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« Pour la majorité d’entre eux, le ciel est devenu vide »

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Nous sommes chaque année plus nombreux à être convaincus, désenchantement du monde et sécularisation obligent, de notre absolue et irréversible finitude.

Paris, le 18 avril 2020 (TFP France) - Nous vous proposons aujourd’hui quelques extraits de la chronique de Luc Ferry, éminent philosophe et écrivain français, publiée par Le Figaro le six mai dernier.
Une excellente réflexion sur notre actualité.

M. Ferry commence sa tribune en comparant  « nos attitudes actuelles avec celles que suscita en l968-69 la pandémie de grippe dite de ‘Hong Kong’ qui fit en France plus de 31.000 morts. A l’époque, comme le notent tous les observateurs, on n’en parle pratiquement pas, sinon comme d’une grippette saisonnière qui n’inquiète à peu près personne. (…) la presse se veut rassurante, Le Monde publiant en pleine crise, le 11 décembre l969, un article selon lequel « l’épidémie de grippe n’est ni grave, ni nouvelle » !

Il fait remarquer ensuite que « nous sommes aujourd’hui aux antipodes de cette étrange indifférence. (…) C’est peu de dire que la presse, à commencer par les chaînes d’information en continu, ne ressemble guère à celle de l’époque. Pas de malentendu: je ne dis pas que ce fichu coronavirus n’est pas grave, ni que la presse fait mal son travail, encore moins que le confinement était superflu. Je pose une tout autre question, liée au sentiment que notre rapport à la mort a singulièrement évolué depuis les années soixante, une période qui était sans doute encore assez proche de la guerre (celle d’Algérie ne prend fin qu’en l962 et la deuxième, qui fit plus de 60 millions de victimes, est toujours dans les mémoires), pour que la mort semble pour ainsi dire familière. »

En ce qui concerne la « mortalité extraordinaire », l’historien rappelle que toutes les grandes catastrophes appartiennent à un passé relativement lointain pour nos mémoires, il énumère ainsi les pestes, famines et guerres au Moyen Âge, qui « se produisaient localement tous les quinze ou vingt ans » ; la « dernière famine européenne date de 1846, la dernière épidémie vraiment meurtrière (la grippe espagnole) de 1918-1919, la dernière guerre vraiment sanglante de 1939-1945. »

Ainsi, en déduit Guillaume Cuchet, « la mortalité extraordinaire, avec tout ce qu’elle implique d’incertitude et de possibilité pour chacun d’avoir à quitter ce monde inopinément, a disparu. Et c’est bien la raison pour laquelle nous avons pu désinstaller collectivement l’ancienne culture civile et religieuse de la mort qui permettait, bon an mal an, de résister à ce véritable tabassage psycho-anthropologique. » La mort est devenue taboue.

« Alors que dans l’ancien monde, explique-t-il, le problème majeur était de faire face à l’imprévisibilité de la mort, le nôtre serait plutôt inverse: c’est sa trop grande prévisibilité qui tend à devenir anxiogène. (…) Un profil de vie en cloche, longtemps très théorique, se généralise et impose comme une nouvelle norme des existences qui se prolongent jusqu’à 80 ou 90 ans, avant de s’éteindre paisiblement dans une forêt de tubes bienfaisants (d’où, au moins en théorie, le principe de la réanimation pour tous). »


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