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FRATELLI TUTTI : Un dénominateur commun minimaliste et naturaliste comme programme pour l’humanité désorientée

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Le 13 octobre 2020 (TFP France) - Fratelli Tutti ne sonne pas comme une encyclique, mais plutôt comme la continuation du dialogue que François a maintenu depuis le début de son pontificat avec des agnostiques comme Eugenio Scalfari, Dominique Wolton ou Carlo Petrini pour tenter de les convaincre que l’Église catholique est compatible avec la modernité athée.

Les encycliques des précédents pontifes tiraient des vérités éternelles de la Révélation divine les enseignements applicables aux situations concrètes, et notamment aux crises de l’Église ou de la société. En revanche, dans le «cadre de réflexion sur la fraternité universelle» de François (n. 286) on propose une infinité d’analyses exclusivement humaines comme dénominateur commun acceptable par tous, malgré leurs différences religieuses ou philosophiques, puisque cette Lettre «s’adresse à toutes les personnes de bonne volonté, quelles que soient leurs convictions religieuses» (n. 56).

Cette recherche du plus petit dénominateur commun avec l’agnosticisme est évidente dans le passage de l’encyclique sur «le consensus et la vérité», qui souligne que la dignité inaliénable de tout être humain «est une vérité qui correspond à la nature humaine indépendamment de tout changement culturel» (n. 213). Il ajoute : «Ce fondement pourra paraître suffisant aux agnostiques pour conférer aux principes éthiques fondamentaux et non négociables une validité universelle ferme et stable en mesure d’empêcher de nouvelles catastrophes. Pour les croyants, cette nature humaine, source de principes éthiques, a été créée par Dieu qui, en définitive, donne un fondement solide à ces principes». Peut-être pour éviter tout soupçon de prosélytisme religieux, il précise que «Cela ne conduit pas au fixisme éthique ni n’implique l’imposition d’un quelconque système moral, vu que les principes moraux élémentaires et universellement valides peuvent générer diverses normes pratiques. Mais cela laisse toujours de la place au dialogue» (n. 214).

Cette recherche d’un plus petit dénominateur commun avec l’agnosticisme montre aussi que dans cette encyclique abondamment autoréférentielle (170 citations de lui-même, 43 de ses prédécesseurs, seulement 20 des Pères et des Docteurs de l’Eglise), on constate une absence de prémisses surnaturelles et de considérations religieuses et même spécifiquement chrétiennes. Fratelli Tutti adopte un langage clairement naturaliste et interconfessionnel. Il omet pratiquement la vocation surnaturelle de l’homme, la blessure que le péché a introduite dans le monde, la nécessité de la Rédemption dans le Christ, le rôle salvifique de l’Église, la grâce divine comme exigence de perfection individuelle, le progrès social et la loi naturelle comme fondement de l’ordre international, qui étaient à la base des exhortations des pontifes précédents.

Le naturalisme et l’interconfessionnalisme sont particulièrement évidents dans l’idée de base de l’encyclique, c’est-à-dire «un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale» (n. 6) et «un désir universel d’humanité» (n. 8) qui en découle, que François veut faire revivre à partir de la reconnaissance par tous de la dignité de toute personne humaine. Il ne fait aucune référence à Dieu, si ce n’est une brève mention de la conviction des croyants, qui accentue le ton inhabituel du document : «Nous, croyants, nous pensons que, sans une ouverture au Père de tous, il n’y aura pas de raisons solides et stables à l’appel à la fraternité» (n. 272).

Même la parabole du bon Samaritain est interprétée dans une tonalité purement humaniste : selon le pape, le récit «le récit (…) nous révèle une caractéristique essentielle de l’être humain, si souvent oubliée : nous avons été créés pour une plénitude qui n’est atteinte que dans l’amour» (n. 68). Dans sa parabole, Jésus «se fie au meilleur de l’esprit humain et l’encourage, par la parabole, à adhérer à l’amour, à réintégrer l’homme souffrant et à bâtir une société digne de ce nom» (n. 71). Le caractère séculier d’un tel amour est accentué par la considération qu’un croyant «peut se sentir proche de Dieu et penser avoir plus de dignité que les autres», tandis que, «le paradoxe, c’est que parfois ceux qui affirment ne pas croire peuvent accomplir la volonté de Dieu mieux que les croyants» (n. 74).

