tfp-france.org » Semaine Sainte http://tfp-france.org Sat, 30 Jan 2016 10:23:10 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.2.6 En l’honneur de Notre-Dame des Sept Douleurs http://tfp-france.org/1253/en-lhonneur-de-la-vierge-des-sept-douleurs http://tfp-france.org/1253/en-lhonneur-de-la-vierge-des-sept-douleurs#comments Mon, 14 Sep 2015 17:09:27 +0000 http://tfp-france.org/?p=1253

   Séville, la capitale de l’Andalousie en Espagne, est fameuse pour sa Semaine Sainte au long de laquelle des milliers de pénitents défilent dans les rues, portant en procession de lourds pavois sur lesquels les scènes de la Passion sont reproduites avec des statues grandeur nature.   Les lignes qui suivent essaient de donner au lecteur un peu de la saveur de cet événement.

   Le doux parfum des orangers en fleurs qui flotte sur toute la ville surprend le visiteur arrivant pour la première fois à Séville, un dimanche des Rameaux. À certains angles de rues, ce parfum se mélange aux nuages d’encens qui s’élèvent des cortèges ainsi qu’à l’odeur de la cire chaude, abondamment versée sur le sol par les milliers de cierges des pénitents qui défilent. Cette fragrance se retrouve sur les places, dans les ruelles, les avenues et sur les quais du Guadalquivir, tout au long de ces journées et de ces nuits ; et bien qu’un dicton affirme qu’à Séville « c’est toute l’année la Semaine Sainte »,  la sensation olfactive de ces sept jours est cependant unique.

   La Semaine Sainte non seulement se respire, mais on la touche, on la contemple, on vibre et l’on prie avec elle, on pleure et on chante. La poésie est partout : dans les patios fleuris à l’intérieur des maisons, souvent visibles depuis la rue à travers les grilles de fer forgé,  dans les chapelles où sont exposés les insignes et les bannières des confréries et surtout sur les pavois fleuris et richement ornés sur lesquels sont portées les scènes de la Passion de Notre Seigneur.

 Une forme originale de sacralisation de la vie temporelle

   C’est pour réaliser un acte de foi public, en réaction aux erreurs du protestantisme, qu’à partir du XVIe siècle, les confréries sortent dans la rue, portant leurs statues en procession jusqu’à la cathédrale, où elles font une station de pénitence afin de proclamer publiquement leur foi et d’être une image palpable de la Passion de Notre Seigneur et de la douleur de la Sainte Vierge, co-Rédemptrice, considérant sans doute avec raison que ces actes sont plus éloquents et plus efficaces que mille sermons.

   Aussi le pénitent qui défile pendant de longues heures, revêtu d’une tunique et d’une haute cagoule pointue qui le rend anonyme, portant un énorme cierge allumé, est appelé « nazareno » : il participe à sa mesure à la Passion du Christ en étant lui-même un autre Nazaréen.

   Les confréries – elles sont plus de cinquante à défiler pendant la Semaine Sainte – non seulement veillent à la conservation de leurs statues, véritables oeuvres d’art baroque, et organisent les processions, mais elles promeuvent, par leurs actes de piété et de culture catholique, une forme d’action originale dans la société moderne, s’efforçant de développer la dévotion populaire ainsi que différentes oeuvres charitables très importantes. La partie culturelle inclut également la conservation des archives et de l’histoire de la ville à travers ces confréries. Ces dernières organisent des conférences et des réunions périodiques ainsi que des séminaires sur le thème « Foi et culture » ; tout cela centré sur le goût pour le beau et cette forme si originale de sacralisation de la vie temporelle que sont les défilés.

En l’honneur de la Vierge co-Rédemptrice

  Voilà à présent que sort de l’église une autre bannière toute spéciale : le « simpecado » [sans péché] sur lequel est inscrit « sine labe concepta » [conçue sans tache], en l’honneur de l’Immaculée Conception et qui rappelle le voeu de défendre la vérité de la Conception sans tache de la Très Sainte Vierge, voeu fait par les confréries plusieurs siècles avant la proclamation du dogme par le Bienheureux pape Pie IX. Cette petite bannière annonce la sortie imminente du dais de la Vierge qui déjà apparaît, émergeant de la pénombre de l’église.

  Le pavois de la Sainte Vierge est en argent travaillé et il est recouvert d’un dais. La dévotion filiale envers la Mère de Jésus, co-Rédemptrice, est à l’origine – en plus de la beauté majestueuse des statues qui toujours accompagnent le Christ – de cette merveille qu’est le pavois recouvert d’un dais, d’une harmonie à couper le souffle. C’est en même temps un autel, un trône, une poésie de dentelles, de filigranes, de lumière et de fleurs et un « berceau pour endormir sa douleur » : par la beauté de l’ensemble, les Sévillans veulent consoler la Sainte Vierge et lui tenir compagnie tout au long de la Passion de son Fils. Derrière Elle, touchant la longue traîne de son manteau de Reine, un petit groupe d’anonymes, dévots ayant fait une promesse, suivent pendant des heures sans jamais s’écarter.

