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Les conséquences des mesures anti-coronavirus

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PARIS, le 9 avril 2020 (TFP France) En consentant à la fermeture des églises, le Vatican a contribué à accroître le climat de panique face à l’épidémie de coronavirus. Avec ses appels répétés à l’écologie intégrale et à un nouveau modèle de mondialisation, ainsi que son soutien aux «mouvements populaires» en Amérique latine, le pape François apporte un soutien spirituel à l’opération d’ingénierie sociale la plus massive de l’histoire. Ce sont les principales dénonciations que l’Institut Plinio Corrêa de Oliveira a émises contre les hauts dirigeants de l’Église catholique dans une étude documentée récemment publiée sur son site web.

L’article accuse le Vatican de contribuer à accroître le climat de panique qui a ouvert la voie aux mesures de confinement coercitives qui provoqueront une grave crise économique et sociale. En appliquant des mesures restrictives, les autorités du Vatican et la hiérarchie italienne sont allées au-delà des exigences des autorités civiles. La privation des sacrements et de la consolation spirituelle que la prière apporte à l’intérieur d’une église ne pouvait qu’accroître l’angoisse face à l’épidémie et, indirectement, induire la panique, indique le document de l’IPCO. Ce document a été publié avant que le pape François n’apporte son soutien au Premier ministre italien, ce qui contraste avec l’attitude des évêques.

L’organisation, qui fait partie du mouvement Tradition Famille Propriété, affirme que les principaux bénéficiaires de la crise générée par l’épidémie qui a débuté à Wuhan sont le régime communiste en Chine, les écologistes radicaux, les promoteurs de la gouvernance mondiale et les secteurs de l’extrême gauche. Une fenêtre d’opportunité s’est ouverte pour ces quatre acteurs qui visent à façonner un «nouveau monde» en fonction de leur programme idéologique.

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Selon l’organisation, en Europe et ailleurs, la panique a conduit avec succès les populations à adopter une attitude de soumission face aux sévères restrictions de liberté que les autorités ont imposées à environ deux tiers de la population mondiale. Les enquêtes estiment que la panique a également conduit les gens à accepter les plans de contrôle de l’État par le biais d’applications pour smartphones comme condition pour sortir de ce que la directrice du FMI a appelé le «Grand Confinement».

Comment peut-on comprendre, demande le document, qu’«il y a seulement trois mois, les masses occidentales étaient enivrées par les valeurs d’émancipation, d’autonomie et d’individualisme, et qu’elles acceptent maintenant la perspective d’un communisme du type chinois»? Leur réaction naturelle devrait être celle du philosophe français agnostique Comt [e-Sponville : «J’aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un État totalitaire!»

Au contraire, les sondages montrent une augmentation de la popularité des gouvernements qui ont imposé des restrictions et prévoient de renforcer le contrôle sur la population en offrant en retour d’ouvrir les robinets des financements publics pour fournir des aides d’État.

Selon l’Institut Plinio Côrrea de Oliveira, cela ressemble à une version planétaire du «syndrome de Stockholm» par lequel une victime d’enlèvement développe une relation de complicité et un lien émotionnel fort avec son ravisseur. Il s’agit d’un phénomène psychologique qui peut s’accompagner d’une infestation collective préternaturelle, comme le décrit Mgr Léon Cristiani dans son livre Présence de Satan dans le monde moderne.

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D’un point de vue naturel, cette opération de manipulation mentale sans précédent à l’échelle mondiale semble obéir à la tactique que Plinio Côrrea de Oliveira a dénoncée il y a plus d’un demi-siècle dans son essai intitulé Glissement idéologique à votre insu et Dialogue. Cela se fait principalement en recourant à ce qu’il appelait le «syndrome peur-sympathie».

En appliquant les enseignements de l’intellectuel brésilien à l’opération de glissement idéologique en cours, d’une part, on aurait peur de Covid-19, et d’autre part, une aspiration romantique à revenir à un monde plus «respectueux de la nature», plus «ouvert» et «solidaire», dans lequel les standards de luxe des sociétés «bourgeoises» industrialisées céderaient la place à la simplicité et à la frugalité d’un mode de vie vanté par les «verts».

Dans son terme, le glissement idéologique devrait conduire les gens non seulement à se résigner face à la «décroissance» économique, comme si celle-ci était une fatalité, mais à accepter le nouveau style de vie comme une amélioration spirituelle. Dans ce contexte, le pape François devient un allié précieux pour la réussite de l’opération, en publiant des déclarations telles que «Je ne sais pas si c’est la revanche de la nature, mais c’est certainement la réponse de la nature», «je crois que nous devons ralentir notre rythme de production et de consommation», ses appels à une «conversion écologique intégrale», et son soutien de mouvements tels que celui de Greta Thunberg.

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On peut dire la même chose de la contribution du Vatican à ceux qui cherchent à profiter de la crise du coronavirus pour faire avancer l’agenda de la gouvernance mondiale. Le document de l’IPCO transcrit une déclaration de Jacques Attali, conseiller de tous les présidents français depuis 40 ans. Il a écrit en 2009 que «l’humanité n’évolue significativement que quand elle a vraiment peur», et c’est pourquoi les épidémies permettent de jeter beaucoup plus rapidement «les bases d’un véritable gouvernement mondial». En d’autres termes, ce que l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown avait suggéré plus tôt : une forme temporaire de gouvernement mondial pour faire face aux crises médicales et économiques actuelles.

