tfp-france.org » Sainte-Thérèse http://tfp-france.org Mon, 01 Feb 2016 17:44:14 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.2.7 Ambiances, coutumes, civilisation http://tfp-france.org/22284/ambiances-coutumes-civilisation http://tfp-france.org/22284/ambiances-coutumes-civilisation#comments Wed, 15 Apr 2015 16:09:48 +0000 http://tfp-france.org/?p=22284 Chambord - ACC
    Plinio Corrêa de Oliveira écrit dans Révolution et Contre-Révolution que

 “Dieu a établi de mystérieuses et admirables relations entre certaines formes, couleurs, sons, parfums, saveurs et certains états d’âme ; il est clair que par ces moyens l’on peut influer  profondément sur les mentalités et conduire les personnes, les familles et les peuples à se former un état d’esprit profondément révolutionnaire . (1)  

   Ce passage est fondamental pour comprendre la singulière contribution de Plinio Corrêa de Oliveira a la revue “Catolicismo” (*) dans la rubrique Ambiances, coutumes, civilisation, dont beaucoup n’ont pas saisi l’extraordinaire portée.

   L’ambiance est l’harmonie qui résulte des êtres divers réunis en un même lieu et qui exerce une profonde influence sur les hommes.

“ Les hommes se forment des milieux à leur image où les mœurs et les civilisations se développent. Mais l’inverse, en général, est aussi vrai : les milieux forment à leur image les hommes, les mœurs, les civilisations  (2).  

  Une preuve de l’importance de l’ambiance pour le développement équilibré de la vie naturelle et surnaturelle est fournie par la sagesse avec laquelle Dieu a ordonné la grande ambiance du créé en laquelle nous sommes immergés, formée par les êtres vivants qui nous entourent : plantes, animaux, et qui à au sommet de la création l’homme, image et ressemblance de Dieu.  

  L’interprétation et les commentaires des physionomies d’hommes exceptionnels, de saints ou de révolutionnaires, furent en ce sens une note constante de la pensée de Plinio Corrêa de Oliveira. La façon d’être d’un homme s’exprime de fait dans la physionomie, l’allure, les traits, et même dans les vêtements dont les mutations sont liées au cours de l’histoire à celles des personnalités et des types humains (3). “ La société parle, pour ainsi dire, — affirme Pie XII — par le vêtement qu’elle porte ; par le vêtement, elle révèle ses aspirations secrètes et elle se sert de lui, au moins en partie, pour édifier  ou détruire son avenir ” (4).  

SantaTeresinha_canonizacao - detail  “ Puisqu’un vêtement doit être en accord avec la circonstance et la personne qui le porte — note quant à lui le penseur brésilien — chez un homme éminent il doit s’accorder avec sa distinction. Mais Dieu n’a pas, comme enfants, que des hommes éminents.
  “ Tout homme, si modeste soit-il, a une dignité propre, naturelle, inaliénable ; mais la dignité du dernier et du plus effacé des enfants do l’Eglise est incomparablement plus grande que celle-là, puisqu’il est chrétien, baptisé et donc membre du Corps Mystique de Notre Seigneur Jésus- Christ ”  (5).  

  Ainsi, c’est par l’art, par l’urbanisme, par l’architecture, que s’expriment un ensemble d’idées, de tendances, d’aspirations et d’attitudes psychologiques (6). Au vieil ordre médiéval, qui exprimait dans l’architecture gothique l’harmonie de la philosophie scolastique (7), il confronte la Babel moderne.  

  “ Le grouillement spécifique des immenses villes modernes, le bruit des machines, le brouhaha des voix des hommes en quête d’or et de plaisirs — de ces hommes qui ne savent plus marcher mais seulement courir ; qui ne savent travailler sans s’exténuer ; qui n’arrivent pas à dormir sans somnifères, ni à se divertir sans excitants ; dont le rire est un gloussement frénétique et triste; qui ne savent plus apprécier les harmonies et la vraie musique à cause des cacophonies du jazz — tout cela est de l’excitation, au milieu du désordre de cette société qui ne retrouvera la vraie paix que lorsqu’elle aura retrouvé le vrai Dieu ” (8).  

  Comme les vêtements, le langage, les gestes, les rites, sont aussi des éléments d’une grande importance culturelle et pédagogique pour le bien commun des peuples (9). Il y a une “liturgie” sociale naturelle qui s’exprime dans l’ordre et le faste.  