   Les balcons sont décorés de tentures sobres, souvent de couleur bordeaux, et les habitants de la maison ont mis leurs meilleurs habits. Les enfants, aidés par quelques parents, lancent une pluie de pétales de fleurs sur le Christ qui passe, puis, plus tard, sur le dais de la Vierge.

  Soudain, un chant solitaire se fait entendre. C’est presque un cri de douleur, modulé à perdre haleine, en même temps prière et lamentation : c’est la « saeta » qui sort d’une poitrine comme une flèche, lancée en direction de la Vierge.

  Ce chant est comme le fruit d’une grande angoisse qui serre le coeur et monte à la gorge jusqu’à éclater en un palpitant sanglot. Il est écouté dans un silence recueilli, puis le cortège reprend sa marche. Un vers, traduit librement, tiré d’une des innombrables poésies que la Semaine Sainte a inspirées à la littérature, affirme même que : « La première saeta est née au pied de la Croix / Enveloppée dans un soupir de la Mère de Jésus ».

 

 

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La Sainte-Chapelle en beauté – deuxième partie de l’article http://tfp-france.org/23835/la-sainte-chapelle-en-beaute-deuxieme-partie-de-larticle http://tfp-france.org/23835/la-sainte-chapelle-en-beaute-deuxieme-partie-de-larticle#comments Wed, 08 Jul 2015 16:20:22 +0000 http://tfp-france.org/?p=23835  monuParisSainteChapelle C’est surtout pour donner à ces reliques un lieu honorable que le saint Roi fît faire bâtir la Sainte-Chapelle. Comme rapporte minutieusement Jacques Hillairet dans son célèbre Dictionnaire historique des rues de Paris, Saint Louis fit porter la Couronne d’épines par des frères prêcheurs de Constantinople à Venise d’où elle gagna la France par l’Italie du nord et l’Allemagne.

  Le roi alla au-devant d’elle une fois qu’elle fut à Troyes et se rendit, avec sa mère, Blanche de Castille, ses frères, sa famille et de nombreux prélats, de Villeneuve-l’Archevêque à Sens où il la montra à la foule, le 11 août 1239. De là, celle-ci gagna Paris par voie d’eau  [1].

  Toujours selon Hillairet, les précieuses reliques venaient en trois cassettes: une de bois, une d’argent et une d’or. Le roi et son entourage, marchant nu-pieds, la portèrent d’abord dans l’abbaye Saint-Antoine des Champs où elle fut exposée.

Louis9+Relics - detail
  Le jeudi 18 août 1239, Saint Louis, à nouveau pieds nues et vêtu d’une simple tunique de toile blanche, la porta, suivi d’une longue procession, à la cathédrale Notre-Dame et, de là, dans la chapelle Saint-Nicolas-du-Palais, construite par Robert le Pieux dans l’emplacement actuel de la Sainte-Chapelle et qui devait être démolie dans la suite pour faire place à celle-ci.

  Un an plus tard, Baudouin vendit à Saint Louis un morceau de la vraie Croix du Christ, qui arriva à Paris le 14 septembre 1241 et, plus tard, un complément de reliques, à savoir: Une autre partie de la vraie Croix apportée par sainte Hélène à Constantinople (un morceau en ayant été dérobé dans la nuit du 10 mai 1575, les séditieux publièrent que Catherine de Médicis l’avait vendu; Henri III fit faire, pour Pâques 1576, une grande croix de vermeil dans laquelle fut enchâssée l’autre portion de la vraie Croix), un morceau de la lance ayant percé le côté du Christ, de l’éponge qui servi à lui donner du vinaigre, du roseau dont on lui avait fait un sceptre, une partie de son manteau,  de son linge, d’une pierre du Saint-Sépulcre.  

  Toutes ces reliques furent déposées dans la chapelle Saint-Nicolas, désignée ci-dessus.

  C’est alors qu’avant de partir en croisade saint Louis fit bâtir la Sainte-Chapelle, véritable châsse pour ces reliques.

  A la fin de mai 2015 on a annoncé la conclusion des restaurations de la plupart des précieux vitraux de la Sainte-Chapelle, qui lui donnent toute sa splendeur.

Sainte-Chapelle

[1]. Cf. verbet Palais (boulevard du), op. cit. Editions de minuit, Paris, 1963, 6ème édition, p. 213.

  ( cliquez ici pour lire la première partie de l’article ) 

 

  W.G.S, rédacteur et photographe, ancien collaborateur de l’agence de presse ABIM et de la revue Catolicismo, est chercheur en France depuis une quinzaine d’années. 

