Une forme de chevalerie qui, historiquement, s’est beaucoup dénaturée au cours des derniers siècles du Moyen Âge, mais dont l’idéal était très beau, était la chevalerie errante. Le chevalier errant occupait une place particulière dans l’application de la justice médiévale.
La chevalerie itinérante se composait d’un chevalier qui parcourait seul, ou en compagnie de deux ou trois autres, vallées et montagnes, à la recherche des injustices à réparer. Il défendait les veuves, protégeait les orphelins, secourait les pauvres opprimés par quelque seigneur tyrannique, etc. En un mot, il rétablissait partout où il passait l’observance de la loi de Dieu. C’est une très belle chose.
Imaginez apercevoir soudain, au sommet d’une montagne, la silhouette d’un chevalier en marche. Que cherche-t-il ? Un mal à écraser.
Du haut d’une montagne, monté sur un cheval maigre, un chevalier avance. Le soleil frappe sa cuirasse et son casque, tandis qu’il poursuit sa route, sans prêter attention à rien. Qu’est-ce donc ? C’est un chevalier errant, à la recherche d’une injustice à réparer. C’est quelque chose de très beau.
Historiquement, la chevalerie errante se dégrada et finit par disparaître. Mais elle a laissé le souvenir et l’admiration qu’inspire une institution en elle-même très belle, et dont le bon exercice exigeait de grandes vertus.
Source : https://cidademedieval.blogspot.com/2014/11/o-ideal-da-cavalaria-andante-seu-lugar.html
Photo : Rolf Kranz, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons