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Un soir d’été sur la plage de Skagen

Par Felipe Barandiarán

Informellement mais avec élégance vêtus, Severin Krøyer, le peintre du tableau, et son épouse, Marie Triepcke, elle aussi artiste, se promènent le long de cette vaste plage de Skagen, au Danemark, au crépuscule d’une paisible soirée d’été, accompagnés de leur chien Rap. Ils jouissent encore de la lumière du jour, qui semble ne jamais vouloir se retirer, répandant une teinte bleuâtre qui unit le ciel, la mer et le sable.

Ils marchent bras dessus bras dessous, le regard perdu vers l’horizon, absorbés dans la contemplation de l’immensité de la mer. Comme nous à présent, devant la toile, invités à les accompagner dans leur promenade.

Les petites vagues qui mouillent timidement le sable que nous foulons font partie de cette masse liquide qui se perd à la ligne de l’horizon, qui se dilate et se contracte, qui s’élance et se meut sur toute la surface de la Terre. Son unité grandiose nous saisit.

Et pourtant, quelle extraordinaire variété ! Tantôt, comme maintenant, la mer se présente douce et sereine, semblant répondre aux désirs de paix, de tranquillité et de repos de notre âme. Sur ses eaux calmes, deux voiliers immobiles au loin et un timide rayon de lumière qui se reflète en serpentant jusqu’à nos pieds.

D’autres fois, la mer s’anime avec discrétion et douceur, formant de petites vagues qui semblent jouer à sa surface, détendant notre esprit dans la contemplation des réalités aimables et paisibles de la vie.

Mais elle parvient aussi au rivage, souvent rapide et haletante. Et parfois elle se montre majestueuse et farouche, se dressant en mouvements sublimes, se jetant avec fureur contre les rochers, projetant hors de ses abîmes des masses d’eau insondables.

Elle peut apparaître sombre, impénétrable, profonde et mystérieuse. Puis, presque aussitôt, devenir le murmure d’une caresse enveloppante qui apaise et endort, semblable à la prose d’un vieil ami que l’on a déjà entendu tant de fois.

Toutes ces diversités de la mer n’auraient ni enchaînement ni charme si elles ne se déployaient sur le vaste fond d’une immensité fixe, invariable et grandiose.

Dieu est la cause exemplaire, l’Être infiniment beau dont nous pouvons contempler le reflet de mille manières dans les êtres créés et surtout dans l’ensemble hiérarchique et harmonieux de tous ceux-ci. La mer en est un exemple magnifique. Son unité et sa variété se manifestent devant nous comme une splendide image de la beauté incréée et spirituelle de Dieu.

Source : https://www.tesorosdelafe.com/articulo-2100-tarde-estival-en-la-playa-de-skagenna

Photo : Peder Severin Krøyer, Public domain, via Wikimedia Commons

Posted in Perspective Catholique, Point de vue

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