Lire aussi :

    Saint Louis, le roi chrétien

    Une plongée dans l’Histoire de Paris – Le cœur de la France

    Une plongée dans l’Histoire de Paris – Partie 2 finale 
 

 

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« Pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout » http://tfp-france.org/21986/pour-que-lecriture-saccomplisse-jusquau-bout http://tfp-france.org/21986/pour-que-lecriture-saccomplisse-jusquau-bout#comments Mon, 06 Apr 2015 16:20:18 +0000 http://tfp-france.org/?p=21986  Kaysersberg_SteCroix - detail1
« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir »… 

  En ce temps-là, en effet, le Seigneur a exercé son pouvoir pour accomplir en sa personne tous les mystères que la Loi annonçait à son sujet.

  Car dans sa Passion, il a mené à terme toutes les prophéties. Lorsqu’on lui a offert, selon la prophétie du bienheureux David (Ps 68,22), une éponge imbibée de vinaigre pour calmer sa soif, il l’a accepté en disant : 

    « Tout est accompli ».
   Puis, inclinant la tête, il a remis l’esprit (Jn 19,30).

Kaysersberg_SteCroix - detail2

 

 

 

  Il a non seulement réalisé personnellement tout ce qu’il a dit, mais il nous a encore confié ses commandements, afin que nous les mettions en pratique.

 Alors que les anciens n’avaient pas pu observer les commandements les plus élémentaires de la Loi (Ac 15,10), il nous a prescrit de garder les plus difficiles, par le moyen de la grâce et de la puissance qui viennent de la croix.

 

 

  « Pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bou(Jn 19,28)
Epiphane de Bénévent , évêque (5e – 6e siècle) –  
Commentaire sur les quatre évangiles, PLS 3, 852

 



Retable de la Passion (XVIe) : Mise au tombeau, Résurrection – Eglise de la Sainte-Croix, Kaysersberg – Alsace.
Source –  levangileauquotidien.org

 

 

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Mon peuple, que t’ai-je fait ? – finale http://tfp-france.org/6925/mon-peuple-que-tai-je-fait-finale http://tfp-france.org/6925/mon-peuple-que-tai-je-fait-finale#comments Fri, 03 Apr 2015 15:09:32 +0000 http://tfp-france.org/?p=6925 Jésus tombe pour la première fois sous la Croix

  Parler de la souffrance est facile. Souffrir est difficile. Vous l’avez prouvé, Seigneur. Votre divin héroïsme est si différent de l’héroïsme vain et artificiel de tant de soldats des ténèbres. Vous ne souriez pas en face de la douleur. Vous n’êtes pas, Seigneur, de ceux qui enseignent que l’on passe la vie à sourire.

  Quand votre heure est arrivée, la perspective de la souffrance Vous fait trembler, Vous trouble, fait jaillir sur Vous une sueur de sang. C’est dans ce déluge d’appréhensions, malheureusement par trop fondées, que se trouve la consécration de votre héroïsme. Vous avez vaincu les clameurs les plus impérieuses, les injonctions les plus fortes, les paniques les plus atroces. Tout s’est incliné devant votre volonté humaine et divine.

   Vous avez maintenu au-dessus de tout votre détermination inflexible d’accomplir ce pour quoi votre Père Vous a envoyé. Alors que Vous portez votre Croix, vos forces naturelles faiblissent. Vous tombez parce que Vous n’avez plus de force. Vous tombez mais seulement quand il Vous est impossible de continuer. Vous tombez, mais ne reculez pas. Vous tombez, mais n’abandonnez pas votre Croix. Vous la conservez près de Vous comme l’expression visible et tangible de votre résolution de la porter jusqu’au haut du Calvaire.

  O mon Dieu, donnez-nous les grâces pour que, dans la lutte contre le péché, contre les infidèles, nous puissions peut-être tomber sous la croix mais sans jamais abandonner ni le chemin du devoir ni l’arène de l’apostolat. Sans Votre grâce, Seigneur, nous ne pouvons rien, absolument rien. Mais si nous correspondons à Votre grâce, nous pourrons tout. Seigneur, nous voulons correspondre à Votre grâce.

  Porter la croix signifie très souvent renoncer. Renoncer avant tout à ce qui est illicite et condamnable. Mais renoncer aussi, bien souvent, à ce qui, licite et même admirable en soi, devient mauvais ou moins parfait en raison des circonstances.

*   *   *

  Sur le chemin de votre Passion, Seigneur, Vous donnez un terrible exemple, un exemple lumineux et admirable de renoncement à ce qui est licite. Qu’y a-t-il de plus licite, Seigneur, que la tendresse et la sollicitude de votre Mère très sainte ?

  Tout ce que nous savons d’Elle, c’est que nous n’en saurons jamais tout même si nous en savons quelque chose, tant est incommensurable l’océan de perfection et de grâces qu’Elle contient. Votre Mère, Seigneur, est sur votre chemin. Elle veut Vous consoler. Elle veut se consoler avec Vous. Voyez. Qu’il est légitime que Vous vous arrêtiez au long de la voie douloureuse, pour Vous consoler et pour la consoler !

