Dans un premier temps, l’église Notre-Dame de Bruges est confondue avec la cathédrale de la ville. La raison en est qu’elle est la plus grande église catholique de Bruges. Elle se distingue par une tour médiévale de 122 mètres de hauteur, la plus élevée de la ville. Elle est d’ailleurs la deuxième plus haute tour en briques d’Europe.
Les visiteurs sont attirés par son caractère ainsi que par les remarquables œuvres d’art qu’elle abrite. Elle fut construite entre les XIIIe et XVe siècles. De nombreuses œuvres d’art furent ajoutées au cours des siècles suivants, comme une Madone de Michel-Ange et une célèbre Crucifixion peinte par Anthony van Dyck.
On y trouve également les très riches tombeaux de Marie de Bourgogne et de son père Charles le Téméraire. La duchesse Marie régna sur les Pays-Bas, qui comprenaient alors la Belgique et la Hollande, à la fin du XVe siècle. Les sarcophages artistiques en marbre noir, recouverts de riches ornements en bronze, constituent un exemple du gothique tardif.
Dans cette église se respire un mélange singulier, typique de l’atmosphère flamande catholique. D’un côté, l’église Notre-Dame manque de la luminosité et des couleurs caractéristiques du gothique français, remplacées par une certaine gravité où l’influence culturelle ayant préparé la rigidité protestante n’est pas absente.
Cependant, d’un autre côté, on y retrouve l’éclat et la variété des couleurs de l’art flamand à l’époque de la splendeur de la haute culture développée en Flandre. À cela s’ajoute l’influence manifeste du catholicisme espagnol, qui éloigna la Belgique des erreurs calvinistes et du poids rigide et sombre de l’art — ou anti-art — protestant, sombre, mélancolique et fataliste.
Source : https://catedraismedievais.blogspot.com/2017/03/nossa-senhora-de-bruges-sintese-feliz.html
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