Cet amour pour le prochain ne vient pas nécessairement de l’amour de Dieu. Dans l’encyclique, le mot «charité» est utilisé 33 fois. Cependant, il n’est jamais associé à «l’amitié de l’homme avec Dieu», qui est son essence même (Saint Thomas d'Aquin, Summa Theologica, II-II, q. 23, a. 1, réponse.), de sorte que «Dieu est la raison d’aimer le prochain» (Ibid. q.25, a.1, réponse.). L’omission du caractère essentiellement vertical de la charité va jusqu’à affirmer que pour que les actes des vertus morales (telles que la force, la sobriété, l’assiduité, etc.) soient correctement dirigés, «il faut aussi se demander dans quelle mesure ils créent un dynamisme d’ouverture et d’union avec les autres» (n. 91). Pas un mot sur l’amour de Dieu.

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Cela dit, Fratelli Tutti semble s’inscrire largement dans le jugement critique que saint Pie XI a porté sur les écrits du mouvement Le Sillon dans son encyclique Notre charge apostolique, où il écrit que ce mouvement promeut un concept de fraternité non catholique :

«Cette même doctrine catholique nous enseigne aussi que la source de l’amour du prochain se trouve dans l’amour de Dieu, père commun et fin commune de toute la famille humaine, et dans l’amour de Jésus-Christ, dont nous sommes les membres au point que soulager un malheureux, c’est faire du bien à Jésus-Christ lui-même. Tout autre amour est illusion ou sentiment stérile et passager. Certes, l’expérience humaine est là, dans les sociétés païennes ou laïques de tous les temps, pour prouver qu’à certaines heures la considération des intérêts communs ou de la similitude de nature pèse fort peu devant les passions et les convoitises du cœur. Non, Vénérables Frères, il n’y a pas de vraie fraternité en dehors de la charité chrétienne, qui, par amour pour Dieu et son Fils Jésus-Christ notre Sauveur, embrasse tous les hommes pour les soulager tous et pour les amener tous à la même foi et au même bonheur du ciel. En séparant la fraternité de la charité chrétienne ainsi entendue, la démocratie, loin d’être un progrès, constituerait un recul désastreux pour la civilisation» (n. 24, c’est moi qui souligne).

Les paroles de saint Pie X apportent l’éclairage nécessaire pour mettre en lumière un autre aspect de la dernière encyclique de François : la synthèse relativiste de la coexistence des contraires qui, par le dialogue, doit servir de support à la fraternité universelle et à l’amitié sociale. Saint François d’Assise est censé être le modèle d’une «culture de la rencontre» (mentionné 6 fois dans le texte) et du «dialogue» (mentionné 56 fois), car il «ne faisait pas de guerre dialectique en imposant des doctrines, mais il communiquait l’amour de Dieu. Il avait compris que “Dieu est Amour [et que] celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu” (1Jn 4,16). Ainsi, il a été un père fécond qui a réveillé le rêve d’une société fraternelle, car “seul l’homme qui accepte de rejoindre d’autres êtres dans leur mouvement propre, non pour les retenir à soi, mais pour les aider à devenir un peu plus eux-mêmes» (n. 4).

Aujourd’hui, au contraire, on a «l’habitude de disqualifier instantanément l’adversaire en lui appliquant des termes humiliants prévaut, en lieu et place d’un dialogue ouvert et respectueux visant une synthèse supérieure» (n. 201). En fait, nous devons penser que «les différences sont créatrices, elles créent des tensions et dans la résolution d’une tension se trouve le progrès de l’humanité» (n. 203).

Pour le pape François, ce ne serait pas du relativisme, car cette vérité objective reste valable : tout être humain est sacré (n.207), de sorte que les droits de l’homme sont inaliénables (n.209) et des valeurs permanentes, transcendantes et non négociables (nn. 211 et 273). Pour le reste, ‘Ce que nous appelons «vérité»’ (les guillemets sont de l’encyclique) «est avant tout la recherche des fondements les plus solides de nos options ainsi que de nos lois» (n° 208). Ainsi, «Dans une société pluraliste, le dialogue est le chemin le plus adéquat pour parvenir à reconnaître ce qui doit toujours être affirmé et respecté, au-delà du consensus de circonstance» (n. 211).

De là naît une culture de la rencontre, qui vise ‘à façonner ce polyèdre aux multiples facettes aux très nombreux côtés, mais formant ensemble une unité pleine de nuances (…) où les différences coexistent en se complétant, en s’enrichissant et en s’éclairant réciproquement’ (n. 215). Cela exige, d’une part, «l’effort de reconnaître à l’autre le droit d’être lui-même et d’être différent» (n. 218) et, d’autre part, «un pacte social», qui «implique aussi qu’on accepte la possibilité de céder quelque chose pour le bien commun» (221).

«Personne ne pourra détenir toute la vérité ni satisfaire la totalité de ses désirs, parce que cette prétention conduirait à vouloir détruire l’autre en niant ses droits» (n. 221). C’est le réalisme dialoguant «de la part de ceux qui croient devoir être fidèles à leurs principes, mais qui reconnaissent que l’autre aussi a le droit d’essayer d’être fidèle aux siens» (idem) et nous permet de rêver ensemble «en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères» (n. 8).

Pour François, il ne s’agit ni de syncrétisme ni d’absorption de l’un dans l’autre, mais de rechercher ‘la résolution à un plan supérieur qui conserve, en soi, les précieuses potentialités des polarités en opposition» (n. 245), ce qui semble une forme particulière de la dialectique hégélienne dans laquelle la synthèse reste comme un horizon inaccessible.

Il est facile de voir que tout cela ne s’accorde pas avec ce qu’enseignait Saint Pie X lorsqu’il condamnait le mouvement Le Sillon pour s’être éloigné de la doctrine catholique : “Il en est de même de la notion de fraternité, dont ils mettent la base dans l’amour des intérêts communs, ou, par delà toutes les philosophies et toutes les religions, dans la simple notion d’humanité, englobant ainsi dans le même amour et une égale tolérance tous les hommes avec toutes leurs misères, aussi bien intellectuelles et morales que physiques et temporelles. Or, la doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel” (n. 24, souligné par moi).

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Le ton de relativisme philosophique et d’interconfessionnalisme religieux de Fratelli Tutti s’étend également aux relations entre l’Église catholique et les autres religions. “Par leur valorisation de chaque personne humaine comme créature appelée à être fils et fille de Dieu”, les différentes religions “offrent une contribution précieuse à la construction de la fraternité et pour la défense de la justice dans la société” (n. 271). Sur cet aspect, toutes les religions seraient égales : “À la faveur de notre expérience de foi et de la sagesse accumulée au cours des siècles, en apprenant aussi de nos nombreuses faiblesses et chutes, nous savons, nous croyants des religions différentes que rendre Dieu présent est un bien pour nos sociétés” (n. 274).

La Bible fait également partie de cette équation, car, pour François, tous’ ‘Les textes religieux classiques peuvent offrir une signification pour toutes les époques, et ont une force de motivation» (n. 275). Plus tard, il ajoute : “D’autres s’abreuvent à d’autres sources. Pour nous, cette source de dignité humaine et de fraternité se trouve dans l’Évangile de Jésus-Christ” (n. 277).

De plus, Dieu n’a pas d’option préférentielle pour les baptisés en général (qui sont les seuls vrais enfants de Dieu), ni pour les fidèles catholiques, membres de Son Corps Mystique en particulier, mais plutôt “l’amour de Dieu est le même pour chaque personne, quelle que soit sa religion. Et si elle est athée, c’est le même amour” (n. 281).

De ces prémisses religieuses et philosophiques — dans la recherche mentionnée au début, d’un plus petit dénominateur commun pour tous les hommes — l’encyclique Fratelli Tutti tire principalement deux conséquences pratiques qui donneront lieu à un malaise, sinon à une brèche encore plus grande, entre le pape François et une grande partie des fidèles catholiques : la promotion de l’immigration comme condition d’une société ouverte, et un gouvernement mondial unique pour résoudre les problèmes mondiaux.