 Cependant, le moment de la séparation après cette rencontre rapide est arrivé. Oh, dilacération ! Il faut que Vous vous sépariez l’un de l’autre. Ni Elle ni Vous, Seigneur, ne temporisent. Le sacrifice suit son cours. Et Elle reste sur le bord du chemin… dans quel état ? Elle vous regarde Vous éloigner peu à peu, versant votre sang, allant d’un pas incertain et vacillant vers le sacrifice ultime et suprême. Marie a pitié de Vous. Elle Vous suit du regard, Vous voyant seul, aux mains de vos bourreaux et de vos ennemis. Qui Vous consolera ?

  Oh, envie irrésistible, entraînante, immense, de suivre vos pas, de Vous exprimer des mots de tendresse qu’Elle seule connaît, de protéger votre corps divin, de s’interposer entre les bourreaux et Vous, et, prosternée comme quelqu’un qui implore une aumône inestimable, de supplier pour recevoir Elle-même un peu des coups qu’ils Vous donnent, afin qu’ainsi ils Vous frappent un peu moins et ne blessent pas tant votre chair innocente ! Oh, coeur de mère, ce que vous avez souffert dans cette circonstance !

 

  Mères de prêtres, mères de missionnaires, mères de religieuses, lorsque vous sentirez la tristesse de cette séparation si cruelle, pensez à Marie très sainte qui laissa son Fils continuer seul le chemin que lui avait tracé la volonté de Dieu. Et demandez qu’Elle console votre heureuse douleur.

  Mais il y a d’autres mères abandonnées, mille fois malheureuses. Mères de libertins, d’impies, mères de pécheurs : vous aussi, vous restez seules, parfois, sur le chemin de la douleur, pendant que vos fils courent sur la voie de la perdition.

 Demandez à Notre Dame qu’Elle vous console, qu’Elle vous donne courage et persévérance et qu’Elle offre une partie de la douleur qu’Elle a souffert à ce moment de la Passion pour que vos fils puissent un jour revenir vers vous. Pensez à Sainte Marie et ne désespérez jamais.

 

Pour vos fils égarés, la Sainte Vierge sera Stella Maris, l’Etoile de la mer, qui tôt ou tard les reconduira au port.

 

Extrait de l’ouvrage :
« Méditations sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » .

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Mon peuple, que t’ai-je fait ? – suite http://tfp-france.org/21974/mon-peuple-que-tai-je-fait-suite http://tfp-france.org/21974/mon-peuple-que-tai-je-fait-suite#comments Thu, 02 Apr 2015 15:20:49 +0000 http://tfp-france.org/?p=21974 Jésus accepte la Croix de la main de Ses bourreaux

   Mais pour cela, Seigneur, il faut de la patience. Grâce à elle, on laisse tomber le déluge sur sa tête, les bras croisés et le coeur en paix. La patience est la vertu par laquelle on souffre pour un bien plus grand. La patience est donc la capacité de souffrir pour le bien.

 De combien de patience, le malade écrasé par un mal incurable a-t-il besoin pour accepter la douleur avec résignation ! De combien de patience a besoin celui qui se penche sur les douleurs des autres pour les consoler, comme Vous avez consolé, Seigneur, ceux qui vous rejoignaient !

  De combien de patience a besoin celui qui se dédie à l’apostolat avec une invincible charité, attirant amoureusement à Vous les âmes qui vacillent dans les sentes de l’hérésie ou dans la boue de la concupiscence ! De combien de patience a besoin le croisé qui prend la croix et va lutter contre les ennemis de la Sainte Eglise !

   C’est une véritable souffrance que de prendre l’initiative de la lutte, de former et maintenir fermes en soi des sentiments de pugnacité, d’énergie, de combativité, pour vaincre l’indifférentisme, la médiocrité, la paresse, et se lancer, comme un digne disciple de Celui qui est le Lion de Judas, sur les impies insolents qui menacent le troupeau de Notre Seigneur Jésus-Christ. La sublime patience de ceux qui luttent, combattent, prennent l’initiative, entrent, parlent, proclament, conseillent, admonestent, et défient par eux-mêmes tout l’orgueil, toute l’effronterie, toute l’arrogance du vice insolent, du défaut élégant, de l’erreur sympathique et populaire !

Our_Lord_Scourged - cover  Vous avez été, Seigneur, un modèle de patience. Votre patience n’a pas consisté cependant à mourir écrasé sous la Croix lorsque Vous l’avez reçue. Une pieuse révélation rapporte que lorsque les mains des bourreaux Vous ont remis cette Croix, Vous l’avez embrassée amoureusement?; puis Vous l’avez chargée sur vos épaules pour la porter jusqu’au Golgotha avec une invincible énergie.

  Donnez-nous, Seigneur, cette capacité de souffrir. De souffrir beaucoup. De tout souffrir. De souffrir héroïquement, non seulement en supportant la souffrance mais en allant à sa rencontre, en la recherchant et en la portant jusqu’au jour où nous aurons obtenu la victoire éternelle.

cet article continue…

Extrait de l’ouvrage :
« Méditations sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » .

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Mon peuple, que t’ai-je fait ? http://tfp-france.org/6824/mon-peuple-que-tai-je-fait http://tfp-france.org/6824/mon-peuple-que-tai-je-fait#comments Wed, 01 Apr 2015 16:09:14 +0000 http://tfp-france.org/?p=6824    Vos ennemis, Seigneur, ont conspiré contre Vous. Sans grande difficulté, ils ont ameuté la populace ingrate qui maintenant brûle de haine envers Vous.

   La haine. Elle Vous entoure de toute part, Vous enveloppe comme un brouillard épais, se lance contre Vous comme une rafale sombre et froide. La haine gratuite, la haine furieuse, la haine implacable : elle ne se contente pas de Vous humilier, de Vous saturer d’opprobres, de Vous abreuver d’amertume ; vos ennemis Vous haïssent tant qu’ils ne supportent plus votre présence parmi les vivants, ils veulent votre mort. Ils veulent que Vous disparaissiez pour toujours, que s’effacent le langage de vos exemples et la sagesse de vos enseignements. Ils Vous veulent mort, anéanti, détruit. Ce n’est qu’ainsi qu’ils auront assouvi le tourbillon de haine qui s’élève dans leur coeur.

  Des siècles avant votre naissance, le Prophète prédisait déjà la haine que susciteraient les vérités lumineuses annoncées par l’éclat divin de vos vertus : « Mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je contristé ? » (Mi 6,3).
  Et la Sainte Liturgie, interprétant vos sentiments, s’écrie à l’adresse des infidèles d’hier et d’aujourd’hui : « Qu’eussé-je dû faire de plus pour toi et que je n’ai point fait ? Je t’ai planté moi-même comme ma vigne de choix, ma vigne incomparable, et toi, tu m’as été amère ; à ma soif, c’est du vinaigre que tu as offert ! Tu as percé d’une lance le flanc de ton Sauveur » (Impropères).

*   *   *

   La haine qui se lève contre Vous est si forte que l’autorité même de Rome – qui juge le monde entier – s’affaisse apeurée, recule et cède devant la haine de ceux qui, sans raison, veulent Vous tuer. La superbe de Rome, victorieuse sur le Rhin, le Danube, le Nil et la Méditerranée, se noie dans le bassin de Pilate.

  « Christianus alter Christus », le chrétien est un autre Christ. Si nous sommes réellement chrétien, c’est-à-dire réellement catholique, nous serons un autre Christ. Et inévitablement le tourbillon de haine qui s’est levé contre Vous, contre nous aussi soufflera furieusement. Et il souffle Seigneur ! Compatissez, ô mon Dieu, et donnez des forces au pauvre collégien qui souffre de la haine de ses compagnons parce qu’il professe votre nom et refuse de profaner l’innocence de ses lèvres par des paroles d’impureté. La haine, oui. Peut-être pas sous la forme de l’invective ouverte et féroce, mais sous la forme terrible de la raillerie, de l’isolement, du mépris.

  Donnez des forces, ô mon Dieu, à l’étudiant qui hésite à proclamer votre nom en pleine classe devant un professeur impie et des collègues moqueurs. Donnez des forces, ô mon Dieu, à la jeune fille qui doit proclamer votre nom en refusant de mettre les vêtements que la mode impose, lorsque par leur extravagance ou leur immoralité ils s’écartent de la dignité d’une véritable catholique. Donnez des forces, ô mon Dieu, à l’intellectuel qui voit se fermer devant lui les portes de la notoriété et de la gloire, parce qu’il prêche votre doctrine et professe votre nom. Donnez des forces, ô mon Dieu, à l’apôtre qui souffre des attaques cruelles des adversaires de votre Église et de l’hostilité – mille fois plus pénible – de fils de la lumière, seulement pour ne pas consentir aux altérations, aux mutilations, à l’unilatéralisme qui permet aux « prudents » d’acheter la tolérance du monde pour leur apostolat.

  Ah ! mon Dieu, comme vos ennemis sont intelligents ! Ils sentent que, dans le langage de ces « prudents », on lit entre les lignes que Vous ne haïssez ni le mal, ni l’erreur, ni les ténèbres. Aussi applaudissent-ils ces « prudents » selon la chair, comme ils Vous auraient applaudi à Jérusalem – au lieu de Vous tuer – si Vous aviez tenu ce même langage devant le Sanhédrin.

  Seigneur, donnez-nous des forces : nous ne voulons ni pactiser, ni reculer, ni transiger, ni mutiler, ni permettre que s’altère sur nos lèvres la divine intégrité de votre doctrine. Et si un déluge d’impopularité s’abat sur nous, que notre prière soit toujours celle des Saintes Écritures : « J’ai choisi d’être abject dans la maison de mon Dieu, plutôt que d’habiter dans les tentes des pécheurs » (Ps 83, 11).

cet article continue…

Extrait de l’ouvrage :
«Méditations sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ» .