  Sur le firmament de l’Eglise se concilient harmonieusement des extrêmes apparemment contradictoires comme la vocation solitaire du moine, inspirée par un total renoncement au monde, et la splendeur des cérémonies pontificales qui manifestaient autrefois le plus grand faste dont le monde fût capable.  ACC_1958_096_11

“ Non, entre un ordre de valeurs et un autre il n’y a de contradiction que dans l’esprit égalitaire soumis à la Révolution. L’Eglise, quant à elle, est sainte et se présente comme telle.

“ Elle est parfaite, parce qu’elle sait organiser et stimuler, de son génie surnaturel, les vertus du moine qui rayonnent de sa vie vouée à l’obscurité, et celles qui scintillent dans le cérémonial sublime de la papauté. Plus encore. Ces deux ordres s’équilibrent.

“ Nous pourrions peut-être dire qu’un extrême (dans le bon sens du mot) compense l’autre et que les deux s’harmonisent entre eux. Le fond doctrinal sur lequel ces deux extrêmes se touchent et s’harmonisent est très clair.  

“ Dieu Notre Seigneur nous a donné les créatures afin qu’elles nous servent d’intermédiaires pour arriver à sa connaissance. Aussi, il faut que l’art et la culture, inspires par la foi, mettent en évidence toutes les beautés de la création irrationnelle, ainsi que les splendeurs du talent et de la vertu de l’âme humaine. Nous appelons cela culture et civilisation chrétiennes.

“ Elles forment les hommes dans la vérité et dans la beauté, dans l’amour du sublime, de la hiérarchie et de l’ordre qui reflètent la perfection de Celui qui créa l’univers. Par conséquent, les créatures nous servent réellement d’aides pour notre salut et concourent à la gloire divine.  

“ Mais, par contre, elles sont contingentes, éphémères : Dieu seul est absolu et eternel. Rappelons-le, parce qu’il est bon de s’éloigner des êtres crées, avec mépris, pour ne penser qu’au Seigneur. Considérer tout ce que sont les créatures, nous fait monter jusqu’à Dieu.

“ Considérer tout ce que les créatures ne sont pas, nous fait arriver aussi à Dieu. L’Eglise invite ses enfants à emprunter simultanément l’une et l’autre de ces voies.

“ Considérons donc à la fois le spectacle sublime des pompes ecclésiastiques et les admirables renonciations qu’elle seule sait inspirer et mener à sa réalisation ” (10).


Notes :

   (1) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Révolution et Contre-Révolution, cit., p. 72. 
   (2) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Sede prudentes como as serpentes e simples como as pombas, dans “Catolicismo”, n. 37 (janvier 1954). 
   (3) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Indumentária, hierarquia e igualitarismo, dans “Catolicismo”, n. 133 (janvier 1962) ; ID., O hábito e o monge, dans “Catolicismo », n. 62 (février 1956).
   (4) PIE XII Discours De tout Cœur du 8 novembre 1957, dans DP (1957), p. 664. 
   (5) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Dignidade e distinção para grandes e pequenos, dans “Catolicismo”, n. 33 (septembre 1953).
   (6) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, O espírito cristão e O espírito pagão manifestados pela arquitetura, dans “Catolicismo”, n. 7 (juillet 1951).
   (7) Cf. ERWIN PANOFSKY, Architecture gothique et pensée scolastique, tr. fr. Editions de Minuit, Paris 1967.
   (8) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Tranquilidade da ordem, excitação  na desordem, dans “Catolicismo”, n. 110 (février 1960).
   (9) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Têm os símbolos, a pompa e a riqueza uma função na vida humana , dans “Catolicismo”, n. 82 (octobre 1957). Sur le thème du cérimonial du pouvoir pontifical, cf. aussi les deux études Por que o nosso mundo pobre e igualitario se empolgou com o fausto e a majestade da coroação , dans “Catolicismo”, n. 27 (mars 1953) et n. 31 (juillet 1953).
  (10) P. CORRÊA DE OLIVEIRA, Pobreza e fausto : extremos harmônicos no rmamento da Igreja, dans “Catolicismo”, n. 96 (décembre 1958).

  * ‘Catolicismo’, revue  rassemblant autour  d’elle ceux qui constituèrent plus tard  la  TFP brésilienne  sous la direction  du professeur  Plinio Corrêa de Oliveira.

Croisé du XXème siècle - couverture
.

