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Je suis catholique. Puis-je être en désaccord avec le pape François sur la propriété privée ?

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Le 13 octobre 2020 (TFP France) - L’encyclique Fratelli Tutti du pape François présente un dilemme pour tous ceux qui défendent le droit à la propriété privée. D’une part, le document pédagogique signé par le pape François le 3 octobre remet en question ce droit. D’autre part, les anciens papes, théologiens et canonistes ont toujours enseigné que la propriété privée, tel qu’elle est largement pratiquée, est juste et nécessaire au bon fonctionnement de la société. Ce conflit d’opinions laisse perplexe de nombreux catholiques.

Ce n’est pas un petit débat. Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés puisque l’Occident dépend d’un système basé sur la propriété, l’État de droit et le libre marché. Le pontife demande à ses lecteurs d’envisager de «repenser le rôle social de la propriété». Il aimerait voir de grands changements sociétaux en Amérique et en Occident. Il estime que les biens du monde appartiennent à tout un chacun et doivent être partagés pour assurer la dignité de tous. Cela ressemble vaguement au communisme. Ses positions contre le marché et les modèles économiques «consuméristes» ne laissent aucun doute sur le fait qu’il n’appelle pas à quelques ajustements du système, mais à un changement massif de paradigme.

Les catholiques doivent savoir comment répondre à cette demande pontificale, de peur qu’elle ne plonge l’Occident dans une tyrannie marxiste qui nie les droits de propriété.

La destination universelle des biens de la terre

L’argument central de ce «recadrage» est le principe de «la destination universelle des biens de la terre». François déclare que «Le principe de l’usage commun des biens créés pour tous est le premier principe de tout l’ordre éthico-social; c’est un droit naturel, originaire et prioritaire».

En effet, l’Église enseigne que Dieu a fait les biens du monde pour tous. Personne ne conteste cette vérité. Les moralistes catholiques acceptent universellement l’exemple classique du droit à la vie qui est d’un ordre supérieur à la propriété privée. Chacun reconnaît également que la propriété a ce que l’on appelle une fonction sociale par laquelle les propriétaires doivent aller au-delà de leur intérêt personnel et aussi utiliser leurs biens pour servir le bien commun.

Cependant, l’Église définit les limites de cette fonction sociale. Ces limitations peuvent être débattues sans que les droits de propriété nécessitent d’être «ré-imaginés». Une telle discussion permettrait d’équilibrer les propositions relatives à la prise en charge des personnes dans le besoin.

Une compréhension correcte du rôle social de la propriété

Si, au cours de la discussion, les catholiques étaient instruits de l’enseignement traditionnel de l’Église, ils apprendraient que «la destination universelle des biens de la terre» ne signifie pas que les propriétaires ne sont guère mieux que des voleurs qui privent les nécessiteux des biens auxquels ils ont droit. Les pauvres n’ont pas le droit de prendre arbitrairement par la force ce dont ils estiment avoir besoin de ceux qui ont des biens.

Bien au contraire, la position correcte postule que la détention de la propriété privée est bonne et souhaitée par Dieu. Elle favorise le bon ordre de la société. Dans son encyclique Rerum Novarum, de 1891, Léon XIII déclare que «Qu’on n’oppose pas non plus à la légitimité de la propriété privée le fait que Dieu a donné la terre au genre humain tout entier pour qu’il l’utilise et en jouisse. Si l’on dit que Dieu l’a donnée en commun aux hommes, cela signifie non pas qu’ils doivent la posséder confusément, mais que Dieu n’a assigné de part à aucun homme en particulier.… Il a abandonné la délimitation des propriétés à la sagesse des hommes et aux institutions des peuples. De tout cela, il ressort une fois de plus que la propriété privée est pleinement conforme à la nature».

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Ainsi, la propriété privée est un moyen par lequel le bien commun est bien servi. Le fait qu’une propriété soit privée ne signifie pas qu’elle cesse de servir le bien commun. Toute la société bénéficie de ce que la propriété privée produit. En effet, ceux qui occupent et saisissent des propriétés rendent un mauvais service au bien commun. Ils nuisent au bon ordre de la société et font échouer les objectifs de la propriété.