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Chemin de Croix : Première Station – Jésus est condamné à mort http://tfp-france.org/6119/chemin-de-croix-premiere-station-jesus-est-condamne-a-mort http://tfp-france.org/6119/chemin-de-croix-premiere-station-jesus-est-condamne-a-mort#comments Mon, 30 Mar 2015 16:20:34 +0000 http://tfp-france.org/?p=6119

 

   Ce chemin de Croix a éte composé par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira (1908-1995), fondateur de la TFP au Brésil et inspirateur des outres TFP et associations de laïcs catholiques œuvrant en défense des principes de la civilisation chrétienne. Il a été publié dans le mensuel Catoliscismo en mars 1957.

 

 

Première Station – Jésus est condamné à mort

 

 [cliquez sur l’image or ICI pour voir la vidéo ]  

Fond musical : chœur de la TFP brésilienne, enregistrement de 1968 –
Narrateur : Patrice Dehent

 

 

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Dimanche des Rameaux et de la Passion http://tfp-france.org/15888/dimanche-des-rameaux-et-de-la-passion http://tfp-france.org/15888/dimanche-des-rameaux-et-de-la-passion#comments Sat, 28 Mar 2015 10:09:16 +0000 http://tfp-france.org/?p=15888   Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie, près du mont des Oliviers.

Jésus envoie deux de ses disciples :

« Allez au village qui est en face de vous.
« Dès l’entrée, vous y trouverez un petit âne attaché, que personne n’a encore monté.
«  Détachez-le et amenez-le.
«  Si l’on vous demande :
«  ‘Que faites-vous là ?’ répondez : 
«  ‘Le Seigneur en a besoin : mais bientôt, il le renverra ici.  »

 

  Ils partent, trouvent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachent.

Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :
    « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire.des feuillages coupés dans la campagne

 Et ils amènent le petit âne à Jésus, et ils mettent par-dessus leurs manteaux; et Jésus s’assit sur lui. 

 Un grand nombre étendirent leurs manteaux sur le chemin; d’autres, des branchages, qu’ils avaient coupés dans les champs.

  Et ceux qui allaient devant et ceux qui suivaient criaient : 

   « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
   « Béni le Règne qui vient, celui de notre père David.
   « Hosanna au plus haut des cieux ! » 

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc ( Mc 11, 1-10 )

  [cliquez sur l’image pour agrandir]  

 

                   Entrée du Christ à Jérusalem, 1320     — Pietro Lorenzetti (1280-1348)  

 

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Méditations sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ http://tfp-france.org/21898/meditations-sur-la-passion-de-notre-seigneur-jesus-christ http://tfp-france.org/21898/meditations-sur-la-passion-de-notre-seigneur-jesus-christ#comments Wed, 25 Mar 2015 17:20:52 +0000 http://tfp-france.org/?p=21898   Nous vous présentons le livret : « Méditations sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ ».

  Alors que la Semaine Sainte approche, il vous permettra de nourrir notre réflexion et notre vie spirituelle.

  Mais il y a plus.

  Ces textes parlent à chaque chrétien de son devoir de suivre les traces du Divin Sauveur dans les difficultés quotidiennes et parmi l’hostilité déclarée des ennemis de Dieu.

  Si l’on méditait plus sur la Passion et la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous aurions plus de courage pour agir là où nous sommes, en défense de la morale chrétienne et des principes catholiques dans la société.  

 

— C’est chaque jour que l’on crucifie Notre Seigneur.

— C’est dans nos rues que cela se passe.

— Ce sont nos lois qui le renient, nos mœurs qui l’outragent.

— C’est Jésus que l’on tue dans l’âme des enfants.

Oui, la société dans laquelle nous vivons a banni Notre Seigneur, sa souffrance et sa Croix !

— Hélas ! vous avez tous les jours autour de vous des exemples criants des conséquences de l’impiété et de la mollesse des catholiques.

  Les forces du mal veulent balayer toute influence des catholiques dans la société. Alors que vous lisez ces lignes, vous vous demandez peut-être : « dois-je me résigner à ce qu’on bannisse Jésus-Christ de ma vie quotidienne ? »

— Lorsque vous méditerez sur notre Divin Sauveur portant sa Croix sous les quolibets, les coups et les injures de ceux qui étaient présents, vous verrez que vous pouvez suivre Son exemple, en vrai chrétien qui agit comme tel dans une société hostile, haineuse parfois.

— « Les hommes se perdent parce qu’ils ne pensent pas à la mort de Notre Seigneur et ne font pas pénitence ».

  Vous le savez peut-être, cette phrase est de la Bienheureuse Jacinthe, à qui la Vierge est apparue à Fatima en 1917.

  Elle l’a prononcée peu avant sa mort, et se trouve dans les témoignages rassemblés pour sa béatification.

  Et c’est en repensant à cette phrase de Jacinthe que j’ai décidé de vous inviter à agir.

  Ce que personne n’ose plus dire en face, c’est qu’en très grand nombre les personnes vont en Enfer, et que tout dans la société les y pousse…

  La seule qui a osé le dire, c’est la Sainte Vierge, en 1917 à Fatima, en montrant l’Enfer à trois enfants de 7, 9 et 10 ans !

