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Face aux vents actuels, Notre-Dame de Paris interpelle encore et toujours

Vendredi 7 juin, la TFP est retournée au contact du public pour recueillir des signatures supplémentaires à la pétition internationale demandant au Président Macron et au ministre de la Culture Franck Riester de restaurer la cathédrale Notre-Dame à l’identique. Plus de 88 000 sympathisants l’ont signée à ce jour.

Sortie de la bouche de métro parisien du carrefour boulevard Pasteur-rue de Vaugirard, une jeune fille soucieuse rencontre un peu plus loin les membres de la TFP en campagne. Leur étendard et leurs capes rouge écarlate, vigoureusement secoués par les rafales de vent, captent son attention.  

« Vous vous demandez peut-être ce que nous faisons là… ? » lui demande poliment un membre de la TFP en souriant. Apprenant tout l’enjeu de la reconstruction de Notre-Dame de Paris, elle est heureuse de mettre sa signature sous la pétition adressée à M. Macron.

Même réaction d’un jeune qui s’est arrêté sur ses patins pour contempler bouche bée le lion doré rayonnant au soleil sur l’étendard rouge, claquant au vent piquant de cet après-midi.

« Notre-Dame de Paris est un joyau de la Chrétienté ! Ne permettons pas qu’il soit dénaturé. Il y va de notre identité nationale et de l’avenir de notre culture ! » entend-on parmi les slogans répétés en cadence par les militants munis de leurs mégaphones.

Ils tiennent une grande banderole que le vent essaie d’emporter par ses à-coups imprévisibles. En face, le grand étendard flotte au dessus de la scène, « mais il ne faut pas qu’il tombe » s’exclame un jeune militaire resté longtemps à discuter.

Les slogans continuent : « Tradition, Famille, Propriété : une croisade spirituelle pour la défense des idéaux immortels de la Civilisation chrétienne ! Une jeunesse catholique au service de la France et de son héritage chrétien. »

Les prises de positions du jeune public à propos de la restauration de Notre-Dame sont remarquablement claires. En fait, un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo montre que 68% des jeunes veulent garder la flèche telle quelle.

Des controverses imprévues parmi les passants surgissent comme, par exemple, celle entre deux amis qui sont repartis de la campagne vivement opposés sur le style que devra avoir la future flèche. Dans la campagne précédente, un mari avait terminé avec humour la discussion avec son épouse en disant : « Vous voyez, vous venez de diviser ma famille ! »

Certains jeunes ont demandé des tracts supplémentaires pour diffuser parmi leurs amis. D’autres ont voulu exprimer des reproches mais après quelques tentatives sont partis. Un autre, après avoir signé, confie : « Je veux vous dire que la jeunesse est avec vous. »

Quelques pas plus loin, une troïka de dinosaures essaient sans succès de distribuer un hebdomadaire autrefois quotidien, appelé « L’Humanité ». Des esprits au goût contemporain se sont aussi exprimés comme cette dame qui déclarait d’emblée : « Je ne signe pas. Je suis pour une flèche moderne. Je suis divorcée, remariée et je communie sans problème de conscience ! » (ce qui ne manque pas de cohérence : quand on croit pouvoir se libérer des contraintes de la morale, on peut bien se libérer de celles de l’esthétique).

Notre-Dame de Paris continue à interpeller les esprits face aux vents contemporains et c’est pourquoi on cherche à la défigurer. Par la cohérence de son style et de son harmonie architecturale, par son unité composée d’innombrables perfections ménageant charme et grandeur, elle symbolise la Sainte Vierge Marie. La statue de Celle-ci sous la rosace, au centre de la façade, avec Adam à sa droite et Ève à sa gauche, rappelle la sentence que Dieu a lancé au démon aux portes du Paradis : « Je mettrai une inimitié entre toi et la Femme, entre ta postérité et sa postérité. »

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