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Anastasia Colosimo: «L’ère de la surveillance généralisée»

«Nous entrons dans l’ère de la surveillance généralisée»

Paris, le 28 avril 2020 (TFP France) - Dans un entretien au Figaro, l’auteur des Bûchers de la liberté et docteur en théorie politique, Anastasia Colosimo, a partagé sa vision de la crise du coronavirus, et évoqué les conséquences possibles sur l’exercice de nos libertés.

Voici quelques extraits qui nous ont paru très éclairants en pleine époque de « déconfinement ».

« Il est vrai que la crise sanitaire nous a privés de nombreuses libertés, y compris celle fondamentale d’aller et de venir à notre gré. Cette liberté a pour avantage d’être évidente et nous saurons clairement que nous l’avons récupérée par son simple usage. Il n’en va pas de même pour d’autres, notamment les dispositions qui protègent la vie privée. Que penser, dès lors, du traçage numérique qu’imposerait la lutte contre la pandémie ? », s’interroge-t-elle.

Elle explique alors que « dans les divers pays qui y ont recouru de manière systématique, les mesures de confinement ont été moins drastiques et l’endiguement de la contagion plus notable qu’ailleurs. (…) Annoncé comme limité dans sa temporalité, neutralisé dans son étendue, anonyme dans son fonctionnement (…) le traçage numérique peut être un bon instrument pour retrouver plus vite d’autres libertés dont celle, par exemple, d’aller et venir », estime la philosophe.

Cependant, elle précise que « le vrai danger est du côté de la pérennisation de ces lois, autrement dit de l’instauration d’un état d’exception permanent. (…) On ne saurait non plus ignorer que l’on peut vite oublier le goût des libertés perdues au point de ne plus nous souvenir en quoi elles consistaient, comme c’est le cas notamment pour la liberté d’expression, une nouvelle fois terriblement endommagée par la loi Avia tout juste adoptée par le Parlement. »

« Plus généralement, les nouvelles normes sont solidaires d’un basculement de nos sociétés vers le nombre et le calcul, la multitude et la statistique. Ce qui implique qu’après trois siècles voués à l’idéal de l’émancipation, se profile une ère où la surveillance généralisée sera vue comme l’outil de puissance ultime. Il faut bien sûr résister à ce mouvement, mais il me paraît indéniable », affirme-t-elle.

Pendant le confinement en France, la terrible expérience ne pas avoir pu enterrer nos morts- question soulevée par le journaliste du Figaro-pour Anastasia Colosimo, il s’agit du « (…) point extrême de l’emprise nouvelle du biopouvoir sur nos vies. Antigone brave l’interdit étatique pour offrir une sépulture à son frère Polynice. François d’Assise défie l’évidence rationnelle en descendant de son cheval pour embrasser un lépreux. Ils défendent ainsi un sens supérieur de l’humanité, celui de la compassion désormais mis en péril sous l’effet conjugué d’une protection idolâtre de la vie et d’un rejet barbare de la mort. Quasiment divinisée, la primauté accordée à l’existence biologique semble appelée à écraser toute autre valeur, dont en premier lieu les actes de dévotion et de piété (…) », déplore-t-elle à juste titre.

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