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Premier jalon pour le retour de la Contre-révolution

    Cet article, écrit à l’occasion du centenaire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes, a été publié par ‘Catolicismo’, revue rassemblant autour d’elle ceux qui constituèrent plus tard la TFP brésilienne sous la direction du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, de renommée mondiale.
    Dans ces lignes, le penseur et homme d’action catholique analyse la mission de Marie dans la restauration de la Civilisation  Chrétienne et la défaite de la Révolution – ce mot pris comme il le définit dans son œuvre magistrale Révolution et Contre-révolution, c’est-à-dire comme le processus multiséculaire par lequel le monde occidental s’éloigne des principes chrétiens.
    Ses commentaires sur le malaise de l’humanité à cause du péché, et sur le désir profond d’un autre ordre des choses, sont en relation étroite avec la troisième partie du Secret de Fatima.
    Après avoir évoqué la proclamation des dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Infaillibilité papale, ainsi que l’action de saint Pie X en faveur de la communion fréquente, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira écrit :

 

L’ennemi plus fort que jamais

Qu’en est-il de la lutte de l’Église contre ses ennemis externes ? Ne semble-t-il pas que l’ennemi est plus fort que jamais et que nous nous approchons de cette ère, rêvée par les illuministes il y a tant de siècles, d’un naturalisme scientifique, brut et intégral, dominé par la technique matérialiste ; d’une république universelle férocement égalitaire, d’inspiration plus ou moins philanthropique et humanitaire d’où serait banni tout reste de religion surnaturelle ? N’est-ce pas là le communisme, n’est-ce pas là le dangereux glissement de la société occidentale, qui se prétend anticommuniste mais qui, au fond, chemine aussi vers la réalisation de cet « idéal » ?

 

Le monde entier gémit dans les ténèbres et la douleur

Oui. Et ce danger est plus proche qu’on ne le croit généralement. Mais personne ne remarque un fait primordial.

Pendant que le monde se fait modeler pour la réalisation de ce sinistre dessein, un malaise profond, immense, indescriptible l’envahit.

C’est un malaise souvent inconscient, qui se présente de façon vague et indéfinie même lorsqu’il est conscient, mais que personne n’oserait contester. On dirait que l’humanité entière souffre violence, qu’elle est placée dans un moule qui ne convient pas à sa nature, et que toutes ses fibres saines se tordent et résistent.

Il y a un immense désir d’une autre  chose, encore inconnue. C’est un fait nouveau – peut-être pour la première fois depuis qu’a commencé, au XVe siècle, le déclin de la civilisation chrétienne – le monde entier gémit dans les ténèbres et la douleur, précisément comme le fils prodigue au dernier degré de la honte et de la misère, loin du foyer paternel.

Au moment où l’iniquité semble triompher, il y a quelque chose de frustré dans sa victoire apparente.

L’expérience nous montre que c’est de mécontentements semblables que naissent les grandes surprises de l’histoire. À mesure que la convulsion s’accentue, le malaise lui aussi s’accentue. Qui saurait dire quels sursauts magnifiques peuvent en résulter ?

le retour du fils prodigue

Au bout du péché et de la douleur, il y a, souvent, l’heure de la miséricorde divine pour le pécheur… Or, ce malaise sain et prometteur est, à mon avis, un fruit de la résurrection de la fibre catholique provoquée par les grands événements énumérés plus haut, résurrection qui répercute favorablement sur ce qui existe encore de vie et de santé dans toutes les aires culturelles du monde.

 

La grande conversion

Le fils prodigue médita sur la situation misérable dans laquelle il était tombé et sur la laideur des fautes qui l’avaient mené hors de la maison paternelle ; alors, son esprit étouffé par le vice acquit une nouvelle lucidité, sa volonté une nouvelle vigueur : ce fut sans aucun doute un grand moment dans sa vie.

Touché par la grâce, il se trouva, plus que jamais, devant une alternative considérable : ou bien se repentir et revenir, ou bien s’obstiner dans l’erreur et en accepter les conséquences jusqu’à leur fin tragique.

Tout ce qu’une éducation droite avait semé de bon en lui renaissait merveilleusement à cet  instant providentiel ; tandis que, par ailleurs, la tyrannie de ses mauvaises habitudes s’appesantissait peut-être plus terriblement que jamais. Un combat interne eut lieu. Il choisit le bien. Et le reste de l’histoire, nous le connaissons par l’Évangile.

Ne sommes-nous pas proches d’un tel moment ?

cet article continue…

 

Extrait  :  Catolicismo nº 86 – Février 1958 (extraits). 

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