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Verba tua manent in aeternum – l’enseignement des Papes – partie III

Les catholiques doivent combattre comme une armée rangée en bataille afin de pénétrer les institutions et les lois de la vertu de l’Évangile

A la suite du précédent article, continuons à voir ce qu’enseigne le Pape Léon XIII dans son encyclique Sapientiae Christianae sur le rôle des catholiques dans la société d’aujourd’hui.
Doivent-ils se taire et subir un laïcisme toujours teinté d’anticatholicisme ? Ou bien combattre, de façon pacifique et légale, pour que ce soient les principes chrétiens qui régissent la société ?
On pourra voir une autre fois combien ces enseignements pontificaux donnés il y a une centaine d’années sont toujours actuels et ont été repris et développés par l’actuel Pontife Romain, bien qu’ils soient peu connus en France où l’on professe souvent, dans bien des cercles ecclésiastiques, une doctrine opposée.

– Tout d’abord le Pontife rappelle que les chrétiens ont plus de devoirs que les incroyants, mais qu’aussi tous les hommes ont l’obligation d’écouter et de croire à l’enseignement de l’Évangile.

« (…) On ne saurait mettre en doute que, dans la pratique de la vie, des devoirs plus nombreux et plus graves ne soient imposés aux catholiques qu’aux hommes mal instruits de notre foi ou totalement étrangers à ses enseignements.


« Après avoir opéré le salut du genre humain, Jésus-Christ, commandant à Ses apôtres de prêcher l’Évangile à toute créature, imposa en même temps à tous les hommes l’obligation d’écouter et de croire ce qui leur serait enseigné. A l’accomplissement de ce devoir est rigoureusement attachée la conquête du salut éternel. »

 

– Mais que faire lorsque la loi des hommes est en opposition avec la loi de Dieu ? Doit-on faire taire ses convictions comme le prétendent certains hommes politiques d’aujourd’hui et déserter ainsi la cause de Dieu ?

« (…) Cependant la hiérarchie de ces devoirs se trouve quelquefois injustement bouleversée, soit par le malheur des temps, soit plus encore par la volonté perverse des hommes.
« Il arrive en effet que, parfois, les exigences de l’État envers le citoyen contredisent celles de la religion à l’égard du chrétien, et ces conflits viennent de ce que les chefs politiques tiennent pour nulle la puissance sacrée de l’Église ou bien affectent la prétention de se l’assujettir.De là, des luttes et, pour la vertu, des occasions de faire preuve de valeur. Deux pouvoirs sont en présence, donnant des ordres contraires. Impossible de leur obéir à tous les deux simultanément.


« Nul ne peut servir deux maîtres. Plaire à l’un, c’est mépriser l’autre. Auquel accordera-t-on la préférence ? L’hésitation n’est pas permise. Ce serait un crime, en effet, de vouloir se soustraire à l’obéissance due à Dieu pour plaire aux hommes, d’enfreindre les lois de Jésus-Christ pour obéir aux magistrats, de méconnaître les droits de l’Église sous prétexte de respecter les droits de l’ordre civil. Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes.
« Cette réponse que faisaient autrefois Pierre et les apôtres aux magistrats qui leur commandaient des choses illicites, il faut, en pareille circonstance, la redire toujours et sans hésiter. Il n’est pas de meilleur citoyen, soit en paix, soit en guerre, que le chrétien fidèle à son devoir ; mais ce chrétien doit être prêt à tout souffrir, même la mort, plutôt que de déserter la cause de Dieu et de l’Église. »

 

cet article continue…

  

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