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Château de Glamis : mystères, combativité, altérité, héroïsme

L’esprit écossais aime la lutte, la vie ponctuée de drames brumeux. Il ne se sent pas fait pour la vie tranquille du quotidien.

Et cela se reflète dans le château de Glamis.

Ce château écossais semble dire que la bataille est l’un des assaisonnements de la vie, qu’elle lui donne du goût et la rend digne d’être vécue.

Cette attitude face à l’existence devient errante, sombre, triste, lorsqu’elle n’est pas soumise aux grands idéaux du catholicisme et qu’elle ne s’ordonne pas en fonction de la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié, à l’exemple de la légion des martyrs et des croisés.

L’Écosse, bien qu’elle soit tombée dans le protestantisme, a conservé une profonde nostalgie de son passé catholique.

Le souvenir de sa dernière souveraine catholique, Marie Stuart, reine de rêve, est resté comme une fée bienveillante qui ravive les espoirs.

Parmi les châteaux écossais, celui de Glamis, situé à Agnus, à l’est du pays, se distingue particulièrement. Depuis 1372, il est la résidence de la noble famille des comtes de Strathmore, du clan Bowes-Lyon, dans laquelle est née la reine mère, illustre mère de la reine Élisabeth II, qui règne heureusement.

Selon la légende, un inconnu se serait alors présenté pour jouer avec lui. Il s’agirait du diable en personne, qui finit par emporter l’âme du comte Beardie.

Le 17 juillet 1537, Lady Janet, veuve du 6e lord Glamis, fut brûlée à Édimbourg, accusée de sorcellerie et d’avoir empoisonné son mari.

Dans la chapelle du château se trouve une chaise que personne ne peut utiliser, car elle est réservée à la « Dame Grise », un fantôme qui hanterait le château et qui ne serait autre que Lady Janet.

Bien sûr, personne ne l’a jamais vue, mais la chaise est là, réservée.

La légende la plus fantaisiste est celle du « Monstre de Glamis », un enfant qui serait né d’une difformité effrayante et qui aurait été enfermé dans une suite jusqu’à la fin de ses jours.

Pour ceux qui ont entendu parler des drames psychologiques et des fantômes moraux qui hantent les femmes ayant avorté, cette histoire ne semble pas si étrange.

En réalité, Glamis est surtout célèbre pour avoir vu naître Lady Elizabeth Bowes-Lyon, qui devint plus tard reine d’Angleterre et mère de l’actuelle reine Élisabeth II.

On raconte à propos de la famille propriétaire un fait qui illustre bien l’esprit d’altérité et la personnalité du peuple écossais.

Lorsque la fille des propriétaires du château s’est fiancée au duc d’York, futur roi George VI, le père de la jeune fille, qui allait devenir la reine Élisabeth (plus connue sous le nom de reine mère), a réuni tout le personnel de maison dans le hall du château.

Il a alors annoncé que sa fille allait se fiancer au fils de Sa Majesté le roi d’Angleterre et d’Écosse, etc., etc.

Le personnel a accueilli cette annonce avec beaucoup de respect.

Une fois l’annonce faite, il a lentement quitté la salle du château en commentant : « Quel honneur notre duc vient de faire au roi ! ».

C’était une affirmation indirecte, mais pleine de saveur, de l’esprit de l’Écosse de l’époque, qui était alors un royaume catholique indépendant !

Le château est actuellement habité par le comte Michael Bowes-Lyon, 18e comte de Strathmore et Kinghorne.

Source : https://castelosmedievais.blogspot.com/2015/11/glamis-misterios-combatividade.html

Photo : Worldfootage, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

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