Extrait de l’ouvrage :                                                                                « Le croisé du XXe siècle – Plinio Corrêa de Oliveira » .
par Roberto de Mattei, avec Préface de S.Em. Alfons Maria card. Stickler S.d.B. – L’Age d’Homme, 1997, Chap. IV, pages 169-172

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]]> http://tfp-france.org/22284/ambiances-coutumes-civilisation/feed 0 «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie» http://tfp-france.org/19355/je-ne-meurs-pas-jentre-dans-la-vie http://tfp-france.org/19355/je-ne-meurs-pas-jentre-dans-la-vie#comments Wed, 01 Oct 2014 17:20:17 +0000 http://tfp-france.org/?p=19355   Le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, S. Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin.
 Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits.

  Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au coeur de l’Eglise.

  Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague; C005_ThereseSickbed
de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie.

    Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie.
  Ses soeurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897.

bellie

 

  «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie», avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier.

 

 

  Ses dernières paroles, « Mon Dieu…, je vous aime! », scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

 

 Lisieux-Ste-Thérèse

 

Source :
LA VIE DE S.THÉRÈSE DE LISIEUX – http://www.vatican.va/news_services/liturgy/documents/ns_lit_doc_19101997_stherese_fr.html

  Lire aussi : La saintete veritable est force dame et non mollesse sentimentale

Photo – Tombeau de Sainte-Thérèse dans le Carmel de Lisieux – Téléversé par Bococo

  

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La puissance de la prière http://tfp-france.org/11008/la-puissance-de-la-priere http://tfp-france.org/11008/la-puissance-de-la-priere#comments Mon, 30 Sep 2013 16:09:44 +0000 http://tfp-france.org/?p=11008 « Qu’elle est donc grande la puissance de la Prière! on dirait une reine ayant à chaque instant libre accès auprès du roi et pouvant obtenir tout ce qu’elle demande. Il n’est point nécessaire pour être exaucée de lire dans un livre une belle formule composée pour la circonstance; s’il en était ainsi… hélas! que je serais à plaindre!
« … En dehors de l’office Divin que je suis bien indigne de réciter, je n’ai pas le courage de m’astreindre à chercher dans les livres de belles prières, cela me fait mal à la tête, il y en a tant!.. et puis elles sont toutes plus belles les unes que les autres… Je ne saurais les réciter toutes et ne sachant laquelle choisir, je fais comme les enfants qui ne savent pas lire, je dis tout simplement au Bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases et toujours Il me comprend…
« Pour moi la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie; enfin c’est quelque chose de grand, de surnaturel qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus.

« Je ne voudrais pas cependant, ma Mère bien-aimée, que vous croyiez que les prières faites en commun au chœur, ou dans les ermitages, je les récite sans dévotion.
« Au contraire j’aime beaucoup les prières communes car Jésus a promis de se trouver au milieu de ceux qui s’assemblent en son nom, je sens alors que la ferveur de mes sœurs supplée à la mienne, mais toute seule (j’ai honte de l’avouer) la récitation du chapelet me coute plus que de mettre un instrument de pénitence…
« Je sens que je le dis mal, j’ai beau m’efforcer de méditer les mystères du rosaire, je n’arrive pas à fixer mon esprit…Longtemps je me suis désolée de ce manque de dévotion qui m’étonnait, car j’aime tant la Sainte Vierge qu’il devrait m’être facile de faire en son honneur des prières qui lui sont agréables. Maintenant je me désole moins, je pense que la Reine des Cieux étant ma Mère, elle doit voir ma bonne volonté et qu’elle s’en contente. »

 

 

 

Source :
    http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20020213_teresa-bambino-gesu_fr.html

En savoir plus :
LA VIE DE S.THÉRÈSE DE LISIEUX
     http://www.vatican.va/news_services/liturgy/documents/ns_lit_doc_19101997_stherese_fr.html

  (S. Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, Manuscrit C, Œuvres Complètes, DDB- Cerf, Paris 1997, pp. 268-269; Id. Prières, p.968)

 

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A Jésus par Marie http://tfp-france.org/9540/a-jesus-par-marie http://tfp-france.org/9540/a-jesus-par-marie#comments Mon, 05 Aug 2013 17:09:57 +0000 http://tfp-france.org/?p=9540

 

 

Réponse à un contradicteur  (suite) 

 

Cher contradicteur, votre lettre est sur ma table. Plusieurs feuillets d’écriture serrée, remplis de citations de la Bible les unes derrière les autres. Après vous avoir donné quelques pistes en réponse à votre question « Où trouvons-nous dans la Bible que Marie ait été conçue sans péché ? » (sur l’article ici) je vous avais promis d’aborder une autre objection que vous soulevez contre la dévotion envers la Sainte Vierge Marie.

— « Il n’est pas marqué non plus [dans la Bible] que nous devions nous adresser à Marie dans nos prières, mais à Jésus ».

