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Vers un gouvernement mondial ?

Les crises sanitaires sont souvent l’occasion de bouleversements majeurs. La peste noire qui a décimé l’Europe au 14e siècle est ainsi réputée d’avoir sonné le glas du Moyen-Âge.

Quelles seront les conséquences de l’épidémie de Covid-19 ?

On peut espérer que celle-ci marquera le début de la conversion massive des innombrables nations qui se sont éloignées de Dieu et se découvrent soudain vulnérables face à des phénomènes naturels qu’elles sont incapables de dominer.

Toutefois, cette crise sera aussi sûrement l’occasion pour ceux qui haïssent l’ordre social hérité du christianisme d’avancer leurs pions.

C’est donc avec le plus grand sérieux que doivent être considérées les prises de position récentes de la part de responsables politiques et d’éditorialistes en faveur d’un gouvernement mondial. 


Le 26 mars 2020, l’ancien premier ministre britannique, Gordon Brown, a lancé un appel, dans le quotidien britannique « The Guardian », à la création d’un gouvernement de ce type afin de résoudre la crise économique et sanitaire suscitée par la propagation du coronavirus.

Une telle institution devrait, d’après lui, être composée de dirigeants politiques mondiaux, d’experts et de responsables des institutions internationales.  Si, au vu du contexte, les propos de l’ex-dirigeant travailliste, peuvent sembler raisonnables, voire même séduisants, ils ne doivent pas faire illusion !

La création d’un gouvernement mondial – même soi-disant provisoire – constituerait une étape décisive, et sans doute définitive, vers une sorte de « République universelle ».

Serpent de mer progressiste.

La mise en place d’un gouvernement unique pour régir l’ensemble de l’humanité est un serpent de mer des adeptes de l’idéologie du progrès.

L’idée est présente durant le siècle, si mal nommé, des Lumières. Emmanuel Kant, pour ne citer que lui, aborde cette possibilité sans toutefois lui donner clairement son assentiment. Plus tard, l’impérialisme communiste promu par Léon Trotski remet de facto le sujet sur la table.

En 1928, l’écrivain socialiste H. G. Wells écrit The Open Conspiracy (La Conspiration au grand jour) dans lequel il donne sa réponse à la question : comment faire pour arriver à un gouvernement mondial ?

Quelques années auparavant, le même auteur avait écrit le Nouvel ordre mondial où l’on peut lire : « Notre véritable État (…) doit être dès maintenant l’État fédéral mondial (…) Notre vraie nationalité est le genre humain ».

Plus proche de nous, des personnalités influentes dans les plus hauts cercles du pouvoir comme Jacques Attali préconisent régulièrement la mise en œuvre de projets allant dans le sens d’une gouvernance mondiale.

Un projet incompatible avec l'ordre naturel.

La mise sur pied d’un tel gouvernement est, faut-il le rappeler, incompatible avec l’ordre naturel.

D’abord parce qu’elle constituerait une négation de la légitime diversité des nations. Ensuite, parce qu’en vertu du principe de subsidiarité, constamment défendu par l’Eglise, les hommes ont le droit d’être gouvernés par des institutions et des personnes qui sont les plus proches possible d’eux, soit l’exact contraire d’un gouvernement mondial.

Plus profondément, l’idée d’une République universelle repose sur le rêve utopique que la solution à toute la misère humaine se trouve dans un État qui ne connaîtrait d’autres limites à son action que celles que la science et la technologie lui imposeraient. Cette République universelle prétendrait donc de facto, et c’est là le point le plus grave, se substituer au Rédempteur.

L’opinion de Plinio Corrêa de Oliveira.

Le professeur Plinio Corrêa de Oliveira (1908-1995), dont la pensée a inspiré la création de la Société française pour la défense de la Tradition, Famille, Propriété, a longuement abordé la question de la République universelle dans son œuvre maîtresse Révolution et Contre-Révolution.

Proposant une analyse unitaire de la modernité sous le concept de « Révolution », Corrêa de Oliveira fait remarquer que la négation de l’idée même de péché se trouve à la racine de tous les projets engendrés par celle-ci.

Ne pouvant nier la conflictualité des rapports sociaux, ils tentent de faire croire aux masses que ce n’est pas la conversion des nations aux préceptes de l’Evangile qui apportera la paix, mais leur soumission à un Etat lui-même régit par la science et les techniques (on dirait aujourd’hui par l’ « expertise »). 

Un tel Etat parviendrait, font-ils croire, à éliminer la douleur, la pauvreté, l’ignorance, l’insécurité…  Bref, tout ce que la doctrine catholique enseigne comme étant les effets du péché originel ou actuel. En plus d’être illusoire, car les conséquences du péché ne peuvent disparaître qu’avec celui-ci, le projet de République universelle aurait donc pour conséquence la création d’un monde où Dieu serait jugé inutile et de facto absent. Faisant miroiter le paradis, il offrirait ainsi ce qui est la définition même de l’enfer.

Niant la réalité de la faute commise par nos premiers parents et, plus largement, la possibilité même que l’homme puisse commettre une faute contre Dieu, les agents de la Révolution, proposent des systèmes philosophiques et juridiques reposant sur les fondements vains et terriblement fragiles qu’offre la morale laïque.

Pour une saine coopération.

Est-ce pour autant qu’il faut se résigner à l’absence de coopération entre les Etats ?

Pas du tout ! D’après Plinio Correa de Oliveira il n’est pas souhaitable de s’accommoder de la situation instable créée par la scission de la chrétienté et la sécularisation de la vie internationale. 

« La pleine souveraineté de chaque nation ne s’oppose pas à ce que les peuples qui vivent dans l’Église, forment une vaste famille spirituelle et constituent, pour résoudre leurs problèmes sur le plan international, des organismes profondément imprégnés de l’esprit chrétien et éventuellement présidés par des représentants du Saint-Siège », fait-il remarquer dans Révolution et Contre-Révolution.

La constitution d’une telle « famille », d’abord spirituelle, notons-le, permettrait de pacifier les relations internationales, et favoriserait l’entraide autour de buts légitimes, sans pour autant prétendre apporter la paix définitive sur terre, possibilité qui n’appartient qu’à Dieu seul et nécessite, au préalable, la conversion des pécheurs.

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