Dans son encyclique Quadragesimo Anno, de 1931, Pie XI reconnaît le «le double aspect, individuel et social, qui s’attache à la propriété, selon qu’elle sert l’intérêt particulier ou regarde le bien commun; tous au contraire ont unanimement soutenu que c’est de la nature et donc du Créateur que les hommes ont reçu le droit de propriété privée, tout à la fois pour que chacun puisse pourvoir à sa subsistance et à celle des siens, et pour que, grâce à cette institution, les biens mis par le Créateur à la disposition de l’humanité remplissent effectivement leur destination : ce qui ne peut être réalisé que par le maintien d’un ordre certain et bien réglé».

En effet, les pauvres souffrent lorsque la propriété privée est refusée. Les ravages du communisme prouvent que lorsque la propriété est confisquée au nom du peuple, elle détruit l’économie et la culture, réduisant tout le monde à la misère la plus abjecte.

Une vision de la propriété qui divise

Le problème de la vision de François au sujet de la propriété est qu’il ne définit pas les limites de la fonction sociale de la propriété. Il suppose que la destination universelle des biens de la terre et l’usage privé de la propriété soient en tension constante. «La priorité de la destination universelle des biens de la terre» n’empêche pas sa coexistence pacifique avec de propriétés de toute taille. Cette priorité ne diminue en rien la nécessité de respecter la propriété privée.

De plus, son appel urgent à «re-envisager le rôle social de la propriété» ne reconnaît pas les avancées économiques dont la propriété privée a bénéficié la société dans son ensemble. Il renferme tous les propriétaires dans une catégorie d’oppresseurs à laquelle ils n’appartiennent pas.

Qui plus est, François étend les obligations des propriétaires aux nécessiteux. Elles ne comprennent plus seulement le strict minimum pour soutenir leur droit à la vie. Pour le pape François, les propriétaires doivent fournir aux indigents un ensemble de besoins indéfinis et illimités, ce qui implique de veiller à ce que «chaque personne vive dans la dignité et ait des opportunités appropriées pour son développement intégral».

Un fondement erroné pour juger

Cette vision est dépourvue d’une compréhension correcte de la fonction sociale de la propriété privée, qui, selon Pie XII, «devrait s’étendre à tous de la même manière, selon les principes de la justice et de la charité». À sa place, les nécessiteux, aidés par les médias et les militants sociaux de gauche, deviennent les juges de ce qui est nécessaire à leur «développement intégral».

L’Église encourage les bienfaiteurs à gagner du mérite par des actes de charité volontaires, en donnant aux nécessiteux à partir de leur richesse. Elle n’impose pas la charité. De même, l’Église enseigne que les nécessiteux doivent pratiquer la vertu de justice en rendant gratitude, respect et assistance à leurs bienfaiteurs. Lorsque les deux parties écoutent l’Église, il en résulte une harmonie sociale. Cependant, dans Fratelli Tutti, il n’est pas fait mention des obligations de justice que les nécessiteux ont envers leurs bienfaiteurs.

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L’encyclique remplace ces comportements vertueux de charité et de justice par l’esprit de «liberté, égalité et fraternité», la trilogie anti-chrétienne et sanglante de la Révolution française. Ainsi, la charité chrétienne est remplacée par la «fraternité» anti-chrétienne. Cette conception déterministe de la société considère que les structures sociales et économiques sont responsables de la pauvreté. Le cri marxiste pour la fin de toute propriété privée trouve un écho lointain dans l’appel du document pour prioriser «la subordination de toute propriété privée à la destination universelle des biens de la terre et, par conséquent, le droit de tous à leur utilisation».

Un appel superficiel à tous

S’adressant au monde entier, François lance une invitation «au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté». Il s’adresse à «une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères».