   Souvenez-vous : quand vous étiez enfant et que vous alliez au catéchisme, vous avez appris les Commandements de la loi de Dieu… Eh bien ! il n’y en a pas un aujourd’hui qui ne soit combattu par notre société qui se paganise.

  Non content d’imposer une société sans-Dieu, il faut encore que l’on blasphème, que l’on insulte la Croix du Sauveur et que l’on attaque sans cesse l’Église, la Papauté et les catholiques dans leurs convictions.

  Lorsque tous vocifèrent, n’avons-nous pas le devoir d’agir dans la société pour que celle-ci cesse d’insulter et de crucifier Notre Sauveur par ses lois païennes et par ses spectacles qui poussent les hommes sur la voie de la perdition éternelle ?

— En France, la reconnaissance sociale de l’homosexualité est pratiquement imposée : après l’exigence du « mariage » et de l’adoption d’enfants, l’adhésion aux principes de la morale chrétienne sera bientôt punie par la loi, tout comme au temps du paganisme.

— La pornographie et tout un climat immoral minent la famille. La « culture de mort » s’impose dans les mœurs et dans les lois, s’en prenant aux enfants à naître, aux personnes âgées et aux handicapés.

— le satanisme revient en force dans notre société déchristianisée et attire avec violence des adolescents ou de jeunes adultes.

   Aussi, lorsque nous méditons sur notre Divin Sauveur portant sa Croix sous les quolibets, les coups et les injures de ceux qui étaient présents, demandons à la Très Sainte Vierge Marie qu’Elle nous obtienne de son Fils toutes les grâces qui nous sont nécessaires pour nous comporter en vrai chrétien.

   Non seulement afin de ne pas succomber, mais pour se lever, s’organiser et mettre en déroute les forces du mal qui veulent balayer toute influence des catholiques dans la société.

  Avec ce livret, vous aussi, « vivez au plus profond de vous-même, la souffrance si immense du Christ et de sa Mère« , comme l’a écrit un ami de la TFP, et laissez-vous imprégner par les commentaires bienfaisants de cette méditation.

  Les textes présentés ont été rédigés par un grand catholique aujourd’hui décédé, le Professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de la première TFP.

  Ils n’ont rien perdu de leur actualité.

  Ce sont trois méditations intitulées :

– « Pourquoi le monde a-t-il haï Celui qui est venu faire le bien ? » ;

– « Ils Lui lièrent les mains car elles faisaient le bien » ;

– « Mon peuple, que t’ai-je fait ? »

  Si vous êtes comme moi, vous voudrez vous aussi que d’autres puissent bénéficier du vrai, du bien et du beau qui s’expriment dans cette méditation sur les pas du Christ.

  Je compte sur vous de trois façons :

— d’abord vous pouvez participer à cette campagne de diffusion des « Méditations sur la Passion » en offrant vos prières dans les intentions de la campagne, surtout en ce temps de Carême.

— ensuite en demandant d’autres exemplaires pour diffuser ce livret autour de vous. À cause de nos moyens réduits, le nombre est limité mais, dans la mesure de nos possibilités, je vous enverrai les exemplaires que vous me demanderez.

— Enfin en m’aidant par un don à développer la diffusion de la culture catholique comme ce livret, que j’aurais aimé envoyer à un plus grand nombre de personnes qui auraient été contentes de le recevoir parce qu’elles se sont déjà intéressées à nos campagnes dans le passé, mais auxquelles je n’ai pas pu écrire cette fois-ci, faute de moyens.

  En aidant à diffuser ces « Méditations sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ », vous rappelez à chaque chrétien son devoir d’agir dans la société pour que celle-ci cesse d’insulter et de crucifier Notre Sauveur par ses lois païennes et favorise le bien au lieu de pousser les âmes sur le chemin de la perdition éternelle.

 Pensez quelques instants au sens de cette phrase de la Bienheureuse Jacinthe de Fatima que je vous ai citée.

  Si vous le voulez bien, relisez là avec moi : « Les hommes se perdent parce qu’ils ne pensent pas à la mort de Notre Seigneur et ne font pas pénitence ».

  Ce que vous ferez sera reçu avec gratitude et votre geste sera extrêmement utile.

Pour nous écrire :

Mentionnez le code :   13863 / Méditations sur la Passion

6 av. Chauvard
92600 Asnières s/Seine
Par téléphoner : 01 45 55 61 88
 
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Ce livret est édité par la TFP, il est hors commerce et ne peut être vendu.