C’est également l’essentiel, bien que sur un ton plus modéré, d’une déclaration conjointe des Académies pontificales des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales, dirigée par Mgr Marcelo Sánchez Sorondo, un évêque argentin très proche du Souverain Pontife. «Les problèmes mondiaux tels que les pandémies ou les crises moins visibles du changement climatique mondial et de la perte de biodiversité exigent des réponses coopératives mondiales», affirme le document, en insistant sur le fait que «les crises mondiales exigent une action collective».

Les grands promoteurs d’un nouvel ordre mondial sous l’égide de l’ONU n’auraient aucune difficulté à souscrire à cette déclaration des deux Académies du Vatican, qui d`ailleurs ne comporte aucune mention de Dieu!

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«Je tiens à vous dire que je suis toujours disponible pour donner un coup de main. Comptez sur moi», tel était le message déconcertant du pape François à Luca Casarini, un leader italien d’extrême gauche. Le pontife l’a publié le dimanche de Pâques avec un autre message aux soi-disant mouvements sociaux, dans lequel il déclare que «le moment est peut-être venu d’envisager un revenu de base universel», une idée phare de la gauche radicale. (Pablo Iglesias, vice-président de l’Espagne et dirigeant de Podemos, a salué cette déclaration. Auparavant, il avait suggéré que le gouvernement profite de la crise du coronavirus pour nationaliser tous les services d’électricité, les entreprises de communication, les hôtels et les cliniques privées).

Le pape François a ajouté : «Si la lutte contre le coronavirus est une guerre, vous êtes une véritable armée invisible qui se bat dans les tranchées les plus dangereuses».

Avec un langage proche de celui des partis verts et de la gauche radicale, le cardinal Peter Turkson, président du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, a expliqué, en annonçant la création de groupes de travail pour préparer l’après-Covid-19, que «habiter la Terre comme une maison commune demande beaucoup plus. Il faut de la solidarité pour accéder aux biens de la création en tant que “bien commun”, et de la solidarité pour appliquer les fruits de la recherche et de la technologie afin de rendre notre “Maison” plus saine et plus vivable pour tous».

Le rapport de l’IPCO accuse les gouvernements occidentaux d’ouvrir la voie à cette gigantesque opération d’ingénierie sociale en prenant des mesures de confinement drastiques aux coûts sociaux et économiques énormes, basées uniquement sur des modèles mathématiques construits à partir de données incertaines. En effet, comme l’a écrit Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, dans un article du Financial Times, cet arrêt soudain de l’activité économique va conduire à «une tragédie aux proportions bibliques».

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Un des aspects non mentionnés dans cette tragédie est l’effet que la paralysie économique aura sur les segments extrêmement pauvres de la population dans les régions les moins développées de la planète. Dans ces régions, le nombre de pauvres augmentera d’un demi-milliard de personnes, annihilant les progrès réalisés au cours des trois dernières décennies. David Beasly, directeur exécutif du PAM, dans une interview au «Guardian», s’est exclamé : «Maintenant, mon Dieu, c’est une tempête parfaite. Nous sommes face à des famines généralisées aux proportions bibliques».

Au cours des premiers mois de 2020, 30.800 personnes en moyenne vivant dans l’extrême pauvreté sont déjà mortes de faim chaque jour. Si la pauvreté extrême est doublée, le nombre de victimes quotidiennes de la faim doublera nécessairement aussi. En d’autres termes, 60.000 personnes sous-alimentées mourraient chaque jour. Ces 30.000 décès quotidiens supplémentaires représentent presque cinq fois plus que les victimes de Covid-19 le jour le plus grave de la pandémie, le 5 avril, où 6367 décès ont été enregistrés dans le monde entier.

La recommandation de l’OMS de suspendre temporairement les campagnes de vaccination massive pour éviter les contacts sociaux et ainsi prévenir la propagation du Sars-Cov-2 était également absurde. Le résultat est que des millions d’enfants ont été privés de leurs vaccins contre la polio, la rougeole, les papillomes, la fièvre jaune, le choléra et la méningite. Cela entraînera la propagation incontrôlée de ces maladies contagieuses, avec leurs séquelles de handicaps physiques et de décès.

Le monde aurait évité un nombre considérable de ces déficiences et de ces décès, affirment les disciples de Plinio Corrêa de Oliveira, si au lieu d’écouter uniquement les ayatollahs et les médias de l’OMS, les autorités avaient écouté d’autres experts qui ont suggéré des mesures de confinement «verticales» ou «intelligentes». Celles-ci protégeraient la population à risque (les personnes âgées et celles atteintes de maladies graves) et ne confineraient les personnes infectées par le virus qu’après avoir effectué des milliers de tests. Comme l’a souligné le titre du Wall Street Journal, «aucune société ne peut sauvegarder longtemps la santé publique au détriment de sa santé économique».

Une société peut encore moins préserver la santé publique au détriment de la santé spirituelle — et notamment lorsque les autorités religieuses contribuent à sa faiblesse.

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