Permettez-moi d’abord de vous répondre sur un préliminaire : vous semblez affirmer qu’il n’y a que la Bible qui mérite d’être prise comme source de vérité.

Seulement la Bible ?

Cependant, en plus des nombreuses citations de la Bible, vous avez pensé indispensable de m’écrire une lettre personnelle, avec vos mots à vous. Pourquoi, si la Bible suffit ?
Pendant que j’écris ces lignes, l’exemplaire de la Bible le plus proche est à côté de moi, à moins de 50 cm sur une étagère, juste entre « La vie de Notre Seigneur Jésus-Christ » du père Fillion et un tome de la correspondance de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Si seule la Bible suffit, pourquoi m’écrivez-vous ?
Deux mètres plus loin, sur une autre étagère, j’ai une autre édition de la Bible et encore un Nouveau Testament…
Pour être logique, votre lettre aurait dû se limiter à quatre mots :

« Lisez-vous la Bible ? » et je vous aurais répondu « Oui ».

Je vois que la Bible seule ne suffit pas puisque vous y ajoutez vos commentaires et souhaitez, au moins en théorie, connaître les miens. Vous agissez en cela comme tous ceux qui citent la Bible et s’accordent le droit de l’interpréter à leur façon. Le résultat de ce libre examen de la Bible est que chaque personne qui s’y livre parvient à des conclusions différentes, parfois radicalement opposées les unes des autres.
Mais alors, comment croire que la Bible est une parole de vérité si des gens qui la lisent arrivent à des conclusions opposées ? Il y a nécessairement une interprétation qui est la bonne, et il ne peut y en avoir qu’une seule. Qui a la bonne interprétation ? Vous ? Moi ? Un autre ?

La Bible, un livre catholique

Là, je sais que vous allez bondir. Mais oui, la Bible est un livre catholique. Vous savez bien que l’on ne possède pas les manuscrits originaux de Marc, Matthieu, Luc et Jean, et encore moins pour les livres précédents.
On n’a que des copies de copies. Et qui a fait le tri entre les versions, écartant les apocryphes et affirmant que tel livre était le bon et pas l’autre ? Ce sont des amis à moi, tous catholiques, dans les premiers siècles de l’Eglise : des saints, des papes, des Pères de l’Eglise.
C’est grâce à l’Eglise catholique que Luther, Calvin, et vous-même aujourd’hui, pouvez avoir une Bible entre les mains. Si vous acceptez l’autorité morale et historique de l’Eglise catholique pour vous transmettre l’Ancien et le Nouveau Testament, vous devez aussi accepter son interprétation. Et l’Eglise catholique s’exprime par la voix des Papes.
Pour vous rassurer, le pouvoir « suprême, plénier, immédiat, universel » du Pape, successeur de Saint Pierre, est écrit dans l’Evangile de Saint Matthieu, chapitre 16, verset 18 et 19:

« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».

 

On ne doit donc lire la Bible qu’avec l’interprétation de l’Eglise catholique, pas avec son opinion personnelle, relative et changeante.

Le poète Ronsard dénonçait déjà ce travers : « Tout rotestant fut Pape, une Bible à la main ».

Tympan du portail principal à Notre-Dame de Paris. La Vierge Marie, médiatrice
de toutes les grâces, est associé au triomphe du Christ en gloire.

 

 

cet article continue…

  

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Pauvreté et splendeur : extrêmes harmonieux au firmament de l’Église – suite http://tfp-france.org/7868/pauvrete-et-splendeur-extremes-harmonieux-au-firmament-de-leglise-suite http://tfp-france.org/7868/pauvrete-et-splendeur-extremes-harmonieux-au-firmament-de-leglise-suite#comments Wed, 29 May 2013 19:09:49 +0000 http://tfp-france.org/?p=7868
(…)                                                                                    Peut-on alors aimer en même temps la richesse et la pauvreté, la simplicité et la pompe, le paraître et le recueillement ? Peut-on en même temps louer l’abandon de toutes les choses de la terre et leur réunion pour constituer un cadre où brillent les plus hautes valeurs terrestres ?
 

Le problème est très actuel, au moment où Sa Sainteté le Pape Jean XXIII [cet article a été publié en 1958], se montre, d’une façon si édifiante, zélé des splendides traditions vaticanes. Et alors même que cela déconcerte les éléments dont la mentalité est semblable à celle du chef du Parti travailliste, Aneurin Bevan, paladin de la lutte contre tout le cérémonial, qui assista de dos à une partie des célébrations du  couronnement  de la Reine Elizabeth II.

