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Lourdes : les deux derniers miracles officiellement reconnus (2e partie)

À Lourdes, un nouveau et surprenant miracle : le 72e

Le 16 avril 2025, Mgr Vincenzo Carmine Orofino, évêque du diocèse de Tursi-Lagonegro (sud de l’Italie), a procédé à la proclamation officielle du 72e miracle de Lourdes.

Il s’agit de la guérison de Mme Antonia Raco Lofiego, atteinte depuis au moins cinq ans d’une sclérose latérale primaire (SLP), qui fut miraculeusement guérie lors d’un pèlerinage à Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes en 2009, alors qu’elle était âgée de cinquante ans.

Depuis plusieurs années, Antonia était suivie par le département de neurosciences de l’Université de Turin en raison de migraines très sévères. En 2004, aux crises de céphalées s’ajoutèrent de fréquentes crampes et une fatigue généralisée, accompagnées de difficultés à marcher. Avec l’aggravation de sa mobilité apparurent ensuite des troubles de la déglutition ainsi que des difficultés d’élocution. En 2006, une sclérose latérale primaire fut diagnostiquée.

Peu après, elle fut contrainte d’utiliser un fauteuil roulant. En 2008, l’aggravation de son état entraîna une diminution de sa capacité respiratoire, une perte de force (hyposthénie) et une faiblesse musculaire touchant les quatre membres (tétraparésie), principalement du côté gauche.
Malgré la fragilité de son état de santé, elle entreprit un pèlerinage à Lourdes du 30 juillet au 5 août 2009, où elle obtint sa guérison.

Étonnement et émotion des spécialistes

Antonia vit à Francavilla in Sinni, un petit village proche de Potenza, dans le sud de l’Italie. Elle est mariée à Antonio Lofiego et mère de quatre enfants.

Elle était soignée au réputé hôpital Le Molinette de Turin, loin de son domicile. Après avoir commencé prodigieusement à marcher de nouveau, elle retourna dans ce même hôpital où elle était suivie par le professeur Adriano Chiò, qui déclara : « Je n’avais jamais vu un cas semblable chez des patients atteints de sclérose latérale primaire. Le diagnostic était sans équivoque : il s’agissait d’une forme d’évolution lente de la maladie. C’est une maladie dont l’évolution peut éventuellement ralentir ou s’arrêter, mais nous ne pensons pas qu’une amélioration soit possible, car elle affecte les neurones de manière irréversible.
Ce que nous avons observé jusqu’à présent correspond à une régression de la maladie, ce que nous considérons scientifiquement impossible chez des patients atteints de sclérose latérale primaire. »

En août 2009, Antonia confia au journal Avvenire — organe de l’épiscopat italien — sa rencontre avec les médecins : « J’étais impatiente de retrouver les médecins. J’espérais que l’un d’eux me dirait que je n’avais plus rien. Pendant la consultation, j’ai vu l’étonnement des spécialistes. Le professeur Chiò m’a demandé d’expliquer tout ce qui m’arrivait sans rien omettre. Il était stupéfait et m’a dit : “Je suis resté sans voix”.
Il m’a prescrit une longue série d’examens et m’a demandé de ne pas interrompre le traitement. Il était profondément impressionné. Finalement, sans dire un mot, il m’a prise dans ses bras ; nous étions très émus. J’ai toujours prié pour lui, espérant que l’on découvre un jour comment guérir la SLP. »

Comment la guérison s’est-elle produite ?

Craignant de subir l’euthanasie, Antonia soulignait la valeur religieuse de la vie.
Elle déclara à Avvenire : « À Lourdes, je n’ai pas demandé un miracle. J’ai prié la Vierge de me donner la force de vivre dignement chaque instant qu’il me restait. »

Elle redoutait en effet de connaître le sort de Piergiorgio Welby et d’Eluana Englaro, deux cas très médiatisé en Italie, auxquels l’euthanasie fut appliquée — un véritable homicide — par décision du pouvoir judiciaire, contre la protestation universelle du monde catholique. « Ces cas m’avaient profondément marquée. On avait interrompu les aides vitales de ces personnes. J’ai prié pour ne jamais arriver à une telle situation. La vie doit être vécue toujours et en toute circonstance jusqu’au bout. J’ai également prié pour une enfant de mon village atteinte d’une maladie similaire. »

Lorsqu’elle fut plongée dans les piscines de Lourdes :
Elle m’a dit : “N’aie pas peur, n’aie pas peur !”. Mais je tremblais. Quelque chose d’inexplicable était en train de se produire, d’autant plus que moi seule pouvais entendre cette voix. »

Le témoignage de l’évêque émérite

L’évêque diocésain de l’époque, Mgr Francescantonio Nolè, déclara : « Cette dame était venue à Lourdes avec l’intention de demander de mourir en paix. Elle disait : “Je ne veux pas finir comme Welby ; je veux que le Seigneur, maître de la vie, prenne ma vie entre ses mains”.

Après avoir reçu ce grand don, elle n’en parla à personne pendant trois jours. De retour chez elle, elle entendit intérieurement une voix lui disant : “Raconte-le ! Dis-le !”.Elle me demanda alors : “Que dois-je dire ? Je ne mérite pas tant, je suis indigne…”. Je lui répondis que ces grâces sont accordées non seulement pour elle mais pour toute la communauté. »

Le moment de l’annoncer à son mari

Le 5 août 2009, après le pèlerinage, Antonia entendit de nouveau cette voix.
« J’étais assise sur le canapé et mon mari se trouvait à quelques mètres.
J’ai entendu clairement la même voix : “Appelle-le, dis-le-lui”.
J’ai appelé mon mari Antonio, je me suis levée, j’ai fait quelques pas puis je suis revenue à ma place. Il n’en croyait pas ses yeux. Alors je lui ai tout raconté. »

Antonia Raco exprime aujourd’hui le vif désir de retourner à Lourdes, « mais comme volontaire pour aider les malades, comme d’autres m’ont aidée ».

Selon l’évêque, cette guérison « a ravivé la ferveur de ceux qui avaient la foi et réveillé la conscience de ceux dont la foi était devenue tiède ».

Le jugement du Comité Médical International de Lourdes

En juillet 2010, Antonia présenta son cas au Bureau des Constatations Médicales de Lourdes. Une commission médicale décida alors à l’unanimité d’ouvrir une enquête.

En novembre 2024, après une longue période d’observation et la validation du diagnostic selon le consensus médical international, le Comité Médical International de Lourdes posa la question suivante : « Mme Antonia Raco est-elle guérie de la sclérose latérale primaire, de manière inattendue, complète, durable et inexpliquée selon les connaissances médicales actuelles ? » La majorité vota par l’affirmative.

Le dossier fut ensuite transmis à l’Église, qui conclut par la proclamation solennelle du miracle.

Source : https://www.tesorosdelafe.com/articulo-2098-lourdes-los-ultimos-dos-milagros-reconocidos-oficialmente

Photo : Patrice Bon, CC0, via Wikimedia Commons

Posted in Vierge Marie

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