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La croix – Rien de si nécessaire – Partie 3 finale http://tfp-france.org/21786/rien-de-si-necessaire-partie-3-finale http://tfp-france.org/21786/rien-de-si-necessaire-partie-3-finale#comments Wed, 11 Mar 2015 17:09:48 +0000 http://tfp-france.org/?p=21786 Le Saint-Esprit compare la croix :

Église_de_Montarcher-Christ_de_la_Croix_de_Parvis- detail– tantôt à un van qui purifie le bon grain de la paille et des ordures : laissez-vous donc, sans résistance, comme le grain du van, ballotter et remuer ; vous êtes dans le van du Père de famille, et bientôt vous serez dans son grenier ;

– tantôt à un feu qui ôte  la rouille du fer  par la vivacité  de ses flammes : notre Dieu est un feu consumant qui demeure par la croix dans une âme pour la purifier, sans la consumer, comme autrefois dans le buisson ardent ;

– tantôt à un creuset d’une forge, où le bon or se raffine, et  où le  faux s’évanouit  en fumée : le bon en souffrant patiemment l’épreuve du feu, le faux en s’élevant en fumée contre ses flammes ; c’est dans le creuset de la tribulation et de la tentation que les vrais amis de la Croix se purifient par leur patience, tandis que ses ennemis s’en vont en fumée par leur impatience et leurs murmures.

Il faut souffrir comme les saints…

  Regardez, mes chers Amis de la Croix, regardez devant vous une grande nuée de témoins, qui prouvent, sans dire un mot, ce que je dis. Voyez, comme en passant, un Abel juste et tué par son frère ; un Abraham juste et étranger sur la terre ; un Loth juste et chassé de son pays ; un Jacob juste et persécuté par son frère ; un Tobie juste et frappé d’aveuglement ; un Job juste et appauvri, humilié et frappé d’une plaie depuis les pieds jusqu’à la tête.sacchi-stpaul

  Regardez tant d’Apôtres et de Martyrs empourprés de leur sang ; tant de Vierges et de Confesseurs appauvris, humiliés, chassés et rebutés, qui tous s’écrient avec saint Paul : « Regardez notre bon Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi » que nous avons en lui et en la Croix ; il a fallut qu’il ait souffert pour entrer par la Croix dans sa gloire.

  Voyez, à côté de Jésus-Christ, un glaive perçant qui pénètre jusqu’au fond le cœur tendre et innocent de Marie, qui n’avait jamais eu aucun péché, ni originel ni actuel.

  Que ne puis-je m’étendre ici sur la Passion de l’un et de l’autre, pour montrer que ce que nous souffrons n’est rien en comparaison de ce qu’ils ont souffert ! Après cela, qui de nous pourra s’exempter de porter sa croix ? Qui de nous ne volera pas avec rapidité dans les lieux où il sait que la croix l’attend ?

  Qui ne s’écriera avec saint Ignace martyr :

 « Que le feu, que la potence, que les bêtes et tous les tourments du démon viennent fondre sur moi, afin que je jouisse de Jésus-Christ ! » 

…sinon comme les réprouvés.

  Mais enfin, si vous ne voulez pas souffrir patiemment, et porter votre croix avec résignation comme les prédestinés, vous la porterez avec murmure et impatience comme les réprouvés.Wignehies_(Nord,_Fr)_chemin_de_Croix,_station_05 - detail

  Vous serez semblables à ces deux animaux qui traînaient l’Arche d’alliance en mugissant.

  Vous imiterez Simon de Cyrène, qui mit la main à la Croix même de Jésus- Christ malgré lui, et qui ne faisait que murmurer en la portant. Il vous arrivera enfin ce qui est arrivé au mauvais larron, qui du haut de sa croix tomba dans le fond des abîmes.

  Non, non, cette terre maudite où nous vivons ne fait point de bienheureux ; on ne voit pas bien clair en ce pays de ténèbres ; on n’est point dans une parfaite tranquillité sur cette mer orageuse ; on n’est point sans combats dans ce lieu de tentation et ce champ de bataille ; on n’est point sans piqûres sur cette terre couverte d’épines.

  Il faut que les prédestinés et les réprouvés y portent leur croix, bon gré mal gré.

  Retenez ces quatre vers :

Choisis une des croix que tu vois au Calvaire,
Choisis bien sagement ; car il nécessaire
De souffrir comme un saint, ou comme un pénitent,
Ou comme un réprouvé qui n’est jamais content.  

  C’est-à-dire, que si vous ne voulez pas souffrir avec joie comme Jésus-Christ, ou avec patience comme le bon larron, il faudra que vous souffriez malgré vous comme le mauvais larron ; il faudra que vous buviez jusqu’à la lie du calice le plus amer, sans aucune consolation de la grâce, et que vous portiez le poids tout entier de votre croix, sans aucune aide puissante de Jésus-Christ.

  Il faudra même que vous portiez le poids fatal que le démon ajoutera à votre croix, par l’impatience où elle vous jettera, et qu’après avoir été malheureux avec le mauvais larron sur la terre, vous alliez le trouver dans les flammes.

 

 

 Extrait :
   Lettre circulaire aux Amis de la Croix du grand apôtre marial, saint Louis-Marie Grignion de Montfort ( II. PRATIQUES DE LA PERFECTION CHRETIENNE – C. 29 – 33)
.

Lire aussi :

– La croix – Rien de si nécessaire 
– La croix – Rien de si nécessaire – Partie 2 

 Qu’il porte sa croix

  

 

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