
La nécessité de défendre la Tradition et la Famille est généralement bien comprise. Mais une intense propagande révolutionaire qui date au moins de Jean-Jacques Rousseau et de Proudhon – « la propriété, c’est le vol » – a créé, même chez les non-communistes, et chez un grand nombre de catholiques, une certaine mauvaise conscience à l’égard du droit de propriété.

pht 22Tradition. Vingt siècles d’action religieuse et civilisatrice de l’Eglise ont accumulé dans nos âmes, dans notre société, des valeurs surnaturelles et naturelles, individuelles et sociales, inappréciables. Une longue continuité à travers les générations leur a donné toute la solidité propre aux grandes traditions.

Sauvegarder, répandre, proclamer les principes qui régissent la civilisation véritable, c’est servir le coeur de notre tradition chrétienne.

Famille. Comme chacun sait, elle constitue la cellule de base de la société. Elevé par Jésus-Christ à la dignité de sacrement, le mariage des époux chrétiens confère à la famille une stabilité, à l’autorité paternelle une dignité et une force, à l’amour maternel, à l’affection filiale et aux relations fraternelles une puissance de liaison qui élèvent l’institution familiale à sa plénitude.

Le proclamer, le diffuser de toutes les manières, c’est augmenter la résistance individuelle et sociale vis-à-vis de l’idéologie pernicieuse qui veut éliminer le mariage, démembrer la société familiale et faire triompher l’union libre.

Propriété. La propriété est un droit sacré, qui est lié à la nature humaine : à sa liberté et à sa dignité. En effet :pht 33

— L’homme est doté de raison et a droit à la liberté pour agir selon sa finalité.
— Cette liberté d’agir implique le droit au travail pour subvenir à ses besoins.
— Le droit au travail implique le droit aux fruits du travail : c’est le droit de propriété ; sinon l’être humain est un esclave sans liberté que l’on prive des fruits de son travail.

La propriété est donc le droit de disposer des fruits de son travail. Elle résulte de la liberté et du travail de l’homme.

Dans le manifeste du Parti Communiste, en 1848, Marx et Engels affirment :

   « Les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : abolition de la propriété privée ».

Cette abolition conduit à la négation de la personne humaine, car nier à l’individu le droit de propriété, c’est lui refuser le droit de disposer des fruits de son travail comme il l’entend, autrement dit c’est nier son autonomie et sa liberté.

La reconnaissance de la dignité personnelle de l’homme tient ferme ou croule selon qu’on lui reconnaît ou non le droit de propriété, affirme Pie XII (cf. Pie XII, Alloc. au Congrès du Droit privé, 1948).

La possibilité de se constituer un patrimoine, si modeste soit-il, et de le léguer à son épouse et à ses enfants est le meilleur facteur naturel de la créativité humaine. Et l’héritage est l’institution dans laquelle se conjuguent la famille et la propriété, il intègre aussi la tradition transmise à la génération suivante.

Trois principes qui font un tout :

  Cette transmission familiale de la propriété est comme la trace matérielle d’une transmission d’ordre supérieur, qui est celle des biens spirituels et des biens culturels. Cette transmission, dans laquelle la Famille joue un rôle privilégié et irremplaçable, c’est la Tradition.
 Chaque génération l’enrichit d’une nouvelle expérience et l’allège de ses scories. Sans elle, il n’y a pas d’authentique progrès.
 Sans propriété pas de famille, sans famille pas de tradition, sans tradition pas de civilisation chrétienne. Sans civilisation chrétienne, l’ordre temporel n’accomplit pas la finalité que Dieu lui a fixée en créant l’homme sociable.

 TFP - 2006

 


Pour approfondir le sujet on peut lire les encycliques suivantes : Léon XIII – Quod apostolici muneris ; Rerum Novarum ; Pie XI – Quadragesimo anno ; Jean XXIII – Mater et Magistra ; ainsi que deux livres du Pr Plinio Corrêa de Oliveira – « Révolution et Contre-Révolution » ; « Noblesse et élites traditionnelles analogues ».