Non, il n’existe pas de contradiction entre un ordre de valeurs et l’autre, si ce n’est dans l’esprit des égalitaires, esclaves de la Révolution.

Tableau du cortège dans la Basilique Saint-Pierre à l’occasion de la canonisation de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Au contraire, l’Église révèle sa sainteté justement parce que, avec la même perfection, avec le même génie surnaturel, elle sait organiser et stimuler la pratique des vertus qui fleurissent dans la vie obscure du moine et celles qui brillent dans le cérémonial sublime de la Papauté.
Plus encore. L’un équilibre l’autre. On pourrait presque dire qu’un extrême (dans le bon sens du terme) compense l’autre et se concilie avec lui.

Le fondement doctrinal dans lequel ces deux extrêmes, tous les deux saints, se rencontrent et s’harmonisent est limpide. Dieu Notre Seigneur nous a donné les créatures pour que celles-ci nous servent à aller jusqu’à Lui. Ainsi, il est nécessaire que la culture et l’art, inspirés par la foi, mettent en évidence toutes les beautés de la création matérielle et les splendeurs de talent et de vertu de l’âme humaine.

C’est ce que l’on appelle la culture et la civilisation chrétienne. Par là, les hommes se forment dans la vérité et dans la beauté, dans l’amour du sublime, de la hiérarchie et de l’ordre qui, dans l’univers, reflètent la perfection de Celui qui l’a fait. Ainsi, les créatures servent de fait à notre salut et à la gloire divine.

Par ailleurs, elles sont contingentes, passagères, car seul Dieu est absolu et éternel. Il convient de le rappeler. Pour cela, il est bon de s’éloigner des êtres créés et, par ce détachement, ne penser qu’au Seigneur.

De la première façon, on monte vers Dieu en admirant tout ce qu’est la création. De l’autre façon, on va à Lui en méditant sur ce qu’elle n’est pas. L’Église invite ses enfants à prendre simultanément l’une et l’autre voie, par le spectacle sublime des cérémonies et du faste, et par la considération des renoncements admirables qu’elle seule sait inspirer et réaliser.

 

 

Extrait  :

 » Ambiances, coutumes, civilisations « 

Plinio Corrêa de Oliveira – Catolicismo nº 96 – Décembre 1958.

 

 

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Une promenade à Lisieux au temps de Sainte Thérèse http://tfp-france.org/1789/une-promenade-a-lisieux-dans-les-temps-de-sainte-therese http://tfp-france.org/1789/une-promenade-a-lisieux-dans-les-temps-de-sainte-therese#comments Sun, 30 Sep 2012 19:21:26 +0000 http://tfp-france.org/?p=1789 Anciennes photos et cartes postales

À Vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, (…) (Sainte Thérèse au Bon Dieu)

Les tragiques bombardements qui ont marqué, en Normandie, la fin de la Deuxième Guerre mondiale ont aussi littéralement pulvérisé le Vieux Lisieux.

Le temps avait épargné la ville, dont beaucoup de vestiges venaient tout droit du Moyen Âge. Les rues avaient gardé le charme d’une petite ville de campagne du XIXe s. où l’implantation d’industries avait récemment introduit une présence ouvrière. 

Un grand nombre des habitations dataient du XIVe, ces maisons à colombages dont tant d’artistes ont la nostalgie et dont le bocage normand nous offre de nombreux exemples arrivés jusqu’à nous par la grâce des traditions architecturales de la région.  

Revoir ce Lisieux-là c’est plonger dans celui où Sainte Thérèse s’est promenée quand elle était petite.

C’est regarder le milieu qui a contribué à modeler sa mentalité d’enfant et où l’affection de son père l’a éduquée, c’est contempler plusieurs objets de son admiration d’alors, qui ne laissait aucune beauté passer auprès d’elle sans la remarquer, et c’est « déguster » avec elle l’ambiance paisible et ordonnée qui régnait, propice à l’élévation de l’âme et à la pratique de la vertu.

Les Souvenirs de Sainte Thérèse sont remplis de commentaires très fins et de précises réminiscences sur ce qu’elle avait observé de la vie de tous les jours,  avant son entrée au Carmel de Lisieux.

Donc, bonne visite dans l’époque de Sainte Thérèse !

La Ville :

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Les Buissonnets :

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La Fête Dieu :

 

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Les églises : 

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Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, portait sur elle nuit et jour cet acte d’offrande à l’Amour Miséricordieux qu’elle avait composé le 9 juin 1895

 

     (…)

     Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, Je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu !…

     Que ce martyre après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour…

     Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !…

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