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Une promenade à dos d’âne sur la plage

Par Philippe Barandiarán

Un groupe de jeunes filles fait une promenade à dos d’âne sur la plage. Une lumière diffuse traverse les nuages grisâtres qui dominent le ciel et se reflète sur le sable, illuminant la scène. La journée se prête très bien à une promenade, bien qu’il souffle, comme d’habitude, un peu de vent, et qu’il convienne d’être quelque peu couvert.

Attardons-nous un peu sur les enfants qui louent les petits ânes et les guident à pied, en tirant sur les rênes, ainsi que sur les jeunes filles qui les montent. L’aspect des premiers est rude.

Mais si nous regardons la petite fille, par exemple, souriante, avec son nœud sur le chapeau et sa longue jupe flottante, nous ne pouvons lui refuser une certaine délicatesse. Pas plus que nous ne pouvons refuser une certaine fierté au jeune garçon qui mène le groupe et nous regarde de face, avançant avec décision ; ni un sens de la responsabilité, dans le travail qu’il accomplit avec gravité, à celui de droite, le regard concentré sur ce qu’il fait et sa casquette de chauffeur sur la tête.

Les animaux eux-mêmes semblent partager cet esprit de service avec une entière satisfaction, fiers du travail bien fait.

De leur côté, les jeunes filles jouissent paisiblement de ces moments de distraction saine et reposante, qui les prépareront aux études et aux travaux de l’hiver. Elles sont vêtues selon leur position sociale : souliers à boucle ou petites bottines à tige, bas fins, robes ornées de dentelles et de joyeux motifs floraux, gracieux fichu ou pèlerine sur les épaules, et béret à pompon. Elles montent de côté, comme des jeunes filles bien élevées, les pieds appuyés sur un large étrier.

Un peu plus loin derrière, un second groupe, avec à sa tête un monsieur portant un chapeau à larges bords et une moustache — probablement le père de cette famille aisée — les suit, conduisant par la bride le reste des petits ânes.

Les algues et les coquillages que la marée a laissés sur la plage exhalent cette profonde et incomparable odeur de mer. Les empreintes des bêtes et des hommes se mêlent et se diluent sur le sable mouillé.

Contrastes naturels et harmonieux, qui se distinguent et se mêlent, enrichissant l’homme et donnant gloire à Dieu, leur Créateur.

Source : https://www.tesorosdelafe.com/articulo-1776-paseo-en-burro-por-la-playa

Photo : Jan Verhas, Public domain, via Wikimedia Commons

Posted in Perspective Catholique, Point de vue

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