 

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L’Eglise et la Contre-Révolution – Partie 2 http://tfp-france.org/19832/leglise-et-la-contre-revolution-partie-2 http://tfp-france.org/19832/leglise-et-la-contre-revolution-partie-2#comments Wed, 22 Oct 2014 17:20:30 +0000 http://tfp-france.org/?p=19832  

2. L’Eglise a un très grand intérêt dans l’écrasement de la Révolution

  Si la Révolution existe, si elle est ce qu’elle est, il entre dans la mission de l’Eglise, il est de l’intérêt du salut des âmes et il est capital pour la plus grande gloire de Dieu que la Révolution soit écrasée.

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3. L’Eglise est donc une force fondamentalement contre-révolutionnaire

  Si le terme Révolution est pris dans le sens que nous lui donnons, cette affirmation est la conclusion limpide de ce qui a été dit plus haut. Affirmer le contraire serait dire que l’Eglise n’accomplit pas sa mission.

4. L’Eglise est la plus grande des forces contre-révolutionnaires

  La primauté de l’Eglise parmi les forces contre-révolutionnaires est évidente, si l’on considère le nombre des catholiques, leur unité, leur influence dans le monde. Mais cette considération légitime des ressources naturelles n’a qu’une importance très secondaire. La vraie force de l’Eglise est d’être le Corps Mystique de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

5. L’Eglise est l’âme de la Contre-Révolution

  Si la Contre-Révolution est la lutte destinée à anéantir la Révolution et à construire la Chrétienté de demain, toute resplendissante de foi, d’humble esprit hiérarchique, de pureté immaculée, il est clair que ce résultat sera surtout obtenu par une action profonde dans les cœurs.

  Or cette action est l’œuvre propre de l’Eglise, qui enseigne la doctrine catholique et la fait aimer et pratiquer. L’Eglise est par conséquent l’âme même de la Contre-Révolution.

6. L’exaltation de l’Eglise est l’idéal de la Contre-Révolution

  Proposition évidente. Si la Révolution est le contraire de l’Eglise, il est impossible de haïr la Révolution (considérée globalement, et non sous quelque aspect isolé) et de la combattre, sans avoir ipso facto pour idéal l’exaltation de l’Eglise.
photo 1

7. La Contre-Révolution dépasse, d’une certaine manière, la sphère ecclésiastique

  Selon ce qui a été dit auparavant, l’action contre-révolutionnaire comprend une réorganisation de toute la société temporelle :
« il y a tout un monde à reconstruire depuis ses fondements » (62), a dit Pie XII devant les décombres dont la Révolution a couvert la terre entière.

  Or, si cette tâche de réorganisation fondamentale de la société temporelle par la Contre-Révolution doit être tout inspirée par la doctrine de l’Eglise, elle comprend un grand nombre d’aspects concrets et pratiques qui appartiennent en propre à l’ordre civil. Et à ce titre, la Contre-Révolution dépasse la sphère ecclésiastique, tout en restant toujours profondément liée à l’Eglise en ce qui concerne le Magistère et le pouvoir indirect de celle-ci.

8. Tout catholique doit-il être contre-révolutionnaire ?

  Dans la mesure où il est apôtre, le catholique est contre-révolutionnaire. Mais il peut l’être de diverses manières.

 

Notes :

(62) Exhortation aux fidèles de Rome, du 10/2/1952, Discorsi e Radiomessagi, vol. XIII, p. 471.

Saint_Pierre_tentant_de_marcher_sur_les_eaux_by_François_Boucher - detail

 

                                                     (  cliquez ici pour lire la première partie  )

Le terme “Révolution” dans le sens que lui donne le prof. Plinio Corrêa de Oliveria dans son essai « Révolution et Contre-Révolution » . Voir : Révolution et Contre-Révolution

 Révolution et Contre-Révolution – Partie II  – Chapitre XII – 2-7

Lire aussi : Tribalisme ecclésiastique – Pentecôtisme

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L’Eglise et la Contre-Révolution http://tfp-france.org/19801/leglise-et-la-contre-revolution http://tfp-france.org/19801/leglise-et-la-contre-revolution#comments Mon, 20 Oct 2014 17:20:17 +0000 http://tfp-france.org/?p=19801   La Révolution est née – nous l’avons vu – d’une explosion de passions déréglées, qui conduit à la destruction de toute la société temporelle, à la complète subversion de l’ordre moral, à la négation de Dieu.
  La grande cible de la Révolution, c’est donc l’Eglise, Corps Mystique du Christ, Maîtresse infaillible de la vérité, tutrice de la Loi naturelle et ainsi le plus profond fondement de l’ordre temporel lui-même.