Pour François, ‘l’amour qui s’étend au-delà des frontières a pour fondement ce que nous appelons «l’amitié sociale» dans chaque ville ou dans chaque pays. Lorsqu’elle est authentique, cette amitié sociale au sein d’une communauté est la condition de la possibilité d’une ouverture universelle vraie’ (n. 99). Son universalisme “ne doit pas être l’empire homogène, uniforme et standardisé d’une forme culturelle dominante unique” (n. 144), mais qui construit une société à multiples facettes ‘où, en même temps que chacun est respecté dans sa valeur, le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci» (n. 145). Comme dans le cas du dialogue, pour le pape, ‘une ouverture saine ne porte jamais atteinte à l’identité’, car ‘en s’enrichissant avec des éléments venus d’ailleurs, une culture vivante ne copie pas ou ne reçoit pas simplement, mais intègre les nouveautés “à sa façon”. Cela donne naissance à une nouvelle synthèse’ (n. 148).

C’est pourquoi il faut avoir ‘penser et gérer un monde ouvert’ (titre du chapitre 3 de l’encyclique), dans lequel des ‘droits sans frontières’ (sous-titre d’une section), soient en vigueur, car ‘Personne ne peut donc être exclu, peu importe où il est né, et encore moins en raison des privilèges dont jouissent les autres parce qu’ils sont nés quelque part où existent plus de possibilités. Les limites et les frontières des États ne peuvent pas s’opposer à ce que cela s’accomplisse’ (n. 121). La destination universelle des biens de la terre confère à la propriété privée non seulement une fonction sociale, car’ “celui qui s’approprie quelque chose, c’est seulement pour l’administrer pour le bien de tous” (n. 122), mais elle conditionne également la souveraineté des nations sur leur propre territoire, de sorte que “chaque pays est également celui de l’étranger, étant donné que les ressources d’un territoire ne doivent pas être niées à une personne dans le besoin provenant d’ailleurs” (n.124).

En réalité, les biens de ce pays doivent être disponibles non seulement pour les nécessiteux, car “il faut respecter le droit de tout être humain de trouver un lieu où il puisse non seulement répondre à ses besoins fondamentaux et à ceux de sa famille, mais aussi se réaliser intégralement comme personne” (n.129). Cela signifierait que toute personne se considérant comme un nouveau Picasso ou un nouvel Einstein aurait le droit de demander à déménager à Paris ou au Massachusetts pour développer pleinement ses talents artistiques ou scientifiques à l’École des beaux-arts ou au MIT.

Si beaucoup de gens émigrent simplement pour chercher un meilleur avenir que celui qu’ils peuvent avoir dans leur propre pays, dans cette encyclique — contrairement à ce que le pape François a parfois dit, bien que sommairement — il ne se préoccupe pas du droit de chaque pays à réguler le phénomène migratoire selon ses possibilités respectives. Il dit simplement que ‘L’arrivée de personnes différentes, provenant d’un autre contexte de vie et de culture, devient un don, parce que «les histoires des migrants sont aussi des histoires de rencontre entre personnes et cultures : pour les communautés et les sociétés d’accueil, ils représentent une opportunité d’enrichissement et de développement humain intégral de tous» (n. 133). Et d’insister : ‘Les migrants, si on les aide à s’intégrer, sont une bénédiction, une richesse et un don qui invitent une société à grandir’ (n.135).

L’encyclique ne fait aucune référence au risque d’une immigration massive et déstabilisatrice, comme c’est le cas actuellement en Europe, où une forte composante musulmane refuse de s’intégrer, au point que le président Macron a dû lancer une initiative contre le ‘séparatisme islamique’ dans les périphéries urbaines où même la police n’ose pas entrer.

François, au contraire, juge nécessaire de souligner le risque des ‘narcissismes, obsédés par le particularisme local’ qui, à cause d’une certaine insécurité et par peur de l’autre, préfère créer des remparts pour se protéger’ et qui “se recroqueville d’une manière obsessive sur quelques idées, coutumes et sécurités” (n.146). La vie au niveau local “devient statique et dépérit” (idem), car “les autres sont constitutivement nécessaires pour la construction d’une vie épanouie” (n.150).

