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Qui étaient les Rois Mages ?

Un ancien document conservé dans les Archives vaticanes jette une certaine lumière, bien qu’indirecte et sujette à caution, sur la personne des Rois Mages qui sont allés adorer l’Enfant Jésus à la Grotte de Bethléem. 

Le document est connu sous le nom de “La Révélation des Mages”. C’est certainement un “apocryphe”, nom donné aux livres qui ne sont pas inclus dans la Bible par l’Église Catholique. Ce ne sont donc pas des livres “canoniques”, bien qu’ils puissent appartenir à un auteur sacré.

“Canonique” dérive de “Canon”, qui est le catalogue des Livres Sacrés admis par l’Eglise catholique et qui constituent la Bible. Ce catalogue est définitivement clos et ne sera plus modifié.

Il y a une série d’arguments profonds qui justifient cette sage décision de l’Eglise.

Cependant, une extrême pondération dans la recherche de la vérité fait que l’Eglise ne refuse pas en bloc ces “apocryphes” et reconnaît qu’il peut y avoir en eux des éléments historiques ou autres qui aident la foi.

C’est pourquoi le Vatican conserve la plus grande collection mondiale de ces fascicules et les met à la disposition des critiques de toutes les religions qui veulent les étudier.

L’apocryphe “La Révélation des Mages” semble être un récit de première main du voyage des Rois de l’Orient pour honorer le Fils de Dieu.

Il n’a été traduit que récemment. Le mérite en revient au Dr. Brent Landau, professeur d’études religieuses à l’Université d’Oklahoma, États-Unis, qui a consacré deux ans à déchiffrer le fragile manuscrit.

Il s’agit d’une copie faite au VIIIe siècle à partir d’un original perdu qui avait été transcrit un demi-millénaire avant. La source originelle de cet apocryphe sur les Rois Mages remonte donc à moins d’un siècle après l’Évangile de saint Matthieu.

Le document soulève des questions très intéressantes : 

Qui étaient les Rois Mages ? 

Y en avait-il trois ? 

Quels étaient leurs noms?

 D’où venaient-ils ? 

Pourquoi?

Que dit la Tradition sur leur nombre, leur condition, leur provenance et leur destin ?

C’est là qu’intervient le rôle du grand saint Bède le vénérable (673-735), docteur de l’Église et moine bénédictin dans les abbayes de saint Pierre et saint Paul à Wearmouth, et à Jarrow, en Angleterre.

Saint Bède est l’une des plus hautes autorités des premiers temps du Moyen-Âge parce qu’il a recueilli des rapports transmis oralement par les Apôtres à leurs successeurs, et ceux-ci aux suivants.

Saint Bède est également considéré comme une première source de l’histoire anglaise et est très respecté en tant qu’historien. Son histoire ecclésiastique du peuple anglais (Historia Ecclesiastica Gentis Anglorum) lui a valu le titre de Père de l’histoire anglaise.

Dans le traité “Excerpta et Collectanea”, le Docteur de l’Église recueille ainsi les traditions qui lui sont parvenues :

Melquior était âgé de soixante-dix ans, aux cheveux et barbe blancs, venant d’Ur, terre des Chaldéens. Gaspar était un jeune homme de vingt ans, robuste, parti d’une région montagneuse lointaine, près de la mer Caspienne. Balthazar était maure, barbu et âgé de quarante ans, il venait du golfe persique en Arabie du Sud”, (actuel Yémen).

C’est donc saint Bède qui pour la première fois a écrit le nom des trois. Des noms avec des significations précises qui nous aident à comprendre leurs personnalités.

Gaspar signifie “Celui qui va inspecter”; Melquior veut dire : “Mon Roi est Lumière”, et Balthazar se traduit par “Dieu manifeste le Roi”.

Pour saint Bède – comme pour les autres docteurs de l’Eglise qui en ont parlé – les trois représentaient les trois races humaines existantes, à des âges différents.

En ce sens, ils représentaient les rois et les peuples du monde entier.

Leurs cadeaux aussi ont une signification symbolique. Melquior donna de l’or à l’Enfant Jésus, ce qui dans l’Antiquité signifiait la reconnaissance de la royauté, car c’était un présent réservé aux rois.

Gaspar a offert de l’encens en reconnaissance de la divinité. Ce cadeau était réservé aux prêtres.

Enfin, Balthazar a rendu un hommage avec de la myrrhe en reconnaissance de l’humanité. Mais comme la myrrhe est un symbole de souffrance, on y voit annoncées les douleurs de la Passion rédemptrice. La myrrhe servait à embaumer les corps et symbolisait l’immortalité.

De cette façon, nous avons l’Enfant Jésus reconnu comme Roi, Dieu et Prophète pour ces images qui incarnent toute l’humanité.

En cohérence avec cette vision, l’exégèse catholique interprète l’arrivée des Rois Mages comme l’accomplissement de la prophétie de David : 

« Les rois de Tarsis et des îles vous apporteront des cadeaux, les rois d’Arabie et de Saba vous offriront leurs dons. 11. Tous les rois l’adoreront, toutes les nations le serviront ». (Psaume 72, 10-11).

Certains ont spéculé qu’au moins l’un d’entre eux venait de la terre de Shir (non identifiée sur les cartes modernes) dans l’ancienne Chine.

Tarsis ou Tartessos serait situé en Andalousie, en Espagne, plus précisément “quelque part entre Cadix, Huelva et Séville”. Selon le journal “ABC” de Madrid, les Sévillans pensent que si Melchior, Gaspar et Baltazar étaient andalous, ils se seraient manifestés plus joyeusement, ils auraient chanté des  “sevillanas” et auraient pris des tambours. Cette opinion populaire provoque un sourire bienveillant.

Source : https://cienciaconfirmaigreja.blogspot.com/2013/01/quem-foram-os-reis-magos.html

Source photo : christies.com de Pinterest

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