  Ceci posé, il convient d’étudier la relation entre l’Institution divine que la Révolution veut détruire, et la Contre-Révolution.

 1. L’Eglise est quelque chose de beaucoup plus haut et beaucoup plus vaste que la Révolution et la Contre-Révolution

  La Révolution et la Contre-Révolution sont toutes deux des épisodes très importants de l’histoire de l’Eglise, car elles constituent le drame même de l’apostasie et de la conversion de l’Occident chrétien. Elles n’en sont cependant que de simples épisodes.

  La mission de l’Eglise ne s’étend pas seulement à l’Occident, et n’est pas circonscrite chronologiquement dans la durée du processus révolutionnaire. V5.40000
  « Alios ego vidi ventos ; alias prospexi animo procellas » (61), pourrait-elle dire, fière et tranquille au milieu des tourmentes qu’Elle traverse aujourd’hui. L’Eglise a déjà lutté en d’autres terres, avec des adversaires provenant d’autres peuples, et elle devra certainement, avant la fin des temps, affronter des problèmes et des ennemis bien différents de ceux d’aujourd’hui.

  L’objectif de l’Eglise consiste à exercer son pouvoir spirituel direct et son pouvoir temporel indirect pour le salut des âmes. La Révolution fut un obstacle à l’exercice de cette mission. La lutte contre cet obstacle concret, parmi tant d’autres, n’est pour l’Eglise qu’un moyen circonscrit aux dimensions de l’obstacle – moyen très important, c’est vrai, mais simple moyen.

 Quand même la Révolution n’existerait pas, l’Eglise ferait tout ce qu’elle fait pour le salut des âmes. 

 Nous pourrons expliciter ce point en comparant la position de l’Eglise, en présence de la Révolution et de la Contre-Révolution, à celle d’une nation en guerre.

 Quand Hannibal se trouvait aux portes de Rome, il fut nécessaire de soulever et de diriger contre lui toutes les forces de la République. Ce fut une réaction vitale contre un adversaire très puissant et presque victorieux. Mais Rome n’était-elle qu’une réaction contre Hannibal ? Comment le prétendre ?

16_Lorenzo_Veneziano,_Christ_Rescuing_Peter_from_Drowning._1370_Staatliche_Museen,_Berlin. - detail  Il serait tout aussi absurde d’imaginer que l’Eglise n’est que la Contre-Révolution.

  D’ailleurs il ne faut pas oublier que la Contre-Révolution n’est pas destinée à sauver l’Epouse du Christ. Forte de la promesse de son Fondateur, celle-ci n’a pas besoin des hommes pour survivre.

  C’est au contraire l’Eglise qui donne la vie à la Contre-Révolution : celle-ci, sans elle, ne serait ni faisable ni même concevable.

  La Contre-Révolution veut contribuer à sauver les nombreuses âmes menacées par la Révolution et à écarter les cataclysmes qui menacent la société temporelle. Elle doit s’appuyer pour cela sur l’Eglise et La servir humblement, au lieu d’imaginer orgueilleusement qu’elle La sauve.

 

Notes :

(61) Cicéron, Familiares, 12, 25, 5

cet article continue…

 

Le terme “Révolution” dans le sens que lui donne le prof. Plinio Corrêa de Oliveria dans son essai « Révolution et Contre-Révolution » . Voir : Révolution et Contre-Révolution

 Révolution et Contre-Révolution – Partie II  – Chapitre XII – 1

Lire aussi : Tribalisme ecclésiastique – Pentecôtisme

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http://tfp-france.org/19801/leglise-et-la-contre-revolution/feed 0
« … le sourire des sceptiques n’a jamais pu arrêter la marche victorieuse des hommes qui ont la foi. » http://tfp-france.org/19389/le-sourire-des-sceptiques-na-jamais-pu-arreter-la-marche-victorieuse-des-hommes-qui-ont-la-foi http://tfp-france.org/19389/le-sourire-des-sceptiques-na-jamais-pu-arreter-la-marche-victorieuse-des-hommes-qui-ont-la-foi#comments Wed, 01 Oct 2014 20:09:08 +0000 http://tfp-france.org/?p=19389 Éphéméride – 3 octobre 1995 :
Décès du Pr Plinio Corrêa de Oliveira

 

Résolue à marcher sur les traces de son fondateur, la TFP fait siennes
ses paroles :

 

« Je suis sûr que les principes auxquels j’ai consacré ma vie sont plus actuels que jamais et qu’ils montrent le chemin que le monde suivra dans les siècles futurs.