Par conséquent, les migrations ne sont pas seulement bonnes en elles-mêmes, mais “constitueront un élément fondamental de l’avenir du monde” (n. 40). À son tour, la crise sanitaire causé par le Covid-19 est une grande opportunité de sortir de l’“autopréservation égoïste” : “Plaise au ciel qu’en fin de compte il n’y ait pas ‘les autres’, mais plutôt un ‘nous’, afin que ‘l’humanité renaisse avec tous les visages, toutes les mains et toutes les voix au-delà des frontières que nous avons créées!’ (n.35), puisque ‘La vraie qualité des différents pays du monde se mesure par cette capacité de penser non seulement comme pays, mais aussi comme famille humaine’ (n.141).

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Or, ‘une meilleure politique, mise au service du vrai bien commun, est nécessaire pour permettre le développement d’une communauté mondiale, capable de réaliser la fraternité à partir des peuples et des nations qui vivent l’amitié sociale’ (n. 154), démontrant la nécessité ‘de promouvoir non seulement une mystique de la fraternité, mais aussi une organisation mondiale plus efficace’ (n. 165). Dans ce contexte, ‘la maturation d’institutions internationales devient indispensable, qui doivent être plus fortes et efficacement organisées’, et ‘dotées de pouvoir pour sanctionner». Il ne s’agit pas d’une ‘autorité mondiale’ de type personnel, mais d’institutions ‘dotées d’autorité pour assurer le bien commun mondial’ (n. 172). Le paragraphe suivant étant consacré à la nécessité d’une réforme de l’ONU, il faut comprendre que, dans l’esprit de François, il appartient à cette organisation de jouer ce rôle : ‘Il est à éviter que cette Organisation soit délégitimée’ (n.173).

Au moment où de très graves crises économiques et sociales se profilent à l’horizon en raison de la réponse hystérique de l’OMS et des différents gouvernements au défi de la Covid-19, le spectre d’une dictature mondiale émerge -- d’abord, une dictature sanitaire, puis une dictature politique. Cela n’est ni imaginaire ni le produit de la ‘théorie du complot’, mais la réalisation du rêve des Lumières d’une République universelle couvée dans les loges maçonniques avant même la Révolution française. L’encyclique l’évoque indirectement dans un de ses sous-titres : ‘Liberté, égalité et fraternité’ (n.103).

À la fin de cette vision générale de Fratelli Tutti, il n’est pas déplacé d’évoquer la franc-maçonnerie. Le numéro de janvier de la revue ‘Nuova Hiram’, organe trimestriel du Grand Orient d’Italie, a publié un article de Pierluigi Cascioli avec un commentaire sur le document ‘La Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune’, signé à Abu Dhabi par le Pape François et l’Imam Ahmed el-Tayeb, principale source d’inspiration pour la rédaction de la nouvelle encyclique (n. 5), qui reprend divers passages de cette déclaration commune.

Bien que Pierluigi Cascioli se demande si le catholicisme et l’islam sunnite porteront la déclaration jusqu’à ses conséquences ultimes (en donnant un accès complet aux femmes dans leurs hiérarchies respectives et en admettant la légitimité des relations homosexuelles), il reconnaît avec force que les deux chefs religieux ‘expriment des positions d’avant-garde’ et que les valeurs de fraternité universelle contenues dans le document sont non seulement compatibles avec la foi spécifique des deux signataires, mais que ‘ces valeurs peuvent aussi être pleinement partagées par d’autres, sur la base d’un ‘plus petit dénominateur commun’ constitué par la raison’, puisque ‘chaque être humain a une dignité infinie’.

Après avoir insisté sur le fait que « les francs-maçons, qui ont pour centre de gravité la fraternité, ne pourront pas ne pas faire face à ce Document », l’auteur de ‘Nuova Hiram’ explique que ce dernier invite à « adopter la culture du dialogue comme voie » (un engagement présent dans Fratelli Tutti) et conclut en demandant : « En appliquant ce principe, les catholiques et les sunnites voudront-ils dialoguer avec les francs-maçons»


Source : https://fatimatragedyhope.info

Photo :   https://www.praytellblog.com/

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