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La Justice et la Miséricorde divines

Le monde aujourd’hui et il y a 70 ans

Nous offrons à nos lecteurs des extraits d’un article publié en juillet 1940 par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, dans l’hebdomadaire « Legionario », alors organe officieux du diocèse de São Paulo au Brésil.

La situation tragique de l’Europe et du monde n’était pas sans offrir d’importants parallèles avec la société actuelle, tout comme l’était la solution : rappeler aux catholiques deux prérogatives de Dieu, sa Justice et sa Miséricorde.

SCJC

« S’il y a une époque où la misère n’a qu’un espoir de remède – le Sacré Cœur – c’est bien la nôtre.

« Il est inutile d’essayer d’atténuer l’énormité des crimes que l’humanité pratique de toutes parts aujourd’hui. Pie XI a dit, dans l’une de ses encycliques, que la dégradation morale du monde contemporain est telle qu’il peut se voir précipiter d’un moment à l’autre dans des conditions spirituelles plus misérables que celles où il se trouvait lorsque le Sauveur est venu au monde.

« En d’autres termes, les erreurs accumulées par les siècles qui nous ont précédés ont créé une ambiance de corruption universelle qui culmine dans les désordres, les catastrophes, les révoltes et le déchaînement de la concupiscence qui caractérise l’humanité du XXe siècle.

« La vue de tant de crimes suggère naturellement l’idée de la vengeance divine, et quand on regarde ce monde pécheur, gémissant dans les affres de mille crises et de mille angoisses, et qui, malgré cela , ne fait pas pénitence ; quand on considère les progrès effarants du néopaganisme qui est sur le point d’assumer le gouvernement de l’humanité tout entière ; quand on voit enfin la pusillanimité, l’imprévoyance, la désunion de ceux qui ne se sont pas encore ralliés au mal, notre esprit s’épouvante à la prévision des catastrophes que l’impiété obstinée de cette génération accumule sur elle-même.

« Le libéralisme voudrait que tant de crimes ne méritent pas de châtiment et qu’une telle apostasie des masses ne constitue qu’une erreur intellectuelle sans grave péché de la part de l’humanité. La réalité est autre. Dieu laisse ses créatures livrées à elles- mêmes et si elles se retrouvent loin de Lui, c’est à elles qu’en incombe la faute.

« N’y aura-t-il donc d’autre issue pour le monde que de disparaître dans un déluge de boue et de feu ?

« Si Dieu laissait agir exclusivement sa Justice, sans aucun doute. Mais comme Dieu n’est pas seulement juste, mais qu’Il est aussi miséricordieux, la porte du salut n’est pas fermée.

« S’il n’est pas de catastrophes qu’un monde impénitent ne doive craindre, il n’est pas de miséricorde que ne puisse espérer une humanité repentante. Et il n’est même pas nécessaire que la repentance ait achevé son oeuvre de restauration. Il suffit que le pécheur, même au fond de l’abîme, se tourne vers Dieu avec un simple début de contrition, sérieuse, profonde et efficace pour qu’il trouve immédiatement l’aide de Dieu qui ne l’a jamais oublié.

« Ces deux images essentielles de la justice et de la miséricorde divines doivent constamment être mises sous les yeux de l’homme contemporain. La Justice pour qu’il ne se suppose pas sauvé sans mérites, ce qui serait téméraire. La Miséricorde, afin qu’il ne désespère pas de son salut du moment qu’il désire changer de conduite. Et si les catastrophes de nos jours parlent déjà si clairement de la Justice de Dieu, quoi de mieux pour compléter ce tableau si ce n’est le soleil de miséricorde qu’est le Sacré Coeur de Jésus ? (…)

ICM

« Mais il y a aussi une invocation mariale que je veux rappeler ici. C’est celle de Notre Dame du Sacré Coeur.

« La Très Sainte Vierge est l’avocate des pécheurs. Notre Seigneur est juge. Et pour si grande que soit sa Miséricorde, Il ne peut s’abstenir d’exercer aussi Sa fonction de juge. La Très Sainte Vierge, quant à Elle, n’est qu’avocate. Et personne n’ignore que la fonction d’avocat ne consiste qu’à défendre l’accusé. Ainsi, rappeler que Notre Dame du Sacré Coeur est notre avocate revient à dire que nous avons au Ciel une avocate toute puissante entre les mains de qui se trouve la clé d’un océan infini de miséricorde.

« Quoi de mieux pour l’humanité pécheresse qui, si on ne lui parle pas de la Justice de Dieu s’enfonce dans le péché et si on lui en parle se désespère ?

« Parlons de la Justice : c’est un devoir dont l’omission a produit les fruits les plus lamentables.

« À côté de la Justice qui frappe les impénitents, n’oublions jamais cependant la Miséricorde qui aide le pécheur sérieusement repenti à abandonner le péché et à se sauver. »

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