Ainsi, l’appel réduit tout le monde au plus petit dénominateur commun afin qu’aucun ne soit laissé de côté ou offensé par l’autre. Dans ce message qui essaie d’être tout pour tout le monde, il n’y a rien de spécifiquement catholique. Le résultat est une «fraternité» superficielle qui ne porte aucune distinction jugement entre la vérité et l’erreur, le bien et le mal, la vertu et le péché. Le document proclame une charité vide qui n’est pas fondée sur l’amour de Dieu, et un développement intégral qui n’a rien à voir avec le salut de l’âme.

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La partie la plus déroutante de l’appel de l’encyclique à «revoir le rôle social de la propriété» est qu’elle n’explique pas pourquoi l’Église a besoin de le faire. Le riche trésor de l’enseignement de l’Église sur la fonction sociale de la propriété est loin d’être largement appliqué dans le monde laïc et impie d’aujourd’hui. Pourquoi ne pas appliquer les vérités oubliées de l’Église, qui apporteraient beauté, clarté et harmonie à la société? Cette étrange encyclique, qui ne s’adresse à tous en général et à personne en particulier, omet la seule véritable solution aux problèmes de notre monde : le retour des fils prodigues du vrai Dieu et à la seule vraie Église.

Oui, on peut être excusé de demander : «Je suis catholique. Puis-je être en désaccord avec le pape François sur la propriété?»


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Posted in Perspective Catholique

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2 Comments

  1. Menager

    Les chrétiens catholiques d’Occident n’ont pas de pape. Ils n’en ont pas besoin. Il leur reste à construire leur vraie Eglise. Quant au Pape, il cherche à plaire à son grand ami imam et ne s’intéresse plus aux chrétiens catholiques d’Occident. Au contraire, il leur manifeste en permanence une image déplorable de lui-même où il vient maintenant contester leurs droits et libertés, les mettant sciemment en danger. Les chrétiens catholiques qui sont visés ici, doivent se rassembler et contester l’encyclique de ce pape plein de morgue et de fiel, qui semble oublier combien le Vatican est riche et s’est précisément enrichi sur le dos des peuples chrétiens d’Occident et notamment de l’Europe, sans laquelle ce Vatican n’aurait pu brasser tant de richesse matérielle. Pourquoi le Vatican qui part en guerre contre nos droits et libertés ne se destitue pas le premier de toutes ses propriétés, devenant l’humble mendiant qu’il commande d’être à tous les propriétaires de la Terre, et principalement visant les chrétiens catholiques. Comment les propriétaires peuvent-ils à la fois payer l’impôt que ce pape oublie de contester, l’impôt sur le foncier, et à la fois voir leur droit à la propriété contesté. Ce pape est le plus grand ennemi des droits et libertés que les chrétiens n’aient jamais eu. En Italie, il n’apporte aucun soutien à ceux qui vivent sous la férule des mafieux… et qui tentent, seuls, de s’opposer à une force de rétorsion et malveillante cent mille fois plus forte qu’eux. Ce pape ne leur apporte aucun soutien…. bien au chaud dans son Vatican aux ors et luxes qui rendent arrogant et déplacé son texte. Jésus n’a qu’un seul mot pour ce genre : Hypocrite.

  2. Stève Ludovic Cavé

    Chers amis,
    cet antipape est le complice des communistes. L’Italie se trouve maintenant au bord d’une révolution et elle connaît déjà la voix et le visage de son nouveau Mussolini. L’ère du marxisme n’est pas encore tout à fait terminée et certaines grandes puissances, avec leurs doctrines mortifères, demeurent des dangers permanents pour le monde catholique.
    Le grand Michel de Notre-Dame nous mettait déjà en garde sur la fin de l’ère prolétaire :
    “Quatre ans le siège quelque peu tiendra,
    Un surviendra, libidineux de vie :
    Ravenne, Pise, Veronne soustiendront
    Pour enlever la croix du Pape envie.” (quatrain VI – 26)
    Gloire à Dieu, prions pour notre Pape en vie et envié Sa Sainteté Benoît XVI, qui fait face à de nombreux ennemis.

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