 « Les sceptiques pourront sourire, mais le sourire des sceptiques n’a jamais pu arrêter la marche victorieuse des hommes qui ont la foi»

 

 

  Le 5 octobre 1995, Tradition Famille Propriété publiait cet article en hommage à celui qui a inspiré son action. Aujourd’hui comme il y a dix-neuf années, la vaste famille d’âmes des TFP se souvient avec émotion de la lutte de plus de soixante ans menée par celui qui a inspiré toute sa pensée et son action.

  Pour reprendre le mot d’un commentateur de presse dans les jours qui suivirent son décès, « il avait passé toute sa vie entre l’offensive et la défense ».

  Quand tout le monde était subjugué par le nazisme, le Pr. Corrêa de Oliveira sensibilisait en effet les lecteurs du  journal officieux de l’archidiocèse de São Paulo (Brésil) sur l’opposition frontale de ce mouvement en pleine ascension avec la doctrine de l’Eglise catholique. Quand quasi personne en Occident n’osait se dresser contre le communisme, il dénonçait régulièrement celui-ci dans des manifestes et des campagnes d’opinion publique.

   Au Pr. Corrêa de Oliveira la TFP doit son élan, sa direction, ses méthodes, ses objectifs. Elle le remercie surtout une fois de plus de ce que tous ses membres sont aujourd’hui fils de la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine, leur seul titre de gloire et leur seule ambition.

Hommage de la TFP

 

Biographie

Né le 13 décembre 1908 à São Paulo (Brésil), Plinio Corrêa de  Oliveira devient très jeune le chef de file du mouvement catholique. Il fonde l’Action Universitaire Catholique et, à 24 ans, est élu député à l’Assemblée constituante, à la tête de la Ligue Électorale Catholique qu’il a organisée. Journaliste, il dirige l’organe officieux de l’archidiocèse de São Paulo puis fonde la revue Catolicismo. Avocat, puis professeur d’Université, il reçoit la chaire d’Histoire moderne et contemporaine à l’Université pontificale catholique de São Paulo. Sa grande réalisation est la société brésilienne de défense de la Tradition, Famille et Propriété, qu’il fonde en 1960, ainsi que l’inspiration des 25 autres TFP.

Plinio Corrêa de Oliveira aura été toute sa vie un catholique militant, un catholique passionné qui consacra son ardeur à lutter contre l’ennemi de l’Eglise : la Révolution.

Le professeur Plinio Corrêa de Oliveira a été indiscutablement un homme d’action et de pensée (16 livres ou essais, plus de 2 500 articles et des milliers de conférences). 

En défense de l’Action catholique

Son premier livre est un cri d’alarme contre l’infiltration progressiste et gauchiste — déjà ! — dans l’Action catholique. C’est en tant que président du bureau archidiocésain de l’Action catholique de São Paulo qu’il écrit en 1943 En défense de l’Action catholique, préfacé par le nonce apostolique au Brésil, Mgr Aloisi Masella, plus tard camerlingue de la Sainte Eglise. La lettre d’éloges, adressée à l’auteur au nom du pape Pie XII par Mgr Jean-Baptiste Montini, alors Substitut du secrétaire d’Etat et futur Paul VI, constitue une appréciation éloquente, de la part de l’autorité ecclésiastique suprême, des dénonciations faites par ce livre.

Révolution et Contre-Révolution

En 1959, Plinio Corrêa de Oliveira écrit Révolution et Contre-Révolution qui analyse la crise multiséculaire de l’Occident née avec l’Humanisme et la Renaissance : c’est un processus qui, après le protestantisme, la Révolution française, la Révolution russe de 1917 et la Révolution de 1968, donne à présent les fruits amers de la société post-moderne. Ces étapes successives sont les métamorphoses d’une seule et unique Révolution, gnostique et égalitaire, démolissant la civilisation chrétienne autrefois florissante.

Noblesse et élites traditionnelles analogues

Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine (1993) est le dernier ouvrage écrit par le Pr. Corrêa de Oliveira. Il y commente les enseignements du regretté pontife sur le rôle indispensable de la noblesse et des élites dans la société. Il y souligne l’influence irremplaçable, dans le monde convulsionné d’aujourd’hui, des différentes élites traditionnelles ainsi que les valeurs religieuses et culturelles dont elles sont porteuses au service du bien commun. Ce livre, initialement édité en France, Espagne, Etats-Unis, Italie et Portugal, a reçu plusieurs lettres d’éloges dont celles de quatre cardinaux, de deux éminents théologiens et d’un canoniste universellement connu.

Une dénonciation au niveau mondial du socialisme autogestionnaire de Mitterrand

Par l’ampleur de sa divulgation, l’écrit du professeur Corrêa de Oliveira ayant obtenu le plus grand impact publicitaire s’intitule : Le socialisme autogestionnaire par rapport au communisme : obstacle ou tête-de-pont ? Paru pour la première fois le 9 décembre 1981, il dénonçait la radicalité des objectifs socialistes malgré le gradualisme de la méthode. Cet article de six pages de journal format Figaro a été publié dans la grande presse de 52 pays.

Il faut se souvenir que l’accession du PS au pouvoir avait été saluée par les médias du monde entier comme l’avènement d’un nouveau modèle de société, l’autogestion socialiste résonnant alors comme un mot talisman chargé de toutes les espérances. S’appuyant sur le prestige et l’irradiation culturelle de la France, cette conquête du pouvoir par le socialisme était conçue comme le tremplin d’une véritable action missionnaire en direction de l’étranger, notamment l’Amérique latine.

L’impact causé par la publication dans le monde entier de cette dénonciation a très vraisemblablement représenté un facteur décisif dans le déclin du socialisme autogestionnaire. L’expansionnisme du modèle socialiste français s’est alors éteint petit à petit, ses partisans se contentant d’une permanence au pouvoir, très éloignée de leurs objectifs de 1981. Une preuve supplémentaire en est qu’en France ce document s’est heurté à une censure socialiste de fer, toute la presse en ayant refusé la publication. Un grand quotidien du matin qui en avait tout d’abord accepté la parution rompit unilatéralement son contrat par crainte des représailles gouvernementales, alors que le prix exigé était déjà en dépôt à l’agence de publicité.

 

Fondateur d’une école de pensée et d’action

Le professeur Plinio Corrêa de Oliveira a formé une école de pensée et d’action qu’il laisse après lui. Elle se caractérise par une adhésion totale et fervente à la doctrine de la Sainte Eglise catholique apostolique romaine, exprimée dans les enseignements des souverains Pontifes et du magistère ecclésiastique en général. Un des aspects les plus originaux de la bataille idéologique conduite par Plinio Corrêa de Oliveira est, sans aucun doute, la méthode publicitaire qu’il a idéalisée et qui est mise en pratique par toutes les TFP et associations similaires : des campagnes de rue, en contact direct avec le public, durant lesquelles les membres de la TFP portent leurs grands étendards rouge et or, frappés d’un lion héraldique, et sur leurs épaules une cape de même couleur qui n’est pas sans rappeler le symbolisme de la chrétienté médiévale. Aux dires d’un journaliste peu suspect de connivence avec la TFP, c’est dans ces occasions-là que la TFP déploie son « charme grandiose ».

Plinio Corrêa de Oliveira, batailleur clairvoyant et infatigable au service des droits de l’Eglise et de la civilisation chrétienne, a été qualifié à juste titre de « Croisé du XXe siècle ». Devant ses 87 ans de vie — dont 67 de luttes incessantes — la TFP française, en union avec toutes les autres TFP, exprime son admiration enthousiaste et sa profonde gratitude. A l’unisson avec ce qu’il y avait de plus profond dans l’âme de Plinio Corrêa de Oliveira, elle se tourne vers la Très Sainte Vierge car c’est à Elle que revient cette admiration fervente et cette reconnaissance émue.

 

 

 

 

Pour en connaître plus sur le Pr. Corrêa de Oliveira :

Accédez à la page Plinio Corrêa de Oliveira

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